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Le comité d'organisation de l'élection des représentants des professionnels des médias à la HAMA a organisé un point de presse ce samedi 4 mars 2023 pour annoncer les candidats retenus pour l'élection du 18 mars 2023 à la maison de Médias du Tchad.

Selon Mme Khadidja Mahamat Hisseine la Haute Autorité des médias et de l'audiovisuel (HAMA) a constaté l'échéance du mandat des représentants des médias, un comité d'organisation a été mis en place le 22 février dernier pour lancer un appel à candidatures, réparti comme suit : un représentant des médias publics, un représentant des médias privés et un représentant des techniciens de l'audiovisuel. Le comité a enregistré sept (7) candidatures. Après avoir statué, 6 candidatures ont été retenues. Khadidja Mahamat Hisseine dit pour le compte des médias publics Yaya Mahamat Moundet, Adoum Aboubakar Idriss puis pour les médias privés Zara Mahamat Yacoub et Laoro Godjé ensuite pour les techniciens de l'audiovisuel Allazam El-hadj Issakha, Ahmat Adoum Bachar. Elle affirme que les candidatures non retenues ont soixante-douze (72) heures pour introduire une requête. Elle affirme que deux semaines sont accordées aux candidats pour battre campagne et l'élection aura lieu le 18 mars prochain à la Maison des Médias du Tchad. Khadidja Mahamat Hisseine conclut en disant les électeurs doivent être de la corporation et se munir de leur carte professionnelle valide établie par la HAMA.

Pour finir, le vote se fera à bulletin secret, 3 urnes seront disposées dans la salle et chaque corps votera dans l'urne dédiée à son corps. Les résultats seront connus le même jour par un huissier de justice mandaté.

Ousmane Bello Daoudou

Abdallah Chidi Djorkodeï a lancé les activités de son parti lors d’une conférence de presse dans la grande salle du musée national de la ville de N'Djamena.

C’est un parti nouvellement créé par un ancien mouvement politico-militaire le Front de la Nation pour la Démocratie et la Justice au Tchad Fondamental (FNDJT/Fondamental) signataire de l'accord de paix de Doha. Son président affirme qu'ils ont regagné le Tchad pour le Dialogue National Inclusif et Souverain et le désir de participer au développement socioéconomique du Tchad. « Je crois à la paix, elle adviendra que si l'on travaille sérieusement et concrètement à tous les niveaux. Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des Hommes que doivent être élevées les défenses de la paix et de la réconciliation », a-t-il dit.

Pour lui leur contribution aux travaux du DNIS a été entière afin de bâtir ensemble un pays de justice sociale, d'équité, avec des citoyens égaux en droit, animés de civisme, mobilisés pour un développement durable construit sur un aménagement du territoire équilibré et une sécurité pour tous.

Abordant la question de la politique française au Tchad, M. Djorkodei affirme qu'il n'a pas changé de langage, « un pays qui se respecte ne doit pas permettre à un autre de s'ingérer dans ses affaires », affirme-t-il. Il souhaite une coopération gagnant-gagnant entre les deux États.

Pour la Commission d'Organisation Nationale, Abdallah Chidi Djorkodei relève qu'il faut un mélange de toutes les corporations comme ce fut le cas de Conseil National de Transition (CNT). Il appelle le président de transition de revoir la liste afin de donner l'espoir aux jeunes.

Le président du parti PRIE est revenu sur les événements du 2020 octobre en affirmant que le Tchad a connu des évènements plus meurtriers que ceux du 20 octobre. Notamment les massacres d'Abéché, de Sandana, de Faya, et bien d'autres qui ont endeuillé les Tchadiens. Il ajoute que, la manifestation du 20 octobre n'est pas une marche pacifique, « les jeunes avaient des machettes, des couteaux et d'autres objets. Ils ont vandalisé certains commissariats ». Peu importe ce qui s'est passé le 20 octobre, les responsabilités sont partagées. Il appelle le gouvernement à ne plus jamais réprimer les manifestations pacifiques.

Noël Adoum

Le festival commence ce 3 février c’est ce qu’a annoncé le président de la plateforme Chad photography Yussuf Abdramane au cours d’un point de presse ce jeudi 2 mars dans la grande salle du musée national dans la commune de 5e arrondissement de la capitale tchadienne, N'Djamena.

« A la découverte du Tchad du 3 au 6 mars », ce festival est accompagné par le Conseil national de la jeunesse (CNJT), le musée national, Afrikans Park et d’autres partenaires par exemple des médias nationaux.

« Chad photography » est une plateforme des artistes, des photographes, des cinéastes. Selon M. Yussuf, à travers cette deuxième édition vise à célébrer l'art de la photographie en montrant son impact sur la société tchadienne. « Il y aura différentes galeries de photos montrant et valorisant notre patrimoine pour le développement de notre pays. Il consiste aussi à informer et à sensibiliser le public sur la manière de mettre la photographie au service du développement durable », dit-il.

Selon lui, ce festival s'adresse à la jeunesse fer-de-lance de nation, au gouvernement de transition et concerne le pouvoir public et les décideurs pour que la photographie puisse être un moyen pour véhiculer des messages et des visions politiques. Il ajoute que, pour les entreprises, la photographie est un moyen de communication et de publicité pour les entreprises la promotion de leurs produits. Pour les passionnés de la photographie, elle est un art qui permet d'immortaliser les moments les plus précieux de nos vies.

Enfin, il conclut que lors de cette rencontre, il y aura une formation de 2 à 3 jours en photographie qui sera axée sur le cadrage, une bonne vue, la résolution de photos, comment faire un magazine en un temps record dans le confort du multimédia, une conférence sous le thème « Industrie créative et culturelle », un concours de « shooting » et la projection d’un documentaire à la découverte du Tchad dans sa diversité culturelle et sa nature.

Noël Adoum

L'ambassadeur de la Chine au Tchad, a remis, au nom de la Chine, des kits scolaires, ce samedi 25 février aux élèves de l'établissement primaire de l’amitié Tchad-Chine.

Cette cérémonie de remise des kits composés des fournitures scolaires a été présidée par l'ambassadeur de la Chine au Tchad, Wang Xining accompagné de la Directrice Asie-Pacifique-Océanie, représentante du ministre des Affaires étrangères M. Mahamat Saleh Annadif et en présence des autorités administratives et des élèves.

 Bouba Ousmane directeur de cette école, a fait un rappel historique de la création de cet établissement, « cette école a été créée par la Chine en 2009. Elle est le fruit de la coopération de Chine-Tchad pour la consolidation des liens qui existent entre les 2 pays », a-t-il déclaré. Puis, il a félicité les autorités diplomatiques chinoises pour leur effort inlassable dans le domaine de l'éducation. Il les invite à s'impliquer davantage. Selon lui, l'éducation est l'arme la plus efficace pour non seulement changer les mentalités, mais aussi l'humanité.

C’est au tour de la Directrice Asie-Pacifique-Océanie du ministère des Affaires étrangères du Tchad, représentante du ministre à cette occasion, Mme Khalia Mahamat Djaranabi d’intervenir. Elle affirme que depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 2006, « la Chine n'a jamais cessé d'accompagner le Tchad dans plusieurs secteurs notamment l'éducation ». Elle a remercié la Fondation pour le Développement rural, pour son engagement. Par la suite, elle a invité les bénéficiaires de faire bon usage, « nos enfants et nos petits frères doivent veiller à ces cadeaux prestigieux venant du pays des Pandas, tout un symbole de l’amitié et de la paix que nous célébrons aujourd’hui », a-t-elle dit.

L’ambassadeur chinois Wang Xining, dit être heureux de célébrer la remise des kits aux élèves de cours préparatoire 1 (CP1). « Ces cadeaux dans vos mains sont venus de la terre des pandas. Dans la culture chinoise, cet animal adorable est l’émissaire de la paix et de l’amitié. Aujourd’hui, le panda a témoigné cette action de solidarité et de bonne relation entre la Chine et le Tchad. N’oubliez pas de bien gérer et garder ces Kits que vous recevez aujourd’hui ».

Abderamane Moussa Amadaye

Dans le cadre d’une tournée de visite de travail dans les différentes agences de la caisse nationale de la prévoyance sociale, le directeur national Rozi Mamaye a eu une séance de travail avec les retraités des deux Logone et de la Tandjilé au siège de l’agence de la CNPS de Moundou. Objectif : échanger sur les conditions de paiement de leur pension.

Béssané Denis secrétaire général du syndicat des retraités du privé et du parapublic des deux Logones et la Tandjilé dans son intervention a égrainé quelques doléances de ses collègues.  C’est entre autres : le retard dans le paiement des pensions, la lenteur du traitement et l’envoi des dossiers des veuves après l’enquête de moralité, le manque de prise en charge sanitaire des retraités, etc. « Et pourquoi quand un retraité meurt les orphelins n’ont pas droit à la pension ? », s’interroge M. Béssané.

Il enchaîne en soutenant que les retraités gèrent une vie très malsaine dans leurs foyers. Comment peut-on vivre avec une pension de 22 000 francs pendant 91 jours ? Est-ce un péché de mettre les retraités tchadiens au SMIG de 60 000 francs CFA ? Les retraités réclament la valorisation de leur pension pour leur permettra de supporter les charges.

Rozi Mamaye a dit prendre acte des difficultés énumérées. Il a fait la promesse de les transmettre à qui de droit. M. Mamaye a instruit les chefs d’agence locale à travailler d’arrache-pied tous les dossiers avant leur transfert au siège central. Cette procédure permettra d’éviter le retard. « L’agence n’est pas faite pour faire des recettes, mais plutôt servir les personnes de troisième âge », a conclu le directeur. La remise des matériels didactiques au syndicat des retraités a mis fin à la rencontre.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

L'association des filles mères pour l'Entraide Social et le Développement lance une caravane de sensibilisation des filles mères qui s'est déroulée ce samedi 25 février à la Maison de Culture Baba Moustapha à N’Djamena.

C'est pour éveiller la conscience des jeunes filles mères, promouvoir l'éducation, l'encadrement des jeunes filles mères pour une intégration dans la vie active, partager les expériences et recevoir les conseils des filles mères que cette caravane est lancée.

C'est sous le thème « jeune fille mère, soit optimiste, ton avenir est dans ta main » que ces filles s'échangeront durant plus d'une semaine du 25 février au 07 mars. Plusieurs activités sont au programme pour sensibiliser les parents et les filles ignorantes de la situation d’une fille mère, souligne Mme Dewala Bantar Pauline, présidente de l’association des filles mères pour l'Entraide et le Développement, « ces filles n'ont pas choisi d'être filles mères, mais ce sont les circonstances de la vie. Dès lors, la discrimination, l'intimidation, la négligence à leur égard sont injustes ». C'est ainsi que son association tente de les accompagner, de les assister et de les orienter afin qu'elles soient optimistes pour intégrer la vie active

« Nous ne devons en aucun cas prendre ce problème à la légère. Cette situation peut freiner le développement socioéconomique de chaque communauté où vivent ces filles mères et engendrer de la violence, de la pauvreté et de la solitude en limitant leur participation au développement de leur localité », dit M. Hassan Ali Oumar, Secrétaire général adjoint de la mairie centrale, représentant madame la Maire.

Narhinguem Anastasie

Quatre mois après les évènements du jeudi 20 octobre 2022, appelés communément « jeudi noir » par certains partis politiques et les militants de la société civile, la Commission nationale des Droits de l'Homme (CNDH) a rendu public son rapport sur ces évènements.  Un rapport qui n’épargne ni le gouvernement d’union nationale, ni la présidence de transition. Le président de la CNDH a été convoqué à la présidence.

La présidence tchadienne n’a pas apprécié ce rapport. Le président de la CNDH M. Mahamat Nour Ibédou a été convoqué pour explications. Il a défendu le contenu du rapport en maintenant tout ce qui a été écrit. Et a affirmé à la présidence de le de le démettre ou de trouver quelqu’un d’autre plus soumis. M. Ibédou nommé au début de la première phase de transition n’a pas cessé d’affirmer son indépendance vis-à-vis de la présidence et de la primature.

C’est un rapport qui accable la présidence de Mahamat Idriss Deby Itno et le gouvernement d’union nationale de M. Saleh Kebzabo. Le contenu de l’enquête qui a été menée auprès des victimes, dans les hôpitaux, chez les forces de l’ordre parle d’un total de 128 manifestants tués sur toute l'étendue du territoire national, 518 blessés recensés dans les différents hôpitaux et centres de santé, 943 personnes arrêtées et 12 personnes sont portées disparues. « La CNDH n’a pas pu obtenir les informations relatives aux personnes disparues ailleurs qu’à N’Djamena » dit le rapport. Pas plus tard qu’il y a deux jours dans une tournée en Europe pour expliquer le point de vue gouvernemental, le ministre de la Communication a affirmé sur le plateau de TV5 Afrique qu’il ne s’agit plus d’une cinquantaine de morts, mais 73. Le rapport de la CNDH va plus loin.

Il faut noter que le récapitulatif de ces manifestations après les audiences foraines du procès de Korotoro, donne un effectif de 943 arrestations, 435 détenus, 265 personnes condamnées, 158 autres inculpées et 487 sont libérées. Le rapport doigte les militaires de la présidence et des civils lourdement armés responsables des massacres.

Dans le même rapport, la CNDH recommande au Gouvernement de réparer les préjudices subis par les victimes innocentes de ce 20 octobre 2022, de libérer toutes les personnes arrêtées lors des manifestations de ce « jeudi noir », de prendre des mesures pour garantir la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme dans l’exercice de leurs métiers.

La CNDH appelle aussi les partis politiques de respecter les lois et les textes de la République, de privilégier le dialogue et la négociation lors des revendications politiques, de promouvoir l’unité nationale et faire prévaloir l’intérêt général. De plus, le rapport demande aux partenaires du Tchad d'accompagner le gouvernement pour une transition politique apaisée, d’encourager et d’appuyer l’organisation des missions de monitoring.

Dans ce rapport, la CNDH rappelle que le 20 octobre 2022, plusieurs villes du Tchad, dont la capitale N’Djaména, ont été le théâtre de marches de protestation contre la prolongation de la durée de la transition et le maintien du Général Mahamat Idriss Deby Itno à la tête du pays pour 24 mois supplémentaires. C’est une des recommandations adoptées par le Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS). Des recommandations qui ont suscité un vif mécontentement au sein d’une partie de la population tchadienne, parce que contraires aux engagements pris par le Conseil Militaire de Transition (CMT) pour donner suite au décès du président Idriss Deby Itno en avril 2021. Le CMT promettait de rendre le pouvoir à un gouvernement civil à l’issue d’une transition de 18 mois.

À la suite de cela, des marches de protestation ont été organisées dans les villes de N’Djaména, Bongor, Doba, Sarh et Mongo en dépit de leur Interdiction par un arrêté du ministère de la Sécurité Publique et de l’Immigration. Ces manifestations ont été violemment réprimées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS), causant des graves violations des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Le rapport d’enquête de la CNDH a concerné essentiellement les villes les plus touchées par la répression notamment N’Djaména, Moundou, Doba, Koumra et Sarh, dit le document.

Narhinguem Anastasie

Les enseignants nouvellement intégrés à la Fonction publique, officiellement affectés dans les établissements scolaires, sont déjà en grève. La rédaction est allée dans deux établissements ce vendredi 24 février constater les faits qui font réagir les chefs de ces établissements sur les impacts de cette grève.

Premier arrêt le lycée technique commercial (LTC). Dans la cour certains élèves se sont regroupés entre amis, d'autres sont dans les salles de classe suivre les cours. M. Abdelsalam est le proviseur de ce grand lycée de la capitale tchadienne, N’Djamena, « effectivement nous avons eu 22 enseignants nouvellement intégrés et affectés officiellement à notre établissement ». Il soutient qu’étant donné qu'ils sont venus lorsque l'année scolaire a démarré, il n’a utilisé que 5 de ces enseignements. « Ils ont chacun un emploi du temps normal, mais leur absence entrave la progression des cours parce qu'ils sont réguliers dans les salles de classe, sont compétents et appréciés. Et maintenant ils sont en grève, cela nous paralyse. C’est pourquoi certains élèves flânent dans la cour », dit-il.

Il souligne que le lycée a des nombreux d'enseignants, qu’un réaménagement des emplois du temps n'est pas à exclure bien que ce n’est pas pédagogique. « Nous sommes obligés de permettre aux enfants d'étudier normalement, en attendant qu'une solution soit trouvée », soutient-il.

Deuxième arrêt Collège d’Enseignement général Félix Éboué II. NGuedoumadje Donoassingar est le Directeur administratif, « c'est bien vrai, quand on est déjà intégré, on devrait être positionné avec le salaire. Mais présentement ils sont en grève, cela joue sur le calendrier scolaire ». Aux heures des grévistes, les élèves restent dehors. L’établissement craint les risques des bagarres entre les élèves et la perturbation des autres classes par les élèves bien que les surveillants fassent de leur mieux pour encadrer les élèves. M. Donoassingar affirme le collège n’a pas les moyens de recruter d'autres enseignants. Des professeurs ont déjà été recrutés en début de l'année scolaire. Deux pour histoire-géographie et 2 d'autres pour l'anglais. Il plaide pour que l'État résolve ce problème vite pour permettre aux élèves de passer les examens qui seront organisés dans bientôt.

Ousmane Bello Daoudou

Les agents de la société Tchadienne des postes et de l'épargne (STPE) ont fait un sit-in ce mardi 21 février 2023 dans les locaux de la Direction de la STPE où ils ont exprimé leur mécontentement en dénonçant leurs conditions de travail.

« Nous les travailleurs de la STPE, nous revendiquons nos 9 mois de salaire et le versement sans condition de nos cotisations sociales à la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) et à la Caisse Nationale des Retraités Tchadiens (CNRT) suspendu depuis 2015. Nous demandons le départ de la Direction Générale inopérante et exigeons la nomination des cadres de la STPE », disent les agents. « Le ministre des Postes que faites-vous dans votre bureau ? La méchanceté du ministre des Finances », sont entre autres, ce qu'on peut lire sur les pancartes tenues par certains manifestants.  D’autres ont les marmites et les sacs vides en main, en disant « la faim va nous tuer ».

Selon M. Dédéo Warpalé David, secrétaire général du syndicat national des postes et télécommunication (synapostel), la STPE et ses employés sont plongés dans une situation de crise depuis plus de 7 années et accumulent plus de 10 mois d'arriérés de salaire. Selon lui, plusieurs actions pour trouver des pistes de solutions ont été explorées malgré les instructions des plus hautes autorités, le ministère des Finances s'abstient de l’exécuter pour des fins inavouées. Les agents font référence à la lettre n°1483 datant du 20 octobre 2021, destinée à envisager un plan d'épuration des dettes bancaire dont le montant est de 863.282888f et celle de 28 juillet 2021 sous le n°268 sur instruction du PCMT d’allouer 1% de droit d'accise, expliquent-ils.

Le SG souligne que le ministère de tutelle avait déclaré que la promesse de 1% de droit d'accise sur la téléphonie mobile serait appliquée en janvier 2023 mais jusqu'à présent, rien n'a été et de surcroît, la STPE est omise du budget 2023.

Le Synapostel dit être dépassé par la situation. Et donne un délai de 3j ours aux autorités responsables des dossiers STPE pour trouver une solution urgente. Passé ce délai, ils entendent entreprendre des actions des grandes envergures et le ministère des Postes et de l'Économie numérique et celui des Finances et du Budget seront responsables des conséquences qui en découleront.

Narhinguem Anastasie

Les nouveaux intégrés à la fonction publique revendiquent leur mandatement et les arriérés de salaires depuis leur prise de fonction, c’est ce que martèle le porte-parole du Collectif des nouveaux intégrés (CNI) du ministère de l'Éducation nationale affilié au Syndicat National des Professionnels de l'Éducation du Tchad (SYNAPET/ UST) et au Syndicat des Enseignants du Tchad (SET), M. Neuzilka Emmanuel.

Selon M. Neuzilka Emmanuel, depuis leur prise de service en octobre 2022, ils se sentent abandonnés par le gouvernement, car ni leur mandatement ni leurs arriérés de salaire n’ont été perçus par les nouveaux fonctionnaires. « Nous sommes intégrés depuis juin 2022 pour les uns, et août 2022 pour les autres. Depuis, nos dossiers sont bloqués pour des raisons politiques. À l'heure où je vous parle, nous totalisons 5 mois de service sans salaire ».  Pour le porte-parole, cette lenteur ou mauvaise foi les oblige à se constituer en collectif pour défendre leur cause et dénoncer les pratiques clientélistes des agents de la solde qui rançonnent avant de faire passer le rappel ou les arriérés. Des démarches ont été menées pour rencontrer les responsables concernés pour des explications, mais sont restées sans suite. « Nous avons demandé de rencontrer le ministre de l'Éducation et le Premier ministre, mais sans succès », dit-il.

Selon M. Neuzilka, les syndicats ont pu rencontrer le ministre de la Fonction publique à ce sujet, qui affirme ne pas être au courant des dossiers et se dit surpris.

Le collectif lance un préavis de grève d'une semaine qui s'expire ce lundi 20 février. « Nous avons décidé d'aller en grève pas pour refus de travailler, mais par manque d'énergie. Un sac vide ne tient jamais debout. Nous n'avons rien à manger, nous ne pouvons pas prendre en charge nos familles ni payer nos loyers. Nous sommes lourdement endettés », dit-il.

Narhinguem Anastasie

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