dimanche 13 juin 2021

Nouveau passeport, les Tchadiens veulent savoir pourquoi

Written by  Juil 04, 2005

Étant un document de voyage internationalement reconnu, le passeport est de nos jours une attestation authentique de la citoyenneté et le document d’identité officiel des tchadiens à l’étranger.

L’introduction du nouveau passeport  tchadien a amené plus d'un tchadien à se poser ces questions : pourquoi dois-je repayer pour un nouveau passeport ou pourquoi dois-je payer mon passeport au prix actuel que cela coûte ?

En effet, par décret N° 182 du 12 avril 2005, l’État tchadien vient d’introduire sur le marché un nouveau passeport dit «sécurisé». Le nouveau passeport semble très élaboré au niveau de sa confection et répond également aux normes les plus récentes destinées à éviter les falsifications. Afin que le passeport reste dans les années à venir un document de voyage très fiable, il a été décidé, dans la phase de développement, de produire un passeport à la fine pointe de la technologie qui réponde aux standards de sécurité actuels.

Par ailleurs, d’un point de vue politique et diplomatique, l’État a toutes les raisons de vouloir que ses ressortissants possèdent un document d’identité de grande qualité afin que ceux-ci puissent rencontrer les nouvelles prescriptions d’entrée dans la plupart des pays occidentaux.

Or, là où le bât blesse, c’est que ce document qui ne fait qu’attester la nationalité tchadienne de sa ou son titulaire est très coûteux (85. 300 FCFA), surtout pour les étudiants et pour les familles à faible revenu. L’État via le département en charge de ce document devrait tenir compte du pouvoir d’achat réel du tchadien moyen. Ensuite, le Décret N° 182 du 12 Avril 2005 impose la date du 18 octobre 2005 à tous les détenteurs du présent passeport comme date butoir de l’invalidation de leur passeport. Même ceux qui viennent à peine de se le procurer et malgré la durée de validité légalement acquise lors de l’établissement ou de la prorogation dudit passeport sont pénalisés par cette mesure.

Dans une optique gouvernétique. L’État tchadien devrait tenir compte de la situation des pauvres étudiants dans la formulation des règles qui régissent ce passeport. Le fait de demander aux tchadiens vivants à l’extérieur de venir à N’Djamena avant de s’en procurer leurs nouveaux passeports surtout les étudiant(e)s est qu’à même trop demander. Dans de telle politique publique il faut toujours tenir compte des étudiant(e)s.

Au vu de ce qui précède, il y a lieu de se poser ces questions :

  • l’État n’estime-t-il pas que le prix des nouveaux passeports est très coûteux, voire trop élevé?
  • l’État a-t-il tenu compte du prix des passeports délivrés dans les pays qui nous entourent ou (limitrophes)?
  • est-ce que ces prix sont fixés sur la simple base du principe du recouvrement des frais d’exploitation ?

Advenant que c’est le cas, l’État devrait être plus réaliste et raisonnable dans la fixation du prix du nouveau passeport et surtout d’en tenir compte de la validité des anciens passeports. Même si les nouveaux passeports ont nécessité beaucoup de frais, les autorités devraient tout de même laisser les anciens passeports arrivés à leurs premières échéances avant de s’en procurer le nouveau passeport dit «sécurisé».

Nous pensons qu’une campagne d’information et de sensibilisation s’imposait en plus de prolonger les délais. L’autre handicape, c’est la durée du nouveau passeport dit «sécurisé» qui est de 5 années non renouvelable. Nous estimons que de telles procédures devraient normalement suivre une certaine logique du point de vue procédurale et relation publique.

Au prix que le nouveau passeport coûte, pourquoi l’État ne prolongera-t-il pas la durée ou la validité du passeport à 6 ans ou au plus non renouvelable ?  Ceci aura plus de sens et donnera plus d’argument à l’État.

Lona Ouaïdou, Ramadan

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