jeudi 19 mai 2022

Littérature : Dobian Assingar publie un nouveau livre

Fév 27, 2022

Le président d’honneur de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) Dobian Assingar a dédicacé son livre intitulé « De la Kakistocratie au Syndrome de Chenilles », ce samedi à N’Djamena.  Ce livre est un style littéraire du genre Essai qui traite des sujets variés et exposés de manière personnelle par l’auteur. Le livre présente le fruit de sa réflexion et de sa vision des choses sur la vie politique, sociale et économique du pays. Reportage.

L’ancien président de la ligue tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) et président d’honneur de cette institution, Dobian Assingar vient de sortir son 3e livre intitulé « De la Kakistocratie au Syndrome de Chenilles ». À travers cet écrit, l’auteur veut nous montrer vers quel désastre les dirigeants tchadiens veulent conduire le peuple. « La mort dans l’âme, j’ai pointé du doigt le pouvoir du pire ou la Kakistocratie, marquée par la banalisation de l’État qui se caractérise elle-même par la médiocrité dans la gouvernance, l’exercice patrimonial du pouvoir dans une ambiance paranoïaque et un empire de crimes et de mensonge », a déclaré Dobian Assingar lors de la cérémonie de la dédicace de son Essai. Pour l’auteur, tous ces comportements illustrent l’absence d’amour pour la patrie et l’obsession pour le pouvoir par tous les moyens, dans un océan de misère et de chaos.

À travers le cas du Tchad, ce livre aborde toutes les questions que se posent à celles et ceux qui souhaitent comprendre comment un État s’effrite, une République chavire et comment l’anarchie s’installe devant un peuple résigné, qui fait face à un régime de faussaire et d’innombrables lacunes dans la gouvernance.

Selon l’auteur, en 3 décennies, de fausses démocraties instaurées par le régime de feu maréchal Idriss Deby Itno, qui a réussi à corrompre les élites et à domestiquer une partie des médias, utilisés et dressés contre le peuple pour faire la propagande du régime.

Dans ce livre, l’auteur expose chapitre après chapitre, qu’il n’y a pas de justice ni de transparence au pays de Toumaï. Et deux expressions reviennent : une chimère et un slogan vide de sens. Pour le défenseur des droits humains, le défunt président Idriss Deby Itno apparaît aux yeux de ses compatriotes comme, quelqu’un dont la parole est instable. L’enfant de Mbikou, dans le Logone Oriental, estime aussi que le défunt Maréchal aimait gouverner avec des personnes dont il est sûr qu’elles lui doivent obéissance et soumission totale. 

Selon lui, pendant 3 décennies, les responsables politiques de toutes les provinces n’agissaient pas comme des hommes et des femmes au service de l’État, mais plutôt comme des employés au service des personnes influentes de notre pays. Et la conséquence de tout cela, la dignité et l’esprit de sacrifice ont disparu pour faire place à la traîtrise, la soumission et à la résignation. À son avis, les affaires publiques sont transformées en affaires privées, familiales et claniques.

Dobian Assingar pointe du doigt dans ce livre tous les complices de la dictature, de l’injustice, des massacres et des dérives sans distinction. « Je pointe du doigt le pouvoir qui corrompt, mais aussi certaines élites pour leur veulerie et leur flagornerie » dit-il. Pour l’écrivain et essayiste, lorsque l’on perd sa liberté de parole, l’on perd aussi son âme, pour ne pas dire sa raison d’être.

Après toutes ces critiques, il affirme que tout n’est pas du tout trop tard, il appelle à la prise de conscience. M. Assingar invite le Conseil militaire de la transition à prendre sa part dans ce combat, car il y a urgence pour sauver le Tchad. Selon lui, trop de sang et trop de morts dans notre pays pour rien. Alors il faut savoir arrêter à temps. « J’estime avoir fait ma part en donnant l’alerte en tant que citoyen, et j’invite les nouveaux dirigeants à faire la leur, sinon le temps me donnera raison ».

Jules Doukoundjé

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