lundi 8 août 2022

Lutte contre le palu : le PNLP pour un traitement préventif chez la femme enceinte

Mai 26, 2022

Le programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) avec l’appui de ses partenaires a organisé ce jeudi à N’Djamena une conférence-débat pour booster la mise en œuvre du traitement préventif intermittent du paludisme chez la femme enceinte.  Les femmes enceintes et les enfants sont plus touchés par cette endémie. Reportage.

Le paludisme constitue le premier motif de consultations dans les formations sanitaires, selon les données du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale. Les femmes et les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. Et c’est dans ce cadre que le PNLP avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers a organisé une conférence-débat pour booster la mise en œuvre du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte.

Pour le coordonnateur du PNLP, Dr Mahamat Saleh Issakha Diar, l’infection palustre pendant la grossesse constitue un problème de santé publique majeure. Il comporte des risques importants pour la mère, le fœtus et le nouveau-né. Selon lui, au Tchad, la couche vulnérable reste toujours les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Il adresse sa reconnaissance aux partenaires et acteurs engagés dans la lutte contre cette maladie.

Dans le même ordre d’idée, le représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Tchad, Dr Jean Bosco ajoute que les enfants et les femmes enceintes sont les premières victimes du paludisme, car ils représentent les couches les plus vulnérables. Pour lui, l’approche efficace recommandée par son institution et le ministère de la Santé publique pour réduire la charge du palu pendant la grossesse est le traitement préventif intermittent au cours des consultations prénatales. Dr Jean Bosco souligne que l’OMS est disponible pour appuyer le PNLP à lutter contre le palu au Tchad.

Le secrétaire général adjoint (SGA) du ministère de la Santé publique et de la Solidarité nationale Dr Mahamat Hamit Ahmat a expliqué les directives nationales de lutte contre le palu. Le SGA soutient que ces directives exigent la mise en œuvre de la nouvelle stratégie de prévention du paludisme pendant la grossesse. Il faut l’administration d’une dose de Sulfadoxine pyrimethamine. Il précise que l’accès des femmes à ce traitement préventif au cours des visites prénatales reste encore faible. « Les raisons sont la faible fréquentation des établissements sanitaires de soins prénataux, l’insuffisance de structures sanitaires ne permettant pas l’accès aux femmes et la dépendance socioculturelle », ajoute Dr Mahamat Hamit Ahmat.

Plusieurs thèmes portant sur la stratégie de lutte contre le palu et la prise en charge de la maladie ont été projetés par les conférenciers aux participants.

Jules Doukoundjé

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