dimanche 26 septembre 2021

Fermeture des sites d’orpaillage illégal

Oct 09, 2020

La réunion était consacrée à l’exploitation illégale de l’or mais a débouché sur la décision de fermer tous les sites d’orpaillage illégal.

Selon le compte-rendu fait par le ministre de la Communication, quatre mesures sont prises à l’issue de cette réunion dirigée par le président de la République Idriss Déby Itno. 

La première mesure concerne la fermeture dès jeudi 8 octobre de tous les sites d’orpaillage illégal. La deuxième mesure ordonne l’annulation de tous les titres miniers, des permis de recherche et/ou d’exploitation industrielle, semi-industrielle et artisanale de l’or, ainsi que de toutes les autorisations de prospection, d’exploitation semi-industrielle, semi-mécanisée, artisanale/traditionnelle et de lavage des rejets d’or. Sauf exception aux entreprises dûment agréées aux références avérées dans le secteur minier. La troisième mesure parle du déguerpissement de tous les orpailleurs des sites illégalement occupés. Enfin, la quatrième mesure demande le rapatriement des étrangers clandestins vers leurs pays d’origine.

Il faut rappeler que depuis 2018, le gouvernement est en guerre contre les orpailleurs clandestins dans les zones minières de Miski et Kouri Bougoudji. Des injonctions leur ont été plusieurs fois signifiées de quitter les lieux. Mais sur le terrain, ces sommations n’ont pas donné des résultats escomptés.

Selon les chiffres du ministère de l’Administration du territoire, il y a plus de 25 000 orpailleurs clandestins dans ces zones. En août 2018, le gouvernement avait même ordonné l’utilisation des moyens très forts. « Nos forces de défense et de sécurité sous le contrôle du ministre de la Défense sont instruits pour déclencher les opérations terre et air pour faire partir par force tout orpailleur (…) de détruire tous les gros engins et citernes d’eau (…), de brûler tous les magasins des matériels d’orpaillage et autres matériels jusqu’à ce qu’il n’y ait personne dans ces zones de Miski et Kouribougouji », avait déclaré le ministre de la Sécurité publique de l’époque, Ahmat Mahamat Bachir.  

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