dimanche 5 février 2023

Reportage

Reportage (1227)

Le Président du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), général Idriss Dokony Adiker a effectué une visite de motivation ce 9 décembre dans plusieurs structures sportives de la capitale tchadienne où se tiennent la semaine de l'excellence sportive  Reportage.

Lancé le 5 décembre dernier par le COST, absent lors de la cérémonie inaugurale due à sa charge administrative, le Président du COST et ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration a fait le déplacement dans les sites où se tient la semaine dédiée à l'excellence sportive.

La visite a commencé à 15h, d'abord aux deux terrains basketball (masculin et féminin) du lycée Félix Éboué. Ensuite, le volley-ball et le Handball, l'un à l'Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS) et l'autre à l'École Normale des Institutions Bilingues (ENIB) et enfin au stade de Paris Congo et celui de Diguel pour le karaté, judo, la lutte, etc.

Interrogé sur la visite du Général Idriss Dokony Adiker, le Secrétaire général de la Fédération tchadienne de Volleyball (FTVB), Kianhykbo Baibamne dit satisfait, « Lorsqu'on organise une activité de telle nature et voir la visite de notre hiérarchie, ça fait du bien », a-t-il confié. Par la même occasion, le Secrétaire général de la FTVB, se plaint des conditions de travail. « Nous ne disposons pas de plateau de travail, les conditions ne sont pas réunies. J'espère bien que le comité a fait le constat et pourra nous trouver une solution», a-t-il déclaré.

Pour le Président du COST, Général Idriss Dokony Adiker, depuis quelques années le sport tchadien fait du recul. Il souligne que cette situation a déplu à la direction qu'il dirige. Toujours selon lui, cette semaine de l'excellence est lancée suite à l'année 2022 déclarée par le Président de la transition, Mahamat Idriss Deby Itno comme une année de sport. Il affirme que cette compétition vise à préparer les jeunes pour les Jeux olympiques, paris 2024. « À travers ce genre de compétition, nous pouvons détecter les meilleurs athlètes et leur accorder une bourse olympique pour au mieux nous préparer pour Paris 2024», a-t-il justifié.

Rappelons que cette compétition réunit 12 fédérations et plus de 1000 sportifs. Elle va durer une semaine et les meilleurs seront primés lors d'une cérémonie de Gala prévue le 17 de ce mois.

Abderamane Moussa Amadaye

Au lendemain du 3e Congrès de l'Association des Victimes du Régime de Hissène Habré (AVCRHH) le 6 décembre dernier, après avoir éjecté son président et créée un autre bureau exécutif, l'association a animé une conférence de presse ce lundi 5 décembre à 10h dans son siège situé au quartier Chagoua dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

Le point de presse s'est tenu en présence des membres de l’association et de plusieurs journalistes de différents médias. Après avoir dressé l'historique de l'AVCRHH, le président entrant de l'association a fait un historique de la crise qu'a traversée l'association en 2013, la reconduction de Clément Abaïfouta à la tête de l'association est un regret qui a rendu la situation dramatique, dit-il. Il a ajouté que le texte statutaire du règlement intérieur de l'article 6 dit, « le Bureau Exécutif (BE) convoque l'Assemblée Générale (AG) tous les 3 ans », car de 2013 à 2022, il n'y a eu aucun AG. Selon lui, le quorum de séance à cette assemblée est de ⅔. Les membres ont écrit une pétition pour dépasser ce quorum. Il ajoute qu'en 2013, le BE a fonctionné dans l'illégalité, car aucune demande n'a été envoyée au ministère pour l'autorisation. Il reproche à l'ancien président de malversation et de mauvaise gouvernance.

M. Abaïfouta, après avoir remis la clé à sa vice-présidente lors de sa nomination au Conseil National de Transition (CNT), les membres de l’association considèrent cet acte comme une délégation de pouvoir et la vacance de poste. Car la crise est profonde parmi laquelle figure la crise de confiance et la mauvaise gouvernance, disent ceux qui s’opposent à l’administration Abaïfouta. Ils affirment que les victimes avaient reçu 100 millions de FCFA dont 60 millions utilisés et le président a empoché 12 millions pour acheter une voiture.

Quant à Clément Abaïfouta, il déplore le comportement peu orthodoxe du nouveau BE. Pour lui, on ne peut l'inviter à la veille comme une presse, car il ne peut pas accepter une réunion où il se sent étranger. Il dit se baser sur le texte statutaire de l'association qui dit que le président lui-même convoque l'AG. Il ajoute que lui et ses membres du bureau exécutif n'ont pas pris part à cette réunion qu'il juge biaisée. Il poursuit que toute association à un mandat, et l'Assemblé Générale se prépare dans une durée d'un mois. Dans le texte, c'est en absence du président que la vice-présidente doit lancer l'AG et non organiser cette Assemblée en coulisse. L'AG exige deux choses: d'abord la présentation de rapport et ensuite le bilan de travail. Pour lui, le groupuscule de personne est venu juste lire une liste et allé le présenter dans le quorum. Ils ont créé une semblable crise afin que l'ATPDH (Association tchadienne pour la Défense des Droits de l'Homme) propose une médiation afin de proposer des pistes de solutions. Clément Abaïfouta qualifie la décision de mascarade. On lui reproche d'avoir détourné l'argent, alors que Me Abaïfouta quant à lui, aurait créé une commission pour laisser la somme de 100 millions à cette dernière. Il conclut que l'AG organisée par la vice-présidente accompagnée de quelques membres s'est déroulée en l'absence des cellules de province.

Noël Adoum

Le ministère de la Santé publique a lancé officiellement la semaine mondiale de l’allaitement maternel édition 2022 ce jeudi 8 décembre dans les locaux de la commune du 2e arrondissement de la ville de N’Djamena. Reportage.

L’objectif général est de sensibiliser et de mobiliser la société, de faire la promotion de l’allaitement maternel au sein de la communauté et de renforcer la mobilisation sociale. La semaine mondiale de l’allaitement matériel s’est déroulée en trois phases. D’abord, les discours. Ensuite, la présentation d’un sketch sur l’allaitement. Enfin la remise des cadeaux à quelques femmes qui ont respecté l’allaitement exclusif dès la naissance jusqu’à  6 mois.

Le maire de la commune du 2e arrondissement Youssouf Mahamat Yaro, dit que l’allaitement maternel  est l’aliment le plus adapté à la croissance et au développement des nourrissons. Il soutient que les faits et statistiques montrent que cette pratique qui semble si accessible et si facile à adopter fait face à de nombreux défis. Tout en soulignant les progrès notés depuis la dernière enquête en 2021, les résultats montrent que les femmes qui allaitent exclusivement au sein pendant les six premiers mois sont de 11,4%. Le Tchad est en dessous par rapport aux objectifs communs de l’Assemblée mondiale exclusive de 50% d’ici à l’horizon 2025.

Le maire ajoute que la célébration de cette semaine est une occasion pour renforcer la mobilisation et le soutien à l’allaitement qui suscitent au-delà de cette semaine la nécessité de porter la promotion de la pratique de l’allaitement maternel dans toutes leurs activités et qu’elle soit une pratique courante dans tous les foyers  tchadiens afin de garantir un meilleur départ aux jeunes générations.

Le chef de service Alimentaire du nourrisson et du jeune enfant à la direction de la nutrition et de la technologie alimentaire Mahamat Oumar dit que beaucoup d’enfants qui naissent ne sont pas allaités aux heures qui suivent l’accouchement.  Cela veut dire que « nous devons impulser le changement de comportement dans nos formations sanitaires et dans les communautés afin que tout concoure à favoriser et faciliter la pratique de l’allaitement », souligne-t-il.

Parmi les interventions à haut impact en nutrition, l’allaitement maternel vient en première position. « Les études scientifiques nous rappellent que l’allaitement au dans les 6 premiers mois de la vie, réduit de 22% la mortalité. C’est une invitation moins coûteuse et ses bienfaits sont multiples pour l’enfant, la mère , la famille la communauté », dit-il. Pour cette semaine le ministère de la Santé recommande que l’allaitement maternel soit accessible de la naissance jusqu’à 6 mois et continue ensuite jusqu’à 2 ans.

Les activités prévues cette semaine sont : les conférences-débats à la faculté de médecine de N’Djamena, les causeries éducatives, les sensibilités et promotions dans 5 provinces (Lac, Guerra, Ouaddaï, Chari-Baguirmi et le Logone occidental).

La cérémonie a pris fin par la remise des cadeaux à quelques femmes qui ont respecté l’allaitement exclusif dès la naissance jusqu’à 6 mois.

Haoua Adoum Ibeth

Après plusieurs années d'attente les agents de l'ex-Ondr, de la Sodelac, PNSA et l'Anader retrouvent le sourire. La commission diligentée par l’Inspection générale d'État (IGE) a été mise sur pied pour le paiement intégral des arriérés des salaires d'environs à 1000 agents. Beaucoup peines à recouvrer leurs droits après trois semaines d'enroulement. Reportage.

Il est 11h passé au ministère de la production Agricole et de l'Irrigation, les ex-agents assis sur l'ombre des miniers par des petits groupes remplissent l'enceinte du ministère. Les uns ont des visages, frustrés d’attendre. D'autres avec un léger sourire, patiente dans une ambiance très calme la commission d'enroulement.

Kebdika Sobserba de l'antenne sud-est (Sarh), « je suis ici depuis 3 semaines, je ne comprends pas le système. Quand je suis arrivé, ils procédaient à l'enroulement et à la vérification. Une fois les dossiers vérifiés, ils te demandent d'attendre 2 jours  » mais à la grande surprise de plusieurs ce n'est pas le cas.  « Nous sommes arrivés depuis le 23 et ont été enroulés du 23 au 05 décembre, on n'a pas perçu notre dû mais ceux qui sont enroulés le 2 ont perçu leurs chèques ». C'est ce qui est à l'origine du débordement. Cela a causé la suspension de la commission. La situation est compliquée, disent les ex-agents

A la question « vous êtes optimistes ou pessimistes pour toucher votre chèque". Il répond, « je ne sais pas  ». Mais il finit par dire qu’il reste optimiste. Ses amis qui ont eu leurs chèques ont déjà perçu leurs sommes. « Je ne sais pas ce qui adviendra dans l'avenir. Nous avons toujours espoir de rentrer dans nos droits ». Il affirme être inquiet, « nos antennes sont vdésertées puisque nous sommes tous ici ».

Les ex-agents veulent que la procédure soit accélérée pour qu'ils repartent à leurs lieux de travail pour faire le bilan de la fin de la campagne agricole. Il exhorte l’administration d'alléger les procédures « ça pourra mieux nous arranger pour avancer ».

Gaspard Dissou, délégué du personnel, rattaché à la commission rassure les uns et les autres. « Quelles que soient la  durée, les deux semaines qu'on a mis ici à N'Djamena est pour une  bonne cause ». Pour lui, la commission mise sur pied par le ministère de Finances ne maîtrise pas les arcanes du ministère de l'Agriculture. Cette commission essaie de tout vérifier parce qu'il s'agit d'argent. Même si les collègues sont impatients, il faut comprendre que c'est un problème technique, la commission ne signe pas le chèque. D'après M. Dissou tous ceux qui sont enroulés, leurs chèques sont établis et attendent la signature du Trésorier payeur général.  « Je dis haut et fort, il faut être optimiste. Si nous sommes restés pendant 7 ans à attendre, ce n'est pas les 2 semaines qui vont nous dépasser. Tout le monde aura son dû, c'est un acquis ».

Manemon Mapouki est lui aussi délégué de personnel de l'Anader, il est chargé de la communication. Pour lui, depuis le 21 novembre l'Inspection générale d'État a démarré l'enroulement des personnels pour procéder au paiement des arriérés de salaires de 2016/ 2017/ 2018. C'est un travail technique. Il est important de vérifier les pièces des ayants-droits. Il faut la présence physique de la personne avant de donner le feu vert. Il explique qu’on fait l'enroulement, on vérifie l’identité de la personne, après l'équipe envoie tous les dossiers au niveau de Trésor qui va être consigné par une seconde personne. Donc la procédure est lente. Et c’est dur pour nos amis venues de provinces, c'est un nouvel environnement pour eux. Il pense que le travail est en train d'être terminé. « Le travail progresse, tout le monde va percevoir ses droits pour toutes les années », di-il.

Ousmane Bello Daoudou

Au lendemain de la sortie médiatique du procureur de la République près de Tribunal de Grande Instance (TGI) de N’Djamena, Moussa Wadé Djibrine sur le bilan du procès de Koro-Toro. Le président national des Droits de l'Homme sans Frontières (DHSF) Layibé Tourdjoumane s'est exprimé sur le micro de la rédaction. Reportage.

Suite à la sortie médiatique du procureur de la République près de grande instance de N'Djamena Moussa Wadé Djibrine qui affirme avoir jugé 401 personnes, le président national des Droits de l'Homme sans Frontières Layibé Tourdjoumane met l'accent sur le sujet. Il déplore la déportation des manifestants à la prison de haute sécurité de Korotoro, pour lui la prison de Korotoro est réservée pour les personnes condamnées à des lourdes peines et non aux manifestants qui ne sont pas encore jugés. Il ajoute qu'il n'y a un travail professionnel sur les chiffres des manifestants arrêtés le 20 octobre dernier. Car le gouvernement a donné des chiffres différents que ceux du procureur qui affirme avoir jugé 401 personnes. La justice, elle, n'a pas sorti une liste de manifestants arrêtés et déportés à Korotoro.

Pour M. Tourdjoumane, les 401 détenus ne peuvent être jugés en2 jours. Il ajoute que le chiffre de la société civile est plus grand que celui du gouvernement et de procureur. Pour creuser plus loin, il soulève une interrogation épineuse, «si la justice a jugé seulement 401 manifestants, les autres sont partis où?». D'après lui, il faut que le gouvernement et la justice donnent le chiffre exact des détenus. Il poursuit que les manifestants ont été arrêtés à N'djamena et c'est le tribunal de grande instance de N'Djamena qui doit les jugé sur le lieu d'arrestations et non ailleurs. Il affirme que les détenus n'ont pas eu des avocats de la défense pour plaider sur leur sort. Parmi les détenus condamnés, de 2 à 3 ans feront de prison ferme, il y a des innocents, car le jugement a été biaisé, anormal et inexact, a-t-il dit. Pour lui, le juge peut condamner qui, il veut à sa guise.

M.Tourdjoumane affirme que les forces de l'ordre qui ont utilisé des armes létales pour tirer et tuer les manifestants n'ont pas été arrêtés par la justice. Il demande à celle-ci de juger également les forces de l'ordre qui ont tiré sur les manifestants le 20 octobre dernier. Il conclut enfin que le nombre des personnes arrêtées et disparues est de plus de 800 personnes.

Noël Adoum

Suite à la sortie du procureur de la République hier, le porte-parole de Mouvement de 12 Revendications (M12R) Natoi-Allah Ringard a animé un point de presse cet après-midi mardi 06 décembre dans la salle de conférence à l'intérieur de la Radio Oxygène dans le 7e  arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

Le point de presse s'est tenu dans la salle de conférence de la Radio Oxygène en présence de quelques Journalistes. Le Mouvement de 12 Revendications est composé des partis politiques, des associations et de la société civile. M. Netoi-Allah déplore la condamnation des manifestants jugés hier. Pour lui, le jugement qui s'est passé lors de l'audience foraine de Korotoro en violation de la procédure judiciaire vient montrer une fois de plus aux yeux du monde que la justice tchadienne est aux ordres du pouvoir exécutif, c'est un recul démocratique dans notre pays. Pour M. Ringard, la justice ne peut juger 400 personnes en quelques heures, un tribunal ne peut juger les personnes arrêtées dans son ressort à plus de 1000 km², la justice d'un pays dit de Droit ne peut juger les personnes sans assistance des avocats.

Pendant que d'autres familles viennent d'enterrer récemment leurs morts suite aux événements de 20 octobre et d'autres sont aux cheveux de leurs frères blessés, le procureur annonce de telles séquences, car le cœur de tous les Tchadiens est déchiré. Il ajoute que le M12R qualifie ce jugement de simulacre de justice. Il poursuit que ce jugement de Korotoro est un coup de massue qui est venu tomber sur la tête des Tchadiens et prouve que l'heure est grave. Le M12R se demande pourquoi la justice a jugé seulement les manifestants et laissé les tueurs des jeunes et des femmes enceintes sans oublié ceux qui enlèvent les Tchadiens de leurs propres lits sous les moustiquaires et les abattre leurs parents au vu et au su des voisins et ceux qui ont fait des écoles et salles de classe d'enseignement d'éducation des prisons et des corps des manifestants enlevés de ce lieu. Il qualifie la justice, « à deux poids, deux mesures». Pour consolider la paix et l'unité nationale, le M12R exhorte la libération purement et simplement de tous les manifestants avant les deux fêtes, que les innocents célèbrent les fêtes auprès de leurs familles. Le M12R exige la tenue rapide d'un dialogue politique dans un pays neutre pour décrisper la crise, car le Tchad appartient à tous les Tchadiens. Il n'y aucune raison que les autres vivent au pays et certains en exil.

Enfin, pour M. Ringard, si rien n'est fait dans ce sens le Mouvement peut saisir la communauté internationale et demande aussi le déploiement d'une force mixte panafricaine pour la protection de peuple tchadien. Car la grande partie sud du pays est toujours menacée, les hommes en treillis et armés sautent le mur et braquent la population et la privent de son sommeil. Le M12R rappelle au peuple tchadien d'être vigilant pour répondre à ses appels afin d'exprimer contre cette injustice à l'égard des manifestants détenus à la prison de Korotoro, a-t-il conclu.

Noël Adoum

Le ministre de la Formation professionnelle, des métiers et de la microfinance en partenariat avec l’Agence française pour le développement (AFD) a lancé officiellement un projet pour renforcer le secteur de la formation et de l’insertion professionnelle au service des jeunes tchadiens diplômés et non diplômés vulnérables. Cette cérémonie du lancement a eu lieu ce mardi 06 décembre 2022 au CEFD. Reportage.

Le projet jeunesse vers l’emploi durable est une touche additionnelle, spécifique à l’édification de l’avenir de la jeunesse tchadienne qui vient renforcer et poursuivre les acquis de la composante 1 du projet Bab Al Amal qui est arrivé à terme. Cette nouvelle phase de l’histoire de la formation professionnelle au Tchad est destinée à jouer un rôle de filet social pour les jeunes en situation de vulnérabilité diplômés et non diplômés.

Bertrand Cochery Ambassadeur de la France au Tchad , dit que l’originalité de ce projet concerne 1500 jeunes au départ et se déroulera à N’Djamèna, Moundou, Bongor, Sarh et Abéché grâce à ESSOR qui est une plateforme de coordination du côté tchadien avec Bet Al Nadja (maison de petites entreprises). Pour faciliter la tâche aux jeunes non diplômés de suivre cette formation, un système bureautique d’information sera mis en place pour permettre à ces jeunes de postuler à des sessions de formations et d’orientation complémentaire pour pouvoir sortir de leur situation actuelle, ajoute -t-il.

Adeguelaye Damaris Nodjigoto représentante du ministre de la Formation professionnelle, des métiers et de la microfinance souligne que la particularité de ce projet participe de l’engagement délibéré et concerté des partis prenants à fédérer les compétences locales pour accompagner les jeunes vulnérables vers un développement personnel et l’autonomisation à travers un accompagnement en formation et insertion socioéconomique.« Cette logique portée sur les couches marginalisées et laissées pour compte»,  c’est aussi une touche indélébile et une garantie de la qualité de la réponse des propriétaires, ESSOR et les ONG nationales dans leur responsabilité technique, affirme-t-elle.

De par le caractère multisectoriel et multi acteurs de ce projet qui constitue une plus-value de cette diversité partenariale « vous êtes mandatés à jouer un rôle de cheville ouvrière pour apporter une réponse concentrée et spécifique aux besoins des cibles », a-t-elle recommandé.

« Le gouvernement tchadien à travers ses services déconcentrés et décentralisés s’engage  à vous  accompagner dans cette noble mission», a-t-elle rassuré. Elle recommande aux concernés de mettre an avant leur génie créateur individuel et intelligence collective pour réaliser les activités prévues, atteindre les résultats et satisfaire aux objectifs. Cela veut dire passer des alliances et des synergies d’action pour agir en complémentarité, efficacité et efficience gage de la durabilité et de la viabilité de l’intervention, conclut-elle.

Haoua Adoum Ibeth

Le 20 Novembre dernier alors que s’ouvre au Qatar la 22ème  édition de la coupe du monde de football. Il est 17 h au quartier Mbombaya , des jeunes amoureux de ce sport roi s’empressent pour aller suivre le match inaugural au cinéclub, l’un d’eux, s’arrête et s’exclame « si notre stade était construit, on peut aussi abriter le mondial de football ». Les autres, très étonnés, lui répondent « allons suivre la coupe du monde ». Reportage.

Le stade ou terrain de football est un lieu d’affrontement entre deux équipes, pour les passionnés de ce sport. Le stade est un ouvrage d’art complexe, du point de vue de la construction. L’absence de cet ouvrage d’art complexe constitue un handicap pour le développement du football Tchadien en général, et à Moundou en particulier

Le football est l’un des sports collectifs le plus populaire, le plus pratiqué dans les rues de la capitale économique. Il n’est donc pas surprenant que la construction d’un stade inachevé est un signe que le développement des infrastructures sportives modernes tarde à avancer.

A Moundou la première pierre de construction d’un stade a vu le jour dans les années 2011. Une cérémonie qui à l’époque a suscité plein d’espoir dans la ville. Dix ans plus tard, le chantier est toujours inachevé, l’insuffisance et le manque d’espace pour la pratique du sport alimente les débats en milieu jeune. Si le stade est construit il aura réglé le problème lié aux terrains disent les moundoulais. Considérée comme une ville de football, Moundou a été un creuset pour l’équipe nationale, beaucoup des joueurs issus de ce championnat ont défendu les couleurs du pays.

La ville ne dispose d’aucune infrastructure sportive répondant aux normes de la FIFA mais comme le dit un proverbe « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a ». La ligue provinciale de football de Logone remue terre et ciel pour organiser un championnat qui parfois fini à queue de poisson. La construction d’un stade permettra à la ville d’organiser des grandes manifestations sportives de niveau national et international. Malheureusement, la plupart des poses de premières pierres pour la construction ne sont pas réceptionnées et ne sont jamais achevés. Et pourtant dès le début du chantier un panneau est placé sur le site de construction indiquant le délai d’exécution du chantier.

Dans son discours à la nation, le président de transition a déclaré 2022 l’année du sport. Deux semaines du championnat national est la seule activité sportive majeure de l’année organisée sous la pression de la CAF et de la FIFA. La relance du sport tchadien annoncée tambour battant par les autorités en 2022 nécessite des capitaux pour sa mise en œuvre. Les investissements ne suivent pas les déclarations, le stade de Moundou est resté dans sa phase de début de construction. Le Tchad compte plus de 10 stades en construction mais aucun n’est achevé. Le seul stade qui abrite une compétition ne répond pas aux normes FIFA, ainsi les matchs du Tchad se jouent à l’étranger, c’est un manque à gagner pour le pays.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

Après la suspension du journal Salam info et son Directeur général Martin Inoua Doulguet par la Haute Autorité des Médias Audiovisuels (HAMA), le 02 décembre dernier, les avocats du Journal Me Olivier Gouara et Me Ndilyam Mouadjimtog ont animé une conférence de presse ce lundi 5 décembre à 12h au siège du journal au quartier Habena dans le 7e arrondissement de la ville de N'Djamena. Reportage.

 La conférence de presse s'est tenue en présence de plusieurs journalistes de différents organes de presse et de quelques invités venus assister à cette conférence. Pour l'avocat Me Olivier Gouara, la décision de la HAMA ne présente aucune notification et n'a pas été faite au journal Salam info en tant qu' organe de presse. Il a été surpris par les arguments qui ne s'appliquent pas sur les fondements juridiques. Selon lui, les textes visés par la HAMA ne sont pas des textes qui devraient être applicables. Il poursuit que, l'objectif de la HAMA est de museler ou empêcher Salam info et son Directeur général d’exercer. Me Gouara ajoute que M. Azoudoum Owaïna Gédéon est lié au journal par un contrat de travail pour qu'il soit le Directeur de Publication. Selon lui, Martin Inoua Doulguet a été convoqué pour l'aspect administratif de l'audition et ensuite tout a basculé sur le contenu rédactionnel du journal. Ce qu'on reproche au M. Inoua Doulguet, c'est un édito qu'il avait publié sur la page Facebook de Salam info, «la HAMA doit cesser d'être une caverne d'Ali Baba qui profite au censure et autres vampires de la caisse de l'État». Il ajoute « qu'en Droit, ce qui n'est pas interdit par la loi est permis». Pour lui, une page Facebook ne peut être considérée comme la presse en ligne. Enfin, il conclut que la HAMA est immunisée, celui qui touche à la HAMA ou à ses intérêts, aura une procédure automatiquement de la sanction. Cette institution estime que M. Martin l'aurait attaqué sur les réseaux sociaux.

Pour Me Ndilyam Mouadjimtog, la décision de la HAMA ne peut jamais résister à la rigueur du Droit. Il ajoute qu’elle doit-être pris sur le siège avant de la notifier à qui de droit. Pour lui, les 9 conseillers nommés par le président de la République composent un collège. Le président de la HAMA à lui seul ne constitue pas le collège pour prendre une décision. Le journal a reçu une convocation pour une audition simple qui est une procédure disciplinaire. Il déplore la décision de la HAMA prise par des fonctionnaires alors que c'est le rôle des conseillers. Pour la HAMA, le journal Salam info qui a obtenu le récépissé de déclaration auprès du tribunal de grande instance de Bongor ne peut pas paraître à N’Djamena alors que la loi 17 permet à ce qu'un organe puisse transférer son siège d'une région à une autre.

Noël Adoum

Par une décision rendue publique samedi 03 décembre dernier par la Haute Autorité des Médias et de l'Audiovisuel (HAMA) a suspendu le journal SALAM Info et son «Directeur général» Martin Inoua Doulguet. La HAMA reproche, la non-conformité du journal avec le texte régissant la presse au Tchad, la posture de défiance et de dénigrement continu par M. Inoua Douglet vis-à-vis de l'institution régulatrice des médias au Tchad et enfin le Directeur général de Salam Info ne dispose pas d'une carte professionnelle de journaliste, selon la HAMA. Cette suspension fait couler beaucoup d’encre. Le coordonnateur de Mouvement Citoyen pour la Préservation de la Liberté (MCPL) M. Sosthène Mbernodji réagit. Reportage.

Le journal Salam info et son Directeur de Publication Martin Inoua Doulguet ont été suspendus par la HAMA de toute parution (papier et numérique) jusqu'à l'obtention d'une nouvelle déclaration de parution auprès du Procureur de la République, près du Tribunal de Grande instance de N'Djamena et ensuite la suspension de Martin Inoua Douguet de toute activité journalistique jusqu'à l'acquisition de la qualité de journaliste.

Après la suspension du journal, le coordonnateur du MCPL M. Sosthène Mbernodji estime que cette décision est cynique et qualifie cette suspension de deux poids deux mesures. Pour lui, la HAMA est en train de surpasser ses prérogatives. « Elle ferme hermétiquement les yeux sur tout ce qui se passe dans les médias publics », dit-il. Il soutient que lors de la manifestation du 20 octobre dernier, aucun média public n'a parlé de la répression. Il est surpris qu’un après-midi, ces mêmes médias publics parlent de point de presse du Premier ministre. Pour lui, du point de vue professionnel, qu'il y a un problème.

M. Sosthène Mbernodji n'a pas manqué de dénoncer la suspension ou mise en demeure des certains médias privés notamment la radio paysan à Doba, la radio Terre nouvelle à Bongor et tout récemment le journal Salam info de N'Djamena. Pour lui, certains journalistes des médias publics ont rangé de côté l'éthique et la déontologie qu'ils ont apprise durant leur formation universitaire et se contenter du griotisme pour plaire aux rois. Il souligne qu'un média d'État fonctionne grâce à l’argent du contribuable, mais n'est pas le média d'un régime. Pour lui, la décision intervenue au lendemain de la journée et de la démocratie (1er  décembre) remet en cause ces valeurs. Il estime que la question de la conformité juridique du journal Salam info est un prétexte parce que l'autorisation et la déclaration de parution ont été attribuées par le Tribunal de Bongor. La ville de Bongor fait partie de la République du Tchad. Et donc, « le journal Salam info n'a pas besoin pour s'implanter et paraître dans d'autres villes du pays d’une autre autorisation», dit-il. Il affirme que la HAMA s'est érigée en tribunal et sanctionne tout organe de presse qui critique sa gestion.

Noël Adoum

 

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