Combat sans frontière entre Dillo et Dinamou

Jui 02, 2022

Le parti socialiste Sans Frontière (PSF), présidé depuis août 2021 par M. Yaya Dillo Djerou est entré dans un bras de fer interne sur la question de leadership. Du 30 au 31 mai dernier, un groupe de militants sous la houlette du vice-président M. Dinamou Daram du PSF à Bongor, chef-lieu de la province du Mayo kebi-Est a organisé un congrès extraordinaire. A l’issu de ce congrès, il ressort une motivation destituant le Président national du PSF M. Yaya Dillo. Un congrès illégal dénoncé par celui-ci en violation du Règlement intérieur (RI) du PSF. Reportage.

« Nous allons porter cette affaire devant la justice pour haute trahison et sur le plan pénal, la violation des textes du parti », dit M. Yaya Dillo Djerou, président du parti socialiste Sans Frontière (PSF). Il balaie du revers de la main la question de destitution. « C’est une mascarade, pas un congrès. Les textes ne prévoient pas ce type-là », soutient-il. Le président du PSF étaye son argument en s’appuyant sur l’article 51 du règlement intérieur qui dit : « le congrès peut être convoqué en session extraordinaire par le président national du parti ou à la demande d’un tiers des membres du Conseil National socialiste (CNS).  Dans ce cas, un délai de 30 jours est accordé au Bureau exécutif national pour la mise en marche de la procédure de la convocation. » D’après lui, lorsque le vice-président parle de 20 membres du Conseil National socialiste (CNS), il fait allusion aux 20 membres du Bureau exécutif national. Ceux-ci n’ont aucune compétence en dehors de l’avis du président et du CNS qui peuvent convoquer le congrès avec un nombre de 2/3.

M. Yaya Dillo dégage deux raisons de la nullité de l’acte des congressistes de Bongor. D’abord, dit-il, le texte ne prévoit pas la convocation du congrès par un groupe de membre du bureau même s’ils sont 80%.  Deuxièmes raisons, il note que par prévention, ils sont tous disqualifiés et ne disposent aucune casquette légale pour parler au nom du parti. Le président du PSF souligne qu’un parti est un patrimoine national et non une propriété d’individus. « Avec beaucoup d’efforts et de risques qu’on a construits le parti PSF. L’article 49 du RI prévoit qu’ils participent au congrès, les membres du CNS, les délégués sous départementaux et communaux, les députés du parti et la diaspora. Mais aucune catégorie de ces corporations n’a été conviée. C’est peut-être une aventure pour plaire à la junte et créée de bruit au sein du parti », lance-t-il.

M. Yaya Dillo affirme aussi que, jusqu’à la date qu’ils ont pris un certain nombre de mesures préventives pour supprimer le poste de vice-président et révoquer certains membres indélicats il n’y avait aucun problème. Il précise que l’article 75 du règlement intérieur (RI) donne plein pouvoir au président national de supprimer n’importe quel poste au sein du Bureau exécutif national si la présence des détenteurs de ce poste n’est pas utile. Le président du PSF insiste en même temps sur les articles 19, 20,21,22 et suivants du RI définissant les types de sanctions pour les autres membres du bureau exécutif. « Ils sont nommés par un mandat du président national. Ils n’étaient pas des élus du congrès, mais c’est le congrès mandate le président pour les nommer. C’est à cause de la haute trahison, qu’ont été révoqués et la compétence revient toujours au président national », explique Yaya Dillo.

Pour le vice-président ou l’ex-vice-président du PSF M. Dinamou Daram, les textes sont clairs et disent que si deux tiers des membres du bureau sont d’accord, ils peuvent organiser un congrès. Il confirme la tenue d’un congrès en date du 30 au 31 mai 2022 à Bongor. « Le congrès a effectivement eu lieu et les congressistes m’ont désormais confié la présidence du PSF. Dire que c’est antistatutaire c’est du folklore. Ce n’est pas moi qui ai destitué le président national, mais le congrès à travers une motion de censure contre lui », assure-t-il.

M. Dinamou Daram, le 06 août 2021, les congressistes ont confié la destinée du parti à M. Yaya Dillo. Il soutient que le président du PSF se comporte en dictateur et fait la politique de la vengeance, contraire à la vision du parti socialiste sans frontière (PSF). « Il prend de décisions unilatérales sans consulter le BE national. C’est un fondamentaliste intégré. On l’a interpellé plusieurs fois, mais il a préféré supprimer le poste de vice-président en violation des textes statutaires. Il a aussi suspendu 20 membres du BE sur 30 », affirme-t-il.

Moyalbaye Nadjasna

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