samedi 2 juillet 2022

Colloque scientifique : rôle des universités privées dans la consolidation de la paix et du développement

Mai 28, 2022

L’institut universitaire des sciences appliquées et humaines, et vingt autres universités et instituts en Afrique et au Moyen-Orient organisent le premier colloque scientifique sous le thème « le rôle des universités privées dans la consolidation du savoir, le développement et la paix ». Plusieurs chercheurs venant des 13 pays d’Afrique et du Moyen-Orient débattent depuis 2 jours sur l’apport des universités privées en Afrique. Reportage. 

Plusieurs enseignants chercheurs venant de plus de 13 pays d’Afrique et du Moyen-Orient se travaillent depuis 2 jours dans la capitale tchadienne à N’Djamena sur l’apport des universités privées et instituts dans la consolidation du savoir, le développement et la paix. Les universités privées et les instituts sont des partenaires clés des États dans le domaine de l’enseignement supérieur. Pour qu’elles jouent un rôle de pionnier dans la consolidation du savoir et la promotion de la paix, il faudrait un choix judicieux des enseignants et la rigueur dans le contenu des cours.

Des enseignants chercheurs des instituts universitaires et des universités privées venant de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Soudan, du Niger, Nigéria et plusieurs autres pays du continent débattent sur des thèmes tels que la paix, la consolidation du savoir et le vivre ensemble. Selon les conférenciers, les universités ont un rôle important à jouer dans le développement humain et dans la promotion de la paix en Afrique.

Pour le Dr Khadidja Hassaballah, enseignante chercheuse à l’université de N’Djamena, à la faculté des sciences exactes et appliquées, les écoles et les universités privées jouent un rôle important au Tchad et en Afrique. Selon elle, ce sont des réflexions profondes et riches en thèmes qui ont permis aux étudiants de comprendre l’importance des universités privées et des instituts dans la consolidation du savoir. Elle souligne qu’à la fin de cet atelier de 3 jours ils vont faire des recommandations pertinentes aux gouvernements, mais aussi aux professeurs. Dr Khadidja Hassaballah soutient qu’il faut aussi des enseignants de qualité pour avoir des enseignements de qualité. « Les gens payent très cher pour la formation de leurs enfants et si l’on ne met pas du sérieux pour améliorer le système éducatif privé, ce serait la catastrophe », dit-elle. Concernant la paix et la cohabitation pacifique au Tchad et dans les autres pays africains, la chercheure soutient que la cohabitation pacifique est un thème social important, il faut enseigner cette notion aux étudiants des universités privées. Pour étayer son argumentaire, elle donne l’exemple de la Côte d’Ivoire où l’on enseigne dans les universités privées la notion du vivre ensemble et la cohabitation pacifique. Elle souhaite également que le gouvernement tchadien prenne l’exemple des Ivoiriens pour nos instituts et universités privés, mais aussi dans les universités publiques. Dr Khadidja Hassaballah estime que pour ne pas avoir de problème de division dans nos pays, il faut nécessairement instaurer la notion de la paix et du vivre ensemble dans les programmes d’enseignement supérieur. Pour que les étudiants deviennent de bons citoyens, ajoute-t-elle, il faut enseigner et insister sur la notion de la paix et du vivre ensemble dans nos universités privées.

Pour M. Hassan, enseignant chercheur d’une université américaine privée à Dakar au Sénégal, le colloque permet d’échanger entre collègues chercheurs sur comment introduire la notion de la paix dans les programmes. Pour lui, l’Afrique a beaucoup d’universités privées qui ont de grands rôles pour propager la connaissance et la paix. Selon lui, il y a des crises partout en Afrique et ces universités peuvent apporter leur contribution dans la consolidation de la paix et le vivre ensemble.

Jules Doukoundjé

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