vendredi 2 décembre 2022

Journal

Journal (398)

Le conseil militaire de transition a atteint la barre de 100 jours passés à la tête du Tchad. L’occasion pour le président de l’UNDR, Saleh Kebzabo d’évaluer les actions de la junte militaire.

Tout d’abord, Saleh Kebzabo est revenu sur la décision de son parti, l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), de soutenir la transition.  Il est pour lui de souligner que cette décision reste encore incomprise de certains Tchadiens. Cependant, Saleh reconnaît que cette décision du bureau exécutif de son parti est certes difficile, mais salutaire. Car, estime-t-il, si la transition se réalisait, elle marquerait le premier moment du transfèrement pacifique du pouvoir politique dans l’histoire moderne du Tchad. « En mon âme et conscience, j’en suis satisfait et j’estime qu’elle a le mérite d’avoir permis de sauvegarder l’unité et la souveraineté du Tchad », affirme-t-il.

Sur le bilan des 100 jours de gouvernance de la junte militaire, le président de l’UNDR relève que la gestion est nonchalante. « … donnant le sentiment que le CMT et le gouvernement tardent à satisfaire les attentes légitimes du peuple », a noté Saleh Kebzabo.

Au premier titre de ces attentes, souligne le président de l’UNDR, demeure la question cruciale de l’organisation du dialogue national inclusif. Pour lui, ce dialogue est l’occasion pour rassembler tous les Tchadiens, par-delà leurs convictions religieuses, leurs différences politiques et leurs appartenances ethniques et sociales, autour d’une seule et même table pour discuter de notre avenir commun. Ainsi, SK dit réaffirmer son attachement au caractère inclusif de ce dialogue.  « J'appelle à un dialogue véritablement inclusif qui permettra aux Tchadiens de tourner résolument le dos aux démons de la haine et de la division, pour jeter les bases d’une communauté politique soudée et fière de sa diversité sociologique. C’est possible et le CMT doit s’y engager avec ardeur et conviction », lance-t-il.

Sur la mise en place des organes de transition, le président de l’UNDR relève aussi qu’il y a de la lenteur. Il évoque notamment la mise en place du Conseil national de transition (CNT), organe législatif. SK d’avertir que sa composition doit être faite de manière consensuelle et refléter la diversité des tendances politiques qui existent au sein de la nation. « La junte doit éviter la tentation de coopter des personnalités uniquement acquises à sa cause », met-il en garde.

Sur le plan administratif, SK se dit aussi écœuré par les nominations controversées faites par la junte au pouvoir. « Il ne devrait plus y avoir de clientélisme et de népotisme quand il s’agit d’occuper de hautes responsabilités d’État », fait-il la remarque.  Les seuls critères valables sont la compétence, une solide expérience et une probité à toute épreuve, souligne SK. Pour lui, la géopolitique doit être prise en compte. Sinon, prévient-il, l’on retomberait dans les dérives de l’ancien système tant décriées.

Sur la question de l’emploi, le président de L’UNDR souhaite qu’elle soit une priorité durant cette période de transition. D’après lui, les spectacles de désolation qu’offrent souvent les diplômés sans emploi doivent interpeller les consciences. La solution ne réside pas uniquement dans l’intégration à la Fonction publique, dit-il. « L’État dispose de nombreuses manettes pour occuper les jeunes et leur assurer une certaine autonomie pour préserver leur fierté et leur dignité », croit-il.

Sur la question de la sécurité des personnes et des biens, le président SK s’inquiète de la recrudescence de l’insécurité dans la ville de N’Djamena et d’autres provinces. Mais aussi, il n’a pas passé sous silence le phénomène de conflit agriculteurs-éleveurs.

Sur le volet économique et financier, SK dit inviter le gouvernement de transition à apurer la dette intérieure pour permettre la relance économique. Selon lui le gouvernement de transition ne doit pas s’embarrasser d’ambitions qui ne relèvent pas de son programme.


Pour conclure, le président de l'UNDR insiste sur la nécessité d’organiser des élections couplées (présidentielle et législatives) à la fin de cette transition. D’après SK, il apparaît judicieux que le gouvernement présente une feuille de route pour situer clairement les prochaines étapes importantes de la transition. « Toute autre manœuvre dilatoire ne rencontrera pas notre adhésion. Nous avons opté pour une transition de 18 mois, gardons le cap », rappelle SK.

Enfin, le président de l'UNDR de féliciter la junte au pouvoir pour le maintien de la paix et de la stabilité après le décès brutal du président de la République Idriss Deby Itno le 20 avril.


« 100 jours après, l’on peut considérer qu’une paix relative est assurée dans le pays », affirme-t-il. Toutefois, il invite les Tchadiens à demeurer vigilants pour l’aboutissement de ce processus et la consolidation de la paix. « C’est un acquis évident et nous nous y consacrerons », promet SK.

Le ministère de la Sécurité publique autorise de nouveau le mouvement citoyen Wakit tamma à manifester dans les rues de la capitale, N’Djamena.

La marche contre la confiscation du pouvoir par le Conseil militaire de transition (CMT) prévue par le mouvement citoyen Wakit tamma aura lieu. Dans un communiqué publié ce 28 juillet, le ministère de la Sécurité a autorisé les membres de ce mouvement à marcher pacifiquement le jeudi 29 juillet.

Cette marche a été prévue pour le 14 juillet. Mais le ministère de la Sécurité a modifié la date et les itinéraires. Ce qui a mécontenté les leaders du mouvement citoyen qui ont fini par ajourner la marche.

Pour la marche de ce jeudi, les itinéraires proposés par la coordination de Wakit tamma sont rejetés par le ministère de la Sécurité. C’est sur l’unique itinéraire, rond-point Hamama-palais du 15 janvier, que la marche est autorisée.

Réunis en urgence, les leaders de Wakit tamma ont accepté de respecter l’esprit du communiqué. « C’est pour montrer notre bonne foi », a avancé Me Max Loalngar, coordinateur du mouvement.

La coordination du mouvement citoyen entend, au cours de cette manifestation pacifique, dénoncer « la politique de la confiscation du pouvoir du CMT et exiger la révision de la Charte de transition et l’organisation d’une conférence nationale souveraine, inclusive et globale. »

C’est la deuxième marche autorisée du mouvement citoyen sous l’ère du CMT. La première, non autorisée, a été réprimée dans le sang le 27 avril.

Christian Allahadjim

Le samedi dernier, la réunion des leaders des associations des jeunes, convoquée par le CNJT, a viré au cauchemar. Des candidats boutés ont déchiré tous les documents afférents au processus de désignation. 

C’est un spectacle honteux que des leaders des associations des jeunes ont offert le samedi 24 juillet à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. Ce jour, le Conseil national de la Jeunesse du Tchad (CNJT) a convoqué ses leaders pour la désignation des représentants de la jeunesse au sein du comité d’organisation du dialogue national inclusif en vue. Mais très vite, la réunion s’est transformée en cauchemar. Des candidats qui ont vu leurs dossiers rejetés ont boudé et se sont mis à déchirer tous les autres dossiers se trouvant sur la table du présidium. Des images et des vidéos de cette scène ont fait le tour des réseaux sociaux.

D'après Mbairamadji Désiré, président de l’AJASSA, tout est parti de la mauvaise volonté du président du CNJT, Abakar Dangaya. « Nous avions tenu une réunion à la veille avec le ministre en charge de la Réconciliation pour retenir un schéma. Mais le jour J, Abakar a sorti une autre feuille de route de  son chapeau », fait-il savoir. Le schéma, selon ce qui est retenu avec le ministre de la Réconciliation, accorde une place au CNJT, une autre aux provinces et trois autres places aux jeunes de N’Djamena. « Le jour de la rencontre décisive, le président du CNJT a réparti les places avec des connotations divisionnistes. Il a parlé des nordistes, des sudistes, des francophones, des arabophones et la gent féminines », rapporte le président de l’AJASSA. Les contestations ont commencé à partir de là. Malgré tout, les leaders des jeunes ont accepté que le vote se passe. Là encore le CNJT est pointé du doigt d’avoir ourdi un plan. « Abakar s’est imposé en président du présidium. C’était cautionné. Ensuite certains candidats ont déposé séance tenante leurs dossiers. Enfin, le CNJT a validé 14 candidatures sur les 39 déposées sur la base de quoi on ne sait », décrit Mbairamadji Désiré.

Toujours selon lui, la goutte d’eau qui a débordé le vase est l’absence d’une candidature féminine parmi celles retenues. « Pourtant le CNJT a accordé une place à la gent féminine. Et il y avait dix candidatures féminines », se désole-t-il. Des voix féminines ont commencé par s’élever pour dénoncer ce coup. Le présidium, sous pression, a fini par retenir une candidate. Cela n’a pas pu calmer les tensions. Les autres candidats, boutés, se sont rués sur le présidium pour arracher. « C’était la pagaille. Les gens ont commencé par s’invectiver, mais ils ne sont pas des coups de poing », affirme le président de l’AJASSA. Pour Mbairamadji Désiré, le spectacle qui a été offert est un plan du CNJT. « C’est un boycott planifié par le CNJT qui veut faire passer son plan machiavélique qui consiste à proposer des personnes à son niveau », croit-il.

Finalement le processus de désignation des représentants de la jeunesse a été suspendu. En soirée, le CNJT publie un communiqué pour déplorer l’incident et se dédouaner de toute accusation. L’organe représentatif de la jeunesse d’indiquer les cinq représentatifs au comité d’organisation du dialogue national inclusif seront désignés de concert avec le ministère en charge de la Réconciliation parmi les 15 candidats retenus.

Christian Allahadjim

Le Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) demande au gouvernement de dissoudre immédiatement le CNDT, la CENI et le BPE qui sont désormais obsolètes, budgétivores et inopportuns.

Selon le communiqué de presse signé par le Secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation, Djassiri Ngar, il faut mettre en place une nouvelle forme de gouvernance électorale pour l’organisation des échéances électorales futures. Selon lui, le CNDP et la CENI étaient des organes paritaires (opposition et majorité), mis en place pour gérer les élections.

Il estime que la situation politique actuelle est caractérisée par une gouvernance de transition gérée le CMT et un gouvernement où participent tous les partis politiques qui ne se définissent plus en opposition ou en majorité pour assurer la continuité des services réguliers de l’État.

Toutefois, le secrétaire à l’information, à la sensibilisation et à la mobilisation du PLD, ajoute que les principales missions du gouvernement sont l’organisation d’un dialogue national inclusif et la préparation des élections libres, démocratiques et transparentes.

 

La station de l’Office national des media et d’audiovisuels (ONAMA) de Sarh et la RFI n’émettent plus depuis hier, 22 juillet. Pour cause, les deux émetteurs ont été endommagés par la foudre suite à une abondante pluie. Ialtchad a joint au téléphone notre collègue, M. Djoningar Ngarinan.

Selon le Chef de programmes M. Djoningar Ngarinan de la station ONAMA de Sarh que nous avons joint au téléphone, les émetteurs de la radio locale et de la RFI, la console, et la Télé test ont pris un coup et tout est grillé. D’après lui, ce dégât matériel a été causé aux environs de 8 heures 33 min par la foudre suite à une grosse pluie d’à peu près 110 millimètres enregistrée par la ville de Sarh ce  jeudi 22. « On est aux arrêts, les installations techniques sont endommagées. Cependant il n’y a pas de dégâts humains. Aussitôt saisi, le gouverneur de la province du Moyen Chari, Annadif Abakar Alkalil est venu constater les dégâts et compatir avec nous », dit-il.  Heureusement, les journalistes et techniciens en plein service étaient épargnés. Djoningar Ngarinan rajoute que le gouverneur a demandé avec insistance aux autorités de la communication de N’Djamena de se mobiliser plus promptement afin de remettre la radio en marche.Notre confrère précise que monsieur Annadif Abakar Alkalil a indiqué que, la radio est un outil de l’État qui informe au-delà des frontières. 

Lorsque nous avons cherché à savoir si un paratonnerre ne serait-il pas installé, le chef de programmes affirme qu’un paratonnerre a été installé il y a 3 ans déjà.  Les journalistes et techniciens de l’ONAMA de Sarh demandent les plus hautes autorités répondre à l’impatience de la population de la ville de Sarh et es environs.

Sarh (nommé Fort-Archambault jusqu'en 1972) faut-il le rappeler, est une ville du Tchad située au sud du pays, à proximité de la frontière avec la République centrafricaine. Avec plus de 200 000 mille habitants, c'est la troisième ville du pays après N’Djamena, la capitale politique, et Moundou, la capitale économique. La ville est grande, elle était en moyenne de 2000 hectares il y a quelques années. Aujourd’hui, elle est à plus de 3000 hectares avec une forte densité de population. Sarh compte en tout 29 quartiers. La ville a une population cosmopolite.  Elle est le chef-lieu de la région du Moyen-Chari et du département du Barh Kô.

Moyalbaye Nadjasna

L’Union africaine a fini par nommer un nouveau Haut Représentant (HR) pour superviser la transition au Tchad. Le choix est porté sur le diplomate congolais Basile Ikouebe, déjà désigné Représentant spécial de l’UA pour le Tchad.

Le bras de fer dure depuis un mois. Et ce jeudi 22 juillet, l’Union africaine a fini par faire machine arrière. À travers une note adressée à la mission permanente du Tchad auprès de l’UA, le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat a indiqué qu’en plus de son statut de Représentant spécial de l’UA, Basile Ikouebe assurera également la fonction de Haut Représentant de l’UA pour la transition politique au Tchad. Le diplomate congolais remplace le Sénégalais Ibrahima Fall. Cette nouvelle nomination vient mettre terme au bras de fer qui a mis aux prises les autorités de N’Djamena et la commission de l’UA. Même si N’Djamena n’a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle nomination.

La nomination de Pr Ibrahima Fall comme Haut Représentant le 2 juin par la présidence de la commission de l’UA n’a pas été du goût des autorités de N’Djamena. Sous prétexte qu’elles n’ont pas été informées formellement de cette nomination, elles ont boudé la venue de ce diplomate le 25 juin à N’Djamena. Avec cette nouvelle nomination, il est clair que c’est la personne d’Ibrahima Fall que les autorités de transition boudent. Et non la procédure de sa désignation.

Basile Ikouebe, ancien ministre des Affaires étrangères du Congo, est attendu à N’Djamena le 25 juillet pour la prise de contact avec les autorités, indique la note. Il a pour charges d’aider à : réviser la Charte de la transition, organiser un dialogue national inclusif, respecter le délai de la transition qui est de 18 mois, réformer le système électoral, respecter le principe de l’incompatibilité des autorités de la transition aux échéances électorales, etc.

Christian Allahadjim

La seconde phase du projet d'appui à la petite entreprise démarre bientôt.  L’association Bet ALNadjah (BAN) vient de lancer officiellement ce 22 juillet 2021 ses activités du programme chèque service Tchad au CEFOD.

L’association Bet ALNadjah initie un dispositif dénommé « chèque service ».  Ce dispositif vise à inciter les Petites et Moyennes Entreprises ainsi que les entrepreneurs à recourir aux prestataires de service afin d'évoluer dans leurs affaires. Selon la directrice générale Adjointe de cette association Mme Rohimy Carolle Ngomibé, Bet ALNadjah a pour objectif de faire connaître aux différents partenaires et prestataires de service l’existence de la mise en œuvre du programme chèque service Tchad.   Elle souligne aussi que, les deux jours d'atelier permettront aux consultants venus du Cameroun de présenter le programme de la mise en œuvre de ce nouveau dispositif.  Mme Rohimy Carolle Ngomibé insiste sur l’assiduité et la contribution de tous pour satisfaire les attentes.

Pour Altengar Bedaye, responsable de chèque service, le dispositif géré par les personnes formées permettra d'aider les jeunes entrepreneurs à améliorer leurs performances et de bien établir le business plan. Le business plan d’après lui, est un document de plan d'affaires qui renferme toutes les informations sur les projets. « Il permet de montrer aux bailleurs de fonds que le projet est viable pour être financé », rajoute-t-il. Selon lui, les consultants qui ont été envoyés par différents cabinets ont suivi une formation de trois semaines sont évalués positivement. Monsieur Altengar Bedaye précise qu’ils sont accrédités à délivrer le service sur deux produits notamment, le diagnostic d’entreprise et l’élaboration du business-plan.

Il assure également que l'équipe dirigeante de ce programme est capable de mener le service. Pour lui, ceux qui reçoivent l'agrément aujourd’hui sont habiletés à faire leur travail parce qu'ils ont reçu une formation et ont été ensuite évalués. « Officiellement, les cabinets vont être agréés pour exercer dans les dispositifs chèque service », informe-t-il.

Concernant le mécanisme du dispositif de gouvernance de chèque service, il relève qu’il y a un comité de pilotage qui fait un examen minutieux du programme avec son staff. Ce comité explique-t-il, est ensuite évalué par la gouvernance de programme d’activité. « Une brigade de contrôle, les agences de distribution, etc. et au bout de la chaîne se trouve un mécanisme de coordination qui joue un rôle de courroie de transmission entre les différents partenaires », indique-t-il.

La remise du chèque de financement est prévue pour demain en présence du bailleur notamment, l’Agence Française de Développement (AFD). Et l’atelier en question va durer deux jours.

Koumassen Juste

Les diplômés en instance d’intégration ont tenté de perturber le déroulement du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) hier. La Police en a interpellé 39 d’entre eux.

Ils ont promis et ils l’ont fait.  Les diplômés en instance d’intégration à la Fonction publique ont tenté de perturber le bon déroulement du Brevet de l’enseignement fondamental (BEF) hier, 21 juillet à N’Djamena.  Aux centres d’Habbena, Gassi, Atrone, Amtoukouin et Walia, ils ont font irruption dans les salles d’examen, demandant aux candidats de vider les salles. La panique s’est installée. Mais la situation a été très vite contrôlée. La Police est intervenue sans pour autant semer davantage la panique avec des lacrymogènes. Bilan, 39 membres de la plateforme sont interpellés. « 34 ont été relâchés aussitôt, mais ce sont les 5 d’entre eux qui ont été gardés. Les deux autres sont au niveau de CSP9 et les 3 autres dans un lieu inconnu », affirme Ndingadjinan Thomas, un des leaders de la plateforme des diplômés en instance d’intégration.

Selon M. Ndingadjinan Thomas, c’est une action non violente qui a été menée. « On avait le plus poliment possible demandé à nos cadets de ne pas composer cet examen », dit-il. D’après lui, la Fonction publique est saturée, référence à la déclaration du ministre, pourvoyeuse d’emploi. « Si c’est le cas, ça ne sert à rien de continuer par former les gens. Autrement les cadets perdent leur temps à composer ces examens », lâche-t-il.

Toujours selon lui, les actions revendicatives vont continuer. « Que les autorités nous trouvent une solution, l’emploi. Et tout va s’arrêter ».

En rappel, la plateforme des diplômés revendique l’intégration de 13 202 candidats à la Fonction publique. Ce chiffre représente le reste 20 000 intégrations qu’avait promis le défunt président de la République Idriss Déby Itno en 2019. « Ce restant, avait déclaré le défunt président, doit revenir aux enfants des pauvres que nous sommes. C’est ce que nous revendiquons », rappelle Ndingadjinan Thomas. Depuis fin 2020, aucune intégration n’a été faite. Et depuis lors, la plateforme est au four et au moulin pour avoir satisfaction. Manifestation, sit-in, sont des voies qu’elle utilise pour protester contre le silence du gouvernement.  

Christian Allahadjim

Après une Assemblée Générale (AG) tenue ce 21 juillet, au sein d’Exxon Mobil, le personnel d’Esso Tchad décide de lever leur mot d’ordre de grève pour reprendre le travail demain 22 juillet afin de poursuivre avec les négociations. Ialtchad presse revient sur la rencontre avec le Premier ministre de transition.

Fin temporaire de la grève des employés d’Esso Tchad enclenchée depuis le 25 juin. Ce mercredi 21 juillet, l’assemblée générale tenue par les employés a accepté la proposition faite par la direction d’Esso Tchad lors de la rencontre avec le Premier ministre de transition le 19 juillet. D’après la porte-parole du personnel d’Esso Tchad, Dahassael Dekoudou, il a été proposé la suspension de la grève avant toute négociation. « C’est ce que le personnel a accepté lors de l’AG », déclare-t-elle. Le travail reprend dès le 22 juillet pour les grévistes. Et ce, jusqu’à nouvelle décision de l’AG.

La rencontre avec les membres du gouvernement

C’est une deuxième rencontre entre le Premier ministre de transition, Pahimi Padacké Albert. Cette fois-ci c’était en présence de la présidente directrice générale d’Esso Tchad, des délégués du personnel d’Esso Tchad que la réunion a eu lieu ce 19 juillet, à la primature.

Selon la porte-parole de la délégation d’Esso Tchad, Dahasseal Dekoudou, la rencontre du 19 juillet a lieu en présence du Premier ministre de transition (PMT), du ministre de la Fonction publique, celui du pétrole, des conseillers à la présidence de la République et des délégués du personnel d’Esso Tchad. D’après elle, le motif de cette rencontre était que le PMT voulait savoir où se trouve le blocus puisque c’est depuis le 25 juin que les employés d’Exxon Mobil sont en grève suite un certain nombre de revendications relatives à la vente des actifs d’Esso Tchad à une autre compagnie. « On a fait comprendre au PMT  que le blocus n’est pas du côté des employés parce que nous avons eu une première rencontre avec le Premier ministre de transition le 28 juin 2021. Et depuis cette rencontre nous n’avons pas rencontré la direction générale en face pour commencer avec les négociations », raconte Dahasseal Dekoudou. Pour elle, le Premier ministre a compris que le passé reste passé et qu’il faudra s’asseoir pour négocier. Malheureusement, la négociation était conditionnée par la reprise du travail, déplore-t-il. « On n’arrive pas à comprendre pourquoi la direction générale d’Esso Tchad ne veut pas négocier avec les employés pendant la période de grève alors que notre code de travail stipule que pendant la période de grève, les négociations doivent fonctionner », dit-elle.

La porte-parole de la délégation d’Esso Tchad affirme que le syndicat dit repartir vers la base pour leur demander de reprendre avec le travail, le temps d’attendre les propositions de la direction générale d’Esso Tchad. « La présidente directrice générale nous a fait comprendre qu’elle a montré sa bonne foi en remettant une enveloppe scellée au gouvernement, notamment au ministre de la Fonction publique et du dialogue social. Cette enveloppe paraît mystérieuse pour nous parce que cela fait un laps de temps pendant qu’elle était en congé qu’on entendait parler de cette enveloppe, mais personne ne nous a divulgué le contenu. Pourquoi tant de mystère autour de cette enveloppe ? », se demande-t-elle.

Dahasseal Dekoudou rajoute qu’ils leur ont clairement fait comprendre qu’ils vont repartir avec ce message vers la base pour discuter. C’est à la base de donner un mandat dans des conditions bien prescrites, bien décrites. « Nous allons avoir une Assemblée générale aujourd’hui, 21 juillet 2021, pour repartir au niveau du ministère du Pétrole pour faire le compte rendu. À la rencontre du 19 juillet, le contenu de l’enveloppe n’a toujours pas été dévoilé. On leur a clairement dit que notre compte épargne, c’est notre argent que nous avons cotisé chez eux, donc, si Esso Tchad veut plier bagage, il doit nous restituer cet argent », souligne-t-elle.  Pour la porte-parole de la délégation d’Esso Tchad, la majorité des employés d’Esso Tchad a plus de 15 ans d’expérience. La compagnie s’est fait beaucoup de bénéfice en nationalisant les postes à 98% moins cher par rapport aux expatriés. « Au début, la direction générale d’Esso Tchad ne voulait pas négocier, mais la convocation a eu lieu grâce au PMT. Il s’est saisi du dossier. Pour l’heure, la grève n’est encore levée. C’est l’AG d’aujourd’hui 21 juillet qui déterminera si la grève sera suspendue ou pas », conclut Dahasseal Dekoudou.

Allarassem Djimrangar

Les fidèles musulmans du monde et en particulier, ceux du Tchad, ont commémoré hier, mardi 20 juillet la fête de Tabaski ou Aïd el-Kébir qui veut dire grande fête de sacrifice. Ce grand moment fait partie des piliers de l’Islam, le Secrétaire Général (SG) du Conseil Supérieur des affaires islamiques (CSAI) du Tchad, Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane explique ici le sens de la Tabaski.

Hier mardi 20 juillet, c’était la fête de la Tabaski ou le sacrifice d’Ibrahim (ou Abraham). Des centaines de millions des musulmans qui sont nantis ou peuvent le faire immolent qui un mouton, un chèvre, un bœuf et un chameau. C’est aussi la grande fête musulmane marquant la fin du hadj, pèlerinage à la Mecque. Pour le SG du CSAI du Tchad, M. Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane, toute communauté religieuse a une fête. Et la communauté musulmane en a deux fêtes : la fête de ramadan (Eïd al adha) et la fête de Tabaski (Eïd el kebir).  Le Cheikh souligne que c’est l’occasion d’exprimer sa joie et de remercier Allah le Tout Puissant pour ses biens faits. « La Tabaski est une tradition du prophète Abraham qui a vu dans le rêve qu’il doit sacrifier son fils Ismaël, c’est un ordre divin, il a honoré le rêve, mais Allah lui a envoyé l’ange Gabriel avec un mouton à la place de son fils », explique-t-il. Au sujet du sacrifice du mouton, le SG, précise que le sacrifice n’est pas obligatoire. C’est semi-obligatoire appelé en arabe sunna qui veut dire selon votre moyen, avant d’ajouter que si l’on n’a pas de moyens, on n’est pas obligé. « Beaucoup de musulmans disent que si on commence le sacrifice, on n’arrête pas. Ce n’est vrai. Vous pouvez faire de sacrifices pendant 20 ans et que cette année, vous n’avez pas de moyens, vous n’êtes pas obligé de le faire », dit-il. M. Abdaldayim note toutefois que les musulmans pauvres qui n’ont pas de moyens ne sont pas obligés.

Sur la question de la taille de l’animal qu’il faut immoler, le Cheikh souligne que c’est selon les bêtes. « Pour le mouton, il faut qu’il atteigne une année. Pour la chèvre, il faut une année et plus. Pour le bœuf, il faut 4 années et pour le chameau, c’est 6 ans », précise-t-il.  À propos du comportement des fidèles musulmans pendant la fête, il affirme que les fidèles musulmans doivent exprimer leur joie tout en étant solidaires avec les pauvres qui n’ont pas les moyens d’être dans la joie comme eux. Il lance un appel à ceux qui sont nantis d’aider les pauvres. Il recommande aux jeunes qui profitent de cette occasion d’aller dans les bars, de ne pas le faire, avant de souligner que c’est des lieux souillés. « C’est un jour de pardon et de partage. C’est à cette occasion qu’on demande pardon à son voisin ou à son frère. C’est aussi un moment de prière et d’adoration », affirme Cheikh Abdaldayim Abdoulaye Ousmane. Pour le rite de la fête, il ajoute qu’il n’y a pas de rite, il faut juste respecter ce qui est écrit. Selon lui, le jour de la fête, il faut aller à la prière du matin avant de venir immoler son animal. Il ajoute que, celui qui immole son animal avant la prière, ce n’est pas considéré comme un sacrifice.

Cette fête religieuse tire son origine du sacrifice d’un mouton que Abraham a fait sur un autel à Allah, en remplacement de son fils Isaac. D’où l’appellation « fête du sacrifice », communément appelé « fête du mouton ».

Jules Doukoundjé

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

-Vos Annonces sur le site Ialtchad Presse-

  1. Divertissement
  2. Sports
  3. Mon Pays

Votre Publicité sur Ialtchad Presse