vendredi 1 juillet 2022

Conférence-débat sur le pardon, la réconciliation et le dialogue

Jui 03, 2022

La série de conférences-débats publiques organisées par le comité technique pour l’organisation du dialogue national inclusif (CODNI), continue. Le thème de ce vendredi est « pardon, réconciliation et dialogue ».  Cette avant-dernière conférence-débat qui a lieu dans l’auditorium de l’office national des médias audiovisuels (ONAMA) a mobilisé plusieurs leaders des associations féminines et de la société civile. Reportage.

Les dialogues nationaux sont des processus politiques nationaux visant à générer les consensus parmi un large éventail d’acteurs nationaux en temps de crises politiques profondes, dans les situations d’après-guerre ou lors des transitions politiques profondes, définissent un auteur. Ces cas de figure sont expérimentés par notre pays. C’est dans ce sens que le CODNI organise depuis le 30 mai dernier une série de conférences-débats publiques pour informer et sensibiliser les citoyens sur les enjeux du dialogue national inclusif (DNI). Ce vendredi, le débat est accès sur le thème « pardon, réconciliation et dialogue ». 5 panélistes ont tour à tour expliqué l’importance d’organiser le dialogue avant d’ouvrir le débat qui a suscité la réaction de certains des jeunes, des responsables politiques, mais aussi des leaders de la société civile et des associations féminines.

Pour Abdéraman Djasnabaille, président du sous-comité thématique cohésion sociale, les facteurs qui divisent les Tchadiens sont multiples. Il énumère le problème de manque de la justice et le problème de la gouvernance. Selon lui, le pays a un déficit de bonne gouvernance. Abdéraman Djasnabaille souligne que les membres du gouvernement ne respectent pas les textes votés à l’hémicycle.

Dans la même logique, la directrice générale de la maison de la femme de N’Djamena Mme Dékoubou Mbaitoloum c’est urgent de trouver les voies et moyens pour une réconciliation. La directrice qui débat sur le thème « les conditions de pardon et de réconciliation » souligne que c’est un thème pertinent et vaste, qu’il faut avoir une expertise avérée. Selon elle, la réconciliation est un cheminement qui passe par la révélation de la vérité. Elle ajoute que pour se réconcilier, il faut se parler vrai et que l’autre reconnaît sa faute. Et c’est à ce niveau qu’il peut y avoir la réconciliation.  Au sujet du pardon, elle a cité quelques versets du coran et de la bible pour démontrer l’importance de la réconciliation et du pardon pour les Tchadiens.

Djimta Martial est revenu sur les différents points de vue de la directrice de la maison de la femme. Il soutient que pour qu’il ait dialogue et réconciliation, il faut tenir compte de la vérité, il faudrait que les langues soient déliées, et que la vérité devrait être dite dans le respect de l’autre.  Le juriste affirme qu’après le pardon, il tenir compte de la justice qui est un élément fondamental. Selon lui, sans la justice il est impossible de se faire la paix. « La réconciliation, c’est l’acte de mettre deux personnes en rapport ou un comportement d’unir deux communautés en état de conflit. Lorsque vous arrivez à les concilier vous être en train de développer le processus de réconciliation », explique-t-il.  Il a pendant longtemps mis l’accent sur la justice transitionnelle. M. Djimta précise que dans un pays qu’on l’accent sur la justice transitionnelle, c’est une nation qui a traversé des périodes difficiles, autoritaires, totalitaires ou la dictature. Dans ce pays, dit-il, le peuple est opprimé et subit un mauvais traitement. Dance ce cas de figure, il propose la justice transitionnelle. Il soutient que le pays sort d’une situation difficile et il est raisonnable de rechercher la démocratie. Le juriste propose aussi que l’on établisse la vérité, offrir une tribune aux victimes en mettant sur pied les tribunaux. Il ajoute qu’après avoir offert une tribune aux victimes, il faut faire apparaître la responsabilité des auteurs de violations. Il suggère aussi que ceux qui ont commis de crimes soient poursuivis et renforcer l’État de droit et promouvoir le débat public.

Jules Doukoundjé

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