samedi 24 septembre 2022

Reportage

Reportage (1066)

Certains établissements scolaires publics de la capitale, N’Djamena sont sous les eaux. Les cours de ces établissements scolaires publics sont inondés et l’administration peine pour accéder aux bureaux. Pourtant, la rentrée administrative est prévue pour le 15 septembre prochain. La rédaction Ialtchad Presse a sillonné quelques établissements publics de la capitale. Reportage.

La cour du lycée de N’djari situé dans la commune du 8e arrondissement ressemble à un bassin de rétention. Les bâtiments qui abritent les salles de classe et l’administration sont inondés. L’administration est alors obligée de faire un bureau de fortune sous un hangar pour gérer les affaires courantes.  Assis dans une chaise, Mounane Mahamat censeur du lycée de Ndjari se sert d’une autre chaise comme table de bureau pour travailler. L’accès à son bureau est interdit par les eaux de pluie qui ont inondé la cour de l’établissement. Pour lui, N’Djamena a enregistré une forte pluviométrie cette année. Et le lycée de N’djari ne peut pas faire exception. « L’accès au bureau est très difficile vu le niveau des eaux. Nous sommes obligés de rester sous le hangar pour recevoir les lauréats au baccalauréat qui veulent aller en étude ou composer les concours à l’intérieur du pays », explique-t-il. Selon le censeur, ce n’est pas pour la première fois que la cour du lycée de N’djari est inondée. Il appelle la mairie du 8e arrondissement au secours pour permettre à l’administration d’avoir accès aux bureaux. 

Si au lycée de N’djari la cour du lycée est inondée, au lycée de Habbena, l’eau est entrée dans les bureaux jusqu’à atteindre un certain niveau du mur. Et c’est malgré l’initiative de l’administration qui a mis les remblais dans une partie de la cour du lycée. Ce jeudi matin, le proviseur et ses collaborateurs ont retroussé leurs pantalons et leurs chemises pour évacuer l’eau dans leurs bureaux. En attendant la rentrée administrative prévue pour le 15 septembre prochain, l’administration doit fonctionner relève le proviseur du lycée de Habbena Agdy Bandja Appolo. Pour lui, la cour est un peu praticable en raison des remblais qui ont été mis. Mais les bureaux sont inondés parce qu’il n’y a pas un canevas pour permettre aux eaux de pluie de passer.  « Comme vous pouvez le constater, on a pataugé dans l’eau pour venir au bureau. Toutes les salles de classe, les bureaux, les tables-bancs et les chaises sont tous dans l’eau. Nous avons fait un travail rude pour libérer les bureaux des eaux ce matin. Nous demandons les ONG, les personnes de bonne volonté et l’État de nous venir en aide afin de sortir définitivement le lycée de Habbena de l’inondation, souligne-t-il.

Kouladoum Mireille Modestine
Sangnodji Francine

Présent au Tchad pour prendre part aux assises du dialogue national inclusif, Kaar Kaas Sonn a profité pour présenter son livre intitulé « pour l’amour de Camille ». Cet ouvrage parle de la présence constante de la secte Boko Haram au nord du Nigéria. La cérémonie de présentation s’est déroulée à l’hôtel Hermopolis à Moursal dans la commune du 6e arrondissement. Reportage.

Paru depuis fin 2014 en France, pour l’amour de Camille est présenté pour la première fois au Tchad par son auteur Kaar Kaas Sonn ce lundi 29 août. C’est un roman qui parle du terrorisme en Afrique et précisément au nord du Nigéria. L’auteur plonge les lecteurs dans une époque où les maux comme manque de croissance, de précarité, du chômage, de délocalisation ou de mondialisation devenaient familiers à la bonne humeur. L’auteur Kaar Kaas Sonn a tiré son inspiration d’une discussion entre amis sur la présence constante de la secte Boko Haram au Nigéria.

Pour lui, comment peut-on comprendre qu’un grand pays avec une armée aussi puissante comme le Nigéria s’incline facilement contre Boko Haram. « Dans le livre, il existe un personnage qui livre des colis au nord du Nigéria, mais ne sait absolument pas de quoi il s’agit. Cela peut être des armes, des munitions ou des bombes. Comme il travaille dans une ONG internationale, il respecte son cahier de charge qui consiste à livrer le colis. Ce personnage rencontre sur son chemin des Africains qui souffrent, mais il s’en fout éperdument parce que pour lui, l’Africain est fait pour être dans la douleur perpétuelle », affirme-t-il.

Kaar Kaas Sonn veut à travers ce livre inviter les Tchadiens au travail et non au palabre. À propos des palabres, Il souligne qu’il est invité à palabrer au dialogue national inclusif comme si les Tchadiens ont que des palabres à célébrer alors que normalement ils peuvent se réunir pour fêter l’anniversaire ou des réussites. « 30 ans après la conférence nationale souveraine, on m’a invité pour venir palabrer et je suis là. Nous ne sommes pas condamnés à la médiocrité. Aucun peuple n’a été créé par Dieu pour être intelligent ou développé. Ce sont des institutions qu’on met en place et on essaye de s’y fier pour développer les pays. Le paradis c’est le Tchad que Dieu nous a donné avec l’eau, le soleil et la terre ».

L’artiste appelle les hommes politiques et les autorités qui détournent l’argent  alloué à la construction des biens publics au profit de leur propre bien. En plus de cela, ces mêmes autorités refusent de créer les conditions pour que les firmes étrangères viennent investir dans le pays. Et ce sont les jeunes désœuvrés qui sont facilement récupérables par la secte Boko Haram, a-t-il ajouté. Selon lui, les gens veulent investir, mais sont désespérément découragés par les autres qui leur mettent les bâtons dans les roues. De son avis, on ne demande pas à l’État de créer des emplois, mais plutôt créer des conditions pour l’emploi. Les européens ont beaucoup d’argent qu’ils cherchent à les placer quelque part, mais le Tchad ne crée pas les conditions pour qu’ils viennent investir, a-t-il conclut.

Kouladoum Mireille Modestine

Le Comité international de la Croix-Rouge en Partenariat avec La Maison des médias du Tchad a lancé officiellement  la 1re édition du concours national  de reportage humanitaire sur le thème « les personnes disparues lors des conflits armés dans le bassin du  Lac-Tchad : les familles entre espoir et désolation »  ce mardi 30 août 2022 à l’hôtel Radisson Blue. Cette cérémonie de lancement officiel est couplée avec la journée mondiale des personnes disparue. Reportage.

La représentante de la maison des médias lors dans son mot d’ouverture souligne que la maison des médias est une structure faîtière créée par les associations des médias au Tchad pour relever les défis du professionnalisme, de la déontologie, du dialogue et de l’ouverture. Le concours national du reportage humanitaire vise à initier davantage les journalistes tchadiens aux questions humanitaires qui est d’actualité, dit-elle. Elle ajoute que l’idée consiste à promouvoir l’action humanitaire et le droit international humanitaire  au sein des médias du pays et de susciter leur mobilisation. « De meilleures productions seront primées par catégorie de presse à savoir : presses en ligne, audiovisuelle dans les deux langues officielles que sont le français et l’Arabe », dit-elle. Ce concours s’étendra du 30 août au 14 décembre, date de la  production des résultats et de la remise des lots aux vainqueurs, explique-t-elle.

Le chef de délégation du comité international de la croix rouge Dirieh Abdi Mohamed révèle que sur les 64 000 cas de personnes disparues recensées  par le CICR 40% sont des enfants. Il a ajouté que l’Afrique compte plus de 35 conflits armés actifs chaque année de milliers des personnes y compris les enfants traversent les frontières, le désert du Sahara et la mer méditerranée en quête d’un lieu sûr et d’une vie meilleure. De tels mouvements  comportent  d’énormes risques y compris  celui de disparition. Les cas des documents des personnes disparues ne cessent d’augmenter, ajoute-t-il. Pour lui ce concours est lancé pour  marquer cette journée internationale des personnes disparues et crée un cadre ludique avec les médias à ce qu’ils traitent cette thématique qui parle des  familles qui n’ont pas des nouvelles de leurs. « Ces familles refusent de manger parce que leurs préoccupations c’est,  où se trouvent  leurs enfants ou leurs époux », poursuit-il.

Le ministre de la Communication Abderamane Koulamallah qui a exercé aussi ce métier du reportage humanitaire avec la croix rouge lors de la guerre civile en 1979. « Comme vous le saviez en 1979, les forces politiques et militaires du Tchad  ont fait une guerre civile assez impressionnante dans le pays,  entre temps nous étions encore jeunes et on a refusé la guerre. Mes amis et moi avons créé l’union nationale de la jeunesse tchadienne d’où on m’a élu comme président du comité d’accueil des réfugiés. Des réfugiés qui quittaient le sud du Tchad en raison de la guerre civile et ceux qui quittaient Ndjamena pour se réfugier au Cameroun. Avec l’aide de la croix rouge, on distribuait des vivres à ces réfugiés », explique-t-il. Distribuer les vivres ne suffisait pas parce qu’il y avait la douleur psychologique qu’il faut  gérer. Et avec mes camarades on a géré les étapes psychologiques «  Il y a les femmes qui ne savent pas où se trouve leurs enfants, leurs maris. Il y avait des familles du sud  du Tchad qui ont été massacrées pendant la guerre grâce à la croix rouge on a ramené ces familles réfugiées en dehors du Tchad à Ndjamena », témoigne le ministre.  Il a  prodigué des conseils aux futurs reporters humanitaires « il ne faut pas faire un reportage pour gagner le prix, mais faire un reportage en faisant une immersion totale  au sein de ces familles. Avant d’aller en reportage aller auprès de ces familles, discuter avec eux avant d’allumer vos cameras », souligne-t-il.

Les journalistes n’ont pas manqué de poser les questions d’éclaircissement  sur ce concours.

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine

L'association transparence plus en appui avec la ligue tchadienne des droits des femmes (LTDF) a organisé un atelier sur l'impact de la corruption sur les femmes ce samedi 27 août 2022 au Centre d’Étude et Formation pour le Développement (CEFOD). Reportage.

Pour Raïssa Madjibeye chargée des interventions sociales de la ligue Tchadienne des droits des femmes la corruption c'est un détournement d'un processus ou d'une interaction avec une ou plusieurs personnes dans le but d'obtenir des prérogatives particulières ou d'obtenir une rétribution en échange de sa complaisance. La corruption est un phénomène qui touche tous les pays quel que soit le niveau socioéconomique, ajoute-t-elle.

Ce phénomène s’observe beaucoup plus chez les femmes en raison de la place négligeable que lui accorde la société, dit-elle. « Les femmes se heurtent souvent à des diverses formes de corruption notamment la corruption sexuelle, qui est une prestation sexuelle en contrepartie d'un avantage particulier », explique-t-elle. Elle poursuit encore plus loin en affirmant que les efforts de la lutte contre la corruption ne tiennent généralement pas compte de l'impact spécifique de la corruption sur les femmes. Cela est dû à plusieurs facteurs qui sont entre autres : l'ignorance des instruments et des mécanismes juridiques relatifs à la corruption ainsi que des textes relatifs à la protection des droits des femmes, la méfiance envers le système  judiciaire, la peur de stigmatisation et les représailles compte tenu du caractère patriarcal de la société, la protection inadéquate des dénonciateurs et surtout de l'absence des mécanismes de déclaration. Pour elle cet atelier vise à approfondir sur les formes spécifiques de corruption dont les femmes subissent, d'identifier les mécanismes dont les femmes pourront utiliser pour dénoncer la corruption, d'accroître la dénonciation de la corruption sexuelle sur les femmes, de créer une synergie d'action associative et de plaidoyer sur la corruption sexuelle et de sensibiliser la société aux formes des corruptions liées aux genres.

Raphaël Lambo chargé de communication de transparence plus soutient que la corruption a un coût élevé pour les classes les plus pauvres de la population, elle interdit l'accès aux services de base essentiels.« La corruption est un mal qui non seulement est à la base de la dure misère, mais appauvrit moralement et spirituellement les acteurs de cette pratique », dit-il. Il n'a pas manqué de tracer la souffrance des femmes face à la corruption.

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine

Le nouvel Ambassadeur américain au Tchad a rendu visite aux femmes vendeuses de poisson au marché de poisson sis au quartier Moursal dans le 6e arrondissement de la capitale ce jeudi 25 août 2022. Reportage

Alexander Laskaris c’est son nom, le nouvel Ambassadeur américain rentré au Tchad le 18 août a pris fonction le 19 dernier.  D’après Alexander Laskaris toute sa civilisation, la culture de sa famille viennent de la pêche. Il affirme qu’après échange avec les haut dirigeants du pays il a choisi de venir au marché du poisson échanger avec les vendeuses. Pour lui ces femmes vendeuses sont importantes, elles nourrissent toute une famille, elles travaillent toute la semaine de 8h à 20h du soir voire plus.  « Ce qui m’a le plus marqué au Tchad c’est que les gens travailles beaucoup pour satisfaire le besoin de leurs familles. Par exemple les transporteurs qui ramènent  le poisson du Lac Tchad jusqu’au marché et les femmes vendent. Tous ces aspects sont  exécutés par les Tchadiens et je les encourage », souligne-t-il.

Fihil Agoi présidente de l’union de l’organisation des vendeuses des poissons du Tchad a souligné qu’au nom des vendeuses elles sont très fières de la visite de l’ambassadeur. Elle poursuit que dans les années passées les vendeuses de poissons vendent les marchandises dans l’informel, mais le gouvernement a voulu faire la part des choses en leur octroyant ce site. Elle continue plus loin en soutenant que la majorité d’elles ne sont pas allées à l’école, mais elles ont réussi leurs vies en vendant du poisson. Les marchés sont deux dit-elle. Le premier est financé par la BAD et le second est financé par l’Union européenne, mais soutient-elle depuis ce financement elles sont confrontées à une lutte qu’elle n’arrive pas à maîtriser. Nous n’arrêterons pas à continuer la lutte déclare-t-elle, « nous ravitaillons un peu partout les villes avec le poisson, la majorité des Tchadiens consomme le poisson. Mais les hommes politiques se sont ingérés au marché et ils ont découvert tous nos secrets et ils ont mis la main dans la patte pour nous mettre les bâtons dans les roues. Nous travaillons avec 22 pays nous sommes installées ici comme réseau entre l’Étranger et le Tchad.  La clôture du marché est un manque à gagner pour nous, mais rien n’empêche, car chacun est dans son coin et nous vaquons à nos occupations ».  Elle affirme que depuis la construction de ces deux marchés elles ne reçoivent aucun financement au point d’être obligées de recruter des femmes à leurs propres comptes qui nettoient le marché. Elles disent manquer cruellement de matériels de travail. Et soutiens qu’il faudra sortir le bureau du marché pour éviter les menaces qu’elles endurent tous les jours.

Djénom Josiane
Haoua Adoum Ibeth   

Un conflit entre éleveurs et agriculteurs a fait environ 9 morts du côté des éleveurs et un dans le camps des agriculteurs. Cet évènement malheureux a eu lieu dans le village de Mingana, département de mont de Lam. La rédaction a appelé les autorités du département pour éclairer ses lecteurs sur ce conflit. Reportage.

Les conflits entre éleveurs et agriculteurs continuent toujours d’endeuiller les familles entre les deux communautés. A Mingana, un village situé à environ 40 km de M’baïbokoum, dans le mont de Lam, un conflit entre éleveurs agriculteurs a encore fait de morts.

Le chef de canton de Pandzangué Noudjibatem Laoumeur Salomon a expliqué par téléphone depuis son village, que quand il a appris l’arrivée des éleveurs dans sa circonscription, il a envoyé les chefs de villages pour leur dire qu’ils se sont installé dans les champs des cultivateurs. Mais ils ont refusé de quitter le lieu. Le chef de canton de Pandzangué Laoumeur Salomon soutient qu’ils ont chassé et poursuivi les paysans jusqu’au village. Et c’est ce qui a poussé les paysans à se réorganiser pour aller attaquer les Peuls éleveurs. Malheureusement poursuit le chef de canton de Pandzangué, l’attaque a fait environ 9 morts du côté des éleveurs et 1 mort chez les agriculteurs. Selon lui, depuis ces attaques malheureuses, il y’a un silence de mort au village et cela a inquiété les villageois qui ont fui pour se cacher dans la forêt.

Interpellé, le préfet de M’baïbokoum, Adam Adami Youssouf explique que c’est toujours le conflit éleveurs et agriculteurs. Selon lui, il y a un groupe des éleveurs peuls qui sont venus de 500 km pour s’installer dans le village de Mingana dans le canton de Pandzangue, sous-préfecture de Besaou. De l’avis de l’administrateur, les bœufs des Peuls ont dévasté les champs de sésame d’un agriculteur, et après constat ce dernier était parti en informer le chef du village et le chef a convoqué les éleveurs pour régler à l’amiable le problème, mais la situation a dégénéré. Selon le préfet, les paysans ont demandé aux éleveurs de quitter  les lieux immédiatement et c’est ce qui a déclenché le conflit. Il note pour sa part 8 morts du côté des éleveurs et 1 côté agriculteur.

Le Préfet rassure que le calme est revenu dans le village, et qu’une sécurité est mise sur pied. Il demande aux villageois de regagner leurs maisons et de vaquer à leurs occupations.

Sangnoudji Francine
Ousmane Bello Daoudou

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration a radié 5 policiers pour faute grave contre l’honneur de nature à déconsidérer publiquement la fonction. Le document de leur radiation a été signé par le Premier ministre de la transition Pahimi Padacké Albert et du ministre de la Sécurité publique et de l’immigration le général Idriss Dokony Adiker. Reportage.

Ils sont au total 5 policiers à être révoqués. Deux commissaires principales (CP) et trois gardiens de la paix (GP). Ils sont radiés pour faute grave contre l’honneur de nature à déconsidérer publiquement la fonction. C’est sur proposition du ministre en charge.  Le décret est signé respectivement du Premier ministre de la Transition Pahimi Padacké Albert et le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration le général Idriss Dokony Adiker.

Parmi les cinq policiers radiés, les quatre sont en service à Moundou, capitale de la province du Logone occidental et le cinquième, Mékila Elizée Assingar qui était arrêté depuis plus de 4 mois et gardé à la direction des renseignements généraux.

Les policiers de Moundou sont révoqués pour avoir brutalisé les manifestants des partisans de l’opposant Dr Succès Masra le 20 juillet dernier.

Après sa radiation de la police nationale, le policier Mékila Elizée Assingar est libéré au moment où la rédaction met sur papier l’article. Le jeune désormais libre est confié à Mahamat Nour Ibedou, président de la commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

Interpellé, le président de la CNDH, souligne qu’il est parti accompagné de son conseiller pour à aller chercher le jeune policier pour le ramener chez lui.

Pour l’avocat de Mékila Elizée, Me Max Loalngar, même s’il trouve la liberté, c’est avec une situation trop inconfortable. Selon lui, le jeune policier a été radié de la police alors que cette question n’a pas suivi la procédure adéquate. Me Max Loalngar dit qu’il ne va pas abandonner le dossier et que la clarification doit être faite devant le juge et en tant conseil il va attaquer la décision le radiant.

En attendant une autre enquête, Mahamat Nour Ibedou a accompagné le policier Mékila Elizée chez sa famille.

Djénom Josiane

Lancée depuis le 16 août 2022, la grève de l’Union des Syndicats du Tchad (UST) est évaluée ce 23 août à la bourse du travail. Ils ont évoqué l’épineuse question du pacte social, la non-participation de l’UST au dialogue national inclusif (DNI). L’UST a lancé un préavis de grève de 6 jours allant du 23 au 30 août 2022. Reportage  

« Depuis toujours, l’ UST, fait de la politique sociale. Mais dès lors que la politique politicienne influx sur la politique sociale, nous sommes obligés d’intervenir dans la politique politicienne afin de redresser un peu les choses », a lancé Montanan Ndinaromtan secrétaire général du SYNTASST. Cette rencontre qui a drainé un nombre important des travailleurs des secteurs publics, privés et des retraités a été fructueuse en débat. C’est aussi l’occasion pour les syndicalistes d’évoquer les raisons qui les poussent à ne pas participer au DNI.

 Le secrétaire général de l’UST Gounoung Vaima Gan-Faré souligne que l’UST en tant que membre du mouvement des actions citoyennes Wakit Tamma, exige du gouvernement la parité dans la représentation des délégations au dialogue. « Ce n’est pas normal que le MPS et ses alliés prennent 90% des places. Nous les autres qui sommes minoritaires, nous allons seulement pour applaudir. Nous refusons cela. Ce refus de participer au dialogue s’explique par le simple fait que nous voulons un changement pour le peuple tchadien. Nous ne sommes pas contre quelqu’un, quand tu fais bien nous sommes avec toi, au contraire », affirme le SG. Il ajoute que depuis que l’UST est entrée en grève, il ne se passe pas un jour où une autorité ne les appelle pas pour leur demander de participer au dialogue avec des promesses. Il confie que l’opinion internationale exige la participation de Wakit Tamma, le parti Les Transformateurs et de l’UST au dialogue. Sans cela, ajoute-t-il, la tenue de ce dialogue n’aura pas de sens et le gouvernement est dos au mur. Le secrétaire général de l’UST souligne que c’est la cause principale du report des assises du dialogue.

S’exprimant dans le même sens, le vice-président de l’UST Younouss Mahadjir évoque quelques problèmes auxquels les Tchadiens font face au quotidien. Selon lui, ces problèmes sont le manque de gaz butane, le manque d’électricité, et les inondations. Younouss Mahadjir rappelle les points qui sont à l’ordre de la grève. « Nous avons demandé la démission du Premier ministre de transition, le salaire coupé, la pension des retraités, les arriérés de salaire des agents de l’ANADER, la signature du texte des greffiers entre autres choses. Mais le gouvernement de transition ne veut pas nous écouter. Alors, on va encore prolonger la grève pour trois jours », dit le vice-président de l’UST. Il galvanise ses pairs à faire une sensibilisation de proximité pour que la grève qui sera lancée dans les jours qui viennent soit une réussite. Il demande à ses camarades de prendre le communiqué de préavis de grève et aller de cellule en cellule pour sensibiliser la base. Le préavis est lancé ce 23 août, et ce jusqu’au 30 août prochain. Après quoi, une Assemblée générale sera organisée le 31 août et la grève s’en suivra.

Kouladoum Mireille Modestine
Anass Abdoulaye Adam

Après plusieurs années de lutte, les lauréats professionnels sont enfin intégrés à la fonction publique. Sur les 700 en instance d’intégration, 300 viennent de faire leur entrée à la fonction publique. La rédaction Ialtchad Presse a échangé avec le porte-parole des heureux élus. Reportage.  

Choses promises, choses dues. La liste de la deuxième vague d’intégration à la fonction publique est sortie. Environ 300 lauréats sur 700 en instance d’intégration sont intégrés. La sortie de cette liste a fait réagir les responsables de ces lauréats qui ont mené une lutte acharnée pour obtenir leur droit.

Pour Neselka Emmanuel porte-parole des lauréats professionnels, ils ont rencontré beaucoup des difficultés lors de cette lutte pour la cause commune. Selon lui, tout le monde est témoin des actions menées pour arriver à cette fin.  « On nous a traité de tout et de rien,  on a subie des tortures d’autres sont emprisonnés et nous sommes qualifiés à des bandits pendant des années. Mais au final Dieu à exaucer nos cries », se réjouit le porte-parole.  Le jeune nouvellement intégré explique qu’après le premier arrêté d’intégration des lauréats, certains ont constaté que leurs noms ne figuraient pas sur la liste des intégrés, mais c’est rectifier tout est entré dans l’ordre.

Il dit être heureux, il regrette que beaucoup de ses camarades ne soient pas intégrés. « Nous sommes 20.000 lauréats, les 700 sont actifs sur le terrain, et sur les 700, seulement 300 lauréats qui sont intégrés à la fonction publique. Nous compatissons très profondément avec nos amis qui ne sont pas intégrés », dit-il. À son avis, ils ne peuvent pas exprimer à 100% leur satisfaction du moment où leurs amis de lutte ne sont pas intégrés. Neselka Emmanuel promet que la lutte va continuer pour que les restes de leurs camarades obtiennent gain de cause. « Nous allons plaider leur sort, tout de même cette lutte a déjà commencé et nous pensons bien aboutir, c’est l’occasion pour nous de demander à nos collègues qui n’ont pas leurs noms de se ressaisir », dit le porte-parole.

Les lauréats qui viennent d’être intégrés remercient le gouvernement qui les a écoutés et a répondu partiellement à leurs attentes et demandent aux autorités de la transition de continuer d’intégrer leurs camarades dans le meilleur délai.

Haoua Adoum Ibeth
Sangnoudji Francine

Le leader du Parti politique Les Transformateurs a organisé un meeting géant ce 20 aout 2022 au siège du parti au quartier Abena sur son "balcon de l’espoir" dans le 7ème arrondissement de la ville de Ndjamena. Ialtchad est parti à la rencontre de quelques militants et militantes Transformateurs.

Sous un ciel nuageux mais sans pluie les militantes et les militants du Parti Les Transformateurs de tous les quartiers de la ville de Ndjamena et certains des provinces ont répondu présent à l’appel de leur président Dr Succès Masra.

Jeunes, femmes , hommes et même plus vieux ont défié les inondations munies de leurs banderoles, d’où nous pouvons lire « le 20 août, s’il n y a pas égalité et justice dans le dialogue, le peuple créera son propre gouvernement, sa propre charte, et l’armée est appelée à choisir son camp » , « Quand le chemin est dur, seuls les durs tracent le chemin », « … la résistante pour choisir nos dirigeants pour un dialogue sincère de derrière chance » , « Le peuple a le droit de créer son gouvernement … », et bien d’autres.

C’est dans une ambiance colorée de bleu, or, rouge et animée par l’hymne national que le public a vu son leader apparaitre dans un gros cylindré couvert lui aussi du tricolore. Un large sourire sur les lèvres, les youyous, les applaudissements, les crient qu’il est accueilli par la foule venue nombreuse pour la circonstance. Dr Masra sucées monte sur le podium aux cris de « prési prési prési prési », des applaudissements et prononce son discours.

Quelques personnes ont donné leurs points de vue.

Adira Kodlengar : « je suis venue chercher la paix, la sincérité, la justice et la solidarité. Beaucoup de personnes sont exclues de ce dialogue. Franchement c’est un grotesque folklore ce n’est pas un dialogue, c’est ce qui me pousse à venir ici au dialogue du peuple parce que la voix du peuple c’est la voix de Dieu ».

Rosalie Solange : « le meeting se passe bien parce que Dieu est au contrôle de tout comme nos cœurs sont unis. Nous ne voulons plus d’un Tchad de discrimination, nous voulons que la paix règne dans notre pays pour l’union et légalité. Le Tchad de quelques-uns, c’est fini ».

Barma Ali : « je suis ici parce que le Président Masra incarne la vérité. Même ceux qui sont présentement au dialogue le savent. Dans tous les livres saints l’entêtement des injustices est rapporté. Ça ne m’étonne pas que ceux qui ont détruit, pillé, tué ne voient pas aujourd’hui que le peuple a changé. Ils l’apprendront un jour ».

NdJécordjé Mardochée : « je suis venue contempler la nouvelle phase du Tchad qui commence à partir d’aujourd’hui qui est une journée historique pour ce jour de l’ouverture de dialogue, j’ai les larmes aux yeux parce quand je vois tout ce beau monde. Le peuple a désormais soif de justice et d’égalité. Personne ne nous détournera de ça ».

Ousmane Bello Daoudou    

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