lundi 29 mai 2023

Reportage

Reportage (1317)

La coordination exécutive du Collectif des Organisations des Jeunes du Chari-Baguirmi a tenu son Assemblée générale (AG) ce samedi 24 décembre dans la salle multimédia du Centre d’Études et de Formation pour le Développement (Cefod). Après avoir écrit aux autorités de la transition, les jeunes du Chari-Baguirmi font leur retour pour, disent-ils, attaquer le problème aux racines. Reportage.

C'était en présence de plusieurs participants que les jeunes du Chari-Baguirmi ont tenu leur AG cet après-midi. Les doléances des jeunes il y a quelques semaines ont été classées sans suite par les autorités de transition. Cette attitude, disent les organisateurs a provoqué le réveil de jeunes. Ils dénoncent la mauvaise gestion de 5% du pétrole qui leur revient de droit. Ils affirment qu'ils sont toujours forts et déterminés à continuer la lutte. Sur plusieurs petites affiches, formats 4×4, entre les mains des jeunes sont écrites, « la jeunesse de Chari-Baguirmi peut gérer le 5%» et «Mbang Hadji Woli, le 5% n'est pas votre bien patrimonial», déterminer dans leur lutte, ces jeunes ajoutent,« Chari-Baguirmi ou la mort nous vaincrons ».

Pour le coordonnateur du collectif Abdelkadre Djibia, le sultan du Baguirmi Mbang Hadji Woli a qualifié ses compatriotes de fourmi et des mouches. Pour lui, le sultan ne mérite pas de représenter la population de Chari-Baguirmi au Conseil National de Transition (CNT). Dans son allocution, il affirme que la jeunesse du Chari Baguirmi n'acceptera jamais que l'argent de 5% des revenus pétroliers serve à payer les dettes de Mbang Hadji parce que ce dernier a affirmé à Badoro qu'il est endetté. La jeunesse de Chari-Baguirmi ne se reconnaît pas dans les dettes du sultan, car cette jeunesse à besoin des infrastructures, des structures sanitaires et scolaires adéquates, un plateau technique dans son centre de santé a-t-il martelé. Il relève que la jeunesse du Chari-Baguirmi ne réclame que son droit social et dénonce la mauvaise gestion des 5% des revenus pétroliers gérer le sultan. Selon lui, le sultan aurait affirmé que, « le département de Loug Chari n'est rien» alors que ce département regorge le pétrole du Chari-Baguirmi dont il gère le 5% depuis neuf ans. M. Djibia au nom des jeunes du Chari-Baguirmi revendique toujours, la démission pure et simple de Mbang Hadji du 5% des revenus, le bilan des 9 ans d'activités de 5% ainsi le respect du décret 1911. Il ajoute, « nous demandons au Président de la Transition qui avait dit qu'il est au service de la jeunesse d'annuler le décret de nomination du sultan ».

Noël Adoum

Pas de messe de minuit dans la mythique cathédrale de N’Djamena. Elle est toujours en chantier. La rédaction a échangé avec le curé de la paroisse Achille Djimwoï Teldjim sur les causes de la ruine et le chantier de réhabilitation de cette cathédrale. Reportage.

Des informations avaient circulé sur la possible célébration de la messe de minuit le 24 décembre 2022 dans le bâtiment en reconstruction. Selon nos sources, cela ne sera pas possible. Après avoir donné un délai de 2 ans, l'église cathédrale Notre-Dame-de-la-Paix de N'Djamena ouvrira ses portes seulement le 22 avril 2023.

L’histoire de la cathédrale se confond avec celle du pays, notamment la guerre civile de 1979. Il y a eu des rebelles et les forces gouvernementales, qui étaient dans ce lieu pour la réconciliation, c’est la raison pour laquelle certains ont tiré des obus qui était à l'origine de l'incendie. C'est la guerre qu'a connue le pays qui a fait que la cathédrale est tombée en ruine. Dans les années 1980 avec Monseigneur Charles Vandamme qui a décidé de rebâtir à l’identique la cathédrale en organisant une levée de fond des fidèles, mais cela n'a pas donné les résultats escomptés. Le temps est passé, le pays a commencé à se reconstruire pour que ce lieu soit rebâti. Selon lui, l'État tchadien était alors obligé de réparer les dégâts commis. « Il fallait rebâtir la « Maison de Dieu ». C'est nous les fils du Tchad qui l’avons détruit », dit le curé.                                       

Pour le curé Achille, le délai n'a pas été respecté pour des raisons multiples. D'abord, la crise financière que le pays a connu, ceux qui étaient au-devant de ce projet ne sont plus de ce monde comme le défunt maréchal Idriss Deby Itno. Il a tout fait pour que le financement soit parfait. Certains matériaux sont venus d'ailleurs pour la construction de la cathédrale. Ensuite, il y a eu la pandémie, Corona virus. Il fallait également faire venir certains techniciens de l'extérieur pour la reconstruction. Enfin, il faut attendre la remise technique de l'édifice par le constructeur au chef de l'État. C’est ensuite qu’il remettra la clé à église. Pour qu’à la fin de toute cette procédure suive la célébration officielle de la consécration. C’est prévu pour le 22 avril 2023. « Notre souhait est de fêter sur cet endroit en pierre, mais il y a encore des travaux de retouche », dit-il.

Pour les préparatifs de la fête de Noël, l'ambiance reste comme d'habitude, dit le curé. Pour lui, «la cathédrale Notre-Dame est la mère des églises, la source de la foi et la toute première église de l'évêque qui a engendré d'autres églises ». Il ajoute qu'elle est aussi le symbole de la communion dans ce diocèse. Pour la fête de cette année malgré les évènements de 20 octobre dernier, il poursuit que les fidèles resteront en prière et communion avec les défunts pour que les cœurs meurtris soient réconfortés. Ils vont prier également pour ceux qui ont le pouvoir entre les mains pour que Dieu leur donne le discernement de bien diriger le pays en faveur du peuple.

Noël Adoum

Le Secrétaire Général (SG) du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), Mahamat Ahmat Alhabo a animé ce 23 décembre une conférence de presse au siège de sa formation politique. Il dénonce une insurrection institutionnelle contre sa personne orchestrée par « des militants de 24h », à leur tête l'un des fils du défunt premier Secrétaire Général, Ibni Oumar Mahamat Saleh. Reportage.

C’est dans le siège du parti bondé des militants habillés aux couleurs du PLD que la conférence de presse a démarré. Le SG a tout d'abord rappelé l'historique ensuite les principes fondamentaux et enfin des mesures fortes contre les militants contestataires, qui agissent malgré leur suspension au nom du PLD. Pour Alhabo, depuis sa création en septembre 1993, le PLD a connu trois phases.

La première phase, c’était de l'arrivée du Mouvement Patriotique du Salut (MPS, ex-parti au pouvoir) à 2001, elle est marquée par la participation du parti au gouvernement jusqu'aux dérives du régime.

La deuxième phase coulait de 2001 jusqu'en avril 2022, elle est marquée par l'opposition au régime de Deby père.

Et enfin, la dernière phase va d'avril 2021 à nos jours, elle est marquée par l'ouverture d'une nouvelle ère marquée par la transition.

M. Alhabbo affirme que c'est durant cette phase, un 26 mars 2022 lors de la commémoration de la Journée des Martyrs et de la Démocratie au siège du PLD, qu’un groupe de militants à leur tête Hicham Ibni Oumar ont perturbé la commémoration et se sont donnés en spectacle devant les médias nationaux et internationaux, ce qui a conduit à l’annulation de l'activité. Toujours selon lui, face à ce comportement peu orthodoxe, le Comité Exécutif (CE) réuni en conseil ordinaire a suspendu provisoirement les auteurs, qu'il qualifie des « conspirationnistes ». Selon les mots du SG, l'entrée du PLD au gouvernement de transition a aiguisé l'appétit des enfants de Ibni qui considèrent le parti comme un bien particulier ou un héritage familial, dit-il. M. Alhabo dit également qu'aucun des fils d'Ibni n'est pour le moment militant du parti, « Des quatre enfants IBNI, un seul est militant. Il a décidé de démissionner de son propre gré », a-t-il confié.

Face à ces dérives, le SG a annoncé une poursuite judiciaire, «le CE réuni en session extraordinaire le 18 décembre, a unanimement décidé de poursuites judiciaires pour mettre fin à toute tentative d'accaparement du parti par les enfants du SG défunt », a-t-il déclaré.

Abderamane Moussa Amadaye

Ce vendredi 23 décembre à eu lieu le lancement de la campagne « femmes et jeunes pour un Tchad sans faim» par Oxfam dans la grande salle de la Maison de la Femme au quartier Ndjari dans la commune de 8e arrondissement de la ville de N'Djamena. Cette cérémonie a vu la présence du ministre de l'Aménagement du territoire Mahamat Assilek Halata. Reportage.

La campagne «Femmes et Jeunes pour un Tchad sans faim» a été lancé ce matin en présence du ministre de l'Aménagement du Territoire, des conseillers nationaux et de plusieurs autres personnalités accompagnées des jeunes et des femmes venus d'autres horizons de la ville de N'Djamena. Tout a commencé par la prestation musicale de l'artiste Yasmine Abdallah qui a fait le show dans la salle. Sédo Yapia, Directeur de Oxfam affirme que le travail pour l'égalité explique l'appui du projet qui contribuera à soutenir le foncier, la mise en valeur et la sécurisation des propriétés foncières des femmes ainsi que la sécurité alimentaire.

La représentante de la femme Mme Dembété Robertine soutient que le secteur rural contribué à 40% de l'économie tchadienne et du produit intérieur brut (PIB). Pour elle, les investissements en agriculture restent à améliorer, car le pays investit moins de 10% dans ce secteur. Les femmes et les jeunes du Tchad constituent la force motrice de l'économie nationale et une force de l'économie agricole.

Le représentant des jeunes, M. Moussa Tahir Mahamat Abdallah a formulé plusieurs doléances notamment la mise en œuvre des résolutions prises lors du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) relatif au foncier, la reconnaissance du droit de mise en valeur de terre des jeunes et des femmes, l'implication des autorités administratives et traditionnelles dans la sécurisation de ces droits et la reconnaissance de mise en valeur des femmes et des jeunes, la mise en œuvre de la stratégie des finances inclusives, etc.

Enfin, le ministre de l'Aménagement du Territoire Mahamat Assilek Halata affirme que, « là où il y a la femme, il y a la vie, là où il y a les jeunes, il y a l'avenir ». Cette campagne est le projet d'une vingtaine d’organisations de la société civile. Il appelle tous les acteurs nationaux et internationaux de mettre dans leur intervention la problématique d'autonomisation des femmes et des jeunes afin d'alléger leur souffrance et d'améliorer leur condition de vie. L'accès à la terre est un facteur essentiel. Il prend l'engagement solennel pour l'accès des femmes et des jeunes à la terre. Il rajoute qu'il veillerait pour que la sécurité alimentaire soit effective.

Noël Adoum

Ce Jeudi 22 décembre s'est tenu un atelier de validation du rapport de participation des femmes au Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS) dans la grande salle Toumaï 1 à la Maison de la Femme. Cet atelier s'est déroulé en présence de la coordinatrice du mécanisme pour la participation des femmes au DNIS, Mme Élise Loum. Reportage.

C'était en présence de plusieurs femmes et des journalistes des différents médias que le rapport des femmes sur la participation des femmes au DNIS a été examiné et validé par les participantes. Pour la coordinatrice du mécanisme pour la participation des femmes au DNIS, Mme Élise Loum, la coordination de mécanisme est mise en place sous l'impulsion de Mme la ministre de Genre et de la Solidarité Nationale Mme Amina Priscille Longoh. Deux mois après la clôture du DNIS, les femmes se sont organisées à travers leurs différentes structures pour réaliser des activités dans le sens de s'impliquer dans le processus de la première phase de transition. Cela a permis à ce mécanisme d'offrir aux femmes un espace d'échange et de participation citoyenne, des préparations préalables au dialogue, du suivi d'évaluation de la mise en œuvre des conclusions.

La coordination de ce mécanisme a été opérationnelle pendant le dialogue. Un QG (quartier général)  a été installé au palais du 15 où se déroulait le dialogue. Plus de 252 femmes ont été enregistrées au niveau du QG et ce sont attelées à participer au dialogue. Plusieurs résolutions et revendications ont spécifiquement fait référence aux revendications des femmes. Toutes les femmes participantes ont apporté leur contribution.

La Secrétaire Générale Moudalbaye Noubadissem Apolline, se dit fière d'accueillir toutes ces femmes leaders qui représentent le courage, l'abnégation, la détermination et les vertus. Pour elle, le DNIS était une occasion de pour consolider la paix.  Selon elle, le mécanisme a permis aux femmes de participer d'une manière indépendante et souveraine. Les activités d'information et de plaidoyer des femmes ont bien fonctionné. Elle ajoute qu'il faut que les femmes marquent leur présence dans les grandes décisions du pays.

Noël Adoum

En ces temps des fêtes de fin d’année, les ménages ont des difficultés financières. La cause : les prix des denrées alimentaires et produits de premières nécessités passent du simple au double dans les marchés de la ville de Moundou. Et pourtant les autorités de transition ont pris quelques batteries de mesures afin  de réguler cette flambée. Reportage.

L’augmentation drastique des prix de céréales et autres produits de premières nécessités suscite des craintes chez les consommateurs en cette période de fête de fin d’année. Une flambée des prix dans tous les marchés de Moundou, le prix de détail de blé, de la farine a connu une augmentation sans précèdent, bien que la province du Logone soit productrice de l’arachide les ménages font des mains et des pieds pour se procurer 1 litre d’huile. L’année dernière en cette période 1 litre se vendait 1000 F CFA. Il est aujourd’hui à 1500 F CFA. Un sac de sorgho coûte 23 000 F CFA, le sac de riz est à  40 000, le 50 kg de farine de blé à 32500, une boule de savon gros modèle coûte 450, un « coro » de sucre 2 750 francs, un sac de charbon à 5 500.  Les consommateurs moundoulais n’ont que cette question en bouche : comment fêter ?

Une mère de famille se lamente après son retour du marché chercher les cadeaux de noël, « avec 10 000 francs il est difficile d’acheter un habillement complet pour mon enfant de 8 mois. Les habits des petits enfants qui étaient à un prix abordable sont en ce moment plus cher », dit-elle.  Elle rajoute que cette situation vient torde le coût de vie des Tchadiens dont la plupart n’arrivent pas à se procurer un repas par jour. « La fête est une occasion de partages, de joie, de se faire des cadeaux, bref une réjouissance, mais au regard des raisons sociales, elle risque de laisser un goût amer ». Un père de famille affirme que chaque jour est une fête pourvue d’avoir les moyens, dit-il. Mais il se plaint de ne pas avoir la capacité d’offrir de moment de réjouissance à sa famille le jour de la fête. À Moundou, il n’est le seul à cause de la montée des prix, même les salariés ont de la misère.

La vieille des fêtes est une occasion pour les commerçants véreux de monter leurs chiffres d’affaires. Le consommateur, lui, a le choix entre payer ou s’abstenir de fêter en attendant que le gouvernement puisse réguler le prix des marchandises. Mais ça c’est une autre paire de manche selon les moundoulais.

Mbaiwanodji Adrien, Moundou, Ialtchad Presse

Les travaux techniques  de la 4e édition du festival des arts et de la culture tchadienne, dénommé «Festival Dary» avancent à grands pas au palais du 15 janvier dans la commune du 8e arrondissement de N'Djamena. À 3 jours, tout semble prêt, mais des participants dénoncent des malversations des organisateurs. Reportage.

Contrairement aux éditions antérieures, le festival Dary pour sa 4e édition a été délocalisé de la place de la nation au palais du 15 janvier. Aucune explication n'a été donnée par les autorités à ce sujet. Certaines sources avancent des raisons sécuritaires.

 À 72h de son ouverture, dans toutes les entrées principales du palais des géants hangars en plafond sont placés, des stands d'exposition et des cases toutes faites ou presque sont construits à base de plafond embelli. Chaque case dispose d'une identification provinciale où toutes les provinces du  pays sont représentées par leur particularité. À l'entrée nord-ouest, un ornement de jeux de lumière et des parapluies à la couleur d'arc-en-ciel sont installés. De l'autre côté, en face de la porte d'entrée du bâtiment, une piste de concert est en phase de montage par des ouvriers certains en tenue de protection, d'autres non. Les installations ne finissent pas là. Les ouvriers sont éparpillés un peu partout pour les dernières retouches dans le stand pour l'électrification, la peinture, construction des escaliers en bois, etc.

Israël Olkoumou, ouvrier dit que les travaux sont en bonne marche. « Comme vous pouvez le constater, certains sont en train d'attacher les lumières, d’autres posent les pieds des hangars, etc.», a-t-il confié. Il poursuit que tout rentrera dans l'ordre d'ici deux jours. Le Chef de chantier du lieu qui va abriter cette grande messe culturelle, Khalil Moussa affirme que les travaux sont à 95% et d'ici demain le lieu sera livré au comité d'organisation du festival.

Si tout semble parfait de l'extérieur, les exposants rencontrés sur place se plaignent. Une femme d'une soixante révolue qui a parlé sous anonymat décrit un scandale orchestré par le comité d'organisation. Selon elle, un stand de 3m sur 15 est octroyé à 400.000 FCFA. « Malgré ce prix, il faut passer par un réseau et donner entre 100 et 200 milles de plus », a-t-elle dit. Elle soutient que le prix du stand actuel est injuste. «Quand nous étions à la place de la nation l'année dernière, le stand VIP a été loué à 400 milles FCFA et ici c'est à 1.000.000 ou plus», dit-elle.

Signalons que festival  Dary est une messe culturelle et patrimoniale qui va regrouper toutes les provinces du pays à N'Djamena du 24 décembre 2022 au 21 janvier 2023. Il consiste à promouvoir l'unité nationale, le vivre-ensemble et la cohabitation pacifique à travers des danses traditionnelles, urbaines, des expositions culturelles.

Abderamane Moussa Amadaye

Comme à l'accoutumée tous les chrétiens du monde célèbrent la fête de la nativité (naissance de Jésus-Christ) le 25 décembre prochain. Durant ces moments de réjouissances, les adultes offrent des cadeaux aux enfants et partagent de bons moments dans la joie qui est celle d'accueillir le Christ (nouveau-né, le divin enfant). La rédaction d'Ialtchad a passé le micro au pasteur de l'église évangélique de Melfi Job Miskine, lors de son séjour à Ndjamena. Reportage.

Noël vient du mot Natalis, en latin, qui signifie « Naissance ». A l'époque, Il existe déjà une fête appelée «Natalis Dominis» c'est à dire la fête du seigneur. C'est au IVème siècle qu'il y a eu un évènement majeur dans l'histoire de l'église à travers l'empire Romaine. C'était l'empereur Constantin qui a décrété que tout le monde doit être chrétien et la religion officielle de l'Empire sera le Christianisme. C'est à cette époque que l'empereur Constantin avait imposé que le 25 décembre sera la date de naissance de Jésus-Christ. Mais bien avant le règne de l'empereur Constantin, le 23 au 24 décembre c'était une date où Rome rendait un culte au dieu «Mithra», un dieu, une idole qui à ses origines depuis le Perse. Et le 25 décembre les Romains rendaient un hommage au dieu «Sol Invictus», c'est à dire le «Soleil Invaincu».

Pour le pasteur de l'église évangélique de Melfi Job Miskine, la fête de Noël est beaucoup plus ancienne car certains disent qu'elle appartient au siècle passé il y a des païens qui célèbrent «la nouvelle lune». Quant aux chrétiens, dans la Bible, les références Mathieu et Luc ne précisent pas la date de la fête mais c'est la naissance de Jésus-Christ qui est venu éclairer la date de 25 décembre. Raison pour laquelle la fête est devenue la célébration de la lumière dans le monde qui éclaire tout le monde. Et cette date a été acceptée au IV siècle. Selon lui, la date de naissance de Jésus-Christ est une nouvelle ère qui commence avec la lumière dans le monde. Pour la communauté chrétienne, cette fête est la nouvelle naissance du sauveur Jésus qui va apporter un changement dans le monde car à l'époque de roi Hérode, Jésus était déjà né et considéré comme un nouveau roi qui vient changer les cœurs et éclairer la lumière pour une vie nouvelle qui va délivrer les gens de leurs péchés après sa mort sur la croix. Il ajoute que quiconque croit en lui sera sauvé. Il souhaite joyeux Noël à tous les chrétiens du monde et particulièrement ceux du Tchad, pour que les gens la fête dans la joie et dans la paix et dans la concorde, ensemble que les gens voient cette naissance de Jésus. Il appelle les Tchadiens de toutes religions à fêter ensemble dans la joie et l'esprit de vivre-ensemble.

Noël Adoum

Le Réseau des Femmes africaines ministres et Parlementaires (REFAMP) du Tchad ont organisé ce lundi 19 décembre une conférence sur la rentrée solennelle des femmes ministres et parlementaires dans un grand hôtel de la capitale tchadienne, N’Djamena. Des femmes venues de différents coins et recoins de la ville de N'Djamena ont pris part à cette conférence. La cérémonie était lancée en présence de la ministre de Genre et de la Solidarité Nationale Mme Amina Priscille Longoh. Reportage.

La rencontre a réuni plusieurs femmes avec pour objectif d’outiller les femmes à assurer leur rentrée solennelle au REFAMP. Elles se réjouissent de cette conférence qui leur permet de développer la politique féminine dans les institutions de l'État. Selon Mme Achta Saleh Damane, au Tchad, le réseau des femmes ministres et Parlementaires a été créé en 1999. Cette conférence est dédiée aux femmes ministres et conseillères. Depuis il y avait eu un certain nombre des femmes nommées ministres et conseillères, pour leur donner des informations sur les instruments juridiques nationaux et internationaux principalement pour les nouvelles parlementaires et les nouvelles ministres pour qu'elles puissent défendre valablement les textes et des lois qui les concernent, car le réseau est là pour elles. Elle affirme que les femmes sont bien organisées dans cette période.

Pour la ministre de genre, Amina Pricille Longoh, ministre de Genre, la femme tchadienne a assuré un franc leadership. A la deuxième phase de la transition, il est nécessaire pour les femmes ministres parlementaires de faire l'internalisation des instruments internationaux et nationaux afin d'en tirer le meilleur profit au bénéfice de toutes les femmes tchadiennes. Les rôles des réseaux africains et parlementaires section du Tchad est de mesurer l'importance de la responsabilité qui incombe les femmes en tant que membre de ce réseau qui n'est pas un réseau ordinaire, mais un réseau au service de la population. Il réunit uniquement les femmes qui ont le pouvoir de décision, celles qui sont au parlement et au gouvernement afin de mutualiser les travaux et de choisir le message afin de mieux contextualiser. Aujourd'hui à travers ce dynamisme, les femmes se trouvent au Conseil National de Transition (CNT), les femmes doivent aller de 50 à 60%. La ministre du Genre pense que c'est aussi l'un des objectifs de cette conférence. Elle affirme que les politiques publiques et les partenaires sont au côté des femmes pour organiser l'assemblée générale du réseau. Les femmes ont contribué à la promotion et à l'émancipation de la femme tchadienne. Dans son allocution, Mme Amina Priscille Longoh a rendu hommage aux femmes tchadiennes, dont l'ex-première dame Hinda Deby Itno qui a laissé des emprunts positifs sur la femme tchadienne. Elle appelle les femmes à être solidaires et s'unir.

Noël Adoum

Le Ministère de la Prospective Économique et des Partenariats Internationaux (MPEPI) est plongé dans un état d’insalubrité à faire pleurer. Ce ministère transversal, poumon de tous les projets gouvernementaux voire de l'économie tchadienne, carrefour de tous les partenaires internationaux est abandonné dans la saleté qui frise la santé publique. Reportage.

Lors de notre visite au ministère de la PEPI, nous avons constaté plusieurs choses en désordre. La première surprise pas agréable nous attendait à l’entrée du ministère avec une panne de robinet occasionnant une mini inondation. Notre surprise n’allait malheureusement pas s’arrêter à ce désagrément. Plus on avançait, plus on y rencontre de mauvaises surprises dans ce ministère poumon de la machine gouvernementale. Toujours appelé Ministère de Plan malgré les multiple changement de nom, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Le bâtiment en lui-même ressemble à un édifice abandonné ou simplement en chantier, du moins il ressemble à un chantier abandonné. C’est vrai que c’est un ministère abandonné à son personnel qui vit une sorte de désespoir sans nom. Si vous constatez des fils électriques accrochés partout sur le bâtiment, ne vous croyez pas à la Société Nationale d’Électricité (SNE). Vous êtes bien au ministère de PEPI.

Après avoir déposé le document objet de notre visite, il nous est venu à l’esprit de se balader un peu partout et en profondeur. Le constat est sans appel : escalier salles, peinture et murs dégradés portes rouillées et sans clés. Le secrétariat où nous sommes entrés pour déposer le document nous a laissés sans mot. Pas d’ordinateur, fenêtres avec des vitres brisées, tables dans des états lamentables, à jeter à la poubelle. Climatiseurs d’un autre siècle posés au sol, odeur insupportable. L’une des choses les plus incompréhensibles et inacceptables, c’est le tas d’ordures dans les escaliers du dernier niveau (voir photo). Comment admettre que le ministère qui est le centre de signature de tous les accords et partenariat économiques soit dans cet état? 

C’est le cœur brisé et dans la pitié que nous avions demandé si le ministre y avait encore son bureau dans le bâtiment. Et s’il recevait ses invités au ministère. « Oui, bien sûr, nous a-t-on répondu ». L’aventure n’est pas finie. Et oh!, la surprise d’un autre monde nous attendait dans les toilettes. Les photos parlent d’elles-mêmes. Les toilettes du ministère sont dignes d’un dépotoir à ordure à la seule différence qu’ici les fonctionnaire déposent leurs…. . Pour être gentils, nous dirons que qu'elles  sont dignes de l'âge de la pierre. Il s’y dégage une odeur nauséabonde. Constatant le désordre, nous avons interrogé un des anciens employés du ministère qui nous a informé que les femmes de ménage ont arrêté l’entretien des locaux pour défaut de paiement. Et que chaque personnel paie de sa propre poche le nettoyage de son bureau. Face à ce désordre, nous avons décidé d’investiguer un peu plus en profondeur.

Nous y reviendrons pour la suite de notre investigation dans ce fameux ministère. 

Noël Adoum

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