Reportage

Reportage (1389)

Après Bongor en 2020, la ville verte du Tchad accueille le 10e congrès de l'union des journalistes tchadiens (UJT). Il s'est ouvert ce matin 12 juillet au centre Don Bosco dans la commune de 3e arrondissement de Sarh. Reportage.

C'est sous le thème, « journaliste tchadien face à la recrudescence de discours de haine à l'ère du numérique ». La cérémonie d'ouverture de ce congrès a été présidée par le gouverneur de la province du Moyen-Chari, Général Ousmane Brahim Djouma en présence des représentants de la Haute Autorité des Médias et de l'Audiovisuel (HAMA), des autorités administratives.

A l'entame de ses propos, le président de l'UJT Abbass Mahamoud a remercié les membres de l'UJT et le gouverneur de la province du Moyen-Chari pour l'accueil chaleureux offert aux journalistes dans la ville verte. Ensuite, il a rappelé l'historique et les objectifs fixés par cette structure. « L’UJT a été créé une année avant l'avènement de la démocratie et de la liberté au Tchad soit 34 ans. Et a pour objectif de rassembler et de défendre leurs droits matériels et moraux afin de travailler à renforcer les capacités professionnelles des journalistes et de promouvoir la liberté d'expression et celle de la presse », a-t-il rappelé. Toujours selon M. Abbass, l'UJT est devenu un acteur majeur qui exerce son rôle de défendre le journaliste et l'assume pleinement. « C’est l'une des rares organisations et associations professionnelles qui tiennent leurs congrès ou assemblées générales à échéances pour évaluer la marche de l'UJT, renouveler son bureau exécutif et élaborer de nouveaux plans qui répondent aux aspirations et aux préoccupations des journalistes comme l'exige la profession », a-t-il confié. Il a aussi fait savoir que depuis leur accession à la tête de l'UJT en janvier 2020 à l'issue du 9e congrès de Bongor, tout n'a pas été rose. La pandémie COVID-19, le décès du Maréchal Idriss Deby, l'ouverture d'une phase de transition a impacté les activités de l'UJT, a-t-il indiqué. « Mais cela n'était pas une période de tout repos pour nous à l'UJT, mais plutôt une période décisive pendant laquelle notre organisation était présente et défendait fermement les droits des journalistes ». M. Abbass a mis également l'accent sur les travaux qui vont se dérouler lors de ces trois jours de congrès plus précisément la révision des textes de l'UJT. Pour les conditions de vote, il indique que seuls les membres de l'UJT en règle pourront participer au vote lors de ce congrès.

Pour finir, le président de l'UJT a remis une attestation de reconnaissance au gouverneur de la province du Moyen-Chari, lui décernant le titre de président d'honneur de l'UJT. Le gouverneur du Moyen-Chari a rappelé quant à lui l'importance du journalisme dans la démocratie. Il estime qu'il est devenu une réalité depuis l'avènement de la démocratie.

Abderamane Moussa Amadaye

Ce 3 juillet, le Collectif des ex-détenus des évènements du 20 octobre 2022 a organisé une cérémonie de gratitude et de soutien au président de transition Mahamat Idriss Deby Itno pour la grâce présidentielle. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de Conseil National de Transition (CNT) Haroun Kabadi dans la grande salle du palais des arts et de la culture. Reportage.

Tout a commencé par l'exécution de l'hymne national, suivi de la projection d'un film intitulé « Les enfants de Toumaï entre l'espoir et désespoir », ce film relate les différentes attaques rebelles, celui par exemple du 2 février 2008, les circonstances de la mort du maréchal Idriss Deby Itno et les manifestations du 20 octobre 2022. Dans la salle, sur les banderoles sont écrits, « le collectif des ex-détenus des évènements du 20 octobre 2022 invite toute la jeunesse tchadienne à se débrancher des manipulateurs », « à soutenir notre jeune président, le grand frère Mahamat Idriss Deby Itno, la seule voie de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et de la refondation d'un Tchad nouveau », « jeunes du Tchad ensemble, disons non à la manipulation, du 20 octobre ».  Les ex-condamnés ont porté des t-shirts floqués, « gratitude et soutien au président de transition ».

Pour le président de la commission Mortodé Bonheur, les ex-condamnés viennent de sortir d'un traumatisme, l'initiative d'organiser cette cérémonie fait partie de la prise de conscience des jeunes des dangers de participer à des évènements comme le 20 octobre 2022. Il ajoute, « du balcon de l'espoir à la vallée du désespoir et de la détention, vous voici aujourd'hui dans le temple de la réconciliation nationale et du dialogue. Après la transition, il y aura un Tchad un et indivisible ».

Le représentant des ex-détenus Mbaïramadji Alexis avoue, qu'au nom de ses collègues qu'ils ont été aveuglés par des manœuvres d'endoctrinement. « Nous sommes aujourd’hui devant vous pour faire notre mea-culpa, nous repentir. Aucune raison, aucune vision, aucune liberté ne saurait justifier l’atteinte à la vie d'un être humain. Non, rien ne justifie la mise à feu et à sang de notre propre pays », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil National de Transition Haroun Kabadi a appelé à la prise de conscience et à la maturité politique des jeunes.  « Accepter sa faute, reconnaître ses défauts et changer de cap est une grandeur d'esprit et de l'amour de son pays ». Le président de transition Mahamat Idriss Déby Itno a toujours prôné la paix, l'unité, la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, aujourd'hui comme demain il n'hésitera pas à tendre la main à ses frères et sœurs y compris ceux des transformateurs qui veulent rentrer au pays pour participer à la refondation du Tchad, a-t-il dit.

Noël Adoum

Les musulmans du Tchad ont célébré ce mercredi 28 juin 2023, l’Aïd Al Adha communément appelée aussi la fête de sacrifice ou de Tabaski. Ils se sont réunis pour prier ce matin à la grande mosquée Roi Fayçal de N'Djamena en présence du président de transition Mahamat Idriss Deby Itno. Reportage.

Toutes les voies de la grande mosquée sont sécurisées par les forces de l'ordre pour assurer la sécurité du président de transition. Hommes, femmes et enfants des différents quartiers vêtus de leurs habits traditionnels tout neufs, pour la plupart, déboulent à la grande mosquée pour effectuer la prière. Plusieurs autorités politiques, traditionnelles, religieuses ainsi que les membres du gouvernement rejoignent la grande mosquée.

Comme à l'accoutumée, la tradition est respectée au pied de la lettre. À son arrivée, le président de transition Mahamat Idriss Deby a accompli les deux unités de prière surérogatoires avant de prendre place dans la grande salle. Il est aussitôt suivi par l’Imam, Cheikh Abakar Walar Modou qui dirige la prière et le Premier ministre de la transition Saleh Kebzabo à sa droite.

Le sermon de l’imam Cheikh Abakar Walar Modou a été orienté vers l’actualité marquée par la violence aux portes du pays. Il a également abordé les notions de paix et de stabilité en lien avec la situation de guerre qui prévaut actuellement au Soudan et dont les conséquences touchent directement le Tchad. Il poursuit, « ceci est la conséquence directe de l’éloignement de la plus grande des grâces divines, celle de la paix et de la stabilité ». Se basant sur des versets, hadiths et d’autres préceptes de l’Islam, Cheikh Abakar Walar Modou explique que les frères soudanais n’ont pas respecté la prescription prophétique qui affirme la fraternité, l’unité et la sacralité de la vie humaine. Il n'a pas manqué de prier pour le Soudan.

À la suite de l'ouverture des frontières par le Président de transition aux frères soudanais et en engageant les ressources du pays, l'imam affirme que ce dernier a envoyé un message fort au monde entier, car « la nation tchadienne est une nation de valeurs. La meilleure des solidarités est celle qui se manifeste pendant les moments difficiles » a-t-il dit.

Au sujet des conflits intercommunautaires, l'imam appelle le gouvernement et les chefs traditionnels à s’impliquer objectivement afin que le sang des Tchadiens ne coule plus. Il implore la clémence divine de veiller sur le Tchad et aider ses fils à mener à bien la transition dans laquelle se trouve le pays.

Noël Adoum

Les lauréats professionnels de l'éducation en instance d'intégration à la fonction publique continuent leur recensement, commencé le 15 juin dernier à la bourse de la ville de N'Djamena. La rédaction a fait réagir le coordonnateur du collectif. Reportage.

Sur les lieux, plusieurs diplômés s’enregistrent en déposant une photocopie de leur diplôme, une photocopie d'acte de naissance et une photocopie de leurs Curriculum vitæ. Les dossiers sont remis mains à mains, à ceux qui sont chargés de les garder. Après avoir remis les dossiers, les lauréats inscrivent leurs noms sur la liste en mentionnant leurs numéros de téléphone.

Pour le coordonnateur des lauréats professionnels de l'éducation en instance d'intégration à la fonction publique de la promotion de 2014 Sokazia Amaté, le collectif a été mis sur pied depuis 2016 avec un objectif primordial « intégrer tous les membres », dit-il.

« L’activité actuelle, c'est de recenser tous les lauréats en instance d'intégration à la fonction publique. Et bien évidemment les lauréats de l'éducation, l'objectif c'est d'atteindre un certain effectif et d'aller trouver les autorités et voir dans quel contexte ils peuvent nous aider. Puisque les lauréats sont abandonnés par l'État qui les a formés ».

Selon M. Amaté, le collectif a eu échangé avec les autorités dans le passé, raison pour laquelle ils ont jugé utile d'avoir le nombre de l’effectif afin d'avoir des arguments plus solides pour faire face aux autorités pour un éventuel recrutement. Ils ont été au ministère de l'Éducation nationale, à la primature et au Conseil National de la Jeunesse du Tchad (CNJT). Confiant dans leur lutte, il indique qu'ils vont atteindre leur objectif principal.

Toujours selon le coordinateur, il faudrait que le collectif soit respecté, « nous irons chez les autorités avec des statistiques complètes. Et les faire réagir sur nos doléances. Si nous ne sommes pas satisfaits, nous serons contraints de sortir dans les rues pour revendiquer nos droits ».

Noël Adoum

Tabaski, fête du sacrifice pour les musulmans aura lieu ce mercredi 28 juin. Un jour synonyme de joie et de partage. Au marché des moutons, on se bouscule pour l’achat de mouton. Les vendeurs des moutons sont occupés. Chacun veut son mouton Reportage.

A 48h de la fête de Tabaski, les musulmans tchadiens se bousculent pour acheter de moutons. Les uns, après achat, jettent leurs moutons à l’arrière de leurs voitures ou camionnette, d’autres les installent à califourchon au-devant ou en derrière de leurs motocyclettes. Du quartier Habena sur l'axe de Santana Hôtel, en passant par Amtoukoui, Ndjari, Diguel jusqu'au marché SNER, les bords de la voie bitumée sont occupés par les vendeurs de moutons. Le marché de bétails est bondé. Les quelques parcelles de terrains vagues sont envahies par des hommes se disputant les prix et la clientèle, on dirait un marché boursier.

M. Abdelsalam Daoud Khassim résidant au quartier Ndjari cherche à acheter un mouton. Il affirme, « la fête de Tabaski est spéciale pour tous les musulmans et particulièrement pour moi-même. Je suis habitué à égorger un mouton chaque jour de la fête, ça fait partie du sacrifice et des valeurs religieuses à respecter. Je m’organiser à l’avance, comme de nombreuses familles tchadiennes pour être à jour pendant la fête ».

Mahamat Moussa est de retour de Bitkine en province affirme, « Après 7 heures de route longue et chaotique, je viens d’arriver à N'Djamena, le prix du mouton reste abordable selon la capacité de chaque citoyen, raison pour laquelle je suis venu chercher un mouton. Je suis très content de retrouver mes proches parce que je ne les ai pas vus depuis près de 4 mois. La Tabaski est une bonne occasion pour se ressourcer en famille ».

Selon le vendeur Alhadj Issa Hamidi, les moutons ne sont pas chers cette année, le prix varie en fonction de la grosseur du mouton. « Il y a des moutons de 80 000, 75 000, 50 000 et le prix du petit est de 35 000 CFA ».

Noël Adoum

La capitale tchadienne a enregistré hier dans la nuit du 22 au 23 juin une première grosse pluie pour ce début de saison pluvieuse. Cette pluie diluvienne a durablement touché une majeure partie du 5e arrondissement de N'Djaména. Reportage.

Contrairement aux années précédentes, le 5e arrondissement de N'Djaména a été cette fois-ci considérablement inondé. Une partie de l'axe bitumé reliant le quartier Amriguébé-Ridina qui passe par l'Université Roi Fayçal s'est transformé un marigot. Les ruelles sont à majorité impraticable, la boue est partout et les caniveaux non curés sont engloutis.

Le désastre, c'est à Ridina. Plusieurs maisons se sont écroulées, plus de 10 maisons se sont retrouvées par terre a dit le maire du 5e arrondissement, Saleh Goudja Mallah. Toujours selon lui, ce dégât est dû au blocus du canal qui est en réhabilitation. « Hier, nous avons enregistré une grosse pluie, les eaux ont stagné à cause du blocus du canal qui est en réhabilitation. Les eaux ne s’écoulent pas et ont créé d'énormes dégâts. Le bilan est en cours », a-t-il dit. Il rassure la population de sa circonscription que bientôt tout rentrera dans l'ordre et les victimes seront indemnisées. Il invite la population à la patience, à se rapprocher de leur commune et à ne pas être brutale. « L'entreprise Encobat doit cesser ses travaux en afin de minimiser les dégâts ».

Quelques victimes rencontrées sur places ont exprimé leur désolation à notre micro. C'est le cas de Ali Malloum Nour a qui affirme que 5 chambres et la clôture de sa maison sont écroulées. « Il nous reste qu'une seule chambre pour plus de 6 familles. Nous n'avons ni de lit, ni de drap, ni habits. Tout est dans l’eau », a-t-il déploré d’un triste. Il dit être étonné par le silence méprisant de la société responsable de la réhabilitation du canal. « Aucun membre de cette entreprise n'est venu nous consoler, alors qu'ils avaient sciemment bloqué le passage de l'eau ». Il soutient qu'il va attaquer en justice cette société pour la reconstruction de sa maison. De même, Acheikh Ibrahim Charfadine est aussi victime. Il déplore l'écroulement de plusieurs chambres, la perte des documents administratifs, etc.

Sur les lieux, une association s'est mobilisée pour assister les victimes. Moussa Idrissa Abakar, président de l'association « Debout et à l'ouvrage », dit que son organisation est là pour soutenir la population. « Nous leur donnons un coup de main pour récupérer leurs objets récupérables, les déplacés, etc. Nous invitons les organisations humanitaires et les personnes de bonnes volontés à faire la même chose ».

Abderamane Moussa Amadaye

Le Tchad célèbre ce 21 juin la fête de la musique. Aujourd'hui 8/10 tchadiens écoutent de la musique étrangère. La rédaction a rencontré des citoyens amoureux de la culture à l'Espace Talino Manu. Ils donnent leurs avis sur la musique tchadienne et ses difficultés. Reportage.

Alors qu'un concert géant est prévu ce soir à la place de la nation pour donner du sourire aux artistes tchadiens en cette date spéciale, la musique tchadienne est toujours malmenée. Elle est de moins en moins consommée localement et ignorée à l'étranger. « Même à Kousseri, ville camerounaise la plus proche de N'Djamena ignore s'il existe des artistes qui font de la bonne musique », dit un jeune homme.

Pour Allasé Moïse, les musiciens tchadiens sont des professionnels, ils produisent de la très bonne musique, mais elle est peu consommée par les Tchadiens. « C’est dû au gouvernement qui s'intéresse peu ou pas à la culture », dit-il. Il ajoute que « des artistes de haut niveau ne manquent pas. Nous avons Cidson El Gawi, Afrotronix etc. ». Selon lui, il faut que le gouvernement déploie les moyens nécessaires pour la construction des salles de spectacles, des studios de musiques et la mise sur pied d'un média pour valoriser les talents et la musique tchadienne.

Pour Mikaël Djikoloum, la musique tchadienne reste la meilleure selon lui. Il estime que le manque des moyens fait en sorte que les artistes n'évoluent pas. « La musique tchadienne reste moins consommée malgré le bon contenu que produisent certains artistes comme Obi'G, Waïti, Cidson, Bâton Magique, Dar Sila, etc. ». Pour inciter la population à consommer la musique locale, M. Djikoloum invite les artistes et le gouvernement à mettre du sérieux dans la communication dans les médias publics et les réseaux sociaux pour promouvoir la culture et la musique tchadienne.

L'avis de la population se diverge. Selon Allah Ramadji Junior, la musique tchadienne ne bouge pas d'un iota. Elle reste intacte et très peu écoutée tant à l'étranger que dans le pays. Ce problème, selon lui est le fait que le gouvernement n'a pas créé un cadre idéal pour promouvoir et inciter la population à écouter la musique tchadienne. « Le Tchad est le seul pays en Afrique centrale qui ne dispose pas d'une École de la musique, de salle de spectacle, de production, etc. Comment voulez-vous que cette musique évolue ? », s'est-il interrogé. Il que le gouvernement et ses partenaires créent un espace pour les musiciens «et la musique tchadienne décollera, a-t-il conclu.

Abderamane Moussa Amadaye

Une mission de l’association Nouvelles initiatives pour le développement agropastoral (NIDAP) a séjourné du 16 au 19 juin 2023 dans le canton Zisoro département de Fitri, province du Batha, a permis à l'équipe de découvrir l’état catastrophique du système éducatif dans cette zone. Reportage.

Le canton Zisoro compte 52 villages situés au bord du Lac Fitri où vivent des agriculteurs et des éleveurs en majorité des jeunes âgés entre 15 à 35 ans. Parmi ces villages, 9 sont oubliés par le ministère de l’Éducation. Il s’agit des villages Boubtogo, Safa, Dougna, Goubouchou, Rokéré, Malana Daga et Mafé.

De Daga à Mafé en passant par Siyalla Gamsa jusqu'à N'garé des infrastructures scolaires de base sont presque inexistantes. Des salles de classe sont fabriquées en banco et d'autres en terres battues construits par les parents d'élèves.

Abdoulaye Kaidallah président de l'association de parents d'élèves (AP) de Siyallah Gamsa explique, « nous avons deux salles construites par les parents, dans la première salle CP1 et CP2 partagent le même tableau et CE1 et CE2 font la même chose ». Selon lui, malgré cette absence d’infrastructure adéquats, 170 élèves sont inscrits pour l'année 2022-23. « Il y a effectif de 105 garçons et 65 filles, dont 130 sont admis en classe supérieure et 40 vont redoubler leur classe ».

M. Kaidallah affirme que les maîtres communautaires sont payés à 25 000 FCFA grâce à la contribution des parents. « Nous sommes des Tchadiens comme les autres Tchadiens, nos enfants ont droit à l'Éducation comme les autres enfants tchadiens ». Toujours selon M Kaidallah, les maîtres communautaires recrutés par l'État ne suffisent pas. Ils servent seulement dans les grands centres (Ati et yao).

M. Mahamat Gada Haroun, président de l'association NIPAD confirme que dans ce canton, il n'y a pas d'école ni des infrastructures socio-économique et culturelle. Il estime que l'État devait construire des écoles dans tous les villages et ferriques du pays mais malheureusement d'autres localités sont discriminées. « Lors de la tournée de président de transition, les hommes politiques ont demandé seulement le désenclavement de Yao. Pourtant d’autres problèmes existent. Ils sont visibles. Par exemple : les écoles, les centres de santé, les aménagements de pistes rurales, etc. »

Ousmane Bello Daoudou en reportage dans la région du Batha

L’Association nationale initiative pour le développement agropastoral (NIDAP) a installé de samedi 17 au dimanche 18 juin 2023 dans le canton Zisoro, département de Fitri, province du Batha, ses bureaux locaux suivants leur itinéraire de Daga à Mafé en passant par Siyalla et Gamsa et N'garé. La mission était conduite par son président national, M. Mahamat Gada Haroun. Reportage.

Première étape, le village Daga. Le bureau est composé de 20 membres et dirigé par Alhadj Moussa Adam. Il sera désormais la représentation locale pour revendiquer les droits des citoyens auprès de toutes instances. Et poser les besoins de la population auprès des entreprises minières dans la zone d'or.

Deuxième étape le village Mafé, le bureau est confié à M. Adoum Haroun Kacké. Ce bureau est composé de 15 membres.

Troisième et quatrième étape, respectivement Siyalla Gamsa et N'garé sont dirigés par Adoum Dogo Moussa et Abdallah Ahmat. Ces bureaux sont composés de 20 et 10 membres. Selon les membres, ils sont marginalisés et manquent de tout. « Les routes pour accéder aux autres villages, les centres de centres communautaires, pas de prise en charge de la jeunesse, etc », disent-ils.

Le président Mahamat Gada Haroun soutient que des nouvelles initiatives pour le développement Agro-Pastoral sont créées pour répondre aux besoins locaux en promouvant et développant les activités agropastorales, pour lutter contre la pauvreté en demandant de l'aide aux entreprises dans la zone d'intervenir. Il ajoute que son organisation contribuera à la scolarisation des enfants des agriculteurs et des éleveurs. Et fera la promotion de la culture de paix et de la cohabitation pacifique entre les agriculteurs et les éleveurs afin d'éviter les conflits.

Enfin, M. Mahamat Gada Haroun affirme que son organisation mettra des mécanismes de sensibilisation pour l'autosuffisance alimentaire pour le décollage définitif du développement économique, social et culturel des communautés rurales.

Ousmane Bello Daoudou

L'équipe conduite par Mahamat Gada Haroun, président de l'association nouvelle initiative pour le développement agropastoral dans le canton Zisoro, département de Fitri province du Batha a eu une rencontre d'échange et de plaidoyer avec les responsables des entreprises d'exploitation minière à Tchaga ce lundi 19 juin. Reportage.

Après la présentation de l'équipe, M. le président Mahamat Gada Haroun a expliqué l'objet de la rencontre qui s’est résumée à la reconnaissance de l'association et aux doléances de la population des villages autochtones qui manque de tout. Il y a des besoins de création d’emploi qui permettra de lutter contre l'exode rural et la migration vers la Libye. La contribution des infrastructures de base concerne les centres de santé communautaire, l’inaccessibilité de routes en saison pluvieuse qui est causée sauve des morts et des difficultés aux femmes qui accouchent.

En réponse à ces doléances Ali Ismaïl géologue administrateur de Groupe GMIA Minetrals a expliqué tout d'abord le groupe GMIA Minérals est encore à la phase d'exploitation de site minier de la Tchaga. Malgré sa contribution, le groupe GMIA a des obligations vis-à-vis de la population locale. Pour lui, le groupe GMIA seul ne peut pas tout assumer, mais elle doit continuer ses œuvres sociales envers la population en prenant en charge les maîtres communautaires, les forages et les lieux de culte. Il ajoute que le groupe GMIA ne cessera pas d'accompagner la population locale, il demande à l'association de sensibiliser les populations sur les mauvaises pratiques qui freinent le développement de la localité.

De son côté Loukman Abdelmoutalib Laborantin minier de la société Abourachid SA dit que son entreprise est sur le terrain. Et dans cette première phase, elle fait ses explorations sur le site minier pour découvrir de l'or. Il souligne que c'est pour la première fois que les autochtones organisés sont venus vers eux pour s'imprégner des réalités du terrain. Il affirme que l’accompagnement de son organisation pour les œuvres sociales pour les populations riveraines ne fera pas défaut.

De Tchaga dans le département de Fitri Ousmane Bello Daoudou

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