jeudi 29 juillet 2021

Transition, le doute s’installe

Jui 11, 2021

Depuis le 20 avril, date officielle du décès du président Idriss Deby Itno, les attentes des Tchadiens au changement semblent hypothéquées. Les contestations ne cessent pas. Certains organisent des marches pacifiques, d’autres font de la communication qui va dans tous les sens. Retour sur les nouvelles sorties médiatiques du parti Union pour la République démocratique au Tchad (URDT) et du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET).     

Le processus de la transition au Tchad assuré par la junte est loin de convaincre l’opposition politique démocratique. Il y a quelques jours, le parti Union pour la République démocratique au Tchad(URDT) dans une communication faite par son secrétaire général Klamong Sou Nguetour, note que la transition qui s’opère doit être une opportunité de redéfinition de la politique au Tchad. Selon lui, la mise en place des mécanismes de transition malgré l’arbitrage de l’Union Africaine (UA) exigeant une transition de 18 mois hypothèque les attentes des Tchadiens. Pour réussir cette transition, l’URDT propose que le gouvernement de transition soit revu tout en impliquant les technocrates de toutes les forces vives. « Aller très vite au dialogue national inclusif. Le CNT doit être dignement constitué et représentatif de toutes les provinces, les élus de la 3e législature doivent être écartés y compris les membres du Cadre national de dialogue politique (CNDP) », dit-il. D’après lui, il faut interdire les cumuls de représentativités d’une même formation politique ou société civile dans le GVT et le CNT. M. Klamong Sou Nguetour demande au CMT d’arrêter de terroriser le peuple tchadien par les armes, les représailles sanglantes des manifestants pacifiques et de libérer ceux qui sont détenus. Il rajoute, que les paisibles citoyens soient sécurisés contre les détenteurs illégaux des armes qui endeuillent les familles.  Les villages Ndoh dans la sous-préfecture de Bebopen, département de Mandoul occidental le, 31 mai 2021 en est une des illustrations, précise-t-il. Pour lui, le peuple tchadien ne doit rien attendre de la France après 60 ans d’indépendance et prendre son destin en main. Il pétitionne auprès des formations politiques de s’engager sans calcul égoïste dans le processus pour la réussite de la transition, seul gage des futures élections démocratiques, libres et transparentes.

La finalité de toutes les démarches relève-t-il, c’est d’aboutir à la mise en place des institutions démocratiques fortes et crédibles au Tchad. « Le CMT doit prendre en compte à toute urgence, les réclamations des différents mouvements citoyens notamment, les organisations syndicales, les diplômés sans emplois, les associations des personnes handicapées entre autres », souligne le SG de l’URDT. Il estime que la situation actuelle exige une prise de conscience, du courage et un engagement total. « Un pays ne se construit pas avec la peur et l’injustice », martèle-t-il.

À contre sens, Mahamat El-Mahadi Abderamane, président du Collectif d’action des jeunes pour la paix, le développement et l’émergence du Tchad (CAJPDET) dit apporter son soutien total au CMT. Pour lui, la jeunesse tchadienne est aux prises des défis colossaux à relever. Il demande aux jeunes de se ressaisir de tout acte de vandalisme ou de violence. Car note-t-il, de tels agissements ne sont pas constructif pour le pays dans le contexte actuel. Il appelle à la sagesse des uns et des autres. « La jeunesse tchadienne ne doit pas suivre les vendeurs d’illusions qui sapent les efforts du gouvernement pour la consolidation de la paix et la cohésion sociale », déclare le président du CAJPDET. Il encourage le gouvernement à la préservation des relations avec les pays voisins dans un élan de coopération sans frontière pour la paix et la justice.

Moyalbaye Nadjasna

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