Libre Afrique Tchad a organisé un point de presse relatif à l'événement du 20 octobre dernier à la maison de Médias du Tchad dans le quartier Moursal ce vendredi 18 novembre.
Josué Nekoura Koumnobeye, vice-président de libre Afrique Tchad soutien comme le dit l'Ecclésiaste « il y a un temps pour toute chose sous le soleil... Un temps pour se taire et un temps pour parler » (confère la Bible). Oui, un temps pour parler. Après avoir fait le deuil de notre collaborateur, le moment est venu pour Libre Afrique Tchad de se prononcer sur les malheureux événements qui ont endeuillé de nombreuses familles tchadiennes
Libre Afrique Tchad par la voix de son vice-président dénonce fermement les actes de violences et de barbaries du 20 octobre. Il condamne l'assassinat crapuleux et lâche dont a été victime leur collaborateur Narcisse Orédjé. Il exige qu'une enquête internationale soit ouverte sous l'égide d'un cabinet indépendant, qui travaillera en étroite collaboration avec les organisations de la société civile et les Forces vives afin que justice soit faite. Il revendique que leur collaborateur feu Narcisse Orédjé soit reconnu et élevé à titre posthume au rang de l'ordre national civique par les autorités de transition. Ensuite, il réclame que les droits à la liberté d'expression et à la liberté d'association soient respectés puis il ajoute qu'à l'avenir le statut des journalistes et les hommes des médias soient considérés et que leur sécurité soit renforcée en période de crise comme de stabilité. Enfin, il exhorte les autorités de la transition à prôner la politique de la main tendue pour instaurer un climat de paix et de stabilité, éviter de tels actes susceptibles de trahir le Tchad et porter un coup à l'avenir. Un coup fatal au Leadership de la jeunesse africaine et à la diplomatie tchadienne. Il affirme que leur ultime conviction est celle de jeter un regard alternatif sur le Tchad avec de nouvelles idées au service du développement.
Il rappelle que le feu Narcisse Orédjé était un membre fondateur de libre Afrique Tchad créé en septembre 2017, il a été Secrétaire général depuis 2018 jusqu'à sa mort. Pour eux, Narcisse Orédjé est resté la force motrice, la locomotive et la cheville ouvrière qui a donné vie à leur organisation et assuré son bon fonctionnement. Il garde de lui quelques souvenirs les plus marquants, dont l'obtention de l'autorisation définitive de fonctionner délivrée en octobre 2021. Donc il faut justice pour Narcisse Orédjé et justice pour tous. « Cher ami et frère Narcisse Orédjé tu as su combattre le combat de la justice, de l'égalité et de la liberté en mourant en martyr pour les générations à venir. Tes œuvres te suivront Repose en paix, nous nous reverrons encore un jour ».
Ousmane Bello Daoudou
Les inscriptions à l'université de N'Djamena se poursuivent dans des situations extrêmement difficiles. Les bacheliers ont du mal à s'inscrire pour leur grand nombre. La rédaction s'est rendue sur le lieu pour constater les faits et interroger quelques étudiants. Reportage.
Le jour du dépôt a commencé depuis 15 novembre, plusieurs facultés parmi lesquelles, la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FSHS), la Faculté des Sciences juridiques et Politiques (FSJP), la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FSEG), la Facultés des Sciences Exactes et Appliquées (FSEA), etc. Les universitaires sont venus de toutes les contrées du pays pour déposer leurs dossiers à la présidence de l'université de N'Djamena. Arrivé sur le lieu, cet espace est débordé d'étudiants, ces derniers ont bloqué la circulation, l'accès à la rentrée et certains coins de la zone.
Pour Moussa Ibni Moussa Mahamat, il a fait son dépôt, à payer ses droits universitaires. Il affirme que, « je suis arrivé depuis 4h du matin, mais les étudiants étaient déjà là, l'accès était difficile jusqu'à l'attente des administrateurs puisque tous les universitaires se pressent pour aller déposer leurs dossiers ». Pour Hassan Mahamat Ahmat habitant au quartier Diguel Dinguessou affirme être venu à 5h du matin sur le lieu, il avait fait le dépôt depuis la veille en suite il est allé verser ses droits universitaires à la banque CBT (Commercial Bank Tchad). Il poursuit que les étudiants étaient nombreux sur place très tôt le matin. Son ambition est de faire le Droit, a-t-il dit.
Pour Mlle Djikouadjé Claudile, les étudiants n'étaient pas en ordre pour le dépôt du dossier, ils ne respectaient pas la queue, ce qui a poussé les policiers à appliquer la force pour mettre de l'ordre. Elle affirme avoir reçu également les coups de chicotte. Elle ajoute qu'elle a déposé ses dossiers à temps pour la Faculté des Sciences exactes et Appliquées. Rappelons que ce regroupement des étudiants a créé plusieurs emplois dont des femmes vendeuses de jus d'oseille, des mototaxis et des vendeurs des enveloppes et chemises cartonnées.
Noël Adoum
L’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) s’élargit dans la sous-région avec la création de 2 instituts Institut supérieur de Pédagogie d’Afrique centrale (ISPAC) et Institut Supérieur des Sciences vétérinaires d’Afrique centrale (ISSVAC).
La cérémonie officielle de l’ouverture de la rentrée académique a lieu hier 17 Novembre dans le campus de l’ancien Service d’Accueil Missionnaire (SAM). C’était en présence des membres de la communauté éducative venue de N’Djamena et du pays voisin, le Cameroun. Dans son discours de lancement de la rentrée académique Monseigneur Jean Barga grand chancelier de l’UCAC représentant le pape a déclaré que l’implantation de cette Université de type international ici à Moundou est la concrétisation des accords entre l’État tchadien et le Vatican. « Nous comptons beaucoup sur la conférence épiscopale pour faciliter la finalisation de tous les accords, afin de traduire dans les actes les différentes coopérations diplomatiques internationales et sous régionale » a dit Mgr Barga.
Le grand chancelier de l’UCAC rassure que le siège de l’UCAC de Yaoundé au Cameroun ait donné toutes les latitudes à tous les instituts de les aider à conduire les étudiants jusqu’au cycle de doctorat ainsi que la reconnaissance des diplômes. Sauver l’Afrique par l’éducation est le socle de l’implantation de ces 2 instituts à Moundou. C’est une vision nouvelle à faire émerger l’Afrique, « je crois à l’éducation, car elle rend l’humain épanoui. Elle cherche la nouveauté et elle prépare à la citoyenneté. Je crois en éducation, car je crois en la personne humaine protagoniste de son histoire capable de transformer et de construire des relations de vie. Je crois en l’éducation qui étant libératrice est un chemin de transformation, un chemin de construction d’une nouvelle société, je crois, en éducation qui promet la personne, la transforme et la rend sociable. Et qui lui donne un esprit critique et démocratique. L’éducation est un processus de libération menant l’être humain à se connaître et découvrir l’autre devait être notre socle » a-t-il affirmé .
Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse
Dans le cadre du mois du livre et de la lecture, une conférence débat s'est tenue ce jeudi 17 novembre à la bibliothèque nationale placée sous le thème « la lecture comme unique possibilité de réussite pour les jeunes », elle est animée par M. Djimrassem Thalès. Reportage.
En présence de plus d'une vingtaine des jeunes que la conférence a démarré cet après-midi à la grande salle de conférence de la bibliothèque nationale du Tchad. Dans son introduction, le conférencier a souligné l'importance de la lecture dans la société tout en rappelant aux jeunes d'embrasser la lecture pour découvrir les nouveaux mots, les vocabulaires, les nouvelles expressions et elle permet de cultiver l'esprit puis la prise de parole en public. Selon lui, l'environnement joue un rôle fondamental pour les lecteurs car ces derniers ne peuvent pas lire dans un endroit bruyant. Le conférencier dit aux participants de faire la lecture tout en prenant note et d'élaborer une fiche de lecture et des citations pour mieux s'orienter. Toujours selon, l'unique façon d'aimer la lecture, c'est de lire de manière perpétuelle et avec de la volonté.
Pour Monsieur Mahamat Adoum, participant à cet échange, cet exercice lui a permis de savoir davantage la nécessité de la lecture et de faire connaissance avec des nouvelles personnes amoureuses comme lui, de la lecture. Il confie qu'il est arabophone de base mais grâce à la lecture, sa volonté d'apprendre et surmonter les défis, il lit, écrit et parle couramment français. Il estime que la lecture est l'unique moyen d'apprentissage et d'ouverture vers le monde extérieur, la culture etc. « J'encourage la jeunesse de se donner à cet exercice », a-t-il déclaré. M. Natacha, élève en classe de terminale qui a aussi pris part à cet échange, affirme que ça été un moment important pour elle, surtout qu'elle est en classe d'examen. Elle souligne que grâce à cette conférence, elle a compris l'importance de la lecture au-delà des études, c'est un moyen qui permet à une personne d'avoir une place en société, d'être respectée et se défendre, a-t-elle laissé entendre.
Noël Adoum
Suite au communiqué officiel publié en date du 16 novembre, par le ministre de l'Administration, du Territoire, de la Décentralisation et de la Bonne Gouvernance M. Limane Mahamat, relatif au régime des partis politiques et des associations de la société civile les rappelant à l'ordre et au respect des textes en vigueur. Ialtchad Presse est allé rencontrer le Directeur des Affaires Politiques et l'État civil, M. Ngartoloum Bimian pour détails et explications sur ce sujet délicat. Reportage.
Tout regroupement ou coalition entre les partis politiques et les associations civiles à caractère apolitique ne poursuivant pas les mêmes objectifs est strictement interdit, affirme le ministre de l'Administration du territoire, de la Décentralisation et de la Bonne gouvernance M. Limane Mahamat dans son communiqué publié en hier 16 novembre. Selon lui, l'infraction aux dispositions légales constitue une faute grave qui expose ses auteurs à des sanctions. Interrogé par la rédaction, le Directeur des Affaires Politiques et de l'État Civil, M. Ngartoloum Bimian explique. Selon lui, les partis politiques sont régis par la loi n°32 portant charte des partis politiques en République du Tchad. Il affirme que dans l'article 45 de cette loi, dispose que, « les partis politiques peuvent contracter librement des alliances, se regrouper ou fusionner». Une alliance de partis ne peut avoir une personnalité juridique propre. Il souligne que dans un État de droit, les alliances et les regroupements doivent être rendus publics sans délai et les instruments consacrant ces alliances ou ces regroupements doivent être déposés au ministère en charge de l'administration du territoire dans un délai de 15 jours sous peine de nullité. En cas de non-respect selon le même article, «la nullité est prononcée par la Cour Suprême saisie à la requête du ministère en charge de l'administration du territoire».
Pour les associations, M. Bimian précise que, l'article 29 de l'ordonnance N°23 dispose que les associations d'une même nationalité ont la faculté soit de s'unir en groupements ou fédérations, soit de créer des sections ayant un siège distinct. Il poursuit que le regroupement ou la fédération d'association est ténu à l'autorisation selon les règles de la présente ordonnance. Toute association qui adhère à un regroupement ou fédération doit inclure une disposition ad hoc dans ses statuts, éventuellement par modification statutaire prise dans les formes et faisant l'objet d'une autorisation. Ne peuvent se grouper où se fédérer que les associations ayant des buts analogues et une activité axée sur les problèmes identiques. Ils soutient que « les associations ne sauraient se regrouper entre elles que si elles poursuivent les mêmes objectifs et que leurs textes statutaires les y autorisent», a-t-il conclu.
Depuis que le communiqué a été publié, plusieurs s’interrogent si les principaux acteurs des évènements du 20 octobre, particulièrement Wakit Tamma en coalition avec certains partis politiques notamment les Transformateurs, le Parti Socialiste sans Frontière sont dans la mire du gouvernement.
Noël Adoum
Le ministre de La production et de la transformation agricole M. Laoukein Kourayo Médard a organisé une évaluation de la campagne agricole 2022-2023 dans la zone soudanienne ce jeudi 17 novembre à l’Association tchadienne pour la Non-Violence de Moundou pour faire l’état des lieux qui prévaut sur le terrain.
La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le ministre D’État en personne, en présence du gouverneur de la province du Logone occidental Ibrahim Ibn Oumar Mahamat Saleh, les responsables des services à différents niveaux, ainsi que les délégués du ministère. Dans son mot introductif, le gouverneur de la province du Logone occidental a déclaré qu’il est de notoriété publique que toutes les provinces du Tchad sont affectées par les effets du réchauffement climatique, la province du Logone occidental n’a pas échappé. Le réchauffement climatique a provoqué des variations spatiales temporaires des pluies qui occasionnent la perte de plusieurs milliers d’hectares de superficie cultivable. En considération de tout ce qui précède, poursuit-il, le bilan de production de toutes les cultures sera certainement en baisse.
Le gouvernement doit appuyer les producteurs pour réussir la culture de contre saison, appuyer les petits producteurs maraîchers avec des motos pompes, engrais et semence améliorée, renforcer le stock de L’ONASA, continuer à moderniser l’agriculture, ceci pour aider à faire face à la sous production de cette année et prévenir, d’autres crises alimentaires et nutritionnelles.
M. Laoukein Kourayo Médard invite les techniciens des provinces et ceux de services centraux, à se pencher sur ce que nous réserve cette situation en termes d’évolution et de dégradation hydrologique, phytosanitaire, alimentaire et nutritionnelle, ceci passe par l’appréciation de la tendance de la campagne agricole et les perspectives qui pourraient en résulter.
Le ministre rassure que le gouvernement de transition est conscient de la gravité de la situation et ne ménagera aucun effort pour le résorber. Il poursuit en affirmant que cette évaluation regroupe les délégués venus des provinces du moyen Chari, du Mandoul, Logone oriental et le Logone occidental, fera la lumière sur situation de la campagne agricole et proposera des mesures idoines pour l’accompagner.
Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse
L’atelier de formation des journalistes organisé par l’Union des journalistes tchadiens avec l’appui de la Haute Autorité des Médias audiovisuels est à son troisième jour. Au menu c’est la question des entorses et des institutions de régulation qui a été abordée ce jeudi 17 novembre à la Maison des Médias du Tchad au quartier Moursal.
Tout est commencé par le compte rendu de la journée précédente par le rapporteur Ahmat Mahamat Hassan aussitôt après ce compte rendu. Le premier présentateur Dedjébeé Bob conseiller à la HAMA souligne qu'au Tchad malgré le fait que les médias sont régis par des textes et des règles professionnelles soient encadrés par les organes de régulation et d'auto-régulation, le traitement de l'information reste toujours problématique dans le secteur de la presse écrite et audiovisuelle. Il relève entre autres le parti pris, l'absence d'équilibre dans l'information, la divulgation des fausses informations. Il soutient que c'est à partir des auditions de la HAMA portant sur des violations flagrantes de la déontologie journalistique qu’il affirme cela.
Le deuxième présentateur, Me Adolphe lui a abordé le thème :le rôle de l'observatoire dans l'exercice de la profession du journaliste au Tchad. Il a expliqué le rôle de la HAMA et de l’ODOMET et le fait que ces organisations sont aussi des ressources. Au sujet de la HAMA, il soutient qu’une institution de l'État qui inflige des sanctions en cas de dérive et ODOMET est une association des médias basée sur un statut et le règlement intérieur qui est un observatoire d'elle- même.
Enfin, après cette présentation les journalistes en formation ont reçu des d'explications sur le monitoring des médias pour l'autorégulation de la part de leurs collègues M. Gata Nder et Djimadoum NGoka Kilamian. Outre son rôle de mécanisme de réglementation, le monitorage des médias présente un intérêt plus large pour les processus électoraux qui concerne l'évaluation de l'équité des élections en termes de libertés d'expression. Cela permet d'apporter un éclairage contextuel aux résultats des élections et d'en faire une analyse plus approfondie et met en relief l'impartialité des médias.
Ousmane Bello Daoudou
La salle de la réunion de L’ATALTRAB de Moundou a servi de cadre ce mercredi 16 novembre à la réunion sur le plaidoyer en faveur de la vaccination contre Covid-19, la rougeole, et la poliomyélite.
Une rencontre de travail organisée par la délégation provinciale de la santé publique et de la prévention du Logone occidental. Ont pris part, le secrétaire général du département du Lac-wey, Tordjibaye Ngarhouba, les délégués des arrondissements, les chefs des quartiers, les responsables de centre de santé, les leaders religieux et les leaders d’opinion.
Selon Dr Djimadoum Dionadji Médecin chef du district sanitaire de Moundou, c’est une rencontre en faveur de la vaccination et de la prévention contre Covid-19 , et l’introduction de la seconde dose de vaccin anti-rougeoleux, et le vaccin polio injectable dans le programme élargi de vaccination de routine. Nous voulons à travers cette réunion de plaidoyer poursuit-il susciter l’adhésion massive au niveau de différentes corporations, mais aussi leur implication dans la mise œuvre des activités vaccinales de routine. C’est l’occasion de partager des informations relatives à la prévention et à la vaccination contre la COVID-19, contre la rougeole et la poliomyélite renchérie Djimadoum Dionadji. Il faut situer le rôle de chaque acteur pour nous aider à relever le défi lié à la vaccination. Les parents ont le devoir de faire vacciner leurs enfants, et aussi un droit pour les enfants d’être protégés des maladies. S’il y a refus ou réticence de la part des parents de faire vacciner les enfants c’est par méconnaissance, sinon la vaccination demeure la seule protection des enfants. Cela devait interpeller les parents.
Au sujet des rumeurs sur les méfaits de la vaccination, le gouvernement veuille à la santé de sa population particulièrement tous ces efforts déployés par le gouvernement visent promouvoir le bien-être de la population, il serait difficile au gouvernement d’amener des produits de sources douteuses pour l’administrer à sa population, je rassure les citoyens de l’innocuité des produits, des antigènes utilisés dans le cadre de la vaccination de routine et contre COVID-19, a-t-il affirmé.
Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou, Ialtchad Presse