samedi 25 septembre 2021

Université de N’Djamena, les années hypothéquées continuent

Written by  Mai 01, 2009

Première université du Tchad, cette institution fait face depuis un certain temps à une bourrasque d’années élastiques qui ont pour corollaire, les années blanches. Une situation inquiétante qui n’a jamais eu de remèdes.

Nous sommes en 2009 alors que c’est toujours l’année académique 2007-2008 qui suit son cours. Un retard accusé depuis 2001 suite à  des grèves d’enseignants et celles des étudiants pour revendiquer  soit le versement des arriérés de salaires soit de prime de recherche ou l’ affaire bourse des enseignés. En effet, depuis l’année 2001 qui constitue le point de départ de pétrin académique, l’on a constaté trois années blanches alternées par celles très élastiques qui se déroulent en dix-huit ou vingt- deux mois. Et pourtant l’année académique normale fait douze mois(les vacances y compris). S’il faut s’appesantir sur le cas des étudiants, ces derniers attendent au moins six mois pour voir la bourse tombée. Pas trop opiniâtres ainsi qu’étant dans la panade, ces apprenants se disent «   trop c’est trop » par rapport à ce qu’ils ne cessent de qualifier de droit et le ton est lancé pour un arrêt de cours. Un débraillage estudiantin qui s’accompagne souvent des « casses ».Pas une solution rapide pour ce problème qui a atteint un seuil gravicime, devenu aujourd’hui chronique et l’année devient donc longue. Face à des complications sur la couleur de l’année subséquente, les autorités, ne s’abstiennent pas à laisser entendre discrètement que cette année est diluée. Une année dilue une autre, le mélange paraît homogène et voilà qu’on applique la chimie n’ importe où et n’importe quand. Drôle de chimie bien sûre. Il est ambigu de constater que pour chaque année académique revienne un même mal issu d’une seule cause : la bourse pour les mêmes conséquences. Eu égard à cette situation, même si l’affaire bourse est une épidémie, les scientifiques allaient déjà trouver le remède du moins le palliatif. Mais hélas, rien n’est fait.

Manque de volontés
Pour sortir de cette ornière, il fallait simplement apprêter les états de bourse très top. Alors que, les responsables en charge de l’enseignement supérieur n’y ont pas songé. La preuve est là. Après l’année blanche de 2006, qui est allée d’avril à novembre de la même année, consciencieusement, les autorités ministérielles et rectorales devaient mettre les bouchées doubles pour pallier ce fléau. Personne n’a eu le temps d’y rêve. Il a fallu attendre janvier 2008 pour voir ces états sortir (la première version) et qui étaient passibles de modification. Au final, les étudiants ont fait de bruits jusqu’ au mois d’avril avant de voir « la pluie » tombée comme ils ont coutume de le dire. Manque de volonté des autorités. Et pourtant, ces dernières, malgré que n’ayant pas pu prendre les taureaux par les cornes, s’adulent de leur conscience de l’avenir de la jeunesse. Il ne faut pas jeter la pierre seulement sur le gouvernement, les étudiants ont aussi leur part de responsabilité. Ces apprenants égo se doivent la patience et se résigner surtout à l’ avenir. On constate qu’ ils attendent parfois l’ approche des examens pour lancer des préavis de grève pour demander la résolution d’un problème oubliant que ces gens ne sentant aucun mal  s’ obstinent à s’ en passer des  doléances, et la grève se pointe. Au regard de tout cela, convient-il de dire que les victimes sont les jeunes qui viennent de se voir ouvrir la porte pour les études supérieures. Certains sollicitent mieux restent à la maison attendre les concours, d’autres qui, issus des parents nantis arrivent à se rendre à l’étranger pour continuer les études s’exposant à tous les critiques des autochtones. Ensuite, ils contribuent efficacement à l’essor économique étranger car ils paient les droits universitaires, louent la chambre, paient l’eau, l’électricité, etc. Alors que notre économie est dans l’impasse.         

Armel ALLARAMBAYE

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