vendredi 1 juillet 2022

Manifestation contre la France et arrestations, la Cascidho prend position

Mai 23, 2022

Le bureau de la Coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l’homme (CASCIDHO) a fait un point de presse  relatif à la manifestation du 14 mai 2022 et l’arrestation des leaders de la société civile ce matin à  l’Hôtel Novotel la Tchadienne. Reportage.

Mahamat Digadimbaye indique c’est avec une consternation que la CASCIDHO a suivi la manifestation du 14 mai, suite à une marche pacifique autorisée par le Ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration à des organisations de la société civile,  membres  de la coalition Wakit Tamma.  Après une analyse des faits et conséquences, la CASCIDHO décide de se prononcer sur cette question qu’elle continue de suivre avec une attention particulière. Pour lui cette manifestation autorisée répond  aux principes des libertés publiques et des droits de l’homme garantis par les conventions internationales et la charte de transition à laquelle les autorités ont permis l’organisation des marches pacifiques. Selon lui cette marche pacifique censée exprimer une opinion, mais malheureusement à causer des dégâts considérables et des actes de violence sur des individus et du vandalisme sur les biens publics et privés ont été observés. Des leaders de la société civile, organisateurs de cette marche ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt. Il a constaté à cause de cette marche quelques atteintes à l’intégrité physique de certains manifestants ont été signalé.

La CASCIDHO de M. Digadjimbaye affirme qu’une manifestation publique doit être strictement non-violente et respectueuse des valeurs républicaines et les forces de l’ordre doivent prendre toutes les dispositions pour garantir la sécurité physique des manifestants, des biens publics et privés. Toute dérive engagerait la responsabilité de l’une ou de l’autre partie.

Mahamat Digadimbaye « J’appelle à la vigilance et d’œuvrer tous ensemble pour la tenue et la réussite du Dialogue inclusif  et souverain, seul et unique cadre pour discuter de tous les maux dont souffre notre pays y compris la relation avec la France. Le coordinateur ajoute que ce n’est pas par la violence ni les intimidations et ni l’exclusion que les problèmes du Tchad seront réglés, ni les rues ni les revendications populaires ne peuvent remplacer les assises du Dialogue national  inclusif ». Il rajoute que la marche vers le dialogue est irréversible, « évitons tout raccourci, et toutes dérives qui risqueraient de compromettre dangereusement l’avenir radieux de notre pays et l’explosion du Tchad » soutient M. Mahamat Digadjimbaye .

Pour finir il affirme que la CASCIDHO s’engage  auprès les autorités pour solliciter la libération des collègues de la société civile arrêtés et poursuivis. Il demande à toutes forces vives de la nation de contribuer au renforcement et à la consolidation de la paix .

Ousmane  Bello  Daoudou

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