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Le Groupe de Concertation des Acteurs politiques(GCAP) a organisé une conférence de presse ce jeudi 9 novembre au quartier Klémat dans le 2e arrondissement de la ville de la capitale tchadienne, N’Djamena. Il rejette l'accord signé entre le gouvernement de transition et le président du parti Les Transformateurs de Succès Masra. Les membres du GCAP ne pas être d'accord sur l'amnistie à accorder aux acteurs civils et militaires impliqués dans les événements du 20 octobre 2022.

Pour le GCAP, il faut, d’abord, situer les responsabilités, évaluer les réparations aux victimes et ensuite demander aux victimes et à la population de s’prêter pour les futures actions afin d’empêcher le référendum constitutionnel de se tenir. « Le GCAP maintient son plan du 29 mars 2023 », disent les membres.

Le GCAP dénonce le cynisme des parties prenantes à cet accord et la tentative d’isolement de l'opposition. « Toute solution ayant pour objectif de se contenter de soi-même est une erreur, une faute. Il faut un véritable dialogue pour une solution globale et non une solution de fuite en avant et de compromission », dit le GCAP .

Ousmane Bello Daoudou

Le Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLCC), en partenariat avec Sanofi Global Health Unit a lancé ce mardi 7 novembre, dans la grande salle du ministère des affaires étrangères et des tchadiens de l'étranger le forum national sur les maladies non transmissibles au Tchad. Le thème est, « Ensemble, bâtissons pour réduire la mortalité des Cancers et les maladies non transmissibles au Tchad ».

Des nombreux scientifiques, enseignants chercheurs, médecins et cadres administratifs étaient présents. Les objectifs principaux de ce forum sont de mobiliser et de sensibiliser les acteurs nationaux, partenaires techniques et financiers) sur les maladies non transmissibles, leur prise en charge, etc. Il s’agit aussi que ce forum facilite les échanges et le partage d’expériences entre les participants pour bâtir une stratégie nationale pour lutter contre le cancer.

Pour la coordinatrice du PNLCC Dr Fatimé Ahmat Abderamane Haggar, les principaux facteurs de risque sont la masse corporelle, la faible consommation de fruits et légumes, le manque d'exercice physique, le tabagisme et la consommation d'alcool. Les infections entraînant le cancer, comme l'hépatite et le papillomavirus humain (HPV) provoquent 25% des cancers.

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abdelrahim, affirme « le cancer est un réel problème de santé publique dans notre pays. C’est une préoccupation du gouvernement de transition ». Selon les statistiques, d'ici à 2030, les maladies non transmissibles entraîneront 5 fois plus de décès que les maladies transmissibles. Selon nos informations, le registre opérationnel de N’Djamena, qui couvre le cancer avec une population d'environ 2 millions d'habitants a enregistré 1173 nouveaux cas en 2022. Les cancers les plus fréquemment rencontrés sont : le cancer de prostate (32,4%), suivi de cancer du foie (15,1%), le cancer de seins (12%), le cancer du col de l'utérus (10,3%), etc.

Noël Adoum

Le Conseiller national et président du mouvement de salut national (MSTN) M. Oumar Al Mahdi Bichara a organisé un café de presse cet après-midi 7 novembre pour exprimer sa gratitude à la presse nationale et annonce un prix dans les jours à venir.

Pour lui, la presse joue un rôle central dans la réussite de cette transition. « Les médias sont importants parce qu’ils sensibilisent, orientent et informent sur les enjeux des événements émergents », dit-il.

Selon lui les médias constituent les fondements pour le développement d'un pays. Ils sont le miroir qui reflète les valeurs et mettent la lumière sur ces caractères culturels économiques du pays.

Il affirme que la presse est un médium où la liberté d'expression s’exerce pour faire avancer le droit et faire connaître les devoirs du citoyen. « Elle est aussi la voix des sans voix, elle critique la gestion des affaires publiques dans une société démocratique. C'est un outil qui influence et façonne l'opinion publique ».

Enfin, il encourage les efforts de cette presse malgré les conditions de travail difficile. Et demande au gouvernement de transition de la soutenir.

Ousmane Bello Daoudou

Le président de la Commission Nationale chargé de l'Organisation du Référendum constitutionnel (CONOREC) Limane Mahamat a rendu public le résultat de la révision du fichier électoral biométrique ce mardi 7 novembre 2023 dans la salle multimédia du ministère des Affaires étrangères et des Tchadiens de l'étranger.

Le président de la CONOREC Limane Mahamat dit que la première séquence de la révision des listes électorales a concerné les 7 Provinces de la zone méridionale du pays. Dans la deuxième séquence ce sont les listes de 16 autres provinces qui ont été révisées les. Et la troisième séquence concerne les Tchadiens de la Diaspora dans 14 pays.

Selon la CONOREC, à l'intérieur du pays, le nombre d'électeurs enrôlés au cours de cette opération de révision des listes électorales est de 1 440 457 citoyens tchadiens en âge de voter. Chez la diaspora tchadienne, ce sont 13 712 électeurs enrôlés dans 15 pays de résidence. «Globalement, le résultat brut au cours de la révision organisée en 2023 à l'intérieur et à l'extérieur du pays est de 1.454.169 électeurs enrôlés», a-t-il précisé M. Limane Mahamat.

La CONOREC affirme que campagne référendaire commence le 25 novembre prochain et prendra fin le 15 décembre. Le vote des nomades et des Tchadiens de la diaspora commence le samedi 16 décembre 2023, pour prendre fin le dimanche 17 décembre 2023 avec le reste des Électeurs de l'intérieur du pays. « Les forces de défense et de sécurité voteront uniquement le 16 décembre 2023. Les résultats provisoires et définitifs seront annoncés, respectivement les 24 et 28 décembre 2023».

Après la publication de ces résultats, la délégation de la CONOREC est partie à l'aéroport international Hassan Djamous réceptionner les kits, les documents remis en main propre par représentant résident du PNUD au Tchad, M. Félix Ahouanssou.

Noël Adoum

Dans la soirée du 5 novembre, la ville de N’Djamena a connu une pénurie de carburant, plusieurs motocyclistes et automobilistes ont envahi les stations de services pour s'approvisionner en carburant. Aujourd'hui, la rareté d'essence est constatée dans certains arrondissements de la capitale tchadienne. La rédaction s'est rendue dans quelques quartiers de N'Djamena.

L’essence est devenu un produit rare, presque introuvable dans les stations-service. Du quartier Ndjari, Amtoukoui, Habena, Chagoua, Dembé en passant par Sabangali et les autres quartiers de la capitale plusieurs stations-service sont fermées à l'exception des quelques-unes qui fonctionnent, mais la file est longue et le temps d’attente durent des heures.

Yacoub Aoudou Barka est un client. Il estime que la pénurie d’essence a des répercussions réelles sur la vie quotidienne des citoyens « nous n'arrivons pas au boulot à temps, faute du carburant. Et cela impacte tout. Les affaires (business) aujourd'hui dépendent de l'énergie électrique ». Il affirme que la situation nécessite une action des autorités et de la société nationale de raffinage (SRN) pour garantir un approvisionnement stable pour soulager la population.Abdoulaye Abicho est « moto taximen ou clandomen » sur l'axe qui va de Dembé au marché à mil. « Nous, les moto-taximen, nous ne pouvons pas vivre avec la pénurie d'essence. Ce matin je n'ai pas tenu à mon engagement de ramener les enfants de l'école faute de carburant».

Pendant que certains motocyclistes font la queue pour chercher de l’essence dans les stations-service, les vendeurs au bord de la route bitumée se frottent les mains en vendant à un prix élevé le litre. Il coûte entre 1000 à 1 250 FCFA dans certains quartiers.

Noël Adoum

Le Haut comité de Pilotage chargé de suivi de la mise en œuvre des résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (HCP/DNIS) a lancé ce 6 novembre, le séminaire de formation sur la « Prise en compte du Genre dans la mise en œuvre des Résolutions du DNIS concernant les politiques publiques ».

Le but du séminaire est d’évaluer le niveau de prise en compte du Genre dans la mise en œuvre des actes et résolutions du DNIS. Le chef de programme de l'Institut International pour la Démocratie et l'Assistance Électorale/ Tchad (International IDEA) Abdoul-Wahab Ba, affirme que l'IDEA est un organisme intergouvernemental dont le mandat est de faire progresser la démocratie dans le monde, met en œuvre un programme financé par l'Union européenne (UE) qui vient en soutien à la transition tchadienne. L'appui de son Institut a commencé avec le processus du DNIS et s'étend à la mise en œuvre des réformes institutionnelles, le retour à l'ordre constitutionnel et l'apaisement du climat politique et social, a-t-il déclaré.

Le Vice-Président de HCP/DNIS, Gambaye Djegoltar Armand dit que cette distinction institutionnelle des femmes et des autres groupes sociaux à la messe nationale historique interpelle à la reconsidération des déterminants structurels et institutionnels qui embrigadent l'éclosion effective de la dépolitisation des questions du Genre notamment les femmes, les hommes, les personnes portant des handicaps moteurs et sensoriels et les minorités communautaires.

Selon lui, ces résolutions et recommandations constituant les actes du DNIS soulèvent les questions de parité, de réponses sociales, des accès juridiques, d'expression politique et d'inclusion dans l'ensemble des groupes sociaux dans le Tchad en refondation.

Pour rappel, le séminaire prendra fin le 9 de ce mois.

Noël Adoum

Alliance pour le Oui au référendum constitutionnel a clôturé son séminaire sur le contenu du projet de constitution hier dans l’après-midi du 5 novembre au palais des arts et de la culture au quartier Ndjari.

Lors de la rencontre, un panel a expliqué le projet de la nouvelle construction sur les deux formes de l'État.

La forme de l'État unitaire décentralisé qui repose sur les collectivités autonomes est, disent les organisateurs, pour un Tchad uni et prospère. Par contre, ajoutent-ils, la fédération est un danger pour le Tchad parce qu’il comporte de nombreux risques.

Lors de son intervention M. Haroun Kabadi secrétaire général du parti le Mouvement patriotique du salut (MPS), chef de file de l'Alliance, dit « ce n'est pas la première fois que le Tchad organise un référendum constitutionnel, mais celui-ci a un caractère particulier qui engage le destin du pays ».

Selon lui, ce n'est pas un moment ordinaire dans la vie politique. « Il est temps de se mobiliser dans l'unité et la fraternité pour défendre ce que le Tchad a de plus sacré à savoir la République ».

Il attaque les partisans du fédéralisme en soutenant que malgré leur posture les partisans de l'État fédéral ne sont pas des ennemis,  « c’est sont des compatriotes, ils sont nos frères et sœurs. Ce qui nous oppose relève du combat des idées et d’ une vision différente de la gestion du pays » .

Pour Me Bernard Padaré, Secrétaire général 2e adjoint du MPS, ce séminaire d'appropriation du projet de loi constitutionnelle regroupe tous les partis politiques, que soit pour ceux qui appelleront à voter Oui ou ceux qui appelleront pour le Non. « Ce séminaire a permis à nos concitoyens de comprendre le contenu de cette nouvelle constitution », a-t-il dit.

Ousmane Bello Daoudou

African. International Consulting & Marada (AICM) et le Centre de Formation, de la Recherche et de l'Emploi (CEFORE) ont organisé une formation aux jeunes de la société civile dans l’élaboration des termes de termes de références (TDR), de note conceptuelle de projet, de concrétisation des idées en projet et intelligence économique et veille stratégique. Cette formation s'est tenue à N'Djaména au siège du CEFORE dans la commune du 4e arrondissement.

Dr Manga Marada Maina, Président de conseil d'administration explique que l'objectif de cet atelier est d'offrir des outils aux cadres et jeunes leaders pour faire face aux défis de la vie professionnelle, du monde des affaires et de la gestion de l'information et de l'intelligence économique. « Cette formation est articulée autour de 4 modules : la technique de rédaction des TDR, la technique de rédaction de note conceptuelle, la concrétisation des idées en projets et l'intelligence économique et la veille stratégique », a-t-il dit. Il a ajouté également que cette formation  participative a été dispensée gratuitement. Les sessions de formation ont été animées par le Dr Marada Maina Manga, M. Dianka Toumane, consultant au Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), et M. Nguele Dok-Dambi, directeur général de l'AICM.

Notons qu'à la fin de l'atelier, 21 participants ont reçu des certificats de formation.

Abderamane Moussa Amadaye

Le 4 novembre, le Parti Réformiste (PR) a installé ses bureaux, celui des femmes et des jeunes. Le thème de la cérémonie était : « Femmes et jeunes, acteurs principaux de la réforme d'une nation ». La rencontre s'est déroulée dans la salle 400 du palais des arts et de la culture en présence du président du Parti Réformiste Yacine Abdramane Sakine.

C’est dans une ambiance de retrouvailles que les militants du PR ont marqué cette cérémonie d'installation. Ils ont installé le bureau de femmes composé de 30 membres et celui de jeunes composé de 40 membres.  Pour le président du Parti Réformiste Yacine Abdramane Sakine, le parti met toujours un accent particulier sur les femmes et les jeunes. « Les femmes constituent aujourd'hui un maillon incontournable du développement durable de la nation. Cette adhésion prouve que le parti réformiste est le seul parti qui se soucie de leurs problèmes et qui peut le résoudre », dit-il.

Selon lui, les Tchadiens sont dans un contexte où ils n'arrivent pas à manger à leur faim, à se soigner convenablement,  à envoyer leurs enfants à l'école et ne peuvent même pas se promener tranquillement à cause de l'insécurité. Le parti affirme que, les partis politiques et les médias exercent difficilement leurs activités en appelant le gouvernement de transition de faciliter la tâche aux partis politiques et aux médias. Les autorités de la transition doivent comprendre que, la transition ne signifie pas empêcher les uns et les autres de jouir de leurs droits, elle ne doit s’ériger en dictature, ni le règlement de compte. «La transition signifie, tous, travaillons main dans la main, pour le retour à l'ordre constitutionnel», dit M. Sakine.

Le PR dit travailler sans relâche pour expliquer aux uns et aux autres les objectifs et la vision du parti. « Un réformiste ne joue pas avec l'intérêt supérieur de la nation, il doit dénoncer constamment l'injustice, le gaspillage des ressources publiques, la corruption et le désordre».

Noël Adoum

Au cours d'une conférence de presse animée ce vendredi 03, après le retour surprise de l’opposant Succès Masra, le ministre de la Réconciliation Nationale et de la Cohésion Abderrahmane Koulamallah a expliqué les engagements de deux parties.

Côté parti Les Transformateurs : L’accord dit que le président des Transformateurs et son parti s'engagent à continuer à dialoguer avec le gouvernement de transition après leur retour au Tchad. Objectif : trouver une solution globale pacifique impliquant les acteurs non inclus dans le processus de transition actuelle.

Selon l’accord, le président du parti Les Transformateurs s’engage à ce que ses actions facilitent le retour à l'ordre constitutionnel. Ensuite,  « à respecter les lois et les libertés fondamentales garanties par l'ordonnancement juridique du Tchad aux citoyens et partis politiques afin d'avoir un climat politique apaisé à la justice et à l'égalité en évitant toute forme d'action violente. Enfin prendre en compte la charte révisée et les efforts du gouvernement de transition notamment le calendrier de retour à l'ordre constitutionnel ».

En ce qui concerne le gouvernement de transition : Il s’engage à assurer la sécurité juridique et physique en garantissant le libre exercice de ses activités politiques dans le respect de la loi en vigueur du parti Les Transformateurs et de son leader. Il s'engage aussi « à plaider en faveur de la suspension du mandat d'arrêt émis contre Dr Succès Masra et ses partisans en vue d'une amnistie générale au bénéfice de toutes parties impliquées, et aussi à respecter les libertés fondamentales des citoyens et partis politiques ». Déjà, avant que l’opposant n’atterrisse, le Procureur de la République a annoncé le retrait du mandat d’arrêt international émis il y a quelques jours à l’encontre de M. Masra.

Enfin, il est écrit dans l’accord que le facilitateur s'engage à rendre disponible son rapport de facilitation suite aux événements du 20 octobre 2022 y compris ses conclusions et recommandations pour faciliter un déroulement plus inclusif de la transition et une réconciliation entre toutes les parties prenantes.

Ousmane Bello Daoudou

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