dimanche 22 mai 2022

Me Lolngar plaide pour la libération du policier Mekila Élysée Asngar

Avr 23, 2022

Le défenseur des droits humains l’avocat, Me Maxe Loalngar au cours d’une déclaration faite, ce 22 avril au Centre d’Étude et de Formation pour le Développement (CEFOD) de N’Djamena, évoque la détention arbitraire du policier Mekila Élysée Asngar aux renseignements généraux. Selon lui, sa garde à vue est cinq fois au-delà de la prescription légale.

Selon l’avocat Me Maxe Loalngar, il dénonce de la manière la plus énergétique possible la détention arbitraire de sieur Mekila Élysée Asngar. Il rappelle que M. Mekila gardé à vue depuis le mercredi 13 avril, est un agent de la police nationale qui travaille aux renseignements généraux. Pour le praticien du droit, ce dernier est père d’une petite famille de deux enfants. Pour rafraîchir la mémoire, il affirme que M. Mekila est allé au boulot depuis la date susvisée n’est plus revenu chez lui depuis bientôt dix (10) jours. Pour le défenseur des droits humains, c’est une garde à vue au-delà de la prescription légale de la République.

Le comble, dit-il, ce que le malheureux policier ne sait pas la raison de son arrestation. Selon Me Maxe et suivant les investigations menées, il aurait été détenu parce qu’il aurait échangé avec le chef du parti Les Transformateurs, Succès Masra. Pour le défenseur des droits de l’homme, il semblerait que ce dernier et M. Succès Masra ont grandi ensemble et seraient d’un même village. « Alors si échanger avec quelqu’un est une infraction, on devrait au moins le déférer au parquet qu’il soit jugé convenablement et conformément aux textes de la République. Ce n’est pas le cas », dit-il. D’après Me Maxe, il a échangé avec certaines autorités, mais on évoque une mesure administrative. Il trouve inadmissible qu’on considère un membre des forces de défense et de la sécurité comme un ennemi de la nation parce qu’il échange avec un leader politique.

Les policiers, insiste-t-il, qui qu’ils soient doivent être défendus. « Nous lançons un appel solennel aux autorités à l’effet qu’il soit libéré purement et simplement. Le délai de la garde à vue serait dépassé de très loin. Sinon, qu’il soit déféré au parquet et seul le procureur de la République pourra prendre de mesure qu’il y convient », plaide le défenseur des droits de l’homme. L’avocat précise que c’est les dispositions de l’article 282 du code de procédure pénale qui devaient retenues. Selon lui, le délai de la garde à vue n’est de dix jours. « S’il vous plaît, ne donnons pas l’image à ce pays-là à une dictature. Nous vivons une dictature la plus abjecte. On ne peut pas dans un contexte où on parle de dialogue aboutissant à la réconciliation des Tchadiens et arrêter un père de famille et le priver ainsi de l’affection de ses enfants », lance-t-il. Il signe que, la mère larmoyante ne sait comment convaincre les enfants de l’absence injustifiée de leur père.

Me Maxe est aussi le porte-parole du mouvement Wakit Tama. Il rappelle que lorsqu’ils étaient reçus il y a quelques mois par le Président du conseil militaire de la transition (PCMT), il lui avait fait un aveu de lui revenir quand il le faudrait. Ainsi, le juriste signe son plaidoyer à l’intention du PCMT afin que ce père de famille soit libéré pour retrouver l’affection de sa famille.

Moyalbaye Nadjasna

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