dimanche 26 septembre 2021

L’Aïd Al Maouloud, fêtée avec modestie

Oct 29, 2020

Les musulmans du Tchad célèbrent, ce 29 octobre l’Aïd Al Maouloud. Cette fête commémore la naissance du prophète Mohammed. L’atmosphère ce matin à N’Djamena n’est pas festive. Reportage !

10 heures. L’ambiance dans certains quartiers de la ville de N’Djamena, capitale tchadienne est de plus ordinaire ce jeudi. Rien ne montre que les fidèles musulmans fêtent la naissance du messager d’Allah, fondateur de l’Islam, le prophète Mohammed. Les boutiques, les marchés et autres activités de la ville tenus par les fidèles musulmans sont ouverts normalement. A comparé avec la fête de mouton ou Aïd Al Fitir, la fête du Ramadan ou Aïd Al Moubarak, la Eid al Maouloud n’est pas célébrée en grande pompe cette année. Selon M’aichai Habib, marabout, imam d’une petite mosquée au quartier Naga I, 4e Arrondissement le contexte a changé. « Avec la pandémie de la covid-19 et les mesures sanitaires, que nous sommes tenus de respecter, cela change toute la dynamique. Sinon dans le passé, nous égorgeons des moutons et nous préparons assez de nourritures pour partager avec les personnes démunies », dit l’imam

 Abdoulaye Ahmat, est commerçant au marché Dombolo au quartier Ardep-djoumal a prié avec sa famille et a partagé le peu qu’il a avec ses enfants et ses voisins. « Vous savez il n’y a pas d’argent ce dernier temps. Même au marché les clients se font rares. Financièrement, rien ne va. Hier il n’y avait pas de souci, mais aujourd’hui la vie est devenue très compliquée surtout avec le coronavirus. Qu’Allah nous préserve de cette maladie et surtout qu’Il nous accorde la paix dans notre pays. » dit-il.

Pour le Marabout M’aichai Habib, avant, à la veille de Maouloud, ils prennent le temps d’enseigner le Saint Coran aux fidèles. De leur raconter comment le prophète Mohammed et né. D’expliquer sa vision de l’islam. Toujours selon M. Habib, les jeunes d’aujourd’hui s’intéressent de moins en moins aux fondamentaux religieux. Les parents et les leaders religieux doivent prendre leurs responsabilités pour conscientiser leurs enfants à la pratique religieuse. Et à leur rappeler que la vie sur terre est belle, mais elle a une fin. « Je pense que la prière est l’un des cinq piliers de l’islam, avec la profession de foi en un Dieu unique et en Mohamed son messager. Et c’est ce qu’on a fait hier dans notre mosquée afin d’invoquer la miséricorde d’Allah de bénir son prophète, les fidèles et le reste du monde. », conseille-t-il.

Allah bénisse le Tchad !

Selon Abdoulaye Ahmat, cette année, Maouloud est célébrée au Tchad au même moment que l’ouverture du 2e forum national inclusif. Il souhaite qu’Allah le Tout Puissant inspire les différentes sensibilités et les autorités à aborder les questions essentielles de bien-être de la population tchadienne.

Dans un passé récent, les fêtes musulmanes se déroulent dans une ambiance de joie : les fidèles rendent des visites familiales à des proches, les enfants se retrouvent dans les centres des jeux, etc.  « Coronavirus a tout bouleversé », dit M. Abdoulaye

Moyalbaye Nadjasna

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