dimanche 5 février 2023

Reportage

Reportage (1227)

Suite à la manifestation des partis politiques et de la société civile du 20 octobre dernier, la rédaction de Ialtchad Presse s'est entretenue avec le vice-président de l'Union des syndicats du Tchad (UST) Younous Mahadjir ce 11 novembre. Reportage.

Lors de son intervention suite aux événements du 20 octobre le vice-président Younous Mahadjir déclare que ce qui s’est passé le 20 octobre dernier est grave « on ne peut pas comme cela massacrer les gens. C’est inacceptable. En temps qu’être humain et en tant qu’organisations de défense de droit de l’homme, nous sommes avec ceux qui veulent juger objectivement cette question. Qui a tué les manifestants? Comment ? Et qui a donné l’ordre ? ».

Pour lui, le président du parti Les Transformateurs Succès Masra en temps qu’acteur politique est la personne ciblée. « Il a bien fait de porter plainte auprès de la cour pénale internationale ». M. Mahadjir souhaite vivement que la plaine aboutisse afin que les auteurs directes et indirectes de ces crimes soient arrêtées et jugées même si cela va prendre du temps. En attendant, la société civile va faire le nécessaire pour collecter les preuves et le reverser dans le dossier.

Au sujet des personnes arrêtées et déportées à Korotoro, M. Mahadjir soutient que c’est une grave erreur de déporter les gens qu’on n’a pas encore jugés et qu’on les jette en prison. Aussi les tortues sont interdites, aucune loi ne le permet. Il ajoute que la base de la marche du 20 était pacifique. Donc, il n’y a pas des raisons d’utiliser les armes pour massacrer les manifestants. Il déplore cette méthode du gouvernement qui n’encourage pas le vivre ensemble. Ce vivre ensemble exige un comportement irréprochable.

Pour les sanctions qui peuvent tomber sur le pays, le vice-président dit « c’est le rôle de l’Union africaine (UA) parce qu’elle a donné des conditions qui n’ont pas été respectées. De ce fait l’UA doit également déposer plainte à la CPI  contre le gouvernement de transition pour négligence des textes internationaux et pour non-respect de la parole donnée. »

Il ajoute que si la Communauté des économiques des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et UA ne sont pas sur la même ligne concernant la situation du Tchad c’est simplement parce que la CEEAC est considérée comme un syndicat des chefs d’État. Elle est comme l’avocat qui plaide toujours pour défendre leur situation parce que la plupart sont des dictateurs qui ont fait plus de mal aux peuples.

Enfin, le syndicaliste affirme que c’est depuis 32 ans que les syndicats luttent contre ce système, car ils ont compris que ce n’est pas pour développer le pays, mais plutôt pour piller le pays. Il propose au gouvernement d’accepter ses torts, de faire juger les coupables et d’indemniser les victimes.

Donatienne Rakindang
Ousmane Bello Daoudou

Le collectif des associations de défense des droits de l’homme et ses partenaires ont organisé un atelier de renforcement de capacité des responsables de la société civile sur le mécanisme de l’examen périodiques universels et les techniques de rédaction des rapports alternatifs sur l’état de mise en œuvre des instruments de protections de droits de l’homme. Cet atelier de formation s’est tenu ce mercredi 9 novembre au quartier Diguel dans la commune du 8e arrondissement de la ville de N’Djamena.

Mise en œuvre dans quelques arrondissements de la ville de N’Djamena et dans le sud du pays, cet atelier a pour objectif la maîtrise du mécanisme de l’examen périodique par les leaders de la société civile, la capacité de comprendre les cinq (5) raisons de l’EPU et l’importance de la participation des leaders des organisations de la société civile (Osc).

Doumla Hibba Laurent expert en opérations électorales lors de sa présentation affirme que le EPU est un mécanisme créé par la résolution 60/251 de l’ONU pour permettre aux États membres d’examiner  la situation de droits de l’homme . C’est  aussi un mécanisme de dialogue mis en place par le Conseil de droit de l’homme  de l’ONU souligne-t-il. « Cet organe intergouvernemental est composé de 47 États membres qui organisent 3 sessions ordinaires par an. Chaque session ordinaire a une durée de 3 semaines », dit-il. En 2017 il y a eu la création d’un Conseil consultatif de droits de l’homme composé de 18 experts qui sont statués dans plusieurs thématiques, a-t-il souligné. « Le droit civil et politique, c’est  le droit du vote », confie-t-il. 

M. Doumla ajoute que l’EPU a une périodicité de 4 ans et demi et la durée de sa session est de 3h et demi. « Dans les 3h et demi le gouvernement a juste 1h 30 min pour présenter son rapport,  répondre aux questions, voir les points essentiels, et présenter ses observations finales et les autres États participants à l’examen disposent de 140 min pour poser des questions, faire des commentaires, formuler des recommandations à l’État examiné », explique -t-il.

Un groupe de trois membres du conseil des droits de l’homme  appelé ( troïka) est constitué de manière aléatoire pour chaque examen « Ce groupe transmet les questions écrites envoyées en avance à l’État examiné et assiste le secrétariat dans la rédaction du rapport du groupe de travail », martèle-t-il. Les ONG ne participent pas à l’examen, mais elles peuvent soumettre des informations et des recommandations sous forme écrite avant l’examen, a-t-il certifié. Tous les 4 ans et demi, les réalisations de chacun des 192 États membres de l’ONU, dans le domaine de droits de l’homme, sont examinés par les autres États se base sur trois rapports : le rapport national de l’État, concerné qui est de 20 pages au maximum, la compilation d’information  de l’ONU sur l’État concerné préparé par le bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme affirme-t-il.

L’examen du respect par chaque État des obligations et ses engagements l’EPU a comme objectif : l’universalité de l’action, égalité de tous les États, un mécanisme de coopération qui tient compte des besoins de ses capacités, un examen qui complète le travail des organes conventionnels sans faire double emploi. Il n’a pas manqué de souligner les principes que le conseil réfère.

Haoua Adoum Ibeth

L'association des femmes gestionnaires et comptable du Tchad a organisé une formation sur les violences faites aux filles en milieu scolaire ce mercredi 09 novembre à la Maison de la Femme.

Pour Mme Odile Yamtourbaye présidente de l'association des femmes gestionnaires et comptables du Tchad cette formation a pour objectif global de contribuer à l'éradication des violences faites aux filles et adolescentes en milieu scolaire. Mais spécifiquement, l'association s'engage à former 30 paires éducatrices de trois établissements ciblés à l'école primaire associée de Walia, à celle de Toukra et au CEG de Walia dans le 9e arrondissement sur les instruments juridiques de lutte contre les violences basées sur le Genre (VBG) et les techniques de communication. Elle ajoute que ces participantes seront des actrices de premier plan pour la lutte contre les VBG. L’objectif est d’appuyer vivement les élèves filles et adolescentes dans leurs études en les inscrivant dans les bibliothèques, en les appuyant avec du matériel didactique, en leur apportant un appui-conseil par rapport aux maladies sexuellement transmissibles, en santé de reproduction, leurs droits et devoirs. Elle souligne que ce projet devait être lancé depuis le mois d'août, mais retardé suite aux inondations dans quelques communes de N’Djamena plus particulièrement celle du 9e arrondissement. Elle conclut que malgré les actions entreprises depuis quelques années, les filles et adolescentes continuent d'être victimes de toute sorte telles que violence physique et morale, violence sexuelle.

Pour les participantes de cette formation, c'est une occasion pour elles de découvrir les différentes sortes de violences et avoir certaines informations « ce que nous avons appris lors de cette formation est très intéressante. Nous allons transmettre aux filles de différents établissements de la capitale ». Selon ces filles, plusieurs sujets ont été touchés notamment le respect des parents, le respect de soi, prendre l'étude au sérieux, éviter le vagabondage. Cette formation les aidera à prendre conscience de la vie sociale, active et professionnelle et qu'elles sont fières des organisateurs.

Ousmane Bello Daoudou
Narhinguem Anastasie

À Moundou les petites coupures de banque sont de plus en plus rares ces derniers jours. Il est difficile pour un client d’acheter un article et de recevoir ses reliquats lorsque celui-ci disposer d’un gros billet. Reportage.

Les pièces de 500 ,1000, et 2000 francs CFA sont rares dans la ville de Moundou, capitale économique. Il y a quelques fois, mais dans des états de délabrement avancés. Ils sont en lambeau. La population fait face à d’énorme problème de circulation de ces les petites coupures. Dans les marchés publics, ces billets ont complètement disparu de la circulation. Malheur pour les détenteurs de gros de banque, contre votre volonté vous êtes obligés de laisser votre argent pour avoir vos reliquats plus tard. Un commerçant assis devant sa boutique au marché central explique « si mon client paie un article et que je n’ai pas de reliquat, je confisque son gros billet le temps de me ramener mon billet de coupure avant de récupérer son billet ».

Il soutient que ses affaires tournent au ralenti à cause de manque des petites coupures. Depuis plus de 3 mois, il est difficile pour moi de réaliser un bon chiffre dit un petit revendeur de crédit poster sur la rue très animée du marché central. Des coins commerciaux en passant par les petites boutiques des quartiers, les gérant ont de la peine à servir les clients à cause du manque des petites coupures de banques. « Les billets font l’objet de plusieurs vives disputes entre les clients et les commerçants ».

Qu’est-ce qui peut expliquer cette rareté des petites coupures de banques ? Difficile de trouver une explication à cette préoccupation. Selon certains commerçants au moment des récoltes beaucoup des gens fréquentent les marchés hebdomadaires. Et c’est grâce aux petits billets de banque qui leur permette de faire leur achat. D’autres par contre expliquent le fait qu’il est annoncé les nouvelles coupures dans les mois à venir.

Dans notre prochain volet nos nous rapprocherons des institutions en charge des billets pour en savoir davantage. En attendant, la population de Moundou va se contenter des petites coupures.

 Mbaiwanodji Adrien, depuis Moundou

Un mois après les résolutions du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS),le président de la transition Mahamat Idriss Deby Itno a nommé les membres additifs du Conseil National de la Transition (CNT) ce lundi 7 novembre 2022. Ialtchad Presse a interrogé quelques analystes politiques. Reportage.

Pour Dr Évariste Toldé, la liste est publiée après la présentation du programme de gouvernement parce qu'il y a eu des empoignades entre les membres de la commission qui ne se sont pas entendus sur la liste à présenter. Selon lui, la liste a été vue et revue plusieurs fois pour satisfaire les uns et les autres. Il poursuit que cette liste est annoncée après la présentation de la politique générale du gouvernement.

Il affirme qu'il y avait des gens très agités pendant le DNIS qui ont été récompensés. Il croit que malgré leur entrée en fonction et cette liste hâtive, le CNT restera toujours une chambre d'enregistrement qui ne fera qu'avaliser les décisions qui viendront de l'exécutif. Il ajoute qu'il ne doute pas des compétences avérées des uns des autres, mais qui ne peuvent pas influer sur les décisions de l'exécutif. Pour lui, le CNT est un organe à faire disparaître, car on reprend les mêmes en ajoutant du vieux au neuf, c'est qui ne change rien, car il faut attendre de voir  «le maçon au pied du mur». Il évoque qu'il y a de nouveaux membres qui font leur apparition au CNT, mais ça ne changera rien de majeur, puisque même les anciens membres n'ont pas pu rien faire, a-t-il précisé.

D'après M. Évariste, il faut une répartition au prorata de la taille des régions pour avoir une représentation nationale qui reste entre les mains du président de la transition puisqu'ils ne sont pas élus. Il poursuit que si le prorata par province n'est pas respecté, le CNT reste une coquille vide qui obéira au doigt et à l'œil au président de la transition « la norme voudrait qu’on respecte la taille des provinces ».

Le journaliste Leunoudji Tah Nathan dit,  « c’est clair maintenant qu’il y avait une volonté de retarder la publication de la liste parce que le DNIS a été clôturé depuis le 8 octobre. La liste additive est publiée le 07 novembre, cela fait exactement un mois alors que le gouvernement a été formé une semaine après le dialogue » . À mon avis, la consultation pour former un gouvernement devait être une tâche plus ardue que la publication de la liste du CNT malgré que le DNIS a déjà défini le cota et la répartition par corporation. Les corporations ne doivent pas éprouver beaucoup des peines à désigner leurs membres au sein du CNT. Le retard de publication de cette liste additive est la preuve d’une volonté de retarder afin que le programme politique du gouvernement du Saleh Kebzabo soit examiné et adopté par les 93 membres de l’ancien CNT. Selon lui, le nouveau gouvernement craignait la liberté de ton à la prise de parole en son sein. Le gouvernement redoutait de telles prises de parole lors de la présentation du programme de politique du gouvernement. Donc, les nouveaux membres viennent marquer simplement leur présence au CNT.

« Dans ce pays, nous sommes multiculturels avec des clivages. Ce CNT est politiquement monocolore et géographiquement unijambiste. Cette transition envoie le message comme quoi, il n’a pas besoin d'équilibre politique et géopolitique nationale, ni d’esprit de réconciliation et de cohésion politique. Donc les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est la continuité dans la continuité, il n'y a rien de nouveau », dit le journaliste.

Ousmane Bello Daoudou

Le syndicat des magistrats a tenu une assemblée générale pour évaluer la grève. Cette assemblée générale a eu lieu ce lundi 7 novembre au palais de la justice. Les magistrats ont décidé de suspendre la grève. Reportage.

Suite à la grève lancée il y a quelques mois, les magistrats ont décidé unanimement de suspendre cette grève jusqu’à la fin janvier sur toute l’étendue du territoire national.

Cette grève lancée par les magistrats a eu des conséquences incalculables, dit Taoka Bruno président du syndicat autonome des magistrats du Tchad. « C’est pourquoi nous avons décidé de suspendre cette grève. Les dossiers qui se sont entassés seront, d’ici à demain, traités », souligne-t-il. Taoka Bruno rappelle que leurs revendications qui sont entre autres : la détention  d’arme des magistrats, la revalorisation des points d’indices, le non-respect du protocole d’accord entre les médiateurs et le syndicat. Il ajoute qu’un arrêté ministériel a été signé par le Premier ministre « suite à cet arrêté, nous allons travailler avec nos partenaires de la Fonction publique, des Finances et autres », dit-il.

Les magistrats disent que les portes des tribunaux seront ouvertes dès demain mardi 8 novembre. M. Taoka appelle les magistrats des provinces actuellement à N’Djamena de repartir à leur lieu de travail et à ceux de N’Djamena de regagner leur poste.

Abdoulaye Bono Kono, vice-président du syndicat autonome des magistrats du Tchad affirme que la Justice est un principe moral. Et c’est  comme un apollon des instructures institutionnelles donc, ils ne peuvent pas rester en grève lorsque les citoyens en pâtissent. « Nous sommes humains, nous avons nos sentiments sociaux. C’est à contrecœur que nous partons en grève, vous devez le savoir. Cette suspension nous conduira jusqu’à la fin janvier pour voir l’engagement  du gouvernement », dit-il. Il souligne que ce n’est pas une levée, mais une suspension de grève pour 3 mois, conclut-il.

Haoua Adoum Ibeth
Narhinguem Anastasie

OXFAM à travers le projet gouvernance foncière inclusive et juste au Tchad, organise une formation de renforcement de capacité de plus d’une vingtaine des acteurs des organisations de la société civile, de la zone méridionale en plaidoyer et influence pour une bonne gouvernance foncière au Tchad.

Le coup d’envoi de ces assises de 3 jours est donné ce lundi 07 novembre 2022 par le chargé de plaidoyer et communication de OXFAM Mahamat Ibrahim Saleh. Les trois de formation permettra aux acteurs des organisations venus du Logone oriental , du Mayo Kebbi Est  et le Mayo Kebbi Ouest, le Mandoul, le Moyen chari de contribuer à faire du plaidoyer pour une réforme foncière inclusive, équitable et sensible à la politique Genre mais aussi à accompagner les autorités dans le processus de reforme foncière enclenché depuis quelques années. La question foncière au Tchad est d’actualité. Ainsi beaucoup des dispositions demandes des réactualisations ; cette formation aidera aux participants d’être outiller avec les techniques nécessaires pour accompagner ce processus , en ayant une certaine influence par rapport a l’expertise de chaque participant.

Au lancement officiel des travaux, Mahamat Ibrahim Saleh affirme que cette formation est une occasion pour les organisations de la société civile de s’impliquer dans le processus de l’élaboration du Code domaniale et foncier pour que « vos préoccupations et priorité soient soit prise en compte dans la législation qui verra le jour dans les années qui vont suivre ». Il affirme que la question de la sécurité alimentaire est indissociable de la question foncière « sans la terre on ne peut pas produire », c’est pourquoi, dit-il, qu’OXFAM s’intéresse  à la fois à la question foncière et à la sécurité alimentaire des communautés mais aussi de pouvoir renforcer le pouvoir économique des jeunes et des femmes. Cela pour qu’il y ait une dynamique économique plus inclusive a tous les niveaux qui puisse profiter à tout le monde. Ces techniques en matière de plaidoyer et d’influence vous permettront d’identifier les opportunités en termes d’influence et de construire le message de façon plus claire et de pouvoir cibler les bons moments et les bonnes personnes pour faire passer de messages.

Mbaiwanodji Adrien

Les activités du mois de livre se poursuivent à la bibliothèque nationale (BN) ce 5 novembre. Une conférence-débat a eu lieu sur le thème : l’importance de la lecture. Elle a été animée par Nandigui Maintol Michael linguiste et enseignants. Reportage.

Dans sa présentation le conférencier a parlé du besoin de la relation humaine, physique, morale où livresque que doit avoir un être humain. Il a cité les avantages de la lecture qui stimule le cerveau, le rend emphatique, permet de mieux comprendre son environnement, enrichi notre vocabulaire. Il ajoute que la lecture garde le cerveau actif et l’empêche de perdre ses capacités. Elle diminue le stress du boulot, les soucis parce qu’elle nous fait voyager, améliore nos connaissances, notre cerveau est mieux équipé et accroît nos vocabulaires.

Il a également souligné l'importance de la lecture qui est une ouverture à notre esprit et un élargissement à nos connaissances, elle augmente les aptitudes à exercer une pensée critique, à accepter l’autre, mais plus important encore elle est un divertissement gratuit.

Le conférencier a relevé que les jeunes ne lisent pas parce les textes ne s’adaptent pas à leur culture et temps, mais aussi par manque d’engouement des professeurs et par manque d’attention de l’État.

Réaction des élèves à la sortie de la conférence-débat

Pour l’élève Dero Viviane, la lecture est très importante, ce qu'elle retient de cette conférence c’est comment organisé son planning pour la lecture et le fait que la lecture nous permet de maintenir nos esprits ouverts vis-à-vis de l’opinion et la culture des autres.

Sangbay Claude, retiens de la conférence les bienfaits de la lecture, car selon ces propos la lecture est un moyen d’acquérir plus de connaissances, il a autant appris que c’est ne sont pas tous les livres qui sont bons à lire, car il existe des livres violents.

Pour finir, l’élève Zenaba Badjague reconnaît que ce dernier temps les jeunes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux au détriment de la lecture. Et que par cette conférence, elle a appris que la lecture est une porte ouverte vers le monde que ce soit sur le plan intellectuel, humain, parce que chaque lecture est une découverte des nouvelles choses, a-t-elle conclut.

Donatienne Rakindang

À l'occasion du mois du Livre et de la lecture IalTchad Presse est partie à la rencontre du directeur de la bibliothèque pour découvrir la bibliothèque nationale (BN) et le mois de livre ce. Reportage.

Après l'ouverture le 02 novembre dernier, les activités de mois du Livre continuent. Des élèves, des lecteurs parmi lesquels le Directeur de la bibliothèque nationale NGuinambaye Ndoua Manassé. Pour lui la bibliothèque nationale a été créée pour collecter, cataloguer, conserver et enrichir les domaines du public et faire connaître le patrimoine culturel national. Il affirme aussi qu'une des missions essentielles de la BN est la publication de tout ce qui est écrit sur l'ensemble de territoire et de faire une large diffusion au grand public. Il soutient que la BN est le réservoir de tout domaine de recherche au Tchad. NGuinambaye Ndoua Manassé explique « Nous avons deux fonds, le fond Tchad et le fond général » .

En 2011 quand la bibliothèque a été créée il y avait une loi de dépôt légal de mise en application qui permet, qui contrainte tout auteur, toute maison d'édition, Association d'éditeur dépositaire des œuvres importées de déposer trois exemplaires à la bibliothèque nationale. Il ajoute ce fond nous permet d'avoir un fond du Tchad qui est constitué uniquement de tout ce qui parle du Tchad et écrit au Tchad. Ce fond général provient de don des partenaires et autres qui est appelé fond général, dit-il.

Il poursuit la bibliothèque nationale dispose également d’un espace qui permet à un travail continu, de débats littéraires puis le café littéraire et enfin une salle de lecture tout cela de façon gratuite.

Parlant du mois de livre, le Directeur de la BN dit « c'est une opportunité à nos lecteurs de s'approprier des œuvres littéraires en exposition. Et de découvrir les auteurs, c'est un moment très riche des données et de réservoir pour tous les visiteurs ». En plus des prix mises en exerce l'année dernière nous avons mis un autre prix spécial pour les éditeurs qui sera décerné à l'illustre gagnant.

Ousmane Bello Daoudou

L'Association la Plume pour la Culture et le Développement (APCD) a volé au secours des sinistrés ce jeudi, 03 novembre au quartier Walia dans le 9e arrondissement de la ville de N'Djamena. Cette association est venue aider les sinistrés en construisant l'école maternelle, primaire pour sauver l'année académique 2022-2023 et un mini centre de santé afin de prendre soin d'eux. L'équipe d'ialtchad Presse s'est rendue sur les lieux pour faire le constat. Reportage.

Depuis quelques semaines, les sinistrés se retrouvent dans des conditions difficiles. Ce matin l'Association la Plume pour la culture et le Développement est venu s'occuper d'eux surtout de l'éducation des enfants afin de sauver l'année académique qui a mal débuté suite à la catastrophique naturelle avec le débordement des fleuves Chari et Logone. Sur place, on constate la construction d'un petit marché, d'un salon de coiffure, d'un centre de santé et d'une école primaire dénommée «Al Ghalam Solidarité» dans ce site de Walia, appelé encore Forêt. Le président de l'association Dr. Daïrou Youssouf Sidiki, souligne que leur mission est d'aider les enfants des sinistrés en difficulté afin de ne pas blanchir l'année en cours. Selon lui, l'œuvre réalisée par son association est de secourir pour l'éducation. Il précise que l'école a ouvert ses portes aujourd'hui avec des enfants qui se sont inscrits depuis quelques jours grâce à leurs bulletins de notes de l'année dernière. Il ajoute qu'ils sont sur les lieux pour sauver l'année scolaire de ces enfants jusqu'en juin. Il renchérit qu'il a eu la présence de quelques enseignants sinistrés qui se sont portés volontaires pour enseigner ces élèves de la section maternelle jusqu'au primaire. Il dit être confiant qu'il va sauver l'année académique de ces élèves sans abris. Dr. Daïrou n'a pas manqué de souligner le recrutement des couturiers et couturières sinistrés afin de préparer l'uniforme des élèves selon les règles du ministère de l'Éducation nationale et de la Promotion civique.

Pour le Secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale représentant son ministre, il dit être ému par l'initiative de Plume pour la culture et le Développement. Il estime qu'elle a fait de son mieux pour non seulement aider les sinistrés, mais aussi et surtout sauvé l'année scolaire de beaucoup d'élèves. Il félicite l'organisation pour le travail abattu et promet un soutien dans les prochains jours.

Noël Adoum

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