Hôpital Mère et Enfant : les contractuels menacent d’aller en grève

Mar 31, 2022

Le personnel soignant du centre hospitalier universitaire Mère et Enfant (CHU-ME), et surtout les contractuels, donnent 5 jours à compter du 30 mars au 5 avril prochain aux autorités en charge de la santé publique de résoudre définitivement toutes les revendications syndicales en suspens. Ils exigent au Ministère de tutelle le payement immédiat et sans délai de 4 mois d’arriéré de primes. Reportage.

Les 300 contractuels du Centre hospitalier universitaire Mère et Enfant (CHU-ME), ne supportent plus les promesses faites par les ministres de tutelle qui se sont succédé. Ils donnent 5 jours au gouvernement à compter du 30 mars au 5 avril prochain pour résoudre définitivement toutes les revendications. Les travailleurs réunis en Assemblée générale (AG), exigent la prise en charge des personnels malades nécessitant un traitement.

Pour le secrétaire général (SG) de la cellule syndicale du CHU-ME et représentant du personnel, Moustapha Tchari Mahamat, ce qui les a poussés de menacer d’aller en grève, c’est une vieille revendication et de fausses promesses non tenues. Selon lui, les travailleurs réclament les acquis sociaux, c’est-à-dire les indemnités de risques, de logement et de transports pour les contractuels. Il affirme aussi que beaucoup de leurs camarades ont été infectés par la Covid-19 dont 2 sont décédés et 13 de ceux ont été choisis pour la prise en charge des malades de Covid-19 n’ont pas eu leur indemnité.  Il affirme que l’ancien ministre de la Santé les avait reçus et avait pris en compte 5 points sur les 7 réclamés. Au sujet des acquis sociaux, il souligne que le ministre leur avait demandé de surseoir à leur grève et ils seront intégrés pour le compte du budget de 2022. Mais ajoute Moustapha Tchari Mahamat, le nouveau ministre de la Santé n’a pas pris en compte leurs réclamations. Il précise que les 5 jours de préavis de grève devraient permettre de préparer le service minimum à l’hôpital.

Le président du syndicat national des travailleurs des affaires sociales et de la Santé du Tchad (SYNTAST) Younous Mahadjir s’est prononcé sur cette menace. Il explique qu’il y a effectivement des mouvements de grève qui sont annoncés dans plusieurs cellules syndicales dont celui de l’hôpital Mère et Enfant. Pour le cas de la CHU-ME, il souligne qu’il a échangé avec les responsables de la cellule syndicale pour porter leur doléance au ministre de la Santé publique. Le syndicaliste estime que leurs revendications sont légitimes parce que l’ancien ministre de la Santé avait promis de payer certains avantages, mais malheureusement cela n’a pas été inscrit au budget 2022.  Il promet que le SYNTAST va rencontrer le nouveau ministre de la Santé et discuter avec lui sur les raisons du mouvement d’humeur qui risque de paralyser nos hôpitaux dans les jours à venir. Il suggère que la situation soit réglée de façon globale et non sectorielle. Younous Mahadjir exhorte les autorités à prendre au sérieux les revendications et d’apporter des solutions idoines et pérennes.

Jules Doukoundjé

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