dimanche 25 septembre 2022

Reportage

Reportage (1066)

Sans greffier il n'y a pas de procès dit-on. Depuis le 9 août 2022, ses piliers de procès en justice ont enlevé leurs toges. Les négociations sont encore à la traîne. Le ministère de tutelle par un décret a réquisitionné quelques greffiers pour garder la maison. Ialtchad Presse a poussé sa curiosité pour chercher à savoir si cette grève a des impacts sur les activités des autres auxiliaires de justice, mais également sur les effets de cette réquisition sur la grève du Syndicat national du personnel des Greffes (SYNAPGREF). Reportage.

Me Fréderic Danoné, avocat souligne d'abord que la revendication des greffiers est légitime. En cette période, dit-il, la justice n'est pas en temps d'activité régulière. Il craint, selon lui, que cette grève ne traîne longtemps. Concernant l'impact de la grève sur les activités des auxiliaires de la Justice, l'avocat estime que ce n’est pas évident surtout en cette période dite de vacances judiciaires. Me Frédéric affirme qu'en ce moment, il n'y a pas beaucoup d'audiences, mais aussi que le ministre de tutelle a réquisitionné quelques greffiers depuis le 9 août pour garder la maison. Toutefois, pour Me Frédéric « nous sommes tout de même dans une période où tout le monde veut se faire écouter donc l'enjeu de la grève du SYNAGREF y est ».

Pour Me Ngartebaye Énoch, président du Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) ils sont en grève depuis le 09 août. Et c'est une grève qui va prendre fin le 23 août prochain, dit-il. A son avis, l'arrêté portant réquisition des greffiers n'a pas d'impacts négatifs sur leur grève, en ce sens que les audiences publiques ne sont pas tenues. Il n'y a que des audiences des référés qui se tiennent, dit le président du SYNAPGREF. « Les réquisitionnés sont là pour recevoir des voies de recours (opposition, appel, requête civile, pourvoi en cassation », précise le greffier.

Parmi les revendications, le SYNAPGREF insiste sur la suspension des salaires de certains greffiers. D'après Me Ngartebaye Enoch, le ministère de la Justice veut mettre sur pied une commission pour traiter cas par cas le problème de salaires suspendus. Il trouve illégale cette manière de faire. Me Enoch estime que c'est aussi une façon de fouler au pied le caractère alimentaire et sacré du salaire. Le président de SYNAGREF insiste sur le caractère de réquisitions possibles qui ne peuvent être que des audiences de référé.

Moyalbaye Nadjasna

Après la présentation du livre les chroniques politiques de Mahamat Hissène, quelques personnes ressources présentes ont témoigné les relations interpersonnelles de ce célèbre journaliste. Témoignage.

Selon Khayar Oumar Deffalah, après s'être réfugié au Cameroun de suite aux événements de 1979, Mahamat Hissène est resté un patriotisme dans l'âme. Il espérait la fin de la guerre et revenir dans son pays pour apporter sa contribution pour la reconstruction. Juste à côté, Moussa Khadam qui témoigne un travailleur infatigable. Pour lui feu Mahamat Hissène sait manipuler la langue de molière et ses écrits donnaient envie de lire. Jamais un homme n'a été aussi digne jusqu'à sa mort, salue-t-il ainsi sa mémoire.

Mme Loum Élyse renseigne le public que c'est son anniversaire et elle s'offre ce livre qui va rester sous mon oreiller. D'après elle, feu Mahamat Hissène refuse des amis, mais ils sont devenus quand des amis entre guillemets. C'est bon pédagogue à son avis qui l'a appris les manipulations politiques. Mahamat Zen Bada dit avoir connu Mahamat Hissène quand il avait environ 7 ans. ''Lui et Moussa Doumngor  m'ont amené pour la première fois au cinéma Rio. Il m'a conduit ensuite au Centre culturel français pour m'initier à la lecture.'' se rappelle-t-il. Zen Bada affirme connaître qu'un seul ami de feu qu'est Hourmadji Moussa Doumngor. « On s'appelait avec lui « Assakayar wé al Kébir ». À la Conférence nationale souveraine, on l'appelait professeur « géo-trouve-tout », trouve-nous quelque chose pour demain. C'est une bonne idée d'immortaliser Mht Hissène », dit-il.

Moyalbaye Nadjasna

Pour le compte du 7e journée du championnat de deuxième division de la ligue provinciale de football de N'Djamena, l'une des meilleures équipes de ce tournoi, Galactik FC a croisé le fer avec les Stars d'Amriguebé cet après-midi au stade de Paris-Congo dans la commune du 6e arrondissement de la capitale tchadienne. Un match qui s’est soldé par la victoire de Galactik FC. Reportage.

Lancé à 15h30mn dans une ambiance conviviale, le violet blanc (Galactik FC) domine les 10 premières minutes de la rencontre. Les attaquants ont multiplié des occasions mais sans succès. Deux tirs cadrés repoussés par le gardien Anassa de Stars d'Amriguebé et un transversale. A la 12 min, Stars reviennent dans la danse, Alexis le n°9 ouvre le score après une erreur défensive. Galactik FC continu de faire son beau jeu sans inquiétude, 3 minutes plus tard soit à la 15 min, Youssouf égalise pour le violet blanc. C'est sur ce score que l'arbitre renvoie les deux compositions en pause.

De retour des vestiaires, il n'a fallu que 2 min pour que le n°10 de Galactik FC, Ahmat Hassan marque le deuxième buts et permet à son équipe de prendre une légère avance sur son adversaire. Le jeu devient plus agressif, une bataille rude s'est livrée au milieu de terrain, chaque équipe veut conserver la balle. A la 60e Youssouf Mamadou a signé le troisième buts pour Galactik FC. Le coach adverse monte au créneau et cri sur l'arbitre central. Il sera sanctionné par un carton jaune, il riposte sur le champ et bascule le carton de l'arbitre. Carton rouge, il est renvoyé dans les tribunes. Après l’expulsion de leur coach, Stars d'Amriguebé perdent complètement les pédales. Il a fallu une erreur défensive avant qu'ils mettent le deuxième buts. A la 76e min, le Président de Galactik FC, Oumar Adjib Koulamallah, sera à son tour renvoyé après avoir élevé le ton sur l'arbitre du match. C'est sous le score de 3-2 que l'arbitre met terme à ce choc inédit.

Adoum Hamid, entraîneur de Stars d'Amriguebé dit qu'il s'est bien préparé pour le match mais ses joueurs l'ont déçu. Il soutient aussi que l'arbitre a joué en leur défaveur. Au sujet de son carton rouge, M. Hamid affirme, « c'est décourageant le niveau des arbitres, j'interpelle la ligue à revoir leur statut et leur formation avant de les engager dans un championnat aussi important que celui-là », a-t-il déclaré.

Youssouf. M, buteur lors de cette rencontre justifie que la victoire de son équipe est amplement méritée et qu'il est temps de penser au prochain tour, le éliminatoires. Oumar Adjib Koulamallah, Président du club Galactik FC affirme, « le match a été compliqué malgré un très mauvais arbitrage nous avons pu gagner et nous sommes qualifiés pour les éliminatoires ». Sur son carton rouge, il relève que l'arbitrage n'est pas professionnel, « plusieurs cartons ont été partagés et de fautes non sifflées. J'interpelle la ligue à revoir la qualité des arbitres de match », fustige-t-il.

Rappelons que Galactik FC est une nouvelle équipe fondée par un jeune mais qui fait déjà des prouesses. Sur 6 matchs de deuxième division joué, il a gagné 4 et perdu un seul. La victoire de ce jour, 17 août 2022 lui donne accès au play-off. Il rejoindra trois autres équipes pour se battre pour le titre de ce tournoi et faire place au championnat de première division.

Abderamane Moussa Amadaye

L’union des  syndicats du Tchad (UST) a lancé la grève annoncée la semaine dernière ce mercredi août 2022. Cette grève est couplée avec la clôture de la formation organisée par la fédération nationale  des agents du pétrole des mines et de l’énergie du Tchad. Ialtchad a rencontré le vice-président de l’UST et quelques participants à la formation organisé par la FENAPMET ce lundi 15 août 2022 à la bourse du travail. Reportage.

Pour Younouss Mahadjir, vice-président du syndicat des travailleurs du Tchad le syndicat des travailleurs du Tchad, UST réclame beaucoup de choses en commençant par le pacte social « le gouvernement a dit qu’il était exécuté à 75% et nous avons constaté qu’il a été exécuté à 2% donc c’est un mensonge », dit-il. Il ajoute que tout ce qui est inscrit dans le pacte social  n’a pas été exécuté à l’exemple des retraités qui on 26 milliard d’arriérés. Le gouvernement a dit qu’il va verser 13 milliard en octobre 2021 et 13 milliard en janvier 2022 et jusqu’aujourd’hui il  n’a versé que 3 milliards et même ces 3 milliard sont versés à moitié, c’est une violation flagrante. «Tout ce qu’on avait demandé pour payer le transport  une grande partie n’a pas été payé alors qu’il devrait être payé avant janvier 2022. Au sujet des contractuels, qui attendent  leurs salaires qui n’a pas été payé depuis plusieurs années et les retraités qui revendiquent leurs pensions  que le gouvernement n’a pas versé à la caisse nationale de prévoyance sociale et nous avons aussi les arriérés des fonctionnaires  recruté   récemment qui ne sont pas payés », explique-t-il. Il n’a pas manqué de souligner les revendications des infirmiers décédés au moment de la covid-19 au temps du Maréchal IDI qu’il devrait être dédommagé. Si jamais nos revendications ne sont pas prises en compte nous allons passer à la vitesse supérieur c’est à dire organisé des settings et des marches et accompagné wakit-tama dans tout ses actions conclut-il.

Damri ngaradoum Caroline participante à la formation dit qu’elle  a appris beaucoup de choses durant cette formation qui permet aux jeunes syndicalistes de revendiquer leurs droits et devoir et se dit prête pour respecter la grève lancée par UST.

Pour Ndondel Urbain facilitateur rappel le but de la formation qui est d’outiller les membres du syndicat afin d’avoir les moyens d’actions et de comprendre les normes internationales du travail et savoir sur quel contexte on peut ratifier les travails. Il ajout que comme d’autres fédérations affiliée à l’UST La FENAPMET est aussi prêt pour respecter cette lancée par la centrale UST c’est le seul moyen qui va nous permettre d’entrer en possessions de nos revendications dit –il.

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine   

Les autorités publiques tchadiennes se sont réunies mercredi 17 août à N'Djamena, capitale tchadienne, pour définir un plan d’urgence pour faire face aux inondations à travers le pays. C'était le ministre tchadien de la Santé publique Abdel-madjid Abderahim qui a dirigé cette rencontre en présence des membres du gouvernement, des responsables à divers niveaux de la ville de N’Djamena et des partenaires. Reportage.

C'est une situation réelle actuellement au Tchad. Ce mois d'août, quasiment toutes les provinces enregistrent de très grosses pluies provoquant des inondations dans certaines zones du pays. Pour le ministre tchadien de la Santé publique, Dr Abdel-madjid Abderahim la situation mérite une action rapide pour soulager la souffrance des sinistrées. Il estime qu'il faut dépêcher des missions dans les autres provinces touchées pour une réponse urgente. Son Secrétaire général Dr Ismael Barh Bachar présente un plan de contingence dénombrant 46.090 ménages touchés. Il affirme qu'à l'instant, leurs besoins s'expriment en termes des vivres, non-vivres et médicaments. Ismael Barh Bachar propose qu'il faille prévoir même si les ressources nécessaires sont dégagées pour répondre à cette situation. Selon lui, cette présentation a pour objectif de clarifier ce que les partenaires comptent sous-tendre ce plan national d’urgence.  Après la présentation, le ministre a rappelé l’urgence de la situation et a demandé à chaque département ministériel et entité administrative de dérouler les actions réalisées et celles en cours.

Les acteurs réunis ont planché le lancement du plan de réponse  aux inondations en commençant par la ville de N’Djamena. Mme Alixe Naimbaye du département des affaires foncières, du développement de l’habitat et de l’urbanisme dévoile son choix. Elle précise que son ministère mise sur les sites devant accueillir les personnes touchées. Patalet Géo,  ministre des infrastructures et du désenclavement évoque la célérité de l’opération et une gestion rationnelle du sinistre. Brahim Seid Mahamat, délégué du gouvernement auprès de la commune de N’Djamena soulève la question de priorité. A son avis, il faut mettre en place une équipe bien constituée qui va conséquemment répondre aux objectifs de cette opération. Ali Haroun, maire de la ville de N’Djamena rappelle les activités réalisées par ses services pour dégager les eaux de pluie afin d’atténuer les conséquences des inondations. Il soutient que les équipes techniques sont déployées pour renforcer les actions de terrain.

Pour les partenaires, Jacques Boyer, représentant de l’UNICEF au Tchad soutient que des kits médicaux et intrants nécessaires sont disponibles dans les sites touchés. Le représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM) dit que la méthodologie concertée de distribution des vivres et non-vivres aux victimes d’inondations est déjà déterminée avec le ministère de la Santé publique. Le Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés se mobilise aussi ainsi que l'UNFPA pour soutenir les actions gouvernementales. D'après le ministre de la Santé publique, les médicaments sont acheminés depuis mars dans les zones à risque. Seulement, Abdel-madjid Abderahim alerte le personnel médical au travail bien fait. Une synergie d'actions multisectorielles, selon lui, est la seule solution pour répondre promptement aux inondations et leurs conséquences.

Moyalbaye Nadjasna

Un séminaire de renforcement des capacités des femmes leaders membres du Conseil national des femmes leaders du Tchad (CONAF –TCHAD). Se déroule du 16 au 17 au CEFOD dans la grande salle Multimédia. Reportage.

Placée sous le thème : «  Paix, cohésion sociale, cohabitation pacifique et vivre ensemble » l’assise a vu la présence de la ministre de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfance Amina Priscille Longoh et d’autres grand patron des corporations publiques et privées.  D’après Mariam Mahamat Nour en novembre 2021 la CONAF a organisé un séminaire de renforcement des capacités des membres de Conseil National de Transition (CNT). Dans ce même sens en février dernier il  s’est tenu dans le Mayo-Kebbi Est pour les femmes  y compris à Bongor. Pour elle, toutes ces thématiques ont pour objectif la réussite de la transition et l’édification d’un Tchad prospère, dit-elle. 

Pour Mariam Mahamat Nour : «  comment comprendre que pour une  houe, deux communautés s’entretuent à Malgalmé au Guera? Et les tueries d’Abéché, de Sandana de Gounou Gaya?  Des Tchadiens de tous les horizons sensibilisent les populations sur la cohabitation pacifique et le vivre ensemble, mais nous constatons comme si c’est un « coup d’épée dans l’eau ». C’est ainsi que nous nous sommes dit au CONAF de changer de méthode, de tirer sur la corde sensible. En donnant des outils aux femmes leaders afin qu’elles passent le message ».  Selon Mariam Mahamat Nour le CONAF a jugé utile d’organiser le séminaire afin d’aider les femmes à faire de plaidoyer, car il est primordial que les femmes leaders puissent apporter leurs touches pour l’aboutissement d’un contrat social qui permettra de construire le Tchad que les Tchadiens souhaitent tous souligne la présidente. Un Tchad dans lequel, les valeurs de tolérance, de respect d’autrui, et l’amour du prochain soit exprimées dans les attitudes et les comportements de tous les jours. Elle explique  qu’elle souhaite un Tchad dans lequel le principal repère serait au-delà de la riche diversité qui est un atout majeur.  Pour le séminaire des Thématiques importantes seront développées les unes après les autres au cours des échanges entre les participants et les personnalités intervenantes. Des thèmes comme : cadre juridique garantissant la paix, cohésion sociale, et culture de paix, cohésion sociale dans les années 1950 à 1970, les principes de la paix sociale selon les chefferies traditionnelles et coutumières. Ces thèmes seront présentés par Mme Neloum Mbaigoto conseillère au CNT, Cheikh Mahamat Djarma, ancien Maire de Fort Lamy et N’Djamena, ancien parlementaire puis Tamita Djidengar, président de l’ association des chefs traditionnels et coutumiers pour ne citez ceux-là.

Djénom Josiane

Dans la commune du 7ème arrondissement de N'Djamena et plus précisément au quartier Abena à quelques mètres Est du rond-point Gazelle, l'inondation fait d'énormes dégâts infrastructurels, matériels et économiques. Les rues sont pratiquement inaccessibles. Les pirogues sont devenues l'unique moyen de déplacement pour la population. L'équipe d'Ialtchad Presse s'est rendue ce 16 août pour le constat. Reportage.

A une cinquantaine de mètres Est du rond-point Gazelle, juste après le marché sur la grande route de 60m en allant vers Atrone, les eaux de pluie sont à perte de vue. Elles ont englouti presque tout cette partie du quartier Abena. Le désespoir et la désolation se lit sur les yeux et visage de la population rencontrée. Des maisons écroulées, des familles sinistrées se sont déménagées à l'église catholique qui se trouve hors du danger, chez leurs familles ou louer des maisons en périphérie du quartier. Pour Mbaïnassem Osias, enseignant à la retraite souligne que cette inondation a eu raison sur eux. « Trois chambres que j'ai construites lors que je travaillais pour l'État sont écroulées après les lourdes pluies du 31 juillet au 1 août. Je n'ai plus là où dormir » a-t-il fustigé. Il poursuit, « comme si toutes ses années passées à la fonction publique n'ont servi à rien ». A la question de responsabilité de la mairie sur les inondations, M. Osias relève qu'elle est incompétente, « la mairie a fait un travail incomplet avant la saison pluvieuse. Elle a mis du sable sans canalisation et voici aujourd'hui les conséquences », a-t-il confié.

Dans ce décor désormais apocalyptique causé par les eaux de pluie stagnantes qui dépasse généralement le 2 à 4 mètres de profondeur, des jeunes ont mis sur place des pirogues pour faciliter le déplacement. M. Roland, piroguier confie que sa pirogue a été mis sur ses eaux depuis l'enregistrement de la deuxième grosse pluie du 1 août. Il relève, « aujourd'hui grâce à ma pirogue, plusieurs personnes peuvent facilement se déplacer ou déménager d'un point à un autre au prix de 50 ou 100F ». Au sujet de rentabilité, M. Roland affirme que ça leur permet de joindre un peu les deux bouts et aussi préparé la prochaine rentrée scolaire de ses petits frères. De l'autre côté se trouve un autre piroguier, Anangou Renaud. Il est un nouveau bachelier. Il explique qu'il est propriétaire de quelques pirogues sur le lieu. « Mes pirogues sont devenues facilitateurs de tâches pour le ménages » a-t-il dit. Toutefois, il relève de tracasseries. « On se débrouille pour aider les gens à se déplacer à 100f, 50f ou même souvent gratuit mais le chef de carré vient se pointer chaque vendredi pour réclamer avec nous injustement 500f de chaque piroguier ». Il poursuit, « personne ne sait si c'est 500f c'est pour sauver les maisons inondées ou pour qu'il redresse sa maison qui est aussi engloutie par les eaux » s'étonne Anangou.

Signalons que la saison pluvieuse de cette année est lourde et a eu des conséquences fâcheuses sur la population dans une totale indifférence des autorités.

Abderamane Moussa Amadaye

La famille de feu Mahamat Hissène, ministre tchadien de la Communication et fondateur du journal Le Progrès présente mardi, 16 aout à l'ONAMA, un livre intitulé :  "Les Chroniques de Mahamat Hissène : 7ans d'analyse de l'actualité tchadienne et internationale". Une cérémonie couplé en prélude au 29 ans d'existence du journal Le Progrès dont il fut le fondateur. Reportage.

Le facilitateur Mahamat Brahim, neveux de feu Mahamat Hissène signifie que les Chroniques de Mahamat Hissène : 7ans d'analyse de l'actualité tchadienne et internationale est un recueil des éditoriaux de 1995 à 2001. Selon lui, l'ouvrage compte 660 pages et ressemble à une prophétie car dit-il, tout ce qui y est relaté traduit exactement ce que traverse actuellement le Tchad en cette phase de la transition.

Dr Halimé Mahamat Hissène, fille de feu Mahamat Hissène commence son intervention par une esquisse biographique de son père. Elle affirme que son défunt père est né en 1954 à Djeda dans le Batha. Il arrive à N'Djamena en 1964. Raisons, poursuivre ses études secondaires au lycée Félix Éboué et au lycée Technique Commerciale. Il obtint son Bac série D et s'envole pour l'école internationale du journalisme à Yaoundé au Cameroun. Il regagne le pays en 1975 et occupe plusieurs postes de responsabilité.

D'abord directeur de l'Agence tchadienne de presse ATP, ensuite toujours directeur de la radio nationale mais aussi de la télévision tchadienne. Il fut aussi directeur général de la presse présidentielle. C'est un journaliste talentueux et obstiné dans la lutte pour la liberté de la presse. Il fonde un premier hebdomadaire dénommé "Saba Yom" en 1980. Le 31 août 1993, il crée le journal Le Progrès, hebdomadaire puis devient quotidien en 1996. Il tient la rêne du journal pendant huit (08) ans avec beaucoup de sacrifices. informer ses lecteurs fut son leitmotiv mais également l'éducation du citoyen et accompagnement de l'administration pour la bonne gouvernance fut son objectif.

Mahamat Hissène devient député en 2002 sous la bannière du Mouvement patriotique du salut (MPS).  Plongé ainsi dans la vie politique, il brigue le poste de premier vice-président de l'Assemblée Nationale. Il fut ensuite SG du MPS pendant deux mandats. Feu Mahamat Hissène était l'un des plus proches de feu maréchal Idriss Deby Itno parmi les civiles.  en 2007, il occupe le poste de ministre de la Communication, trois fois il dirige le poste de Cabinet civile de la présidence voire plusieurs fois conseiller auprès du Président Deby.

Dr Halimé précise que ce n'est pas une cérémonie de dédicace du livre mais de présentation car selon elle, l'auteur n'est plus. L'essentiel d'après Mme Halimé Mahamat, c'est de célébrer ensemble la vie de cet homme exceptionnel. Un acteur majeur de la vie sociopolitique du Tchad en l'occurrence la presse, assure-t-elle. Une référence pour sa famille, dit-elle. A son avis, elle a fouillé les archives du journal, toiletter avant de les mettre en forme. « Feu Mht H a toujours accordé un temps à la qualité de son journal. Il instruisait à ses collaborateurs de ne jamais écrire au Progrès une chose qu'ils ne pourraient pas dire en face d'une personne citée. C'est une rigueur qu'il réessorait toujours dans ses propres analyses et sa rubrique qu'il dénommait la chronique de Mahamat Hissène », explique Halimé. La prouesse du journal c'est aussi de donner ses opinions sans se verser dans l'invective et autres postures connues des journaux d'opinions, soutient-elle. « Un éditorial est un écrit qui exprime une opinion ou une position du journal souvent sous la plume de son premier responsable » , dit la fille du défunt. Elle explique qu'en parcourant les 660 pages de cette collection éditoriale, MHT Hissène  donne ses opinions respectueuses de ses pairs journalistes et de ses adversaires politiques. Ses sujets traités il y a plus de 20 ans sont restés toujours d'actualités, assure Mme Halimé. Pour elle, son feu père évoque dans ce recueil éditorial, les thèmes sur la guerre au Tibesti, la rébellion au sud du pays, la géopolitique, les conflits agriculteurs-éleveurs, le rôle des chefferies traditionnelles, la justice, la prestations des autorités territoriales, du bilinguisme ou de la place de la langue arabe. Tels sont les problèmes qui constituent des enjeux majeurs à la veille du dialogue national inclusif étaient présagés dans ce recueil, souligne-t-elle. "Une véritable matière à réflexion et pour le dialogue à venir et pour les futures institutions.  je suis surprise par l'objectivité, le courage et le sérieux avec lesquels les sujets avaient été traités qui donnent satisfaction et fierté à tous. Feu Mht H je vous souhaite une bonne lecture", conclut Mme Halimé.

Le Progrès, près pour une mutation digitale

Selon Abdramane Abakar, directeur du développement du journal Le Progrès, bientôt leur quotidien va célébrer ses 29 ans d'existence.  Il informe que le numéro, 00 du journal Le Progrès a paru en son temps, un  mardi 31 août 1993. C'était d'abord un hebdomadaire en phase expérimentale pendant les élections présidentielles d'avril 1996. La partition en quotidien date de février 1998, rappelle Abdramane Abakar. D'après le directeur, de cette datte jusqu'à nos jours, 5841 éditions ont été publiées du lundi à vendredi. Une cinquantaine de numéros spéciaux sur de thèmes variés sont réalisés. Près de 1500 exemplaires vendus chaque jour par abonnement plus de 300 autres sont aussi vendus dans les dépôt de ventes et à la criée. « Le progrès est aujourd'hui, le leader de la presse écrite tchadienne avec ses 2000 exemplaires tirés par jour. Il est en phase d'une mutation digitale avec ses différentes éditions numériques disponibles juste après la sortie du journal papier. son nouveau site Internet lancé il y a quelques semaines, enregistre déjà plus de 5000 abonnements. Un record en audience numérique », dévoile Abdramane Abakar. Pour le directeur, C'est le résultat de l'esprit de travail inculqué par le fondateur feu Mahamat Hissène. Un homme affable consciencieux, humain, enseignant et plein d'humour, déclare le directeur.

Moyalbaye Nadjasna

Les activités marquant la 1re édition du salon de l’excellence et de l’orientation des jeunes bacheliers du Tchad, organisé  par l’association pour la sensibilisation et la scolarisation des  jeunes  tchadiens  ce  15 août 2022 à l’hôtel  Radisson Blu de N’Djamena se poursuit. Le thème abordé ce mardi 16 de ce mois est : « choisir un métier et une université ». Reportage.

 Hadjé Bolom Djalabiya responsable de Solu-études lors de sa présentation  a mis l’accent sur le mauvais choix des filières que les bacheliers font et précise que solu-études aide les bacheliers sur le choix des filières et les orientes dans les  universités qui les conviennent. «  Quand un bachelier dépose ses dossiers chez nous, on fait une étude des dossiers avant de déposer dans les universités  puisqu’il y a les étudiants qui ne respectent pas les critères de sélection »,  souligne- t-elle.    

Pour les représentants de l’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE)  beaucoup des bacheliers suivent le choix des  leurs parents, d’autres suivent leurs amis et ils font des études qui ne correspond pas à leurs aspirations et habiletés intellectuelles, cela les conduit à une reconversion professionnelle et fait que les étudiants chôment après l’obtention de la licence. « Si un jeune entre dans un institut de formation ou à l’université et opte  pour un domaine, il doit s’assurer que ce choix peut être rentable et s’assurer qu’il peut développer d’autres stratégies autour de ce métier pour pouvoir se former et capitaliser cette formation  au cas où il n’est pas embauché  dans une entreprise, qu’ils puissent  mettre cette stratégie en valeur pour être son propre employeur.  C’est-à-dire développer des idées et des initiatives d’entrepreneuriat au tour de ce métier pour pouvoir s’insérer dans la vie active », disent-ils. Ils ajoutent que quand l’on opère un choix il n’est pas mauvais de faire les métiers  connexes, par exemple : un comptable peut apprendre l’électricité. « Une fois sur le marché de l’emploi, si je n’arrive pas à trouver un travail en comptabilité et que le métier électricité est rentable alors je dois me tourner là où ça donne puisqu’étant sur le marché y a beaucoup des offres et des débauchés donc polyvalence permet de travailler à l’intérieur tout comme à l’extérieur », expliquent-ils.

Ce salon de l’excellence a regroupé plusieurs bacheliers de toutes séries confondues venant de différents lycées de la ville de N’Djamena.

Haoua Adoum Ibeth

Le parti Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP)  dévoile sa position pour le dialogue national inclusif (DNI) prévu pour le 20 août 2022. Son président Max Kemkoye au cours d'une conférence de  presse qu'il appelle de crise ce lundi 15 août, déclare ne pas participer au DNI. Reportage.

Devant la presse ce lundi 15 août, Max Kemkoye informe que son parti Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) ne va pas participer au Dialogue national inclusif (DNI) qui va se tenir le 20 août prochain ici à N'Djamena. Il renseigne qu'il se prépare pour mettre en place un gouvernement national du salut public. Lequel gouvernement, dit-il, va être dirigé par un Tchadien désigné de communs accords. Selon lui, ils verront lequel des deux gouvernements les Tchadiens répondront et les vraies forces des armées lui prêteront allégeance.  À son avis, seul le peuple tchadien donne la légitimité.  Le président de l'UDP demande au Président du Conseil militaire de transition et ses complices ainsi que la France d'arrêter le processus exclusif en cours. Il suggère qu'ils transforment ces assises du 20 août en une simple consultation nationale le 20 septembre en y impliquant ceux qui refusent de cautionner cette mascarade. « Laquelle consultation devra décider d'un moratoire politique devant conduire à la mise en place d'un comité d'organisation d'un dialogue national réellement inclusif, souverain et équitable », affirme-t-il.

Au sujet de l'accord signé avec les politico-militaires, le président l'UDP affirme que ce n'est qu'un accord de cessez-le-feu et non un accord global de paix. « Ce n’est qu’un accord partiel en ce sens que les belligérants gardent leurs états-majors et leurs troupes intacts et en alerte tout en s’engageant  à ne pas s’affronter. Et les différends de fond à l’origine du conflit armé demeurent sans solution », explique le leader politique. Il souligne que depuis quelques jours, le CMT et ses laudateurs tentent de mettre sous le feu de la rampe un simulacre d’accord qui n’est qu’un accord de la honte.

 À la question du conflit agriculteur et éleveur, Max Kemkoye relève que c'est un jeu politique avec un enjeu politique.

Pour le président de l'UDP, l’horloge tourne et c'est l’heure pour le peuple de ne plus baisser les bras. Il précise que ce n’est pas une menace, mais une  déclaration de révolution. À son avis, la politique est le contraire de la violence et  la guerre civile. Ils vont plutôt faire l’usage des moyens légaux de contestation politique pour une solution globale acceptée de tous. Les acteurs politiques intérieurs, la société civile souverainiste et mouvement armés. Max Kemkoye plaide pour la neutralité de la communauté internationale avant de demander à la France si elle veut rester au Tchad, qu'elle soit aux côtés du peuple tchadien.

Moyalbaye Nadjasna
Anass Abdoulaye

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