jeudi 16 septembre 2021

Noël, fête païenne ou chrétienne ?

Déc 25, 2020

Le 25 décembre de chaque année, les chrétiens du monde entier et ceux du Tchad commémorent la nativité de Jésus-Christ, Seigneur et sauveur de l’humanité selon la Bible. Quelle est l’origine de cette fête ? Que représente-t-elle pour les chrétiens ? Reportage.

La Noël se prépare activement dans les Églises et Paroisses de N’Djamena, capitale du Tchad. Dans la paroisse de Chagoua, une crèche de l’Enfant Jésus a été fabriquée. L’objectif est d’illustrer aux fidèles chrétiens de cette paroisse dans quelles conditions Jésus Christ est né. Et comment les mages sont venus l’adorer.

Pour le Pasteur Dogos Victor, Coordinateur Département Éthique, Paix et Justice de l’Entente des Églises Missionnaires et Évangéliques au Tchad (EEMET), la Noël a une origine païenne. Elle signifie la fin de l’année et le moment de la réjouissance. Dans l’empire Romaine, indique-t-il, avant l’arrivée du judaïsme, le christianisme et puis l’islam, beaucoup des peuples étaient de polythéistes. Selon lui, dans l’Empire Romain, il y avait qu’on appelait le « dieu soleil ». L’empereur Théodore a imposé le dieu soleil et tout l’empire doit l’adorer. Présents à cette fête, les chrétiens à cette époque ont décidé de donner un autre contenu. Christ est lumière, lorsque Siméon dans Luc chapitre 2, était avancée en âge et que l’Enfant Jésus était amené au temple pour la circoncision au 8e jour. Il prend l’enfant et dit : « Seigneur tu laisses ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole, car les yeux ont vu ton salut. Salut préparé devant tout ton peuple, lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël à son peuple ». Le Pasteur Dogos Victor, déclare que le Christ est venu comme une lumière pour éclairer les nations. Il a dit lui-même, explique-t-il, « je suis la lumière du monde celui qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière pour la vie ». 

Pour Coordinateur Département Éthique, Paix et Justice EEMET, « même si la date du 25 décembre n’est pas la date précise de la naissance du Christ, cette fête doit commémorer la venue du Christ pour le Salut et la délivrance.»

Dans la Sainte Bible au chapitre 4 de Luc, versets 18 et 19, déclare, « l’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a oint pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer la délivrance aux captifs et laisser libre les opprimés ».  Alors, relève Pasteur Dogos Victor que, Noel n’est plus une fête païenne célébrée en l’honneur du dieu soleil dans l’Empire Romaine mais une lumière venue de Dieu. C’est vrai même si l’origine n’est pas biblique, mais les chrétiens lui ont donné un sens. « Ce n’est pas un moment de jouissance faisant du tort aux familles par excès d’alcool, mais il faut plutôt le regard vers Dieu, manifester la joie, rétablir la paix du Christ là où il y a les difficultés, se détourner du mal et venir plutôt vers Dieu », conseille-t-il aux chrétiens. Pour lui, les gens étaient inquiets pour le réveillon, mais il faut remercier les plus hautes autorités qui ont repoussé jusqu’à 1h 00 le couvre-feu. Ce qui permet aux chrétiens de commémorer cette naissance du Christ.

Seul Dieu a le dernier mot

Cette année, le message de la Noël de la Conférence Episcopale du Tchad (CET) est accès sur trois points. Selon l’Abbé Xavier Omer Kouldjim, le Secrétaire général, « Dieu marche avec son peuple, le peuple tchadien marche-t-il avec son dieu et marchons ensemble vers une nouvelle espérance au Tchad.» Pour lui, il faut se tourner vers Dieu, source de la vie, afin de mieux apprécier cette année qui s’achève. Et de confier à Dieu la nouvelle année qui commencera bientôt. « La venue du Fils de Dieu que nous célébrons à Noël nous procure cette joie de la proximité de Dieu avec toutes les nations et entretient en nous l’espérance des temps nouveaux. »

Pour le SG du CET, la foi que Christ et ses disciples nous ont transmise exige de nous la fidélité. Mais surtout, poursuit-il, elle constitue pour nous une obligation de faire fructifier le message de la Bonne Nouvelle. « Frères et sœurs, quelle que soit notre religion, Dieu nous appelle tous à devenir un peuple qui marche en sa présence et à être gardiens et intendants de notre nation, serviteurs de la vérité, de la Justice et de la paix », dit-il. Pour les autorités ecclésiastiques catholiques, seul Dieu a le dernier mot pour toutes les situations humaines. Cette conviction de foi, disent-elles, se caractérise aussi par des initiatives de solidarité entre croyants face à la pandémie. « Que la venue de Jésus, Prince de la paix, procure à chacune et chacun de vous la paix qui vient de Dieu », pour la cohésion sociale.

Moyalbaye Nadjasna

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