vendredi 3 décembre 2021

Insécurité : Dobian Asngar parle, Paul Manga réplique

Nov 20, 2021

Le défenseur des droits humains et président d’honneur de la ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH) Dobian Asngar s’indigne de l’insécurité qui sévit dans la capitale tchadienne et dans le BET. Il exhorte les autorités à vite agir pour mettre fin à cette situation inquiétante. Il estime que si rien n’est fait, le pays risque de voler en morceaux. Mais, la porte-parole de la police nationale le recadre et affirme que des efforts sont faits pour assurer la sécurité de tous les Tchadiens. Reportage. 

N’Djamena, la capitale tchadienne renoue avec l’insécurité ces derniers jours. Cette situation inquiète. Beaucoup de citoyens constatent aussi avec indignation la traite des êtres humains qui se déroule dans le BET et surtout dans le Tibesti. Au sujet de l’insécurité qui sévit partout dans le pays, Dobian Asngar souligne que ce qui se passe au Tchad est ridicule. Cette situation l’amène à tirer de conclusions que les Tchadiens ne s’aiment plus. Il estime que ce sont les politiciens qui poussent les uns contre les autres. « Avant, c’était le Nord contre le Sud. Maintenant, il y’a même Nord contre le Nord, parce que les conflits ont gagné toutes les régions du Tchad », dit le défenseur des droits humains.

Le président d’honneur de la LTDH estime qu’il y a une incapacité des dirigeants à faire la paix et à assurer la sécurité des citoyens. Dobian Asngar explique en disant que si ce n’est pas le cas, ce sont les dirigeants et les politiciens eux-mêmes qui entretiendraient cette insécurité. A son avis, c’est la politique de diviser pour régner que les dirigeants et les politiciens tchadiens appliquent, mais, précise-t-il, un jour, cela va exploser et va emporter tout le monde. « Moi, honnêtement je suis outré parce que c’est au moment où on prépare le Dialogue National Inclusif (DNI) que tout s’accélère, surtout les conflits », ajoute, le représentant de la fédération internationale des droits de l’homme pour la région d’Afrique centrale.

Au sujet de la région du BET, et surtout le Tibesti, Dobian Asngar affirme qu’il y a de l’esclavage à ciel ouvert. Et les autorités sont au courant, mais elles ferment les yeux et laissent faire. Il évoque par ailleurs l’agression du curé de la paroisse saint Isidore Bakandja de Walia Goré. Là aussi les autorités n’ont pas pris des engagements fermes pour faire régner l’ordre et la sécurité dans les lieux de culte. Selon lui, les autorités sont complices de l’attaque de l’Église catholique. Pour le président d’honneur de la LTDH, le silence des autorités est considéré comme une complicité, sinon elles auraient agi aussitôt. Il révèle par ailleurs qu’il a fallu qu’il tape du poing sur la table pour que le Premier de transition Pahimi Padacké Albert puisse recevoir l’archevêque pour calmer la situation.  M. Dobian estime que c’est un mauvais signal. Il faut que chacun se ressaisisse, à commencer par ceux qui nous gouvernent. « Je pense que le DNI que nous sommes en train de préparer est la dernière chance, si c’est raté, comme je l’ai dit, chacun va prendre son morceau du Tchad et les signes avant-coureurs sont là », martèle-t-il. Il craint en outre que le pays éclate. Il suggère qu’on préserve le pays ensemble citoyen.

Le commissaire divisionnaire et porte-parole de la police nationale, Paul Manga, n’est pas d’accord avec les propos alarmistes de M. Dobian. Il recadre les propos du défenseur des droits humains en affirmant que le ministère en charge de la sécurité publique a fait des efforts considérables pour la sécurité de ses concitoyens. Selon lui, la police nationale a, pour seulement la ville de N’Djamena organisé plusieurs patrouilles dénommées « Harmattan » pour traquer les brigands qui agressent les paisibles populations. Il estime que ces multiples patrouilles ont permis à la police nationale de dénicher les brigands les plus agressifs dans les 10 arrondissements de ville de N’Djamena. Parmi ces bandits, les plus dangereux sont transférés à la prison de Koro Toro, dans le Nord du pays. Pour le porte-parole de la police nationale, le constat montre qu’avec l’appui des populations, les opérations menées par la police ont des résultats et la sécurité est de retour dans tous les arrondissements de la ville.

Jules Doukoundjé


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