samedi 12 juin 2021

Veille du Ramadan, les ménages s’approvisionnent

Avr 12, 2021

Les marchés de N’Djamena, capitale tchadienne, grouillent de monde. C’est la veille du ramadan, l’un des cinq piliers de l’islam. Les fidèles musulmans tchadiens vont s’abstenir de nourriture et d’eau pendant un mois. Pour préparer la rupture du jeûne, chaque ménage s’approvisionne aux différents marchésReportage

Les fidèles musulmans seront en carême. Pour cette période, les fidèles font des provisions. Le constat dans les différents marchés de la capitale tchadienne le montre.

10h 35, à l'entrée Est du marché à mil, l'accès est difficile, l’embouteillage est monstre. A l'intérieur dans les allées l'affluence des grands jours empêche la circulation au marché. D’un côté, certains clients s’alignent devant les étals de gingembre sec, d’autres devant ceux du sucre, de la farine du blé, etc. Impatiente et fatiguée d'attendre, Fatimé Youssouf clame être arrivée avant tout le monde sans être servie. « Je suis ici depuis plus 10 minutes, mais tu ne me sers pas », dit-elle. Habiba, une autre ménagère, « les prix des denrées nécessaires à la rupture de jeûne ont monté. La boutique d’Abakar à des meilleurs prix. C’est pourquoi il y a cet attroupement », dit-elle.  

« Depuis quelques mois, l'oignon est un peu moins cher à N’Djamena. Le « Coro » ou tasse était à 750 ou moins. À ma grande surprise, aujourd'hui il m’a coûté 1000 FCFA. Heureusement, c'est un vendeur que je connais. Sinon ailleurs, c'est même plus cher », affirme Mariam. Quelques mètres plus loin, c’est l’étal de Abdelkrim un vendeur d'oignons et d’ails. Selon lui, c’est la conséquence du prix de gros qui a flambé. Cela a obligé les détaillants comme lui, dit-il, de hausser le prix un peu sinon il n’a pas de marge bénéficiaire.

12h25 au marché Dembé devant les étals d’arachides nettoyés. Brahim, un client fait ses courses, « je fais de provisions pour ma maisonnée. J’achète de l’arachide pour la bouillie de mil », explique-t-il. Kadidja se lamente, « il y a quelques jours j’achetais le Coro d’arachide frit pour la pâte à 1000 FCFA. Aujourd’hui c’est 1500FCFA »

!4h 30 min, au marché central de la capitale aussi il y a achalandage dû aux préparatifs du début de ramadan. Il fait une chaleur torride. Dans les boutiques du marché, un balaie incessant des clients vont et vienne. Ici on achète en gros 2 à 3 sacs de sucre ou de farine, des cartons de spaghetti ou de macaroni, des bidons d’huile. C’est ce qu’a fait Mahamat. « J’ai trois femmes, je fais des achats pour les trois. Je n’ai pas pu le faire tôt faute d’argent. Là, les prix ont flambé. Je me limite à l’essentiel », dit-il.

Ustensiles pour mieux conserver le repas

Les vendeurs de tasses et des glacières font aussi des affaires. Hamidou, vendeur des glacières se frotte les mains, « le ramadan de cette année est tombé en période de chaleur. Avec les délestages au quotidien, les gens achètent les glacières pour conserver la glace. Depuis une semaine les clients ne manquent pas. Je vends jusqu’à 10 glacières par jour ».

Hawa Mahamat achète des tasses neuves qu’elle dit lui coûter cher, « mes tasses sont usées, il me faut d’autres bonnes tasses pendant la rupture de jeûne. Même si le prix est élevé je n'ai pas le choix. »

Rappelons que le ramadan est une période sainte, un moment de Pardon et de méditations pour les fidèles musulmans. Il est observé une fois chaque année et dure pour un mois.

Orthom L’Or

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