mercredi 21 février 2024

DT

DT

La 3e édition du colloque international sur les humanités en hommage au Pr. Khalil Alio a été clôturé ce Mardi 19 décembre 2023 dans la grande salle du musée national du Tchad dans la commune municipale du 5e arrondissement de la capitale tchadienne. Reportage.

Ce colloque a été organisé en hommage au regretté Pr.Khalil Alio qui était le président du comité scientifique de la 2e édition l'année dernière. Cette 3ème édition est placée sous le thème, « Transdisciplinarité et développement dans le bassin tchadien : enjeux et défis ». Cette assise scientifique a réuni plusieurs enseignants chercheurs nationaux et internationaux, des participants des sciences humaines notamment de l'Histoire, la Géographie, la Sociologie, l'Anthropologie, etc.

Pour Mariam Issa Nassour doctorante au département d'Histoire à l'Université de N’Djamena participante, explique que le colloque des humanités est axé sur le développement du bassin tchadien particulièrement sur la pluridisciplinarité. Elle se dit satisfaite de ce colloque avec l'intervention des enseignants chercheurs des universités du Tchad et d'ailleurs dont du Sénégal, du Cameroun etc. « La thématique la plus importante est la langue qui est un marqueur et facteur pour le développement et la cohésion sociale », dit-elle. Elle déclare avoir découvert la valeur des différentes langues tchadiennes et leur instrumentalisation dans ce colloque sans oublié les langues officiels, l'arabe et le français importées d'ailleurs mais qui peuvent bien animer la cohésion sociale entre les tchadiens. Car « la langue est un moteur et un instrument de tolérance entre les tchadiens et les africains d'une manière générale ». 

Yaya Abianga Richard, doctorant au département d'histoire à l'université de N’Gaoundéré déclare que le colloque a pour objectif de faire rayonner la science. Car lorsque les universitaires se réunissent, c'est pour se mettre à table et discuter sur les idées scientifiques. « Ces derniers ne peuvent être écoutés que lorsqu'il y a des pareils événements ». Ils sont venus dans l'optique d'apprendre pour sortir édifier et clarifier sur certains éléments scientifiques. Il relève que 3 axes ont été présentés notamment les questions linguistiques et littéraires, qui selon lui, « les uns ont abordé la langue comme le socle du développement, les autres comme un aspect de développement et les derniers ont parlé de la cohésion de l'importance de la langue qui est le marqueur le plus important du patrimoine, de l'identité ». Car pour décrire une communauté, un individu, il faut parler la langue.

Toujours selon M. Richard, ces 3 thématiques ont mis en exergue les différentes langues parlées dans la province du Guera. Sur d'autres axes, « les thématiques étaient variées sur la migration et les conflits. Car toutes les langues sont importantes et il est important de valoriser nos langues locales afin de sortir des éléments sémantiques et morphologiques », a-t-il conclu.

Noël Adoum

Le Haut Conseil des Experts Électoraux Africains (CEEAH) a fait une déclaration devant la presse nationale relative au cadre de l'élection référendaire du 17 décembre 2023 dans la salle de conférence du ministère des affaires étrangères.

Le Haut Conseil des Experts Électoraux Africains, Composé de 10 ONG de la société civile disséminées dans 8 pays en Afrique et de la diaspora, a décidé de déployer une Mission d'Observation Électorale, (MOCEEAH) conduite par Monsieur l'Ambassadeur Richard Kenmogne, le Principal du CEEAH, a déclaré son porte-parole Djossa Luc Florentin. Selon M. Djossa, la mission comprend 15 experts électoraux provenant de 8 pays d'Afrique et constituée d'anciens Ambassadeurs accrédités auprès de l'Union Africaine, d'anciens Parlementaires Panafricains, de Membres des Organisations de la Société Civile, de Groupes de Réflexion, de Médias et d'Institutions académiques.

La MOCEEAH a pour principal objectif l'évaluation de l'indépendance, impartialité et objectivité du scrutin. La campagne menée par tous les partisans s'est déroulée dans une ambiance conviviale, tous les bureaux de vote visités ont ouvert dans leur grande majorité à l'heure prévue par le code électoral, le matériel électoral était disponible dans tous les bureaux visités.

Dans un plaidoyer, la MOCEEAH recommande le renforcement des capacités de la nouvelle structure en charge de l'organisation des élections et de ses démembrements; au conseil National de Transition de réviser les textes juridiques pertinents afin de reconnaitre à la société civile le droit de participer au processus électoral à travers l'observation citoyenne ; et à la CONOREC de poursuivre la promotion de l'éducation civique et électorale dans les établissements scolaires, secondaires et universitaires en vue d'une large mobilisation des jeunes sur le principe de leur participation au vote.

Elle appelle les médias à s'organiser afin de soumettre au gouvernement des doléances allant dans le sens de la prise en compte du travail qu'ils effectuent dans les processus électoraux pour la promotion de la démocratie. Ceci devra permettre à ceux-ci une certaine impartialité et une équité dans la couverture médiatique en période électorale. Formuler des plaidoyers pour la subvention équitable des médias à capitaux publics et privés et l'implication des médias à capitaux publics et privés dans l'éducation, la sensibilisation et l'information électorale non partisane.

Noël Adoum

Deux jours après l'élection référendaire, le parti Union pour la Refondation du Tchad(URT) dénonce des irrégularités au scrutin du 17 décembre.

Le président du parti M. Siddikh Abdelkerim Haggar a rappelé que le 24 novembre 2023 par un communiqué, il avait demandé le rejet de ce référendum constitutionnel en raison de son caractère non inclusif et non transparent, « nous avons demandé aux électeurs de ne pas aller voter. Le boycott a été respecté. Le résultat est là : un taux de participation  inférieure à 5% ».

De plus, M. Haggar affirme qu’il y a eu des irrégularités graves susceptibles de constituer des éléments de preuve pour un éventuel recours  en annulation. « Ces preuves sont l'absence des bulletins du « Non » dans certains bureaux de vote, le bourrage des urnes, en témoigne les multiples vidéos qui circulent sur la toile ».

M. Haggar finit son intervention en remerciant le peuple tchadien pour sa maturité politique. Il affirme, « le peuple tchadien a exprimé son ras-le-bol total d’un système injuste, inégalitaire et corrompu qui a asservi les Tchadiens depuis des décennies ».

Le président de l’URT en appelle au sens de responsabilité des autorités de la transition de tirer les conséquences politiques et initier urgemment un dialogue politique qui permettra de dégager un nouveau consensus sur les questions importantes comme l'élaboration d'un nouveau code électoral, la mise en place d'une CENI véritablement indépendante, un audit du fichier électoral, un recensement biométrique intégral. « Sinon aux prochaines échéances électorales, le peuple tchadien ne se contentera pas  d'un simple boycott, mais exigera par tous les moyens démocratiques , un processus inclusif, transparent et crédible ».

Enfin, pour l’URT la lutte politique pour les droits, la liberté, la démocratie, la justice et l'égalité au Tchad ne fait que commencer bien que le chemin sera long, dur et demande des sacrifices.

Ousmane Bello Daoudou

La coalition pour le « Oui » au référendum constitutionnel a animé un point de presse pour s’exprimer sur le scrutin du 17 décembre dernier dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena.

Pour Mahamat Zène Bada vice-président de la coalition du « Oui » affirme que, le non et le boycott n’a eu aucun incident sur le vote. « Ce référendum qui s’est tenu dans la tranquillité explique la grandeur et la maturité du peuple tchadien », a-t-il dit.

M. Zene Bada rajoute que cette grandeur d'esprit de suivre la démocratie et d'avoir voté pour la forme de leur État est la preuve que les Tchadiens sont attachés à l’unité de leur pays.

Il reconnaît qu’il y a eu des manquements dans l'organisation, mais l'engouement des Tchadiens ne s’est pas manifesté très tôt le matin, « les électeurs se sont déplacés pour voter plutôt dans l'après-midi. La  régularité du scrutin ne fait aucun doute. Nous ne chantons pas victoire parce nous sommes des légalistes, nous sommes sûr de notre victoire ».

M. Zène Bada affirme que la coalition a découvert des malfaisances sur les réseaux sociaux, « on a vu des vidéos dans lesquelles certains membres des bureaux de vote entrain de bourrer les urnes. Je demande à la Commission nationale chargée de l’organisation du référendum constitutionnel (CONOREC) de faire des investigations. Si cela se révèle être vrai, il faut que le résultat de ces bureaux soit annulé ».

Enfin, il demande à tous les partis politiques qui forment la coalition de rester  calme jusqu'à l'annonce du résultat provisoire et final par la CONOREC. « Si le « Oui » gagne, nous allons faire la fête, si le « Non » l’emporte nous allons nous incliner ».

Ousmane Bello Daoudou

Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a fait point de presse relatif au  scrutin référendaire du 17 décembre. Il dit se réjouir que son appel de boycott du référendum a été entendu. Et appelle au dialogue politique pour une sortie politique honorable en enclenchant un nouveau processus.

Le membre de GCAP Avoksouma Djona Atchénemou affirme ceux qui gouvernent ont toujours pris les citoyens tchadiens comme des inconscients qu'on peut instrumentaliser à souhait, les berner, les tromper, mais ils les suivront. « Ce 17 décembre est une date historique qui restera gravée dans les annales de l'histoire politique du Tchad. Les Tchadiens ont fait preuve d'un patriotisme exemplaire en boycottant massivement ce référendum sur toute l'étendue du territoire», a dit M. Avoksouma. Il poursuit, « le boycott est tel qu'on ne peut pas tricher ni maquiller de quelque manière que ce soit ».

Pour le GCAP sa lutte est fondée sur des principes républicains en défendant des valeurs. Cette décision de suivre le mot d'ordre de boycott témoigne de leurs engagements à défendre la patrie et à résister aux tentatives de manipulation des opinions par certains opportunistes qui utilisent la masse qu'ils représentent comme, « un bétail politique qu'on peut sacrifier et utiliser pour faire avancer leur cause politique », a-t-il renchéri.

Selon le GCAP, en refusant d'approuver ce référendum trompeur et dangereux, les citoyens tchadiens ont défendu les principes de transparence, d'équité et la volonté du peuple. Le groupe affirme que « cette constitution ne peut pas être appelée Constitution de la République du Tchad pour être promulguée comme loi fondamentale de la république, car, moins de 1% des Tchadiens l'ont voté». « Et parmi ce 1%, nous comptons quelques compatriotes égarés et nos frères des forces de défense et de sécurité menacés et contraints de voter ».

Le GCAP estime que cette communauté internationale, ONU, PNUD, Union européenne, France, États-Unis d'Amérique et autres, a foncé tête baissée en appuyant un processus électoral totalement exclusif qui est aujourd'hui rejeté par les Tchadiens. « Mahamat Idriss Deby Itno, son Premier ministre, son gouvernement, son CNT et sa CONOREC, ses anciens et nouveaux alliés qui ont bataillé fort avec des gros moyens de l'État et l'argent public pour que les Tchadiens sortent voter OUI ont échoué ».

Selon le GCAP, le président de transition, premier responsable de cet échec doit convoquer en urgence un nouveau dialogue politique, « le contraire engagera le Tchad dans une grande instabilité politique », disent les membres.

Noël Adoum

Lors d’une déclaration officielle, le président du parti socialiste sans frontières, Yaya Dillo Djerou Betchi et Coordonnateur de la fédération de l'opposition crédible (FOC) a fait le point sur le scrutin référendaire d’hier. Selon le président, le taux de participation est de moins de 7%. De plus, il est entaché d'irrégularité.

« Les Tchadiens ont réagi fort à notre message de boycott. Ils ont décidé de ne plus cautionner cette mascarade électorale de la junte militaire », dit-il. M. Dillo a déclaré que la participation au vote dans les 23 provinces du pays est inférieure à 7%. Selon lui, les chiffres proviennent des données collectées par les délégués du PSF présents sur tout le territoire national. « Malgré ce bas chiffre de participation, 95% ont voté pour le non. Dans tous les cas de figure, le oui ne passera pas. C'est la réalité », dit-il.

M. Dillo invite les autorités de la transition à prendre acte de la volonté du peuple qui leur a envoyé un message fort afin de reprendre le processus dans des conditions démocratiques. « Faire la tête dure et se  baisser la tête est périlleux », dit-il.

Pour lui, les autorités doivent tirer leçon de leur échec et redresser très rapidement la barre. «On ne peut pas gouverner sans le peuple. Nous les invitons à prendre conscience et faire valoir leur patriotisme en  prenant acte de cette sanction populaire et revenir sur la table des pourparlers pour une nouvelle constitution », précise-t-il. M. Dillo, rajoute qu'il n'est jamais et suggère au président de transition de suivre la voix du peuple qui est celle de Dieu, « tous les leaders qui ont choisi une autre voie que celle du peuple ont péri en cours de chemin et de manière très tragique et je ne souhaite pas cela à mon frère Mahamat Idriss Deby », a-t-il affirmé. Le président du PSF a aussi souligné quelques irrégularités lors de ce vote notamment, l'ouverture de bureaux de vote à des heures tardives, l'arrestation de certains Tchadiens dans la commune du 7e arrondissement qui manifestaient pour le boycott, etc.

Abderamane Moussa Amadaye

Au lendemain de scrutin référendaire, le Bloc Fédéral (BF) à travers un point de presse dénonce l'arrestation de son superviseur de Guidari dans la province du Tabdjilé Ouest Toglengar Dodji qui a été condamné à 6 mois d'emprisonnement avec sursis pour trouble à l'ordre public.

Le porte-parole de Bloc fédéral Banyara Yoyana explique que les membres du Bloc fédéral ont décidé d'aller au référendum pour défendre leur projet de société en dépit des manœuvres tendant à fausser les résultats du scrutin. Il dénonce l'arrestation du  superviseur de bloc fédéral de Guidari dans la province de Tandjilé Ouest Toglengar Dodji.  « Il a été condamné ce matin à 6 mois d'emprisonnement avec sursis pour trouble à l'ordre public alors qu'il n'a jamais été entendu ni sur procès-verbal ni sur la plainte d'une autorité quelconque», a déclaré M. Yoyana

Le Bloc fédéral relève que les pressions sont exercées sur les chefs de cantons et chefs de villages pour obliger la population à voter «Oui». A cela s'ajoute le manque et l'absence de bulletin de vote pour le «Non» participe de cette volonté de fraude massive. «Face à cette situation, la population de localité concernée est obligée de rentrer sans voter», dit-il. Il poursuit, le scrutin pour la plupart des bureaux de vote s'est déroulé en plein air sans isoloir c'est qui est une entorse au profit de ce que de vote par ailleurs violé par des instructions écrites de la hiérarchie qui obligerait les militaires de la DGSSIE à voter Oui ainsi que les membres de leur famille. « si cela s'avère exact, le Bloc Fédéral se réserve le droit de poursuivre le Directeur Général de DGSSIE présumé auteur de cette destruction et de demander l'annulation pure et simple de vote des militaires sur l'ensemble du territoire national», a déclaré le porte-parole de Bloc Fédéral.

Selon le bloc fédéral, certaines fiches des résultats sont préétablies, car on voit par ailleurs les membres du bureau de vote mettre dans les enveloppes les bulletins nus. Dans certains bureaux de vote, les généraux ont personnellement supervisé le vote de leurs agents. Quant aux certaines représentations diplomatiques à l'extérieur, «le dépouillement n'a pas été fait au même jour du vote. Car on a assisté à des votes multiples des gens qu'on voyait par le système, l'utilisation des moyens de l'État avant et pendant le déroulement de scrutin fait partie des entorses relevées», ont déploré les fédéralistes.

En dépit de ses diverses irrégularités constatées, «la population est sortie voter massivement le Non comme en attestent les différentes fiches des résultats en notre possession», dit-il. Au regard des informations qui leur parviennent tendant à falsifier les résultats, les membres du Bloc fédéral mettent en garde le pouvoir contre tout détournement du vote du peuple d'ores et déjà, «le bloc fédéral va constituer ses avocats en vue de porter plainte contre tous les responsables identifier tels que certains gouverneurs, préfets et sous-préfets», a-t-il laissé entendre.

Enfin, le bloc fédéral lance un appel à toutes les forces vives de la nation notamment les partisans du boycott et les démocrates de tous les horizons de se joindre à lui pour préserver la vérité des urnes et engager les actions de grande envergure pour la préservation de la démocratie dans notre pays.

Noël Adoum

Le vote référendaire pour déterminer la forme de l'État au Tchad a commencé. Il n’a pas suscité une affluence devant  les bureaux de vote de la capitale tchadienne, N’Djamena. Pas d'engouement en province aussi selon plusieurs sources . La rédaction a sillonné plusieurs arrondissements cet après-midi pour constater les faits. Reportage.

De Djambal-bahr dans le 2e arrondissement, en passant par Sabangali dans le 3e arrondissement, Moursal dans le 6e, Chaouga, Abena respectivement dans le 7e arrondissement ou encore Walia dans le 9e arrondissement de N'Djamena, pas des électeurs alignés, il n’y a que les agents de bureau de vote avec quelques observateurs et la sécurité entourant les urnes et les bulletins. Un ou deux électeurs traînant les pas viennent voter. Il est pourtant 16h, « le vote est timide », affirme un agent au bureau. Il explique, « sur 439 électeurs inscrits, il n'y a qu'une trentaine de votants ».

C'est aussi le cas d'un bureau à côté. Le taux de participation est en dessous des attentes. Le constat est le même à Sabangali dans le 3e arrondissement. Au bureau de vote numéro 1, carrée 4, pas d'engouement non plus. Sur 438 électeurs, une cinquantaine de votants enregistrés à 17h. «Les électeurs boudent, ils viennent très peu », affirme un agent de bureau de vote fatigué d’attendre.

À Moursal, c’est pareil. Il faut attendre une demi-heure ou plus pour voir un électeur se présenter. Au 7e et 9e arrondissement, le vote était sous haute sécurité, mais pas d’électeurs. Aux quartiers Chagoua, Habbena, Walia, les voitures de policiers sont visibles, souvent des grosses voitures blindées antiémeutes. Dans ces quartiers populaires, pas de file qui se forme pour voter, disent les agents.

Il est 17h au bureau 2, carré 3 d’un quartier du sud de la ville, 470 inscrits, 89 ont voté. « Ce taux de participation est très inquiétant », dit un agent sous de sceau de l’anonymat. À l'école Fdar, plusieurs minibus ont fait déplacer des électeurs. Interrogé, ils affirment qu'on leur est promis une récompense en échange de ce vote. À Walia, dans le 9e arrondissement, bien qu'il soit sous haute sécurité, la participation les électeurs étaient absents. Un autre bureau de vote, carré 13 de Walia Ngomna, les votants se comptent au bout de doigts. «L'ambiance est timide. Sur 477 inscrits, il n'y a pas plus de 60 votants», dit un agent. 

Enfin, notre équipe de journalistes a clôturé sa tournée au bureau que vote de Chagoua où le président du parti Les Transformateurs a voté. L'heure du dépouillement sonne, les membres du bureau de vote s’organisent. Les scrutateurs lancent à haute voix, « bureau de vote numéro 2, 500 électeurs inscrits, 46 votants, 18 pour le non et 28 pour le oui, soit une participation de -10% ».

Abderamane Moussa Amadaye

  1. Arts & Culture
  2. Musique
  3. Mode-Beauté

-Vos Annonces sur le site Ialtchad Presse-

  1. Divertissement
  2. Sports
  3. Mon Pays