samedi 4 février 2023

Festival Dary, pas rentable selon certains commerçants et artisans

Jan 20, 2023

À une journée de la fin de la grande messe culturelle tchadienne qui s’est tenue au palais des arts et de la Culture dans le 8e arrondissement, les artisans ne sont pas satisfaits. Beaucoup ont témoigné au micro de Ialtchad Presse ce 20 janvier. Reportage.

Lancé le 23 décembre 2022 dans le but de promouvoir la culture tchadienne, le talent local, les diversités, le vivre-ensemble, etc. Ce festival semble décevoir certains artisans qui espéraient promouvoir les produits locaux, leur savoir-faire et générer de revenus. En moins de 24h, certains regrettent amèrement d'avoir payé cher le stand d'exposition sans faire en retour des recettes la hauteur de leurs investissements. L’un d’eux murmure, « j'aurais dû économiser mes 150.000 FCFA et l’investir ailleurs afin d'augmenter mes chiffres d'affaires. C'est du gâchis ».

Soumaine Djibrine, gérant de « Café Gahwa Akhouna », spécialisé dans la transformation du café en poudre, de fruit de baobab en biscuit, jus naturel, etc. Il affirme avoir loué le stand à 150.000 FCFA. Pour lui, durant ce festival les revenus sont médiocres. « Des visiteurs passent, mais n'achètent pas nos produits », dit-il. Selon lui, la plupart de ceux qui achètent sont les autorités ou de fidèles clients. « À l'heure où je vous parle, nous n'avons même pas récolté les 150.000 FCFA de l'argent dépensé pour le loyer du stand », a-t-il confié. Il ajoute, « nous ne gagnons rien de ce festival », renchérit, M. Soumaine.

La situation est aussi pareille pour les artisans expatriés. C'est le cas de Oumarou Ousmane, venu de Maroua, dit-il. « Je suis artisan camerounais, je vends des chaussures artisanales en peau, des habits en coton traditionnel, etc. ». Selon lui, comparativement à l'année dernière, la foire n'a pas été très bénéfique comme il se doit. Pour lui, la réticence des clients cette année s'explique par deux phénomènes, « la délocalisation du site et la programmation », a-t-il dit. Il poursuit, « en principe ça doit commencer au début du mois de décembre et finir ce même mois. Maintenant, la plupart des familles ont déjà dépensé leur argent pour les deux fêtes », a-t-il expliqué. Chez l'entreprise El Tchado, spécialisée dans la fabrication des maillots, équipementier de l'équipe nationale de football Sao U-17, le constat est le même. Ousmane Alafi s'est lamenté du marché durant ce festival. « Nous n'avons pas assez vendu, mais nous avons eu beaucoup de visiteurs ». Il estime que contrairement à l'année dernière, ce n'est pas un échec, mais il y a le marché est moins que lors de la 3e édition.

Abderamane Moussa Amadaye

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