mardi 21 septembre 2021

Marche des diplômés en instance d’intégration, dispersée par la police

Jui 21, 2021

La marche pacifique dénommée « Week-end noir » initiée par la plateforme des diplômés en instance d’intégration à la fonction publique ce, 19 juin sur l’ensemble du territoire national a été très tôt dispersée par les forces de l’ordre et de sécurité. Plusieurs arrestations ont été signalées par les leaders de cette marche. Reportage !

20 personnes arrêtées dont 16 relaxées immédiatement, 4 femmes gradés au Commissariat de sécurité publique (CSP 15) de Boutalbagara, 6 blessures légères signalés selon Adissou Dibam, l’un des leaders de la plateforme des diplômés en instance d’intégration a la Fonction publique tchadienne. Devanture du lycée Sacré-Cœur, rond-point 10 octobre 7ème arrondissement, rond-point de Walia 9ème arrondissement et rond-point Farcha, 1er arrondissement sont les itinéraires de la marche pacifique dénommée « Week-end noir » initiée par la plateforme des diplômés en instance d’intégration à la fonction publique ce matin dès 6 heures. Tout au long du trajet, les forces de l’ordre et de sécurité déployés ont quadrillé les secteurs définis pour cette marche.

Atrone, dans le 7ème arrondissement, devant un hôtel de la place, nous les unités du Groupement mobile d’intervention de la police (GMIP) en campement sont présents. Quatre véhicules en tout. Au rond-point du pont à double voie, quelques éléments de la commission mixte de sécurité sont aussi visibles. Sur l’avenue principale, la circulation est libre. Des citoyens vaquent à leurs occupations.  Au rond-point du quartier Chagoua, la présence policière est en alerte avec quatre véhicules bourrés d’hommes en treillis. Nous continuons notre ronde. 7 heures 30 minutes, devant le lycée Sacré-Cœur, pas de mouvement suspect. Même pas un élément de la Police. Juste à côté, au terrain Feest Africa, quelques éléments de la commission mixte de sécurité composés de la Garde nationale des nomades du Tchad (GNNT) et le Groupement mobile d’intervention de la police (GMIP) sont encore visibles avec une dizaine de véhicules.

M. Adissou Dibam se félicite de la marche pacifique qui a eu lieu à N’Djamena, la capitale, ainsi que dans les provinces du pays. Selon lui, ce n’est pas la police nationale qui a arrêté les 4 manifestantes. C’est plutôt les Agents de renseignement (ANS) qui les ont arrêtés pour les confier aux forces de l’ordre et de sécurité. « Notre marche de ce samedi n’est pas un échec. La preuve en est que malgré que la ville de N’Djaména a été quadrillé par les forces de l’ordre et de sécurité, nous sommes sortis. Donc, c’est une réussite parce qu’il y a une détermination totale des diplômés », dit Adissou Dibam. Il souligne que s’ils n’obtiennent pas une solution idoine à leurs revendications, ils vont toujours continuer à manifester jusqu’à satisfaction totale. « Ce qui nous marque le plus à travers cette marche, c’est la volonté et la détermination des jeunes diplômés qui disent non à l’injustice sociale, au népotisme, au clientélisme et qui revendiquent de manière farouche leur intégration à la fonction publique particulièrement l’insertion sociale », note-t-il.

Il rappelle qu’ils ont eu une audience avec le feu président de la République Idriss Deby Itno qui leur avait promis l’intégration malheureusement, la mort l’a emporté.  « Aujourd’hui, le Conseil militaire de transition (CMT) dans son programme politique refuse de recruter les personnels civils mais entend recruter des militaires. Cela nous surprend parce que le pays n’est pas dans une situation de guerre. Ils disent que l’intégration des jeunes n’est pas une urgence », lance-t-il.

Aux dernières nouvelles, les quatre femmes gardées au commissariat de police de Boutalbagara ont été libérées.

Allarassem Djimrangar

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