vendredi 3 décembre 2021

Les lauréats en éducation et la loi de Finances 2022

Nov 20, 2021

Jusque-là rien n’a bougé dans le dossier du collectif des lauréats professionnels de l’éducation (ENIB, CAP\CEG et DIPES) en instance d’intégration à la fonction publique. Au cours d’un entretien avec leur porte-parole, M. Neuzilka Emmanuel demande que la loi des Finances 2022 les prenne en compte. Le secrétaire exécutif du SET national Ngartoïdé Blaise précise que la question des lauréats en éducation est bien prise en compte lors de la signature du pacte social. Reportage.

M. Neuzilka Emmanuel demande au Président du conseil militaire de transition (PCMT) Mahamat Idriss Deby Itno qu’on prenne leur intégration en compte dans la loi des finances 2022. En 2020 rappelle-t-il, le défunt président Idriss Deby Itno a promis intégrer 20 000 jeunes diplômés à la fonction publique. Jusqu’à sa mort, même pas la moitié n’a pu être intégrée. Après son décès, les diplômés sans-emploi particulièrement les lauréats professionnels de l’éducation (ENIB, CAP\CEG et DIPES) en instance d’intégration méditent toujours sur leur sort. Leur porte-parole Neuzilka Emmanuel affirme qu’ils ont adressé des correspondances aux autorités qui sont restées sans une suite. Selon lui, aujourd’hui leurs arrêtés ne sont, toujours, pas signés. « La junte qui assure la transition semble faire la sourde oreille sur la question de recrutement à la fonction publique. Ce silence du Conseil militaire de transition (CMT) compromet l’espoir des nombreux jeunes qui attendent leur intégration », dit-il.

M. Neuzilka Emmanuel déclare qu’à travers toutes leurs démarches, seul le ministre de la Sécurité qui leur avait proposé de places dans l’armée lors d'une rencontre avec lui dans son bureau, le 03 septembre 2021. « L'année tant vers la fin et nous le savons tous que des milliers des fonctionnaires ont été admis à la retraite et certains sont décédés. Alors on se demande par quelle méthode ces derniers sont remplacés?», souligne le porte-parole des lauréats de l’éducation. Il plaide auprès du Président du conseil militaire de transition (PCMT) et son gouvernement de proposer des solutions adaptées à la souffrance des jeunes Tchadiens. « Les jeunes diplômés ne demandent pas trop. Ils veulent de l'emploi qui va leur permettre de se prendre en charge. Mais les autorités ferment les yeux et les oreilles. Une telle attitude risquerait de nous pousser encore dans les rues », dit le leader des lauréats.

D’après M. Blaise Ngartoïdé, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du Tchad (SET), ils ont toujours inscrit à travers leur lutte, la question d’intégration des enseignants formés. Pour lui, il faut des éducateurs qualifiés pour une éducation de qualité.  « Tout est pris en compte dans le pacte social. Nous faisons beaucoup de choses, mais on ne peut pas à tout moment crier à tue-tête. On s’en tient aux maîtres communautaires parce que c’est une chasse gardée de ceux qui l’entretiennent. Même, le ministère de tutelle se sucre les doigts surtout que le projet est financé par la Banque mondiale », déplore M. Blaise Ngartoïdé. Sinon quelle est la qualité de l’enseignement que donnent les maîtres communautaires ? S’est-il interrogé. 

Moyalbaye Nadjasna


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