Les nouveaux intégrés continuent leur grève de salaire

Mar 17, 2023

Le collectif des nouveaux intégrés à la fonction publique du ministère de l'Éducation nationale a animé un point de presse ce 16 mars au siège du SET national sis à Abena. Il dénonce la lenteur dans le traitement de leurs dossiers qui les permettra de toucher leurs salaires. Ils observent depuis des semaines une grève pour revendiquer leurs salaires, mais du côté du gouvernement Kebzabo, c’est silence radio. Reportage.

Intégrés depuis 7 mois, les nouveaux fonctionnaires n'ont pas encore reçu leurs premiers salaires. « La lutte n'est pas encore finie même après être intégrés », disent-ils. Le porte-parole du collectif M. Neuzilka Emmanuel se pose la question sur ce qui peut bien expliquer la lenteur dans le traitement des dossiers. Est-ce que ce n’est de la mauvaise foi? En dépit des multiples démarches entreprises, le collectif dit n'avoir constaté aucun geste allant dans le sens de paiement des salaires. Neuzilka Emmanuel retrace les démarches qui n'ont rien donné. « On nous a fait comprendre que le Premier ministre a donné des instructions afin que la situation soit décantée. Mais contre toute attente, ils n’arrivent pas à nous situer sur la position exacte de nos dossiers. D'aucuns évoquent le système informatique, d'autres nous disent d'attendre l'ordre de la hiérarchie », indique-t-il. Il ajoute qu'il est inconcevable qu'un État ordonné puisse recruter les gens, les déployer depuis sept mois sans aucune prévention financière.

Pour le collectif, toutes ces manœuvres dilatoires visent à les faire souffrir et va à l'encontre des résolutions du dialogue national, à la refondation et au vivre ensemble. Le collectif dit supporter la prolifération des menaces et des intimidations des chefs d'établissement. « Certains chefs d'établissement et autorités bien placés pour comprendre nos souffrances et en compatir ont choisi de nous menacer et de nous intimider. Nous dénonçons ce comportement peu commode et les invitons à se mettre à notre place s'ils peuvent supporter 7 mois sans salaire ». Les nouvelles recrues dénoncent également les magouilles mises en place par certains responsables qui trient les dossiers de leurs proches au détriment d’autres. Ils rappellent qu'ils ne sont pas prêts à reprendre les cours si le dernier parmi n'a pas reçu sa paie complète.  

Kouladoum Mireille Modestine

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