mercredi 21 février 2024

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Journal (948)

Le gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh a officié la cérémonie du lancement du championnat des sports scolaire édition 2022-2023 au stade municipal de Moundou.

C’était en présence en des acteurs du système éducatif de divers niveaux au rang desquels le délégué à la jeunesse et des sports. Ce tournoi regroupe 16 établissements et qui durera 8 semaines, vise à instaurer un climat de brassage, et surtout détecter les jeunes talents pour une formation à la base, contribuer à la socialisation des jeunes, et aussi l’éducation à la citoyenneté des futurs jeunes cadres de demain.

Le championnat inter établissement est un cadre de brassage et doublement par excellence ; parce que l’école par elle-même est un lieu de brassage a répété le gouverneur Ibrahim dans son allocution de circonstance. Pour lui, le faire Play doit être l’étoile Polaire des élèves, car dit il c’est l’opportunité pour eux de prévaloir leur talent, performance et exploit sportif.

Tenant compte de place de choix et stratégique qu’occupe le championnat pendant son déroulement, pour le renforcement de la cohésion sociale et le vivre ensemble dans la diversité et la convivialité , le gouverneur Ibrahim Ibni Oumar Mahamat Saleh exhorte avec insistance les chefs des établissements d’engager leur collège et lycée officiel et privé légalement reconnu pour ce processus vertueux et irréversible, avant de mettre en garde que cette messe et communion des jeunes dans la joie et la gaieté de nos cœurs ne puisse être l’objet d’une quelconques récupération ou détournement au profit de toute autre innovation ne convergent pas vers la paix et le vivre ensemble et la cohésion sociale et la diversité .En match d’ouverture, le Lycée scientifique de Djarabé a battu le lycée littéraire de Djarabé par un score d’un but à zéro.

 Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

Dans le cadre de ses activités de promotion de l'emploi, le bureau de l’Office National de la Promotion de l’Emploi (ONAPE) de Moundou, en partenariat avec l'ONG ESSOR, forme les jeunes sur les techniques de recherche d'emploi.

Cette formation s'inscrit dans la logique et le calendrier du « Projet Jeunesse vers l'emploi Durable », une initiative pour propulser la formation et l’insertion professionnelle des jeunes demandeurs d'emploi de la province du Logone occidental. Il faut rappeler que dans son plan d'action, l'ONAPE de Moundou compte former chaque mois des jeunes pour un accompagnement et une insertion réussie.

Pour Djikoloum Frédéric, chef de bureau provincial son institution œuvre inlassablement afin d'aider les jeunes diplômés sans emploi pour une insertion et l’auto-emploi. Il rajoute pour dire que la technique de création reste un défi et invite les jeunes diplômés ou non à s'engager dans la lutte contre le chômage.

Pour rappel, cette assise durera trois jours et regroupe une dizaine des jeunes issus des différents arrondissements de la commune de Moundou.

Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse

Le secrétaire général du département de Lac Wey Tordjibaye Ngahourba a présidé la cérémonie du lancement officiel des travaux de l’atelier de renforcement de capacité de 150 femmes en gestion de latrines et traitement, en vente des déchets plastiques et solides dans les deux provinces de la zone sud. Cette formation qui vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de santé des populations à travers la promotion des bonnes pratiques d’hygiène et durera deux jours.

Pour Issa Mbodou Abdoulaye chef d’antenne PAEPA selon le joint monitoring programme OMS /UNICEF 2017, 9,5 millions de personnes pratiquent la défécation à l’aire libre, soit 68% et 10 millions de Tchadiens ne pratiquent pas le lavage des mains au savon. C’est dans cette perspective, dit-il, que le gouvernement tchadien a souscrit aux objectifs de développement durable afin de réduire l’impact sanitaire imputable aux faibles couvertures d’assainissement au niveau national en assurant l’accès de tous dans les conditions équitables à des services d’assainissement et d’hygiène adéquate et mettre fin à la défécation a l’aire libre. Il faudra accorder une attention particulière aux besoins des femmes, des filles et des personnes en situation d’urgence. Selon Issa Mbodou Abdoulaye cette formation aidera à la bonne gestion des ouvrages réalisés et assurer un changement de comportement afin d’asseoir une vie saine, propre afin que la défécation à l’aire libre soit bannie dans nos villes, villages, et campagnes.

Dans son discours, M. Tordjibaye Ngahourba a déclaré que selon une vision de la feuille de route de la politique et stratégie nationale d’assainissement validé en 2017 et le code d’hygiène en 2011, une vision selon laquelle d’ici à 2030 100 % des Tchadiens ne déféqueront plus à l’aire libre, soit plus de 14 millions et 60% de ceux-ci utiliseront des ouvrages sanitaires améliorés. Tordjibaye Ngahourba affirme que malgré la mise œuvre des instruments et stratégiques pouvant faire des avancées dans ce secteur en matière d’accès à l’eau durant la période des Objectifs du Millénaire pour le Développement Durable (OMD), malheureusement déplore-t-il ces instruments juridiques et stratégies ne sont pas systématiquement appliqués et mal conçus des communautés rurales.

Pour finir, M. Tordjibaye Ngahourba exhorte les participantes et participants à plus d’attention afin d’être des acteurs incontournables dans la gestion des latrines, son traitement et la vente des déchets plastiques solides.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

Une année après le début des travaux de réhabilitation du stade Idriss Mahamat Ouya est toujours en chantier, le délai de livraison peut ne pas être respecté. Un détour ce 13 mars sur le chantier a permis constater l'avancement des travaux avec la construction d'une nouvelle tribune.

Pour Mianosso Nadjingar Franklin ingénieur des travaux à l'entreprise sous-traitante Baya International Design (BID) affirme que la nouvelle tribune en réalisation, grosse œuvre, a pris du temps. « Nous avons fini avec la fondation et la super structure. Après cela, nous avons continué avec le coffrage de gradeur » dit-il. Il reste à faire l'allure des assises. Une fois fini cette étape terminée, ils passeront au coulage des gradins.

Si le rythme est maintenu et en continuant dans le même élan, il croit que les travaux vont finir dans 4 à 6 mois. M. Nadingar pense que la patience paye toujours, car ils sont à la limite selon le plan qui répond aux normes de la FIFA.

Tarek Guennichi Directeur de l'entreprise sous-traitante dit « nous construisons une tribune de forme circulaire d'une capacité de 2500 places, mais nous avons modifié au niveau de structure pour avoir entre 3000 et 3500 places. C’est un atout pour le stade ». Il affirme qu’ils utilisent du béton 450 avec des grandes sections des poteaux et des poutres. La société a apporté une machine spéciale pour garder le dosage en respectant les normes et les plans d'études. Il confirme que pour la pelouse synthétique avec structure d'arrosage qui fera la filtration pour dégager à travers le caniveau au niveau des pistes d'alerte Il conclut en ce terme il y a des matériaux spéciaux avec des pentes.

Ousmane Bello Daoudou

Pour faire suite aux activités de la Semaine Nationale de la Femme tchadienne (SENAFET), Forever communication à organiser un atelier de formation sur « Comment intégrer les réseaux sociaux dans la presse à l'ère du digital ? ». Une séance à l'intention des femmes journalistes et étudiantes en communication ce lundi 13 mars 2023 dans les locaux de Wenaklabs sur avenue Maldoum Bada dans 2e Arrondissement de la ville de Ndjamena.

Cet atelier a regroupé plus de 40 journalistes venues de déférents organes de presse de la ville de N’Djamena, celles de quelques provinces et les étudiantes en communication.  « Forever communication » contribue ainsi à l'essor du numérique du Tchad, dit son manager général Nguemadji Alfred, « l'organisation de cette formation répond à un double impératif : celui de renforcer la capacité des femmes journalistes et étudiante en communication afin de lutter contre le « fake news » et utiliser les différentes plateformes sociales pour entreprendre », dit-il.

Selon le formateur, M. Deuhb’e Zyzou dont l’enseignement porte sur le bloging, dit qu'au Tchad les gens ne s'intéressent pas trop à cette plateforme qui portant est une plateforme excellente qui permet aux utilisateurs de rédiger dans un style libre sur divers sujets et publier. Il ajoute que les blogueurs et les journalistes font à peu près le même travail, mais le journaliste prend le temps d'aller sur le terrain et vérifier l'information, tout de même, le blogueur et le journaliste sont complémentaires.

Au cours de cet échange, M. Deuhb’é demande aux participantes d'utiliser leurs pages Facebook comme professionnelles de média, car à travers cela, elles peuvent avoir des opportunités. « Soyez sérieuse dans tout ce que vous faites sur vos pages personnelles, car les gens peuvent suivre ce que vous faites et à travers cela on peut vous solliciter pour un travail qui peut vous aider. Personnellement, j'ai eu beaucoup des opportunités à travers ce que je publie dans mon blog ». Aussi, complet-il, les jeunes journalistes doivent travailler par rapport à l'évolution des technologies de l'information et de la communication pour diffuser vite les informations.

Narhinguem Anastasie

Selon Me Vetada Vounsia Atchenemou, avocate des prisonniers de la rébellion du Front pour l'Alternance et la Concorde au Tchad (FACT), les informations circulent sur les réseaux sociaux tchadiens faisant croire que ses clients ont été condamnés à perpétuité sont fausses. Elle qualifie ces informations de « fake news ».

Ouvert le 13 février passé, le procès des prisonniers du FACT, capturés lors de l'incursion entre eux et les troupes gouvernementales en avril 2021 se poursuit dit Me Vetada Vounsia Atchenemou. « Dire qu'il y a un délibéré, c'est des fakes news », a-t-elle indiqué. Elle précise que les juges n'ont pas encore statué. « Nous sommes en phase d'interrogation au fond et peut-être à la fin de la semaine prochaine, il y aura l'audience de plaidoirie et après les verdicts », a-t-elle justifié. Elle relève que, n'eût été les 18 prisonniers qui ont été omis, sans être écoutés à l'enquête préliminaire par le juge du cabinet d'instruction, cette affaire aurait dû être close. « On ne peut pas prendre cette session criminelle et les laisser. Si on les laisse, ça veut dire qu'il faut attendre une autre session criminelle », dit-elle. Elle ajoute, « voilà pourquoi, on a encore suspendu pour régulariser la procédure et attendre un arrêt additif et recommencer ».

Me Vetada affirme que lundi 13 mars les 18 prisonniers vont se faire notifier leurs infractions, suivra ensuite une audience d'interrogation au fond. « Si on finit bien dans la semaine, ils vont laisser le temps aux parquetiers de faire leur réquisition et après nous allons plaider, c’est après cette plaidoirie que le juge va mettre le dossier en délibération »

Abderamane Moussa Amadaye

Dans un point de presse organisé cet après-midi, 11 mars au Centre d'études pour la formation et développement (CEFOD), le Mouvement citoyen notre Tchad (MOCINT) désapprouve le rapport de la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) sur les évènements du 20 octobre.

M. Korom Acyl Dagachew Coordonateur National du MOCINT désapprouve le rapport de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH). Il qualifie le rapport de subjectif et l’œuvre de quelques membres minoritaires du CNDH. « Nous émettons des réserves sur sa fiabilité », affirme le Coordonnateur. Le MOCINT ne s'est pas arrêté là. Les sujets d'actualités n'ont pas été occultés, notamment, la Commission Nationale Chargée de l'Organisation du Référendum constitutionnel (CONOREC) et le cadre national de concertation des partis politiques (CNCP) qui selon lui, constituent le baromètre par excellence, de la démocratie et de l'État de droit. « Nous saluons les pourparlers engagés par le Premier ministre de transition avec les leaders politiques...le MOCINT en tant que force plaide pour l'implication active de la société civile dans les instances de prises de décisions », a-t-il déclaré. Il a salué l'intégration des diplômés à la fonction publique en dépit du contexte économique particulièrement difficile et le paiement effectif des salaires, dit-il.

M. Acyl Dagache soutient également que la date du 11 mars choisie pour ce point de presse n'est pas fortuite, mais marque les 600 jours de l'existante de leur organisation et la commémoration du 33e anniversaire de la création du mouvement patriotique du salut (MPS).  Il affirme que son mouvement a soutenu la transition et continue d'œuvrer sans relâche pour sa réussite.

Abderamane Moussa Amadaye

Les jeunes du parti socialiste sans frontière (PSF) ont organisé une Assemblée générale (AG) élective sur le slogan « la jeunesse du PSF debout, pour une République debout, pour la justice et l'égalité de chance » ce samedi 11 mars au siège national de leur parti au quartier Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Initialement prévu à 10h, l'AG a démarré à 12h passé pour des problèmes d'ordre technique. Tout a commencé par la lecture de la décision de la mise sur pied du comité d'organisation par le rapporteur de la séance. Ensuite a suivi la lecture de texte et explications de critères d'élection. Au total 36 dossiers de candidature ont été réceptionnés pour des postes à conquérir, certains postes ont eu plus de candidatures et d'autres ont une seule candidature. L'assemblée a procédé pour le candidat unique par acclamation et le poste qui a plus de candidats par vote à main levée.

Le militant Israël Reounodji Victoire a été reconduit à la tête de l'organe de jeunes par acclamations. « C’est grâce à son Leadership en refusant les tentatives d'achat de conscience et à sa capacité d'analyse qu’il est reconduit », disent les militants. Gabanon Fatcham Évariste SG chargé de la communication porte-parole des jeunes souligne que c'est une lourde tâche que les camarades nous ont confiée, il faut être au service du parti. Pour lui, ces jeunes sont là pour combattre l'injustice et instaurer la justice au Tchad. Il affirme qu'ici au Tchad, les politiciens ne comprennent pas certaines choses.  « Nous sommes des adversaires politiques, mais pas des ennemis. Il faut qu'ils comprennent que ce pays appartient à tous. Nous sommes déterminés à lutter contre l'injustice jusqu'à au dernier souffle ».  Il rajoute, « je n'ai peur de rien, car Dieu est Dieu de justice et non, le Dieu de l'injustice. Aucun risque ne peut être si grand que de se sacrifier pour ce pays ».

M. Israël Reounodji Victoire confirme que dans leur organe national (OJESOF), ils ont des priorités. D’après lui, la priorité est d'étendre leur organe de base dans toutes les provinces. Il veut sensibiliser autour des fondamentaux pour construire un socle démocratique qui puisse les aider rendre véritablement leur plan d'action axé sur le développement. Il affirme qu'il faut asseoir une stratégie de lutte contre l'injustice dans l'esprit d'équipe à travailler dans le concept de patriotisme pour corriger et refonder l'État dans des principes normaux, « quand tu luttes pour la justice Dieu est à ton côté ».

Ousmane Bello Daoudou

Ce vendredi 10 mars 2023, Abakar Bichara, fondateur du Centre Américan Hapinness, un complexe éducatif de formation et de promotion de langues vivantes principalement de l’anglais accompagné de son staff ont rendu une visite de courtoisie à l'équipe de Ialtchad Presse.

Il est 9h 43 minutes quand le fondateur du centre américain Happinness et son staff sont arrivés au siège de la rédaction. Cette visite s'inscrit dans le cadre du vivre ensemble, de convivialité et de connaissance.

Joyeux, surpris et heureux, Abakar Bichara affirme que, « je suis surpris et je ne pensais pas voir tout ce que j'ai vu ». Il poursuit, « le centre a décidé de vous offrir la bourse d'anglais pour pouvoir maîtriser la langue anglaise dans un bref délai, car on ne va pas seulement s'arrêter là, on fera tout pour que vous maîtrisiez l'anglais dans un bref délai et nous vous encourageons énormément »

M. Abakar Bichara s’est dit surpris, enthousiasmé. Il ajoute qu'il fournira des efforts considérables à la base d'une réflexion personnelle pour aider le staff afin de relever le défi au préalable.  Et désormais à partir d'aujourd'hui, les staffs de Ialtchad sont vraiment les bienvenus au centre américain à tout moment, « matin, midi et soir. Ialtchad Presse a toujours fait brillamment la part des choses », a-t-il affirmé.

Noël Adoum

« Être à la Hama pour vous, ensemble faisons avancer le métier ».

Bello Bakary Mana, candidat représentant des médias privés à la Haute Autorités des Médias Audiovisuels (HAMA)

Qui suis-je?

Bonjour chers amis (es). Je suis Bello Bakary Mana, votre collègue journaliste, président Directeur général (PDG) du Groupe Ialtchad Médias et président de l’Association des médias en ligne du Tchad (AMET). Je suis diplômé en science politique et en journalisme (option presse écrite et radio). J’ai consacré plus de quinze ans de ma vie à la pratique du journalisme écrit, parlé, visuel et en ligne ici et sous d’autres cieux. En boutade je dis toujours « la presse écrite est mon âme. La radio est ma compagne. La télévision est mon invitée. Et la presse en ligne est mon « tout » ». Ma candidature à ce poste électif vise à faire avancer la cause des médias privés et à défendre celle des journalistes, peu importe leur provenance (publique ou privée). Je suis un homme ouvert d’esprit et engagé dans la vie associative. J’aime les gens, c’est pourquoi j’ai choisi le métier de journaliste.

Ma mission

Ma candidature à la Haute Autorité des Médias Audiovisuels (HAMA) a un double objectif:  défendre l'intérêt des journalistes et celui des organes de presse privés. Je vais œuvrer sans répit à la mise en œuvre de toutes les recommandations des médias retenues lors du Dialogue national inclusif et mentionnées dans le cahier de charges. Elles ont été reprises presque à l’identique et en totalité par le gouvernement d’union nationale du Premier ministre Saleh Kebzabo.


Mon projet

Mon projet tient en 9 points. C’est mon programme, je compte convaincre la HAMA pour qu’ensemble on le mette en marche.

1.Accès à l'information

C’est vital dans une démocratie. Et encore plus dans ce qui est désormais appelé « Refondation du Tchad » acté par un Dialogue national inclusif et souverain (DNIS). Mon combat, durant mon mandat à la HAMA, sera de faire un constant plaidoyer à l’interne comme à l’externe auprès des décideurs publics pour donner accès, sans condition, aux journalistes aux informations d’intérêt public. Je plaiderais pour faire voter une Loi d’Accès à l’Information pour faciliter l’accès aux sources d’informations.

  1. Viabilité du modèle économique de la presse

J’inciterai la HAMA à lancer une grande réflexion des acteurs médias (patrons de presse, journalistes, associations des médias, institutions, etc.) pour mettre en place un modèle économique viable qui fera vivre la Presse privée (écrite, radio et en ligne). Et ainsi la pérenniser. Des solutions existent, il suffit de se mettre au travail avec volonté et sérieux. Je vais également travailler à l’application de la Convention de Florence.

  1. Revalorisation conséquente de l’aide à la presse

Aujourd’hui l’aide à la presse est de 150 millions de francs CFA par an. Une promesse de doubler cette aide est faite, mais elle reste une promesse. Ce qui n’est pas rien, mais c’est peu pour ce que tout le monde s’accorde à nommer « le quatrième pouvoir », les médias. Il est vital donc de donner à ce pouvoir les moyens d’exister. Il faut commencer par le revaloriser avec une aide conséquente à hauteur de 1 milliard par an durant 5 ans. Ce qui serait juste et à hauteur de sa mission de chien de garde de la démocratie. La démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coup. L’aide à la presse dans des pays comparables au sahel est trois fois plus élevée que chez nous alors que ces pays sont trois fois moins riches.

  1. Formation / professionnalisation

La formation commence toujours par les infrastructures. Le projet d’ouverture d’une École de journaliste existe déjà dans les tiroirs. Accélérer la construction sur la parcelle de terrain octroyé par l’État. Je me donne comme objectif d’encourager la HAMA à réactualiser le projet pour en faire une vraie École des métiers des médias où on pourra aussi bien former des journalistes que les autres métiers sœurs tels que les monteurs, les réalisateurs, les techniciens de son et lumière, les webmasters, les développeurs de site web, les infographes, les maquilleurs, les recherchistes, etc. Il faut faire de ce projet une école de qualité et qu’elle devienne une référence régionale, voire continentale. C’est un projet créateur d’emplois pour les jeunes. Il faudra aussi s’assurer de donner des formations continues pour spécialiser les journalistes dans des domaines bien précis. Aussi, il faut mettre au cœur de ce projet les outils de la technologie de l’information et les nouveaux médias en développant une stratégie de lutte contre les ravages des « fakes news », la diffamation et la confusion entre le journalisme et la communication. 

  1. Loi sur la presse

Aider à adopter un statut particulier du journaliste et faire en sorte que le journaliste bénéficie d’un salaire ou d’un contrat et d’une protection sociale. La question de la judiciarisation ou de la dépénalisation du journaliste doit être fondamentale. La place du journaliste n’est pas en prison. Elle est dans la société. Un journaliste ne doit pas être inquiété par sa recherche de la vérité sur un sujet d’intérêt public. Je m’impliquerai pour alléger les sanctions contre la presse privée.

  1. Loi sur marché publicitaire

J’œuvrerai pour l’adoption d’une loi sur la publicité. Et je plaiderai pour que la Hama œuvre en ce sens pour que les médias privés bénéficient d’une réelle politique pour forcer les grandes entreprises privées, publiques ou parapubliques, la fonction publique à donner aux médias locaux, des marchés publicitaires et à accorder aux entreprises de presse des réductions d’impôts et des avantages fiscaux, etc. Il faudra aussi encourager les multinationales à faire leurs annonces dans les médias privés. Et inciter les opérateurs économiques nationaux à faire la même chose et à investir dans la presse privée.

  1. Médias en ligne

Les médias en ligne ont joué un grand rôle depuis deux décennies. Il leur faut reconnaissance et considération pour cela. Ils sont à l’avant-garde du changement du paysage et de la modernisation de la manière de livrer les informations. Je plaiderai pour qu’il n’y ait ni méfiance ni médisance entre les différents secteurs des médias. Je suis moi-même le pur produit de la presse écrite et de la radio. L’opportunité que les nouveaux médias donnent à notre métier est immense. C’est ce que j’appelle « le tout-en-un » (écrit, télé, radio) sur l’Internet.

  1. Stratégie et politique de lectorat et d’audimat

La HAMA doit avoir une stratégie et une politique destinée aux médias privés pour inciter les Tchadiens à s’informer à travers les médias locaux. Il faut également trouver une façon de faire payer par une lourde redevance nos ondes aux entreprises de presse étrangères qui émettent sur le territoire national. Je m’engage à pousser la HAMA pour qu’elle décourage la culture médiatique des responsables ou des leaders tchadiens qui snobent les médias locaux et sont pressés à accorder la primeur de leurs interventions aux médias étrangers. Alors que ces responsables doivent parler aux Tchadiens, dans toutes les langues, à travers les médias locaux. C’est aux Tchadiens qu’ils doivent rendre des comptes.

  1. Partenariat

Encourager les partenariats. Renforcer la coopération avec des institutions de régulation à l'échelle sous régionale, régionale et internationale.

Sincères salutations
Votre candidat
Bello Bakary Mana 

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