lundi 8 août 2022

Pollution : l’impact des déchets plastiques sur l’environnement

Juil 10, 2022

Le Plastique fait partie du quotidien des Tchadiens. Sa composition et sa production de masse sont de plus en plus néfastes pour l’environnement. Dans la ville de N’Djamena, de nombreux déchets plastiques jonchent les dépôts d’ordures, les rigoles, les rues, mais aussi dans les cours d’eaux. Cette accumulation de déchets plastiques a des conséquences sur l’environnement. Reportage.

Sachets et bouteilles plastiques prennent en otage le lit de nombreux cours d’eau et même les lieux publics tels que les marchés et les rues. Ces rebuts finissent par les étouffer en créant des inondations. Situation qui est remarquable dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena, elle est une illustration parfaite des conséquences des déchets plastiques déversés dans la nature. Le Tchad produit des milliers de déchets plastiques par an, les rigoles, rues et marchés sont obstrués par les bouteilles et sachets qui provoquent des inondations au moment des fortes pluies. Ils proviennent des magasins de commerce où ils servent à emballer toute sorte de biens y compris les aliments.

Bien que toxiques, les matières plastiques s’imposent davantage dans les marchés. Les citoyens se souviennent de l’arrêté municipal portant interdiction des emballages plastiques, mais quelques années plus tard les plastiques courent toujours les rues. Madame Zenaba Ngagoubou, résidente autour du marché d’Abena, exprime son mécontentement à l’endroit de la police municipale. Pour elle, la mairie est la cause principale de ce désagrément, car c’est elle qui permet à ces personnes de venir jeter les poubelles dans les rues et de surcroît devant la devanture des habitants de ce quartier. « Ce n’est pas du tout bien que ces déchets plastiques soient déposés devant nos portes. C’est la mairie qui les ordonne de venir les déposer dans cet endroit alors qu’il y a une caisse à poubelles juste à côté. La mairie devrait leur interdire en disant que cela est néfaste pour la santé de ceux qui habitent tout autour, mais hélas ».

La preuve scientifique ne fait plus de doute que c’est la prolifération de ces produits dans l’environnement qui est à l’origine de la pollution qui aujourd’hui, menace les terres tchadiennes. Les cours d’eaux et rigoles sont les plus sensibles à la pollution plastique. Lorsque le plastique se décompose, il est encore plus difficile de le retirer de ces cours d’eau. En bouchant les égouts et en fournissant des airs de reproduction, les déchets plastiques peuvent augmenter la transmission des maladies à contagion vectorielle comme le paludisme. « Pendant cette période de pluie, c’est vraiment une catastrophe avec ces déchets qui sont versés devant chez nous. Quand il pleut, ma cour est remplie de plastiques sales, j’ai des enfants qui sont exposés aux maladies telles que le paludisme. Pour le cas des moustiques, n’en parlons même pas », s’inquiète Madame Allaramadji Solange.

M. Maskidabaye, couturier qui a son atelier non loin, renchérit que ce n’est pas du tout facile de travailler dans cet endroit. Pour lui, il faudrait que les responsables prennent une décision et que la population elle-même prenne conscience « Je travaille ici jusqu’à la nuit et c’est difficile de travailler avec les moustiques. Pour dire vrai, c’est horrible. Il faut que l’État pense vraiment à ce problème, qu’il prenne de mesures nécessaires », dit-il. 

Nadège Hountinto

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