mardi 28 septembre 2021

Moyens contraceptifs, « il faut en parler »

Déc 06, 2020

Beaucoup d’adolescentes en âge de procréer et des femmes font face aux grossesses non désirées. Les sages-femmes du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) prodiguent des conseils aux jeunes sur les différentes méthodes contraceptives. Reportage.

Tresse africaine au vent, coquette dans sa veste noire, Djenom Hélène est sage-femme. Elle est sollicitée par l’UNFPA lors des 16 jours d’activismes contre les VBG. Elle occupe un des kiosques installés dans la cour de la Maison de la Femme. Toute souriante ce matin, Djenom Hélène accueille des jeunes dames et jeunes hommes qui viennent s’informer sur les différentes méthodes des contraceptifs.

Selon Mme Hélène, il y a des méthodes de contraception de longue durée et de courte durée. « La méthode de courte durée concerne les pilules et les préservatifs. Celle de longue durée, notamment, le jadèle implantes et les stérilets » dit-elle. Les méthodes de longue durée, explique-t-elle, sont prises sur prescription médicale d’un médecin ou une sage-femme. Pour le stérilet, elle indique qu’il est implanté dans le vagin de la femme pour une durée de 10 ans. La femme peut l’enlever avant les 10 ans si elle veut procréer, précise-t-elle.

Selon elle, le rôle du stérilet est d’empêcher les ovaires de fonctionner normalement. Au cas où la femme après son intimité ne l’aperçoit pas, il est conseillé qu’elle consulte immédiatement, affirme Djenom Hélène. « Faute de quoi, en cas de rapport sexuel au jour d’ovulation, la femme peut tomber en grossesse. C’est la même chose pour les jadelles qui sont implantés pour 5 ans et 2 ans », précise-t-elle.

Effets secondaires

Selon Mme Hélène, ces produits ont des effets secondaires. Dans le cas des contraceptifs, cela dépend de chaque femme. « Certaines femmes saignent beaucoup lorsqu’elles en prennent d’autres non. D’autres encore, attendent deux à trois mois pour voir leur menstruation », indique-t-elle. Selon elle, si de telles complications adviennent, il est recommandé aux femmes de revoir le plus vite possible leur médecin ou sage-femme. « Il y a de solutions pour arrêter par exemple le saignement », affirme la sage-femme.

Djenom Hélène, exhorte les parents à parler de la sexualité aux enfants avant l’âge de puberté. Elle estime qu’il faut briser la barrière des tabous liés à nos us et coutumes. Si un (e) adolescent découvre par lui-même le sexe sans être préparé, il risque de s’adonner à la délinquance sexuelle. « Ne pas intimider les enfants s’ils vous posent des questions sur le sexe. Les mamans doivent déjà préparer les jeunes filles, en leur montrant les enjeux liés à la menstruation », conseille Mme Djenom. Le manque de communication interpersonnelle est la cause des mariages précoces ou forcés et des grossesses indésirées, justifie la sage-femme.

Selon elle, les contraceptifs concernent toutes les femmes en âge de procréer. Si une fille voit ses premières règles, elle peut tomber en grossesse si elle a des rapports sexuels non protégés. « On conseille aux adolescentes en âge de procréer de prendre des pilules, mais sur prescription médicale. Elles doivent aussi utiliser les préservatifs afin de se protéger des infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida », précise la sage-femme.

Pour Hélène, la cible de l’UNFPA au cours de ces 16 jours d’activismes contre les VBG est la jeunesse. Elle aborde avec les visiteurs de son kiosque d’autres sujets traitant d’espacement des naissances, de la puberté, de la grossesse non désirée, des mariages précoces. Et de la communication entre parents et enfants.

Moyalbaye Nadjasna

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