jeudi 19 mai 2022

Littérature : Mahamat Saleh Haroun présente son dernier livre « Les Culs-reptiles »

Fév 19, 2022

Le cinéaste tchadien résidant en France, Mahamat Saleh Haroun vient de présenter son deuxième livre ce 18 février 2022 à la Bibliothèque nationale de N’Djamena, Tchad. L’ouvrage intitulé, « Les Culs-reptiles » se veut un outil de réflexion pour la société tchadienne. Il qualifie les littéraires des donneurs d’alerte. Publié en France, l’auteur a utilisé un style simple pour peindre le mensonge comme une honte, nuisible à la cohésion sociale. Reportage.

Pour le modérateur M. Nocky Djedanoum, lui aussi écrivain, « Les culs-reptiles » est un livre pays. Il énonce que le profil littéraire de Mahamat Saleh Haroun était perceptible surtout qu’il dispose d’une importante bibliothèque chez lui. L’auteur d’après lui, en tant professionnel du cinéma, n’a fait aucunement allusion au cinéma. Le livre, dit-il, est purement et simplement littéraire « Les Culs-reptiles » est le deuxième ouvrage du cinéaste tchadien Mahamat Saleh Haroun.

Selon l’analyste critique de ce roman Dr Ngaou-Dengdé Laobélé, Enseignant chercheur à l’Université de N’Djamena, le livre compte 226 pages structurées en 16 plans. Ces plans assurent la continuité et la cohérence du récit dans le temps et dans l’espace. L’œuvre, dit-il, est classée dans le genre romanesque. « Les Culs-reptiles » sont deux mots composés d’un emploi métaphorique soutient-il. Il affirme que c’est une image d’un groupe d’individus bien connus qui vit dans l’immobilisme (jouer aux dames, cartes à la longueur de la journée sans rien faire). A son avis, ce roman est une fiction écrite en prose. Le livre d’après lui est conçu sur le récit d’un narrateur qui met en scène de personnages connus comme réels. Ce sont, dit-il, des gens qui combinent la narration, la description de la réalité et des paroles rapportées. Cet ouvrage n’est pas seulement imaginaire, mais descripteur des réalités sociales, a-t-il souligné. « Deux personnages clés ressortent de cette analyse : Bourma, le narrateur principal et Remadji, agent de l’État du ministère des Sports. Donc l’auteur met en exergue le musulman du nord et chrétien du Sud. Autrement dit, le stéréotype fabriqué de toute pièce n’est pas fondé. Des jugements hâtifs sans un fondement scientifique ». L’universitaire soutient que ce choix de l’écrivain, c’est pour briser ce mythe, casser cette barrière injustifiée qui gangrène la société. « C’est un frein au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique ».

Dr Ngaou-Dengdé Laobélé, remarque que c’est un roman à thèse qui dénonce le concept de mensonge des gouvernants, le ras-le-bol des laissés pour compte et des marginalisés de la société. Il rajoute que ce livre d’aventure touche tous les sujets de la vie. « Ainsi, « Les Culs-reptiles » est un livre d’analyse ou psychologique qui permet de connaître les personnages. C’est un ouvrage réaliste et naturaliste qui expose les inégalités sociales ». L’auteur dit Dr Ngaou-Dengdé, se fait un enseignant qui initie un expatrié à une culture qui lui est étrangère. D’après lui, l’écrivain tire son inspiration du milieu africain.  Ces individus sont comparés aux reptiles qui rampent dans le sol comme s’ils n’ont rien à faire dans la société. Il indique que c’est un récit qui tombe au bon. Il tombe à un moment ou tout le Tchad prône le vivre ensemble. « Ce lingui légué par nos ancêtres doit être entretenue pour le bonheur de tous. Les Tchadiens doivent se débarrasser de toute étiquette qui attise la haine et entretiennent les clivages ethniques, religieux sans fondement », dit M. Ngaou-Dengdé. Pour lui, l’essentiel ne suffit pas de lire ce roman, mais de l’adapter aux réalités pour opérer un réel changement de mentalité.

« Les culs-reptiles » est publié en France en janvier 2022. Selon l’auteur, la parution de l’ouvrage devrait être effective en septembre 2021. Selon L’écrivain et cinéaste tchadien, il a écrit son roman au moment de confinement suite au covid-19 en France. Mahamat Saleh H dévoile l’objectif de son ouvrage qui est de, « pousser la société à la réflexion et penser à notre destin commun. Pour l’auteur, le mensonge est dangereux pour la vie en société ». Il déconseille les Tchadiens à attendre l’aide. Il estime qu’il faut être talentueux, car le talent ne se cache jamais.

L’écrivain pousse les Tchadiens à l’éveil de conscience pour booster le changement de comportement dans nos sociétés. Il conseille plus à la lecture et ne jamais faire éloge de la médiocrité. La présentation de cet ouvrage a été faite en présence de la ministre tchadienne de la Culture.

 Moyalbaye Nadjasna

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