samedi 26 novembre 2022

Journal

Journal (389)

La tension entre la société américaine Exxon Mobil au Tchad et ses employés continuent. Les employés ont envahi la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Komé 5. Ils s’insurgeaient contre une éventuelle visite de la représentante de la société Savana Energy l’acheteur des actions d’Esso-Tchad. Le secrétaire général du Petrosynat nous retrace le film de l’évènement d’hier 28 août.

Le SG du PETROSYNAT M. Noubaïssem Christian, indique que la tension est très tendue entre Esso-Tchad et ses employés. Depuis, le 27 août à Komé 5, base du site pétrolier dans la province du Logone oriental, au sud du pays, les employés ont envahi la piste d’atterrissage de l’aérodrome. Par cette action ils veulent empêcher la visite terrain du site de Komé 5 par le staff d’Esso-Tchad et la représentation de la société Savana Energy, explique M. Noubaïssem Christian. « D’abord tout a commencé le lundi, la Directrice générale Exxon Mobil au Tchad Mme Carole Galle, voulait coûte que coûte descendre sur le terrain avec la société Savana Energy. Pourtant, les parties étaient en négociation, il n’y a aucun point de compromis, aucune avancée. La direction générale aurait proposé 1000 dollars, environ 600 mille F CFA comme prime de  séparation. 1000 dollars pour des gens qui ont travaillé pendant une vingtaine d’années cela ressemble à une insulte »,  dit-il. D’après le syndicaliste, les employés soulignent que, si la société Savana Energy vient sur le site faire ses inventaires, au retour, ils vont certainement signer l’acte de vente. Les employés, dit-il, ne sont pas d’accord avec cette visite. « Le matin, malgré cette tension, Mme Carole Galle tenait à venir et les employés ont ramassé les véhicules pour aller déposer sur la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Komé 5. La sécurité privée en protection informée les prévient que même s’ils viennent, ils ne peuvent pas descendre par rapport à ce qui se passe sur le terrain. Ils ont annulé de facto le vol », déclare-t-il.

le SG du PETROSYNAT rapporte que, les employés se sont mobilisés sur la piste le mardi, « l’avion qui va atterrir n’a qu’à atterrir sur eux et les écraser tous pour libérer la piste. »  Selon le SG, les employés ne l’ont informé qu’hier 27 août vers 9h, ils ont remarqué une forte présence des gendarmes qui ont foncé l’entrée où se trouvaient les agents privés de sécurité. « Ce qu’il faudrait noter, c’est d’abord une violation, car pour entrer dans Komé, il faut passer par quarantaine. C’est pour la première fois que la sécurité entre avec des armes sur le site », affirme le SG. Pour lui, les employés se seraient rapprochés des gendarmes qui leur disent qu’ils ont reçu l’ordre d’entrer, mais ne feront aucun mal ni laisser un avion quelconque atterrir.

M. Noubaïssem Christian dit qu’après échange amical entre gendarmes et employés d’Exxon Mobil, une partie des gendarmes est repartie avant de préciser qu’on signale encore ce matin la présence de 4 gendarmes.

« Une partie des employés affirme que la présence de ces gendarmes est comme on dit « anguille sous roche ». Donc ils ne bougeront pas très loin et s’ils voient un avion quelque part, ils vont repartir sur la piste », rajoute le syndicaliste. Hier poursuit-il, une délégation a quitté Ndjamena pour venir voir la DG d’Esso au sujet de la présence des gendarmes sur le site, elle aurait nié. Pourtant, déclare le SG, les employés auraient appris qu’elle a  communiqué et même rendu visite au détachement de sécurité qui s’occupe de la protection du secteur pétrolier. Une rencontre avec le ministre de tutelle est prévue ce 28 août.

Rappelons que le bras de fer entre Esso-Tchad et ses employés a commencé depuis juin 2021. Ce géant pétrolier américain envisageait une éventuelle vente de ses actions à la société Savannah Energy (présente seulement au Niger et au Nigéria). Le personnel exige que tous ses droits soient versés avant toute vente ou tout rachat. Ils déclarent ne pas vouloir se faire piéger. C’était le cas des anciens personnels d’autres sociétés pétrolières qui avaient exercé au Tchad entre autres, TTC, Pride Fora sol.

À suivre…

Moyalbaye Nadjasna

Suite à la suspension du président de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) M. Max Loalngar, par le conseil d’administration de cette institution, la plateforme Wakit Tama pointe du doigt l’œuvre des autorités du CMT qui chercheraient à diviser les leaders des plateformes et des organisations de la société civile.

La coordination nationale de la plateforme Wakhit Tama condamne la suspension du président de la ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH), M. Max Loalngar par les membres du Conseil d’orientation et de contrôle (COC) de la LTDH. Selon le porte-parole de Wakit Tama, Barka Michel, la plateforme condamne cette tentative de division des membres de la plateforme.

M. Barka Michel met en garde le CMT, le gouvernement de transition et la France, alliée du CMT tenteraient de manipuler les forces vives de la nation tchadienne. Le syndicaliste soutient que le peuple tchadien est debout jusqu’à la victoire finale. Et jusqu’à ce que le soleil de justice se lève sur le pays. La coordination Wakit Tama informe les Tchadiens, l’opinion nationale et internationale et la diaspora qu’une chasse à l’homme est lancée par les autorités du CMT et le gouvernement de la transition contre les leaders de la plateforme. Il déclare que le CMT, le gouvernement de la transition et leurs soutiens seront tenus pour responsable de tout ce qui arrivera aux leaders de Wakhit Tama.

Jules Doukoundjé

Par deux résolutions prises le 23 août dernier, le Conseil d’orientation et du Contrôle COC de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) a suspendu son président, Me Loalngar Yogangnan Maxs. Par un communiqué le président évincé ou en voie de l’être a réagi hier 26 août en clamant une manœuvre de forfaiture, selon ses mots.

Le Conseil d’orientation et du contrôle (COC) de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH) a l’issue de son conseil extraordinaire, tenue le 23 août suspend Me Loalngar Yogangnan Max, président de la LTHD et réhabilite à ses fonctions, M. Oyamta Baldal, Coordonnateur national du LTDH licencié, le 17 août passé. Désormais, c’est Me Adoum Mahamat Boukar qui est désigné pour assurer l’intérim de la présidence de la LTDH jusqu’ au prochain congrès, indiquent les conseillers. Le COC reproche au Président évincé, le non-respect des textes statutaires et règlementaires, de son engagement personnel vis-à-vis du 9e congrès ordinaire tenu en janvier 2020, de ne pas faire de la politique active. Les conseillers lui reprochent également d’engager la LTDH dans une politique politicienne avec les plateformes « Wakit Tama » et « Consensus ». Dans la résolution 2 du COC, les conseillers notent une absence totale du président de la LTDH, le non-respect de la feuille de route établie après le congrès, la confiscation d’informations aux autres membres du COC, des déclarations non fondées et propos isolants à l’égard des partenaires de la LTDH.

À propos de la réhabilitation du Coordonnateur national, le COC précisé que la décision du licenciement pris par le désormais ex-président Me Max est irrégulière du point de vue statutaire et règlementaire. Le COC brandi cite les articles 42 des statuts et 59 du Règlement intérieur (RI) de l’organisation.

Le président déchu, Me Max Loalngar, réagit par un communiqué de presse et informe les militants et les sympathisants de la LTDH ainsi que l’opinion qu’il a apprise non sans enchantement, qu’une partie des conseillers triée réunit en Assemblée Générale  extraordinaire, du Conseil d’orientation et du contrôle COC, le 23 août, l’aurait suspendu de ses fonctions. Il ajoute que, le COC aurait désigné un président intérimaire tout en rétablissant le coordonnateur national, employé de la LTDH licencié par ses soins il y a peu.

Selon lui, il s’agit d’une pure forfaiture et d’une manœuvre destinée à poursuivre la dilapidation des maigres ressources de l’organisation. « En vertu des statuts et règlement intérieur de la LTDH, le président est élu par le congrès et non par le collège des conseillers. Et le président intérimaire n’est pas élu, mais détient ses prérogatives de l’empêchement du président élu », explique Me Max. Il soutient que, si l’article 14 du statut dispose qu’une session extraordinaire du COC peut être convoqué par le président, à la demande de 2/3 de ses membres, l’article 22 du RI précise très clairement que « le président du COC convoque et préside le conseil ordinaire et extraordinaire » aussi, une session du conseil du COC tenue en dehors de son président est une pure forfaiture. »

Le président de la LTDH suspendu trouve hallucinant qu’une équipe soucieuse de son bon fonctionnement en vienne à suspendre son président simplement pour son activisme en se basant sur des affirmations gratuites et mensongères. « Là où le bât blesse, c’est de rétablir dans ses fonctions un employé licencié sans aucune mise en garde ni un audit indépendant alors qu’un rapport de médiation établit sans ambages qu’il s’est rendu coupable de mauvaise gestion des ressources et d’abus des biens de l’organisation, en plus de moult actes répréhensibles qui impactent négativement la vie de l’organisation », note-t-il. Pour lui, même si l’on voulait faire supporter par les militants, les travers révélés par le rapport de médiation divulgué, le 17 juillet 2021, il serait judicieux de les informer préalablement.

Me Max Loalngar, informe qu’il n’entend pas à se soumettre aux résolutions du 23 août.  Il déclare que ces résolutions sont nulles et non avenues. Il affirme ne plus être complice de malversations au préjudice de l’organisation. « Le coordonnateur national ne fait plus partie de la LTDH à cause de son licenciement pour faute lourde et ne saurait engager la LTDH », conclut Me Loalngar Yogangnan Max.

Sur les antennes de la radio FM liberté, ce matin 27 août, Me Loalngar affirme qu’il engagera des poursuites judiciaires et s’attaquera à cette décision de suspension qu’il qualifie de nullité absolue.

Moyalbaye Nadjasna

La Haute Autorité des médias et l’audiovisuel(HAMA) vient de clore les deux jours de réflexion et d’échange avec les responsables des médias. C’est au cours d’une cérémonie assortie des résolutions et des recommandations qu’a pris fin hier, 26 août dans un hôtel de la place que la rencontre.

Deux jours de réflexions et d’échange entre la HAMA et les médias sur le thème, « le rôle et missions des médias: avant, pendant, et après le Dialogue national inclusif (DNI) », ont accouché des résolutions et des recommandations. Au Conseil Militaire de Transition (CMT), les participants l’encourage à tendre la main à tous les Tchadiens et de tout mettre en œuvre pour assurer le bon déroulement de la phase préparatoire du DNI, considérer non seulement les médias comme des canaux d’information, mais des acteurs à part entière et les impliquer dans toutes les phases du dialogue, soutenir les médias dans leur mission régalienne et particulièrement dans la couverture médiatique de cette rencontre, doter la maison des médias du Tchad d’une salle multimédia, assurer la sécurité des journalistes et leur faciliter l’accès à l’information, réintégrer l’enseignement de l’éducation civique et morale dans les programmes scolaires.

Concernant les résolutions, les médias s’engagent entre autres : à assurer une large couverture médiatique des travaux du DNI, se conformer aux règles de l’éthique et de la déontologie du métier, résister aux manipulations et éviter les partis pris, sensibiliser la population tchadienne à un engagement civique ou un contrôle civique des actions publiques, promouvoir la solidarité et la confraternité entre les peuples tchadiens.

Le président de la HAMA, Dieudonné Djonabaye demande aux responsables des médias à la clôture des travaux de demeurer toujours dialecticien. Selon lui, la seule arme efficace et redoutable est le verbe sinon la liberté d’expression. « Cette liberté d’expression nous devons en faire bon usage en apportant notre contribution à la construction de la nation tchadienne. Ce n’est pas avec la violence que nous allons bâtir la fondation de notre pays », soutient-il. M. Djonabaye rappelle que la conférence nationale souveraine était couverte seulement par la presse d’État, mais cette fois, le DNI va se tenir dans une période riche de notre histoire. « C’est la démocratie pluraliste avec une presse plurielle et diversifiée. C’est l’occasion pour vous de peser de vos écrits sur le processus du dialogue. Nous n’avons aucune intention de vous loger dans un cadre, c’est une adresse à plus d’ardeur à conquérir plus d’espace de liberté, de donner la parole à tous les acteurs », argue-t-il.

Le président de la HAMA dit aux médias qu’ils doivent par leurs plumes amener leurs compatriotes à accepter les débats contradictoires afin de ne plus se battre avec des canons. Il ajoute que les médias doivent pratiquer un journalisme saint aux fins de favoriser une cohésion sociale saine. M. Djonabaye précise que le journalisme est un métier qui exige du savoir-faire, des aptitudes et des compétences précises, « regard, qualité d’écoute, relation des faits, soucis des lecteurs ou auditeurs. » Il affirme enfin que, les journalistes doivent être utiles à leurs compatriotes par la culture de la paix et du dialogue.

Moyalbaye Nadjasna

Celui que ses fan ont surnommé « Dougli », le lion en langue goranne n’est plus. L’ex-président tchadien Hissène Habré est décédé ce mardi matin à Dakar suite de covid-19. D’un côté plusieurs voix s’élèvent pour apprécier l’homme d’État qu’il a été. De l’autre côté ils critiquent sa gestion.

L’ancien président Hissein Habré est décédé ce mardi 24 août des suites de la covid19 à l’âge de 79 ans. Il avait été hospitalisé ces derniers jours à Dakar au Sénégal où il purgeait sa peine de prison à perpétuité, après avoir contracté la maladie. Hissein Habré était arrivé au pouvoir le 7 juin 1982 en marchant sur la capitale, N’Djamena pour déloger son frère ennemi Goukouni Weddeye. Habré était resté à la tête du pays durant près de 8 ans avant d’être renversé par le défunt président Idriss Deby en décembre 1990. Ses années de pouvoir sont marquées par de nombreux crimes. Une commission d’enquête après sa chute parle de 40.000 morts. Au Tchad, la nouvelle du décès de l’ancien l’homme fort a surpris bon nombre de défenseurs des droits de l’homme et certains opposants qui trouvent en lui, un compatriote qui aimait son pays, malgré les crimes qu’il a commis contre son peuple.

Pour Salibou Garba, président du parti Alliance Nationale pour la Démocratie et le Développement (AND), parti d’opposition, l’ex-président est un patriote et un homme moulé dans la lutte contre l’impérialisme. Il affirme que Hissein Habré était comme la plupart des révolutionnaires qui étaient marxistes bolcheviques et que c’est ce qui explique la brutalité de son style et de sa rigueur et surtout le refus de la corruption et la gabegie. L’homme politique confie que le natif de Faya, dans l’extrême du pays, est un organisateur rigoureux, hors-norme et qu’avec lui, l’on ne jouait pas avec le denier public et l’État tchadien était vraiment un État respecté par ses voisins. Salibou Garba a toutefois nuancé ses propos avant de marteler que pendant le règne de l’ex-dictateur, il s’est passé des choses atroces et qu’il n’était pas le seul responsable de toutes ces atrocités et barbaries. Ce dernier affirme avoir fait connaissance de l’ancien homme fort du pays avant d’indiquer que c’était Hissein Habré qui lui avait demandé de rentrer quand il était en exil au Cameroun. « Quand j’étais rentré, il m’avait reçu et me disait : je ne pensais pas que vous allez accepter de rentrer, parce qu’on m’accuse de tuer les gens et les jeter dans le fleuve », confie l’opposant.

Au sujet du rapatriement de la dépouille de l’ancien président, le président de l’AND souligne qu’il faudra s’activer pour acheminer le corps du lion du désert. M. Salibou Garba estime que l’ancien président a assez connu l’humiliation lors de son procès et qu’il est du devoir des Tchadiens de le pardonner et d’accepter que sa dépouille vienne reposer sur sa terre natale.

La mort de Hissein Habré a surpris beaucoup de Tchadiens qui sont restés sur leur soif de voir l’ancien dictateur purger sa peine à perpétuité. Pour le président d’honneur de la LTDH et vice-président de la fédération internationale des droits de l’homme, Dobian Asngar, la mort est toujours quelque chose de triste et qu’on aurait souhaité que l’ex-chef d’Étatt soit en vie pour pouvoir comprendre le sens de la cruauté qu’il a fait aux gens. Selon lui, en tant que défenseur des droits humains, l’on ne peut pas se réjouir de la mort d’un humain. « Nous ne l’en voulons pas jusqu’à sa mort. Le sens de notre combat est qu’il soit en vie pour répondre » précise-t-il. Dobian Asngar affirme que la mort de Hissein Habré doit servir de leçon aux autres apprentis dictateurs qui tenteraient de faire la même chose, avant d’ajouter qu’il n’est pas contre le rapatriement de la dépouille de l’ex-président. Abondant dans le même sens Me Jacqueline Moudeina dit qu’elle n’a pas de commentaire à faire sur la mort d’un être humain et de surcroît un compatriote, avant d’ajouter qu’il faut laisser la famille organiser et vivre le deuil. À propos du procès, l’avocate des victimes de Hissein Habré précise que la mort ne met pas fin au combat et qu’il faut attendre après les obsèques avant de parler du procès.

Jules Doukoundjé  

Après avoir participé brillamment à la 7e édition du championnat africain de basketball de moins de 16 ans en Égypte, les Sao sont rentrés le 18 août passé. Ils ont été accueillis triomphalement à l’aéroport  et raccompagnés jusqu’au quartier Sabangali par les supporters. Aussitôt rentré, l’équipe des Sao junior de Basket, demi-finaliste du championnat africain de Basketball (U16) a été reçue à la présidence de la République  par le président du CMT Mahamat Idriss Deby Itno.

Le président du CMT en recevant la jeune équipe de basket a fait une promesse. « À cette occasion, nous avons instruit la construction d’un stade de basketball et l’octroi d’un bus de transport pour aider et encourager cette talentueuse équipe à faire briller davantage le nom du Tchad lors des prochaines éditions »

Le Championnat d’Afrique des Jeunes dénommé « FIBA U16 African Championship » est une compétition des équipes nationales de jeunes du Bureau Régional Afrique de la FIBA (Fédération Internationale de Basket-ball). Ce tournoi met en compétition des jeunes équipes africaines. Les finalistes ont droit de se qualifier pour les mondiaux U17. Un tournoi qui est à sa 7e édition après la première édition qui a eu lieu à Maputo (Mozambique) en 2009. Il se joue tous les deux ans.

Le Tchad, présent à la compétition a fait bonne impression à cette septième édition dès sa première participation. Les jeunes joueurs ont montré l’étendue de leurs talents lors de ce rendez-vous.

Pour cette édition de 2021, sept équipes nationales s’affrontent chez les garçons en poule unique. Les quatre premiers du groupe joueront les demi-finales. Les sept nations participantes sont : l’Égypte, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Mali, l’Ouganda dont le Tchad.

Du côté des filles, on constate la participation des mêmes équipes à l’exception de la Côte d’Ivoire. Elles seront donc 6 formations à se disputer le trophée. Les quatre premières équipes, après les cinq matchs de groupe, regagneront les demi-finales tout comme chez les garçons.

C’est pour la première fois que le Tchad a pris part à cette compétition. Il a été éliminé en demi-finales par l’équipe malienne sur un score de 70 à 40. Les joueurs rentrent avec quatre trophées, remportés individuellement.

Mahamat Kao Adoum

La nomination par arrêté des membres du comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI) continue de créer de scission. Le coordonnateur de la plateforme Le Tchad d’Abord, Mahamat Saleh Moussa dénonce la méthode de désignation et appelle le Premier ministre de transition à retirer cet acte qui divise et de procéder à sa révision conformément aux listes transmises par les corporations, et en cohérence avec le décret mettant en place le CODNI.

La publication de l’Arrêté N°0546/PCMT/2021 du 13/08/2021 portant nomination des membres du Comité d’organisation du Dialogue National Inclusif continue à soulever des contestations. Beaucoup de partis d’opposition démocratique et certaines plateformes des organisations de la société civile se disent sceptiques et dénoncent la méthode de désignation des membres du comité d’organisation du dialogue national inclusif. C’est le cas récent du chef de fil de l’opposition démocratique, le président de l’URD, Félix Néalbé qui a claqué la porte ce vendredi. Certaines plateformes comme la Plateforme le Tchad d’Abord exprime aussi son étonnement et ses réserves vis-à-vis de cet acte. Pour le coordonnateur de la plateforme le Tchad d’Abord, Mahamat Saleh Moussa, la mise en place du Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif (CODNI) a clairement mis en évidence les quotas par corporation, permettant au Ministère d’État Chargé de la Réconciliation Nationale et du Dialogue de contacter les différentes entités afin de désigner leurs représentants.  Il affirme que les corporations ont pu transmettre la liste de leurs représentants dans l’optique de disposer d’un CODNI consensuel et représentatif dans sa composition. « Nous constatons avec regret que ledit Arrêté n’a ni respecté les listes transmises ni suivi l’esprit global du Décret N°101/PCMT/PMT/2021 du 02/07/2021 portant création d’un Comité d’Organisation du Dialogue National Inclusif, et pire, a plutôt exacerbé les tensions et les réserves des parties prenantes dans le cadre de ce processus qui se veut apaisé. », dénonce M. Mahamat Saleh Moussa.  Selon lui, compte tenu du contexte particulier dans lequel notre pays se trouve, avec notamment cette période de transition, il est plus qu’important de privilégier les intérêts du Tchad et d’adopter une approche sincère, inclusive et fortement basée sur le respect des engagements et des procédures. Il estime que dans la logique de recherche de l’apaisement en cette période de transition, pour valoriser sincèrement le Tchad dans une approche inclusive et transparente, cet acte compromet significativement les bases de ce Dialogue qui est l’élément clé de la transition et que les Tchadiennes et les Tchadiennes appellent de tous leurs vœux. « Nous demandons donc à Son Excellence Monsieur le Premier Ministre de Transition de retirer cet acte et de procéder à sa révision conformément aux listes transmises par les corporations, et en cohérence avec le Décret mettant en place le CODNI », souhaite ce dernier.

La Plateforme tient à préciser qu’elle attache un prix au maintien de l’apaisement, et appelle les différents acteurs à s’inscrire dans une approche objective, transparente et patriotique pour éviter de compromettre l’aboutissement de ce processus qui se veut réparateur et rassembleur pour le pays. Il convient de rappeler que la Plateforme le Tchad d’Abord qui regroupe en son sein 54 associations dispose de représentations dans les Provinces. Il est défini comme un cadre citoyen qui se fixe comme objectifs l’amour de la patrie, la culture du brassage, l’acceptation de tous, le vivre ensemble, la paix et l’unité du Tchad.

Jules Doukoundjé

Le Secrétaire Général de la Haute Autorité des Media Audiovisuelles (HAMA) Laouro Gondjé, dans un point de presse ce, 21 août 2021 au siège de l’institution dans le 2e arrondissement de N’Djamena capitale tchadienne, a annoncé la tenue d’un  prochain séminaire sur le renforcement des capacités des patrons des médias. 

« Le rôle et les missions des médias dans le processus du dialogue national inclusif » est le thème retenu par la HAMA. Objectif : outiller les responsables des médias dans les jours à venir avant la tenue du Dialogue national inclusif (DNI). 

Selon le SG de la HAMA, dès le 20 avril 2021, date du décès du maréchal du Tchad Idriss Deby Itno, les médias se sont donnés à cœur joie dans les publications des émissions et la rédaction des articles qui ne reflètent pas forcement le respect des règles de l’éthique et de la déontologie du métier de journalisme au Tchad. « C’était des articles pamphlétaires qui ont failli mettre en mal le bien-vivre que chacun de nous le souhaite », dit-il.

M. Laouro Gondjé indique qu’après constat de ces écarts de productions professionnelles, l’instance de régulation a jugé utile la tenue de cet atelier. « Comment couvrir pour la presse avant, pendant et après le DNI. Ce que nous recherchons, c’est de faire comprendre aux journalistes qu’une petite production qui s’écarte peut mettre le feu aux poudres. C’est une question juste de responsabilité face à la couverture de cet important évènement », explique-t-il. Le SG de la HAMA dit aussi ces rudiments en peu de jours peut aider les journalistes à être professionnels. Il soutient également qu’ils ont retenu des thèmes qui peuvent permettre aux journalistes à se perfectionner davantage. « Nous aurons 4 grandes communications qui vont être clôturées par une réflexion sur les vertus de dialogue », précise-t-il.

Pour M. Laouro Gondjé c’est plusieurs fois que les Tchadiens se sont retrouvés autour des tables pour organiser des dialogues. Il cite les exemples de grandes rencontres telles que, celles de Doyaba, Abéché, de Kanon I et Kanon II, de Lagos, de la Conférence Nationale Souveraine puis recensement, les deux derniers forums de 2018 et 2020. « Mais après toutes ces rencontres ; est-ce que les Tchadiens ne se sont pas prouvés de se surpasser et de dialoguer », s’interroge-t-il ? 

Le SG de la HAMA affirme que les Tchadiens vivent ensemble, mais le dialogue reste un chemin à parcourir. « Vous devez couvrir pleinement cet atelier pour faire savoir aux Tchadiens que les médias veulent leur inculquer un comportement citoyen pour le besoin de vivre-ensemble.

 Moyalbaye Nadjasna

Suite à la décision des autorités en charge de la sécurité publique d’interdire certains membres de la plateforme de la société civile de participer, la marche pacifique prévue ce samedi 21 août, le porte-parole Wakim Tamma annule la marche et dénonce cette méthode des autorités de la transition.

La coordination de la plate-forme a décidé d’annuler la marche pacifique prévue pour ce samedi 21 août à N’Djamena et dans toutes les provinces du pays. Selon le communiqué reçu à la rédaction, la décision d’annuler la marche a été prise pour faire échec aux manœuvres sordides effectuées par le CMT, qui vise à semer la division au sein de WAKIT-TAMMA.

Pour le porte-parole de Wakit-Tamma, Mahamat Nour Ibedou, en accordant l'autorisation de marcher à une partie de la plate-forme et en l'interdisant à l'autre partie, la junte putschiste a opté pour la politique de diviser pour régner.

La plate-forme WAKIT-TAMMA demande à tous ses militants des organisations de la société civile, ceux des partis politiques, des plateformes des jeunes, des diplômés sans-emploi des retraités, de l'association des victimes de Hissein Habré, des syndicats ainsi que des organisations des congrégations religieuses et de tous les citoyens épris de justice à surseoir à la marche de demain 21 août 2021.

La plate-forme demande par ailleurs à ses militants et sympathisants de rester mobilisés pour une autre marche au courant de la semaine prochaine.

JD

Dans une lettre adressée par le chef de file de l’opposition Félix Nialbé au Premier ministre de la transition Pahimi Padacké Albert, l’opposant annonce officiellement  son retrait du comité d'organisation du dialogue national inclusif (CODNI) composé de 69 membres. Un comité qui ne fait pas l'unanimité  des leaders de la société civile et de plusieurs partis politiques.

Le chef de file de l'opposition démocratique, président de l'Union pour le Renouveau et la Démocratie (URD), Félix Nialbé, a décidé de se retirer après une réunion du Bureau exécutif de son parti tenue le  13 août 2021 par dit le communiqué.

Dans sa lettre M. Nialbé s'interroge sur le processus ayant conduit à la modification de son choix d'un représentant pour le comité d'organisation. M. Félix Nialbé quitte le comité dit le communiqué pour pouvoir « organiser les partis politiques de ladite composante, pour une participation sereine et constructive aux assises. »

Pour le Premier ministre de la transition M. Pahimi Padacké Albert, « le gouvernement de transition avait le droit, dans ses responsabilités gouvernementales, de désigner de façon discrétionnaire un comité d'organisation et a volontairement opté pour la méthode participative permettant à toutes les sensibilités et corporations de s'auto-désigner au sein du comité d’organisation ».

Les observateurs de la vie politique s'interrogent si cette décision de l’URD est prise pour prendre du recul ou c’est à la suite d’un désaccord avec les dirigeants de la transition ? Ou pour créer une opposition radicale afin de faire face au Conseil Militaire de Transition (CMT). L'URD en retirant sa confiance au Premier ministre dans sa lettre désapprouve la composition de ce comité d'organisation.

Mahamat Kao Adoum

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