Un juge agressé à Mao, les magistrats font grève

Mar 18, 2022

Les magistrats tchadiens sont fâchés. Raison : à Mao, la population a agressé un juge. Ses collègues ont décidé de déclencher 3 jours de grève à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce 16 mars 2022, au Palais de Justice de N’Djamena, la capitale. Le syndicat des magistrats du Tchad(SMT) et le syndicat autonome de magistrats du Tchad(SYAMAT) frappent du poing sur la table par rapport à l’épineuse question d’insécurité en milieu. Reportage.

Après l’agression d’un juge à Mao. Selon nos sources c’était une agression par erreur, car c’était le procureur qui était visé. Réaction immédiate et première décision des syndicats des magistrats, SMT et SYAMAT, c’est l’arrêt de travail dans toutes les juridictions du pays pendant 3 jours depuis hier 17 mars. Comme mesure conservatoire, ils recommandent à leurs collègues agressés à Mao de regagner immédiatement N’Djamena, la capitale. Les magistrats annoncent une Assemblée générale extraordinaire le 21 mars.

Les hommes en robes noires s’indignent de la récurrente question d’insécurité en milieu judiciaire en général et celle des magistrats de Mao, victimes d’agression physique. Aussi les SMT et SYAMAT évoquent la destruction du véhicule du tribunal ainsi que l’attaque perpétrée contre le palais de justice de Mao.

Pour Me Mouné Koudangbé, Avocat au barreau, ni la justice en tant que 3e pouvoir d’un État de droit ni les acteurs judiciaires ne doivent faire l’objet d’agression de la part de qui que ce soit. À son avis, la dignité humaine consacrée par notre loi fondamentale ne doit pas être bafouée. Il est inadmissible dit-il, qu’un magistrat fasse l’objet d’agression. « C’est un acte que je condamne en tant qu’acteur judiciaire et défenseur des droits de l’homme par essence, avec la plus grande fermeté », confie l’avocat.

Il salue la décision unanime des magistrats de suspendre leurs activités. Me Mouné Koudangbé souligne qu’il faut des actes qui envoient un message fort à l’endroit des auteurs de ces barbaries. Il propose que les auteurs soient arrêtés pour subir la rigueur de la loi. À l’endroit de nos gouvernants, il appelle les autorités pour garantir la sécurité du corps judiciaire qui sont des artisans non moindres de la paix sociale.

Selon nos sources, le juge a été agressé par erreur. C’est le procureur qui était visé. Il semblerait que le procureur a commis une faute grave. L’inspection est sur place. Un rapport sur cette affaire est attendu dans les prochains jours.

Moyalbaye Nadjasna

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