samedi 25 septembre 2021

Jean Bernard Padaré répond à l’opposition

Juil 09, 2020

Après l’annonce du chronogramme détaillé du processus électoral par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), les réactions ne se sont pas fait attendre. Le porte-parole du Mouvement patriotique du salut (MPS), Me Jean Bernard Padaré, a donné la réplique de son parti aux propos de Mahamat Ahmat Alhabo sur les ondes de RFI.

Le mardi 08 juillet, la Céni a déroulé le calendrier des élections à venir en plaçant la présidentielle en priorité. Alors que jusqu’à cette date, la préoccupation de la classe politique était la tenue des élections législatives, car le mandat de l’actuelle législature, prorogée plusieurs fois, a pris fin en 2015. Le premier chronogramme a prévu les élections législatives pour le 13 décembre 2020. Mais selon le président de la Céni Kodi Mahamat Bam, le processus a été perturbé à cause de la Covid-19. Ce qui malheureusement n’est pas du goût d’une partie de l’opposition.

Pour Me Jean Bernard Padaré, c’est la preuve d’une mauvaise foi a-il déclaré sur les ondes de la RFI. « Nous disons simplement à l’opposition qu’elle se met dans l’art de la mauvaise foi, dans la mesure où elle est représentée à la Céni à 50 %, la majorité présidentielle à 50 %. C’est ça qu'on n'arrive pas à comprendre, ce comportement irresponsable parce qu’il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ça. Je fais remarquer que la prorogation du mandat des députés avait été votée à l’unanimité, ce qui veut dire qu’ils ont laissé la porte ouverte. On ne peut pas proroger l’élection présidentielle, c’est impossible ».

Le secrétaire général adjoint chargé de la communication, porte-parole du MPS, pense que toutes les conditions sont réunies pour aller aux élections dans la mesure où la Covid-19 est presque vaincue. « Pour le reste, c'est une manœuvre tendant à retarder les échéances, et pour qu’on aboutisse à quoi ? Eh bien, à un vide juridique en avril pour conduire notre pays à la transition, c’est ce que souhaite l’opposition, c’est inacceptable », déclare-t-il au confrère de la RFI. »

L’opposition a suggéré, selon les moyens dont dispose le Tchad, d’aller en élection couplée. Mais Me Jean Bernard Padaré soutient que c’est difficile vu le niveau d’instruction de la population. « On ne peut pas coupler ! Est-ce que vous imaginez que les gens cochent sur un bulletin pour les élections législatives et sur un autre bulletin pour les élections présidentielles ? Non. Nos populations ne sont pas encore prêtes pour assumer des élections cumulées »
 

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