dimanche 22 mai 2022

Suspension des cours au lycée Félix Eboué : le proviseur explique

Mar 10, 2022

Après la manifestation des élèves du lycée Félix Eboué, et celle du lycée technique commercial (LTC), pour contester la décision de l’Office national des examens et concours supérieur (ONECS) le lundi dernier. Le proviseur de la section littéraire du lycée Félix Eboué (LFE) a décidé de suspendre les cours jusqu’à lundi prochain. Cet arrêt de cours a pour objet de sensibiliser les élèves sur la décision de l’ONECS d’augmenter les frais d’inscription des candidats libres au baccalauréat session 2022. Reportage.

Pour permettre d’instaurer l’ordre et de laisser leurs camarades du lycée technique commercial (LTC) de suivre leurs cours dans la quiétude, le proviseur de la section littéraire a décidé de suspendre les cours de son établissement jusqu’à lundi prochain. Selon lui, cette suspension va permettre de rencontrer tous les chefs de classes des terminales régulièrement inscrits et de leur expliquer, en vue de sensibiliser leurs camarades sur la décision de l’ONECS d’augmenter les frais d’inscription au bac pour les candidats libres. Pour le proviseur Chamchadine Mahamat Dahab, les cours sont suspendus par les troubles causés par les élèves du LFE et ceux de LTC par rapport à l’augmentation des frais de dépôt des candidatures libres au bac qui est monté de 15.000 F CFA à 25.000 francs. « Nous avons pensé qu’il faut nécessairement suspendre les cours pour sensibiliser les élèves parce qu’ils n’ont compris les textes de l’ONECS », explique-t-il. Selon lui, les textes de l’ONECS ne disent pas que les candidats officiels au baccalauréat session 2022, doivent pays 10.000 francs. Le proviseur littéraire précise que les candidats officiels payent 5000 francs. Il ajoute que tous les candidats officiels ont déposé avec 5000 francs. Mais, souligne-t-il il y a des rumeurs qui circulent qu’après, les candidats vont payer encore 5000, ce qui fera 10.000 francs.

Chamchadine Mahamat Dahab balaye le tout d’un revers de la main en disant que ce sont des fausses rumeurs. Il appelle tous les candidats officiels à chercher à connaître les textes de l’ONECS sur les frais de dépôt. Il annonce qu’une réunion est prévue avec les chefs de classes et leurs adjoints pour les informer et à leur tour, ils iront sensibiliser leurs camarades.  À propos du prix fixé à 25.000 francs, il ajoute que même si c’est élevé, l’ONECS a ses raisons et il n’est de son droit de s’y immiscer. Il rétorque que ce qui le préoccupe, c’est la gestion de ses candidats officiels.

Abdel-Salam Idriss Mahamat, proviseur du LTC dit qu’il ignore le mobile qui les a motivés à augmenter les frais d’inscription des candidats libres. Selon lui le LTC n’est pas directement concerné par le problème, parce que son établissement n’a pas de candidatures libres. « Nos candidats sont des candidats officiels et nous avons tout fait pour maîtriser nos effectifs », affirme M. Abdel-Salam Idriss Mahamat. Il soutient aussi que son établissement enregistre les élèves réels qui ont suivi normalement leur cursus scolaire. Concernant la manifestation des élèves, il pense que les autorités vont en tirer toutes les leçons qui s’imposent.

Au sujet d’arrêt de cours au LTC, le proviseur ajoute que c’est un conseil pour évaluer le trimestre et non une grève des élèves. À son avis, c’est pour faire le point sur le programme, car certains professeurs ont fini leur programme, surtout dans les matières fondamentales. Il souligne que cette rencontre est inscrite dans l’agenda pédagogique du lycée. Au sujet des enseignants qui organisent les cours de prépa-bac dès le début de l’année, Abdel-Salam Idriss Mahamat dit que c’est du charlatanisme intellectuel. Le proviseur s’interroge en disant comment il est possible que l’élève n’a pas appris la théorie et on lui donne la pratique. Selon lui, il faudrait que l’étudiant finisse le programme d’abord avant de faire la pratique.

Jules Doukoundjé

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