mardi 28 septembre 2021

Fête de ramadan approche, les petits revendeurs prennent d’assaut l’Avenue El Niméry

Mai 06, 2021

La Aïd-El Moubarak est pour très bientôt. Les petits vendeurs ambulants se disputent les trottoirs des avenues, artères autour des marchés de N’Djamena, capitale tchadienne pour exposer des marchandises. C’est le cas sur l’avenue El Nimery rendue difficile à la circulation. Reportage.

Très tôt le matin sur l’avenue El Nimery (Maldom Bada Abbass) des jeunes revendeurs installent leurs étals des divers articles. Des étals un peu partout. Ils se frottent les mains à quelques jours de la fête de fin de ramadan. Malgré une température qui oscille entre 40 à 45°c, un soleil ardent et accablant, rien n’arrête les petits vendeurs. Ils sont visibles aux abords de grandes voies publiques que nous avons côtoyées. À l’avenue El Nimery, 2e arrondissement par exemple, la chaussée est envahie d’étals. Les divers articles exposés sont composés de chaussures, des sacs, des ceintures, des parfums entre autres. Certains vendeurs ont étalé leurs marchandises à même le sol. D’autres par contre, utilisent des sacs. Véritable challenge lorsqu’un client apparaît. Ce qui n’est pas sans conséquences, perturbation de la circulation, embouteillage, difficile de stationner. Les techniques d’approche des clients sont divergentes. D’aucuns parlent en arabe local, d’autres en Ngambaye, d’autres encore en français.

Interrogé, certains vendeurs disent, « le fait qu’on s’installe sur l’avenue El Niméry n’est pas fortuit ». Selon eux, c’est l’avenue la plus empruntée et la plupart des usagers sont des musulmans. Ils peuvent s’arrêter et se procurer quelques articles, comme la fête de l’Aïd-El Moubarak  s’approche, rajoutent-ils. «Depuis deux ans à l’approche de la fête du ramadan, je m’installe sur cet endroit pour vendre les chaussures. L’avenue El Niméry est le centre de la ville. La plupart de ceux qui habitent ici sont des musulmans. Raison pour laquelle je me pointe toujours ici», dit Béral, vendeur de chaussures. Quant à Serges, l’avenue El Niméry est un endroit idéal, il fait beaucoup de recettes par rapport aux autres endroits. « L’année dernière sur cet axe, j’ai fait beaucoup de bénéfices. Mais pour cette année, je ne sais pas comme il reste encore quelques jours. Ces différentes marchandises que vous voyez là, je les ai achetés à mes propres frais. Certains de mes collègues prennent aussi à crédit chez les Chinois juste à côté », explique Serges.

D’autres par contre, déplorent le comportement peu orthodoxe de certains agents municipaux qui les brutalisent. «Avant-hier, certains agents municipaux en contrôle ont failli nous fouetter, parce qu’on obstrue la voie publique, disent-ils. Ils ont renversé nos marchandises avant de nous vider du lieu»,  rapporte Simone, une vendeuse de jus. Un tenancier d’une quincaillerie nous recommande l’anonymat. Selon lui, il trouve encombrant les étals des marchands ambulants. Mais par la suite, indique-t-il, ces débrouillards sont installés que pour un laps temps comme la fête approche. Pour lui, il faut leur donner cette chance pour assurer leur quotidien.

Aboubakar Adraman, lui estime que ce marché de fortune crée énormément de problèmes à la circulation. Il conseille à ceux-ci de se tenir un peu loin de la chaussée pour des raisons de sécurité.

Allarassem Djimrangar

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

Vos Annonces sur votre site Ialtchad Presse