dimanche 13 juin 2021

Budget 2005 : Grandes orientations et perspectives

Written by  Oct 25, 2004

Acte par lequel est prévu et autorisé les recettes et les dépenses de l’État pour l’année civile, le projet du budget 2005 du gouvernement tchadien, selon AFP (agence française de presse) le 30 septembre 2004, nous indique que, le gouvernement tchadien a annoncé jeudi avoir adopté le projet de loi de finances 2005 qui prévoit une hausse de 15% de ses dépenses et de ses recettes.

Cette même source indique que, le budget de l'Etat tchadien pour l'année prochaine table ainsi sur des recettes d'un montant de 527,619 milliards de francs CFA (près de 806 millions d'euros), en hausse de 15%, et des dépenses d'un total de 558,760 milliards de francs CFA (853 millions d'euros), elles aussi en progression de 15%, a précisé un communiqué du gouvernement. Et que ce projet de budget 2005 de l'Etat tchadien prévoit notamment une augmentation de 8% des traitements des enseignants et de 5% de ceux des agents de la santé publique et de l'action sociale. Elle annonce également le recrutement de 2.931 agents dans l'administration publique, ainsi que l'augmentation des ressources financières de la caisse nationale de retraite pour assurer le paiement régulier des pensions.

L’établissement d’un budget est régi par plusieurs règles fondamentales. Entre autres l’unité, l’universalité et l’annualité. L’importance du budget dans la vie économique d’un pays, exige quelques interrogations. Quelle politique d’orientation le gouvernement envisage-t-il de prendre au cours des trois prochaines années ? En quoi la politique budgétaire actuelle peut-elle changer le quotidien des Tchadiens (nes) ?

La politique budgétaire du gouvernement tchadien confirme de se servir de son pouvoir d’imposition et de répartition des dépenses pour influencer la conjoncture économique. C’est le cas dans tous les pays du monde et le Tchad ne fait pas exception.

Dans le projet du budget 2005, les dépenses dépassent les recettes de 31,141 milliards de francs CFA (près 47 millions d’euros). Ce qui laisse prévoir déjà, un déficit prévisionnel. Le contraire pourra permettre de dégager un excédent budgétaire. Surtout donner au gouvernement, une marge pour financer certains secteurs prioritaires tels la santé, l’éducation, la recherche scientifique. Peut-être même de rembourser une partie de la dette extérieure du Tchad.

À propos, le gouverneur de la banque des États de l’Afrique Centrale, Félix Mamalépot déclarait « le Tchad connaît une période de forte expansion surtout à cause de l’accroissement de la production et des exportations pétrolières (+37%). » Supposons que cette hausse prévisionnelle de 15% des dépenses (558.760 milliards de FCFA) et des recettes (527.619 milliards de FCFA) par le gouvernement au budget de l'exercice est due aux retombés du pétrole. Il est vrai que les recettes connaîtront une augmentation de 15% par rapport à celles de l’exercice en cours. Mais elles ne seront pas suffisantes pour un équilibre budgétaire en 2005.

Dès lors quelle est la solution face à une situation qui semble conduire vers un déficit budgétaire. Il va falloir que gouvernement tchadien impose une certaine rigueur dans la gestion des finances publiques. Et surtout, adopter une philosophie directrice, pouvant conduire chaque année à un budget équilibré.

Enfin la hausse prévue de 15% des dépenses (558.760 milliards de FCFA) et des recettes (527.619 milliards de FCFA) par rapport au budget en cours mène au constat que jouent les revenus pétroliers pour l’économie du Tchad. Il est temps pour le gouvernement d’investir davantage les secteurs mères : l’agriculture et l’élevage. Car le Tchad est essentiellement un pays agropastoral. Le revenu pétrolier n’est qu’un plus et rien d’autre.

Lona Ouaidou, Ramadan

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