vendredi 2 décembre 2022

Reportage

Reportage (1146)

Le Centre d’Étude pour le Développement  et la Prévention de l’Extrémisme a organisé une conférence-débat sous le thème « prévention  des conflits intercommunautaires et la promotion du dialogue ainsi  que le rôle de chefs traditionnels, religieux, la société civile et la classe politique ». Plusieurs intervenants ont débattu du thème du jour qui a attiré l’attention de plusieurs participants. Cette conférence-débat entre dans le cadre de la préparation du prochain dialogue national inclusif (DNI). Reportage

Au cours de ce débat, les panellistes ont diagnostiqué les sources de conflits intercommunautaires et ils ont présenté un plan de résolutions. Pour M.  Tamita Djidingar, Président des associations des chefs traditionnels du Tchad, pour mieux lutter contre ce phénomène il faut la mise en place d’un comité de gestion de crise, impliquer et sensibiliser les chefs coutumiers et éviter la stigmatisation de certaines communautés. « La faiblesse de l’autorité judiciaire est l’une de cause, qui empêche la résolution de ces conflits intercommunautaires. L’agriculteur et éleveur sont condamnés à vivre ensemble, qu’ils ne soient pas la proie de chefs politiques. On ne peut pas aller au dialogue national inclusif (DNI) sans résoudre ce problème. Pour une raison inconnue, certains individus véreux  ne veulent pas que ces conflits cessent.  On doit apprendre aux populations de gérer et résoudre leur conflit sans ingérence », ajoute-t-il.

Selon M. Kebir Mahamat Abdoulaye, la promotion de la gouvernance légitime, la culture de la paix et le partage de richesse sont à privilégier. « Nous devons nous investir dans la culture de paix durable, promouvoir la lutte contre la pauvreté, la corruption et le détournement des derniers publics, promouvoir la bonne éducation dès le jeune âge et développer les voies de communication sur l’ensemble du territoire. Une personne bien instruite, quel que soit le problème dans lequel  il se retrouvera, il fera tout pour éviter le conflit. La majorité des Tchadiens sont de jeunes on est dans l’obligation de leur laisser un pays qui a une culture de paix. C’est une ambition difficile, mais pas impossible », affirme-t-il.

Aussi, les participants ont évoqué plusieurs différents sujets lors des échanges avec les panéllistes comme : le chômage de jeunes, l’octroi illégal de titre foncier, etc. Enfin, les recommandations ont clos les échanges.

Rappelons que cette conférence-débat est organisée dans le but de contribuer  positivement à la lutte contre les conflits intercommunautaires.

Maryam Mahamat Abakar

Les épreuves physiques du baccalauréat session 2022 viennent de débuter lundi, 27 juin dans plusieurs centres ici à N'Djamena. Dans certains centres visités par l'équipe d'Ialtchad, comme le lycée Félix Éboué des journalistes ont été agressés et les épreuves perturbées par un groupe d'individus supposés être des étudiants. Reportage.

Une semaine après les épreuves écrites, les candidats au baccalauréat session de 2022 ont été convoqués ce lundi 27 juin pour les épreuves physiques. C'est une marée humaine ce matin au lycée Félix Éboué. Il était 10h, un groupe d'individus supposés être des étudiants a fait irruption et ont perturbé le déroulement des épreuves. Ils se sont déchaînés avec une violence inouïe sur les journalistes de Ialtchad presse qui couvraient le déroulement des épreuves physiques. Nos confrères ont refusé d’obtempérer à leur injonction de remettre les images d’un évènement public d’intérêt national : les épreuves physiques du baccalauréat. Il a fallu la ténacité de nos reporters et l’intervention plus tard d’un responsable de la police pour sortir nos journalistes.

Gonda Angéline, candidate en série A4 du lycée de Walia est découragée du comportement des étudiants. « Les étudiants sont venus en masse nous perturber. Nous n'avons rien fait jusque-là. On nous demande de revenir à 15h donc on ne sait pas si ce serait possible. Je crains surtout qu'ils reviennent encore nous perturber », confie-t-elle. Kitel Nadège, elle aussi est en série A4 et candidate du lycée de Walia. Elle soutient qu'elle est venue avec l'espoir d'aborder toutes les quatre épreuves physiques, mais vu le nombre des candidats, son rêve se brise. « C'est dommage pour moi, je ne peux pas finir aujourd'hui. En fait, je compte revenir vers 15h comme promis pour voir si je pourrais en finir avec tout cela. Il me semble que les notes des épreuves physiques n'y figurent pas sur le relevé, mais on le fait quand même », assure-t-il.

Abdel-Moumine Abdramane Idriss un autre candidat en série A4. Il est du lycée le "Renouveau". « Ce matin J'ai fait la course de vitesse. Les éducateurs physiques et sportifs nous demandent nos cartes biométriques et sur une fiche de relevé, ils pointent nos performances pour nous noter après. Je vais revenir dans l'après-midi pour le saut en hauteur, le saut en longueur et le lancer de poids ».

Au lycée Sacré-Cœur, tout est en ordre. Ce n'est pas comme au lycée Éboué. Selon Ngartoudjou Begoto, chef de section des épreuves physiques, tout a bien commencé depuis 7h du matin. Le centre du Sacré-Cœur, dit-il, regroupe les candidats des séries G1, G2,G3, E et C. « Quatre épreuves sont obligatoires à savoir : la vitesse, la hauteur, la longueur et le lancer de poids. Pour mon centre, ce sont en tout 3000 candidats qui vont affronter pendant 3 jours ces épreuves physiques. Concernant la discipline, les élèves suivent normalement les consignes pour le moment, rien de grave à signaler », dit Ngakoutou. À son avis, le critère de notation reste le même, mais c'est la note majorée qui est portée sur le procès-verbal à envoyer à l'Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS).

Pour répondre à la question de prise en compte des notes des sports dans le relevé des notes après admission au baccalauréat, Ngakoutou Bégoto affirme que la majoration entre directement dans les épreuves écrites.

Moyalbaye Nadjasna

Khadar Market une entreprise des produits biologiques, frais, et locale. Il a été inauguré samedi 26 juin au quartier Béguinage dans la commune du 2ème arrondissement de la ville de N’Djamena. La gérante de cette entreprise nous en dit plus sur le but de la création de cette entreprise. Reportage

Selon Fatimé Amine, gérante de l'entreprise, Khadar Market est créée dans le but de garder les aliments , légumes et fruits bio pour la propriété et l'hygiène de la santé des Tchadiens. « Nous souhaitons faire plus pour approfondir la connaissance des épices, des fruits et légumes en les transformant en des produits qui peuvent être exportés. Ou bien les produits que nous n'avons pas au pays comme les tomates concentrer, les piments et carottes concentrer qui nous vient de l'extérieur », dit-elle.

Pour ce qui concerne les particularités de Khadar Market par rapport aux produits du marché, Mme Fatimé Amine souligne que chez elle, l'hygiène alimentaire est de rigueur « Nos produits sont protégées par rapport à celles qui sont aux marchés. Tous les matins nous avons de produits qui nous vient de notre champ de Mabrio et de Ndjamena Farah ». Elle  rajoute que Kadhar Market en plus de légumes et fruits vend aussi les œufs, les poissons fumés et  séchés, les farines et les algues microscopique femelle appelé communément diyé en arabe, les charmoutes et les gombo séchés. Nos produits sont bien analyser et les prix sont pareils que celui du marché, dit Fatimé Amine.

« Je suis impressionnée par cette initiative de Fatimé qui mérite plus d'encouragement et je ferai venir des clients  et des amies à visiter cette nouvelle entreprise. Je trouve que les prix sont abordables, n'importe qui peut acheter les produits de son choix à Khadar Market », dit Dadi Tabita.

Pour Youssouf Coché Abdelkader, Khadar Market est une structure bien organisée. Il encourage l'initiative de Mme Fatimé Amine de s’être lancé dans l'agro-business et souhaite que cela s’étende dans d'autres arrondissements de la ville. Pour lui, les prix sont abordables du faite 1kilo d’oignons se vend à 1500f cfa.

Haoua Adoum Ibet

Le 25 juin passé a eu lieu au terrain Parade dans la commune du 8e arrondissement de N'Djamena la remise des certificats de fin de formation à 32 jeunes de l'Académie de football Renne. Reportage.

Pour encourager le football tchadien d'une manière générale et les jeunes espoirs plus particulièrement, l'association Green Chad a appuyé le Centre National tchadien de Football Renne académique. Une formation de 14 a été réalisée. 31 jeunes espoirs y ont participé. Ils sont de la catégorie U-15, U-16 et enfin les U-17 mélangés avec les U-19. Cette formation a pour objectif de renforcer la capacité physique, technique et morale des participants.

Deheyé Yacine Khamis, défenseur de la catégorie U-15 affirme que cette formation leur a permis d'acquérir des nouvelles connaissances pour jouer au haut niveau, c’est à au football professionnel « cette formation nous a appris les techniques de récupération, d'attaque, de pressing, de marquage, de possession de balle, d'emplacement et surtout de discipline sur le terrain avec nos adversaires et entre-nous coéquipiers », dit-il. Il confirme aussi les difficultés qu’ils font face, « notre Académie est une référence, mais malheureusement nous ne disposons pas des matériaux nécessaires pour nos entraînements et de l'accompagnement du côté des autorités, nos rêves se brisent souvent », confie-t-il. Pour Mahamat Attié, fondateur de l’académique et entraîneur de l'équipe, « cette formation a pour but de renforcer la capacité physique, technique et morale de ces jeunes ». Pour lui, ces jeunes sont les futures du football tchadien, les former c'est assuré le football de demain. Toutefois, il souligne des difficultés matérielles et financières, « ici c'est les joueurs qui fournissent la quasi-totalité de besoins du centre, ils achètent les matériaux, les maillots ». L'entraîneur lance un appel aux autorités, notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports, aux entreprises et aux hommes d'affaires de leur venir en aide afin de miser sur ces jeunes espoirs pour l'avenir du football tchadien.

Abdallah Soumaïne, Président de l'association Green Chad affirme que son organisation a plusieurs agendas notamment l'appui des initiatives sportives à l'endroit des jeunes. Il estime que les jeunes sont l'espoir de demain, « investir sur les jeunes d'aujourd'hui, c'est investir à longtemps au développement de la nation », lance-t-il. Il réaffirme son engagement au développement du sport et surtout des jeunes espoirs et promet dans les prochains jours l'organisation d'un tournoi regroupant plusieurs équipes espoirs de la ville de N'Djamena et étendre le réseau dans d'autres provinces, conclut-il.

Le Centre National tchadien de Football Renne académique est créé le 12 février 1996 dans le 8e arrondissement de la capitale tchadienne. C’est l'une des plus anciennes académies de football à N'Djamena.

Abderamane Moussa Amadaye

Pastèques, manques, pommes, bananes, ananas, papayes, oranges sont les fruits les plus consommés par les N’Djamenois. Les étals sont remplis à rebord aux abords des voies publiques à grande circulation de la capitale tchadienne. Seulement, la plupart de ces fruits sont périodiques et viennent de Kousserie, ville camerounaise frontalière du Tchad. Les nutritionnistes conseillent de consommer régulièrement les fruits pour bien maintenir la santé. Reportage.

Les fruits sont vendus dans les différents marchés de la capitale tchadienne N’Djamena. Plusieurs variétés sont proposées par les vendeurs aux clients : citons, pastèques, mangues, pommes, bananes, ananas, papayes, orange, etc. Les commerçants ont développé d’autres stratégies de vente de ces fruits aux bords des grandes artères de la ville. D’autres le font comme des vendeurs ambulants. Selon certains vendeurs, la plupart des fruits sur leurs étals proviennent du Cameroun voisin. Ils les acheminent avec beaucoup de peine et de tracasseries. Tchouktambi Boumangsou est aussi vendeur des fruits depuis 3 ans. Il souligne que c’est à Kousserie qu’il achète ses fruits pour les revendre ici. « On nous arnaque assez dans notre mouvement et on essaye de vendre nos fruits un peu chers. Si les clients trouvent que les prix sont exorbitants, ils ont raison, il faut qu’on gagne aussi quelque chose en retour. Nous avons assez de clients qui viennent. Nous avons quelquefois, des difficultés de conservation et cela nous fait perdre beaucoup de fruits tels que les pommes », confie-t-il.

Rimnayal Djimadoum, un consommateur rencontré non loin de l’étal de Tchouktambi Boumangsou. Il mange la banane, mais c’est un grand priseur des mangues et d’avocats, affirme-t-il. « Les avocats par exemple je les consomme avec du pain. Les mangues ne sont que de desserts, mais je réalise que certaines personnes en font un repas tout fait. Celui qui a de moyens il peut s’acheter de raisins ou pommes de France », lance Rimnayal.

Pour les nutritionnistes, les fruits donnent de l'énergie, éveillent la vigilance et de l'efficacité au travail. Les fruits apportent à l'organisme des éléments indispensables pour son bon fonctionnement, expliquent-ils. Les nutritionnistes soutiennent que les fruits sont de meilleurs régulateurs de l'organisme. Les fruits sont riches en fibres, en vitamines, en minéraux. Leurs effets favorables sur la santé ont été démontrés, insistent-ils. « Les fruits jouent un rôle protecteur dans la prévention des maladies. Le bon moment pour manger les fruits c'est entre les repas et même 1h avant le repas ou au moins 4h après. On peut également un fruit la matinée petit déjeuner, mais le mieux est d'attendre au moins 20 minutes avant de déguster les autres aliments », démontrent les nutritionnistes.

Oblom Jean, doctorant en Nutrition et Alimentation et Sciences des aliments à l’Université Abdou Moumouni, conseille la consommation crue des fruits. D’après lui, il faut s’assurer que les conditions d’hygiène sont respectées. Le contraire, dit-il, risque de contamination aux microbes est très élevé. « Une alimentation riche en fruits favorise la rétention d’eau et amplifie un problème veineux qui sont les deux causes héréditaires de la cellulite. De plus ils contribuent à l’entretien d’un système digestif saint. Ce qui est important pour empêcher l’accumulation de toxines et de déchets dans le corps », explique Oblom Jean. Il conclut et signifie que, les fruits sont les meilleurs produits frais que la terre puisse offrir, un régime qui procurent les anti-inflammatoires par excellence.

Haoua Adoum Ibet

Lors de la célébration de la semaine mondiale de la sécurité routière le 17 mai dernier, le maire de la ville de N’Djamena, Ali Haroun a annoncé le réaménagement de 10 km dans chaque arrondissement de la capitale tchadienne avant la saison pluvieuse. À Moursal, dans le 6e arrondissement de N’Djamena sur l’axe de la Maison des médias, des tas de remblai sable sont déposés depuis deux jours afin de réaménager cette rue secondaire. Les résidents sont inquiets face à ce projet. Le micro de Ialtchad Presse s’est baladé dans le quartier. Quelques riverains ont donné leur avis. Reportage.

La saison pluvieuse arrive à grands pas. Comme les années antérieures, la mairie de ville de N’Djamena aménage les routes à veille afin d’éviter les inondations. Selon la population, cette opération faite en aval ne protège pas. Les routes sont très souvent inaccessibles, la plupart des ménages sont dans les eaux de pluies et pis encore certains quartiers de la capitale sont coupés de la ville.

Cette année, lors de la semaine mondiale pour la sécurité routière célébrée le 17 mai dernier à N’Djamena, le maire de la ville, Ali Haroun a annoncé le réaménagement de 10 km dans chaque arrondissement de la capitale tchadienne avant la saison pluvieuse afin de permettre une fluidité dans le transport, circulation et diminuer le risque d’inondation à N’Djamena. Dans le 6e arrondissement par exemple, la route secondaire à côté de la Maison des Médias du Tchad, des tas de remblai sable ont été déposés afin de réaménager la rue. Emmanuel Dobaydjé Madjos, riverain trouvé sur lieu affirme que le reprofilage de cette rue est irréfléchie. Il estime que la mairie doit avoir des techniciens de surface, des conseillers, des ingénieurs, etc. pour réfléchir en amont spécialement pour le réaménagement des routes. « Imaginons, à la veille de la saison pluvieuse on met du sable, quand il va pleuvoir, l’eau risque de drainer tous les sables dans les caniveaux d’à côté et ça va boucher ces canaux et causer encore de l’inondation et cela causera naturellement des maladies », dit-il.

Emmanuel pense que, si les travaux de réaménagement ont été faits en amont autrement dit, six (6) mois avant la saison pluvieuse, le sable va bien se compacter et les risques d’inondation seront réduits.  Il relève aussi que les tas de remblai sable déposés depuis deux jours sans aménagement ont fait une victime « hier nuit des braqueurs se sont camouflés entre les tas de sable et braqué un motocycle non loin du boulevard Maréchal Idriss Deby Itno. Ils ont emporté son engin et ont fui » affirme-t-il. Le riverain interpelle la mairie à aménager la route afin de réduire le risque d’inondation et d’insécurité dans cette zone.

À quelques pas d’Emmanuel se trouve un réparateur des ventilateurs. Il s’appelle aussi Emmanuel, mais de nationalité nigériane. Il estime que le réaménagement de cette rue est une bonne chose. Pour lui, le fait d’aménager la route à l’approche de la saison pluvieuse est une ingénieuse idée, mais curer ou construire des canaux de drainage des eaux est encore plus important, dit-il. Comparativement au Tchad, chez lui au Nigéria,  un citoyen peut aménager une route avec ses propres fonds sans l’aide de l’État, confie-t-il.

Abderamane Moussa Amadaye

3517 ex-travailleurs de SSI/TCC/ESSO dont 2850 repartis entre Doba, Bebidjia, Komé, Miandoum et Moundou sont confrontés aux difficultés d'exécution de leur dossier judiciaire selon l'huissier commissaire de justice titulaire de charge Me Hisseine N'garo, samedi 25 juin 2022. Non pas pour une affaire de condamnation de Esso, mais pour solliciter une l'annulation d'une ordonnance devant la cour Supreme du Tchad prise par la Cour d'appel de Moundou sans qu'aucune requête ne soit déposée pour la solliciter.

Devant la presse ce samedi, 25 juin 2022 à la maison des médias du Tchad, l'huissier Me Hisseine N'garo évoque l'ordonnance du 1 février 2021 du président de la Cour d'appel de N'Djamena désignant son cabinet pour l'exécution du dossier judiciaire des ex-travailleurs de SSI/TCC/ESSO. Me Mandembeté Masrabaye Lucie, dit-il, avocate des ex-travailleurs a visité leur cabinet en janvier. Selon lui, la décision judiciaire condamne Esso à verser une somme de 10 milliards à ses ex-travailleurs estimés à 3517 personnes. L'huissier dit faire face à des difficultés d'exécution de cette décision en indexant Esso, mais aussi, un groupe constitué d’ex-travailleurs du sous-bureau de N'Djamena. Me N'garo soutient que le bureau national des ex-travailleurs est à Doba, la cellule de N'Djamena n'a qu'un rôle de liaison et de suivi auprès de leurs avocats, ajoute-t-il.

Me N'garo affirme avoir posé deux actes d'exécution en 2021. Le premier acte, dit-il, est revenu infructueux et le second posé le 8 avril, a permis qu'on lui fasse parvenir par l'Étude de Me Djimadoum Tchadi Doungar l'arrêt de sursis à exécution rendu par la Chambre sociale de la Cour suprême contre l'arrêt rendu par la cour d'appel de N'Djamena en 2020. Suite à cela, précise l'huissier, c'était le statu quo et la Cour suprême a rejeté les deux pourvois formés et par Esso et par le bureau des ex-travailleurs.

D'après l’huissier, Esso joue qu’au dilatoire en posant un problème de deux agents d'exécution : l’Étude de Me Hisseine N'garo et le greffier en chef de la Cour d'appel de Moundou Me Dogregué Mathla. Le commissaire de la justice saisit en mai 2020 le président de la cour d'Appel de Moundou par voie d'ordonnance à désigner Me Mathla co, et agent d'exécution. Pour Me N'garo, Esso a envoyé une lettre le 25 mai passé au président de la cour d'appel de Moundou. Le pétrolier américain proposait anticiper et initier le paiement sous réserve de la décision de la justice opposable et viendrait modifier l'agent d'exécution. L'huissier estime que cette lettre sera à l'origine de toutes les difficultés d'exécution liées à ce dossier. Cela va créer d'autres situations juridiques qui vont engendrer d'autres procédures judiciaires dans ce conflit dont l'exécution ne devrait souffrir d'aucune entorse, insiste-t-il. Me N'garo affirme que Esso a saisi la même Cour d'appel de Moundou pour question de deux agents d'exécution. La cour d'appel a tranché en annulant la désignation du greffier Mathelat. La décision ne relève pas de son ressort et de surcroît, c'est un fonctionnaire de l'État. Me Hissène se désole que le président de la Cour d'appel de Moundou ait reconduit le greffier-chef de Moundou sans aucune saisine ni des ex-travailleurs ni de leur bureau national.

Selon Me N'garo, l'ordonnance du 15 mars dernier portant statut des huissiers-commissaire de justice dit que seul un huissier est censé d'exécuter une décision de justice. Il estime qu'en dépit des dilatoires et des procédures nouvellement créées par le fait de Esso, son Étude a agi en toute légalité. Il cite les entraves à son étude à exécuter l'arrêt social condamnant Esso au paiement des dommages-intérêts des ex-travailleurs. « Esso qui par deux reprises a tenté en vain de faire annuler les deux ordonnances désignant à poser les actes contre elle. Un groupe des ex-travailleurs instrumentalisés par elle, les contractants des dettes de motos ou argent liquide, dont le montant dépassant ce dont la justice a instruit Esso, à leur verser. Mais aussi leurs refus de payer les honoraires des quatre avocats qui ont défendu ce dossier jusqu'à l'obtention du gain de cause en leur faveur ». Après-midi, 22 juin 2022 dit-il, son cabinet a reçu une lettre en son nom sans aucune authentification administrative derrière. Vu le caractère privé de la lettre, le secrétariat de son Étude s'est réservé le droit de le faire de sitôt pour voir le contenu. C'est en réalité une simple lettre d'un aspect irrégulier, mais transformé en un Exploit de notification. J'ai dû recourir à un huissier-commissaire de justice pour constater cette énorme bourde judiciaire afin de faire prévaloir droit devant qui de droit. Devant l'ordonnance de rejet de rétractation introduite par mes requérants, ces derniers se sont pourvus en cassation et nous allons nous retrouver encore devant la Cour suprême du Tchad. Non pour une affaire de condamnation de Esso, mais pour solliciter une l'annulation d'une ordonnance prise par la Cour d'appel de Moundou sans qu'aucune requête ne soit déposée pour la solliciter.

Moyalbaye Nadjasna

La phase pilote du projet initiative 50 000 emplois décents pour jeunes est lancé ce matin à Radisson Blu par le président du Conseil militaire de transition (CMT) Mahamat Idriss Deby Itno. Ce projet est une réponse aux questions de chômage en milieu jeune. La première phase va s’étendre sur une période 3 ans. Reportage.

Lançant officiellement le projet, le président du Conseil Militaire de Transition Mahamat Idriss Deby Itno reconnaît les défis auxquels fait la jeunesse tchadienne au quotidien. Le développement de son potentiel, la formation adaptée au besoin du marché, l’accès au marché du travail et l’accès au financement pour ses projets et initiatives. Pour lui, l’initiative 50 000 emplois décents se veut une réponse concrète du gouvernement au problème d’employabilité et d’accès des jeunes au marché du travail. « Cette jeunesse entreprenante et pleine d’initiative doit être accompagnée pour jouer pleinement sa participation dans la construction du nouveau Tchad. Le soutien aux initiatives des projets de la jeunesse et la mise à disposition d’outil et moyens nécessaires pour l’auto-emploi. Les bénéficiaires du présent projet sont les jeunes âgés de 15 à 35 ans. Mais aussi des associations et groupements des jeunes dans les 23 provinces du pays qui bénéficieront d’un renforcement des capacités et de facilité d’accès au financement », a-t-il déclaré

Mahamat Idriss Deby Itno donne les détails sur les secteurs que couvre le projet et qui bénéficieront de l’appui technique et financier du gouvernement.  Pour lui, ce sont 2 000 jeunes entrepreneurs pour créer 20 000 emplois décents dans les secteurs comme l’agrosylve pastorale, l’agro-industrie les TIC et les transports. Aussi, d’améliorer l’employabilité et l’insertion professionnelle de 20 000 autres jeunes et femmes à travers un programme de renforcement des compétences techniques managériales, conformément au besoin de travail et de mettre en œuvre les actions d’insertion de 10 000 jeunes et femmes. Il a terminé son discours en annonçant la sortie dans quelques jours de l’arrêté d’intégration des 5 000 jeunes et la participation des jeunes au dialogue national inclusif pour faire entendre sa voix dans ce grand rendez-vous de la nation.

Le projet initiative 50 000 emplois décents pour les jeunes est lancé. Il se veut l’une des solutions aux problèmes du chômage des jeunes du Tchad. La phase pilote du projet s’étendra sur une période de 3 ans. Il est prévu un programme plus vaste de promotion de l’emploi qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes. Cela, pour répondre à la question du chômage des jeunes qui s’accroît chaque année dans le pays. Dans son mot de circonstance, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Promotion de l’entrepreneuriat Mahamoud Seïd Ali affirme que la jeunesse tchadienne demeure un atout de premier plan pour le développement du pays. Et le présent projet ne fera pas de distinction entre lettré et illettré. « Ce projet est un véritable outil de lutte contre le chômage et est investi d’une mission de mobilisation des énergies en vue de développer la culture entrepreneuriale chez les jeunes. De susciter en cette jeunesse, l’envie de développement et d’émergence. Nous osons croire que l’initiative 50.000 emplois décents pour jeunes seront une solution parfaite au problème du chômage des jeunes », a-t-il souligné. Il ajoute également que c’est grâce à la synergie des actions communes et concertées que le pays parviendra à mettre fin aux tentations d’immigration vers d’autres cieux, de lutter contre l’extrémisme violent, le discours de la haine, mais surtout la récupération de la jeunesse par des groupes terroristes.

Kouladoum Mireille Modestine

Pendant les grandes vacances, certains élèves se lancent dans l’exercice des petites activités génératrices de revenus. Beaucoup d’entre eux deviennent des marchands ambulants des produits alimentaires, des jouets pour enfants des habits, etc. Cette activité les conduit à parcourir la ville pour proposer leurs produits aux éventuels preneurs. Reportage.

Ils sont visibles partout en ville avec sur la tête, au dos, dans les bras ou sur les épaules leurs marchandises. Ces élèves en vacances parcourent des kilomètres par jour à la recherche de la clientèle dans les bars, les alimentations pour proposer leurs produits. Parmi eux, Payang Wilson, Lacdjoulki Habib et Mendakom Léontine sont des élèves en classe de 4e et CM2. Ils vendent des œufs, des bonbons, etc. Les garçons âgés de 14 à 15 ans quittent Walia et parcourent les rues de la capitale, N’Djamena avec à leur tête leurs produits. Ces élèves débrouillards espèrent pouvoir épauler leurs parents pour l’achat des fournitures scolaires de la rentrée.

Pour Payang Wilson et Lacdjoulki Habib, ce n’est pas mauvais de donner un coup de pouce aux parents à la rentrée prochaine. « Comme tous les jeunes de notre âge, nous avons besoin de certains habits et sous-vêtements. À un niveau de la vie, les parents ne peuvent pas tout assurer. Alors avec leur consentement, nous menons ces activités pour répondre d’abord à certains de nos besoins personnels avant d’acheter certaines fournitures scolaires pour épauler les parents », disent-ils. Ces deux garçons traversent la frontière pour aller à Kousseri, ville camerounaise, afin d’acheter les œufs et les bonbons. Ils déclarent qu’ils font 500 à 750 FCFA de bénéfice par plateau d’œufs et paquet de bonbons. Ces adolescents mènent leurs activités du lundi à samedi et rentrent à la maison dans l’après-midi après avoir tout vendu leurs produits.

Comme Payang Wilson et Lacdjoulki Habib, Mendakom Léontine 15 ans et élève en classe de CM2. Elle se lance dans la vente des pic-terre (Ndjabara en arabe locale). Léontine est une habituée à cette activité de marchand ambulant puisqu’elle le fait toutes les vacances. De la vente des pic-terre, elle passera à la vente des arachides à la période suivante. « À mon âge, je ne peux pas demander à mes parents de m’acheter certaines choses alors le mieux est de me débrouiller pour me les acheter. Ensuite, je vais préparer ma rentrée scolaire en achetant des fournitures scolaires et la tenue scolaire. Je sillonne la ville jusqu’au quartier Kabalaye avant de rentrer à Chagoua », dit-elle. Certaines tâches ménagères attendent encore Léontine à la maison. Mais cela ne l’empêche pas de faire les provisions de pic-terre pour le jour suivant.

Kouladoum Mireille Modestine

Le Fonds des Nations Unies pour la pour Population UNFPA en collaboration avec le ministre de la femme, de la famille et de la protection de la petite enfance organise  un atelier de renforcement des capacités des intervenants dans la prise en charge intégrée et holistique des survivants des violences basés sur le genre. L’atelier est ouvert ce mercredi 22 juin 2022 à l’hôtel amitié de Ndjamena.

Plus de 70 participants composés des avocats, les sages-femmes, les policiers, et les assistantes sociales sont à la recherche du savoir. Ces acteurs sont directement impliqués dans le fonctionnement des centres intégrés de service multisectoriels pour la prise en charge des survivants des violences basées sur le genre. Ces centres de prises en charge des survivantes des VBG sont basés aux centres hospitaliers universitaires de la mère et de l’enfant et celui du bon samaritain de Walia et à l’hôpital de l’amitié Tchad-Chine. Dans son discours de circonstance, Le représentant de l’UNFPA au Tchad Sennen  Hountour indique  que son institution œuvre en collaboration avec le gouvernement de la République du Tchad et les partenaires de la société civile pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard des femmes. « La violence basée sur le genre est l’un des plus grands défis de protection auxquels les individus, les familles et les communautés sont souvent confrontés. Les femmes et les filles ont beaucoup plus de risque que les hommes à subir les violences sexuelles et domestiques. Nous avons opté en accord avec les partenaires techniques et financiers du système des Nations Unies, pour une mise en place des centres intégrés des services multisectoriels pour la prise en charge des survivants de VGB », a-t-il souligné.  Le représentant de l’UNFPA ajoute que le présent atelier donne la carte blanche aux acteurs impliqués à s’occuper des cas des survivants  de VGB en vue d’améliorer la qualité de la prise en charge multisectorielle et intégrée.

La ministre de la femme de la famille et de la petite enfance Anima Priscille Longoh dans sont mot d’ouverture, se réjouit de l’initiative de l’UNFPA et des autres partenaires quant à la mise en place des Centre Intégrés de Services Multisectoriels.  Elle relève aussi que son ministère continu à ménager aucun effort pour la lutte contre le VGB et la prise en charge des victimes. « Je  formule mes vœux de connaissances complémentaires acquises, à l’ occasion de cet atelier de formation qui permettra d’améliorer les prestations futures en faveur des survivantes des VGB. Vous serez outiller à mieux panser les plaies de ce fléau contraire aux droits humains et à la dignité que sont les VGB » je compte alors sur l’assiduité de chaque participant, gage du succès de cette formation. A-t-elle conclut.

Haoua Adoum

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