dimanche 22 mai 2022

A 3 jours du ramadan, les prix des produits flambent

Mar 30, 2022

Le prix des produits alimentaires de base comme la farine, la pâte alimentaire, l’arachide, le sucre l’oignon, etc, ont augmenté à l’approche du ramadan. Ialtchad Presse est allé au marché de Dembé vérifié. Reportage.    

La farine de blé, la pâte alimentaire, l’arachide, le sucre, l’oignon, l’huile sont des produits consommés presque par tous pendant le mois de ramadan. Mais à quelques jours du ramadan, les prix de ces denrées ont augmenté sur le marché. Le sac de farine de 50kg qui se vendait à 20.500FCFA se vend aujourd’hui à 29.000FCFA. Le sucre passe de 31.000 à 36.000F le sac de 50kg. Le bidon d’huile de 20 litres se vend à 28.000F au lieu de 24.000FCFA. Les consommateurs n’ont pas d’autre choix que de se procurer ces produits alimentaires malgré le prix élevé. Nous avons rencontré madame Amné  Youssouf au marché de Dembé. Elle est venue faire les provisions pour le mois de ramadan. Elle se plaint de l’augmentation des produits de première nécessité. « Ramadan de cette année-là ça va être difficile. Tout est cher au marché. Rien n’est à la portée des pauvres ménages que nous sommes. On ne sait pas comment on va faire pour finir cette période de ramadan cette année », se lamente-t-elle. Madame Amné ajoute aussi que les détaillants avancent les raisons du conflit entre la Russie et l’Ukraine pour augmenter le prix des produits. Cette raison ne la convainc pas. Elle demande aux autorités de faire quelque chose pour ramener les détaillants à la raison.

Même les vendeurs ne sont pas d’accord avec cette augmentation. Ils disent être aussi des consommateurs. Abakar Bourma est vendeur de farine de blé, de sucre et des œufs. Pour lui, ce n’est pas de leur faute si le prix des denrées alimentaires a augmenté. Il affirme que les commerçants sont victimes d’arnaque de la douane et cela a des répercussions sur les prix et donc sur les consommateurs. « Chaque jour que Dieu fasse, le prix du dédouanement augmente. Les commerçants n’ont plus d’autre choix que d’augmenter le prix des produits pour espérer récupérer leur investissement et le bénéfice. De toutes les façons, nous ne le faisons pas de gaieté de cœur. Nous sommes aussi consommateurs », a-t-il indiqué.

Bourma Abakar accuse aussi les autorités face à cette hausse de prix. Selon lui, le conflit en Ukraine a fait à peine un mois et puis le pays est déjà affecté.  Nous sommes en face d’un gouvernement qui ne sait pas prévenir, dit-il. « Imaginez-vous dans une capitale où il n’existe nulle part un magasin pour un stock même d’un mois pour la consommation de la population. Ailleurs, les gens font des stocks pour 3 à 5 ans voir plus. Si on prévoyait les choses, la crise russo-ukrainienne n’aurait pas d’influence sur nous de sitôt. Mais dans ce pays, on vit au jour le jour. C’est grave ». Au-delà du fait qu’il accuse le gouvernement par rapport à la cherté de vie, il propose que les autorités se penchent sur la question de la douane.

Kouladoum Mireille Modestine

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