samedi 4 février 2023

Lancement officiel de la 3e édition du Festival N'Djamena films

Jan 16, 2023

L'association tchadienne pour le développement du cinéma (ATDC) a lancé ce 16 janvier au musée national la 3e édition du festival N'Djamena Films en présence du ministre des affaires culturelles, du patrimoine historique, du tourisme et de l'artisanat, Mr Abakar Rozzi Teguil. Reportage.

Prévue à 9h30, la cérémonie d'ouverture a démarré avec un grand retard dû à l'arrivée du Ministre aux environs de 12h. Elle a vu la présence de plusieurs cinéastes tchadiens, hommes de culture et aussi de média. Ce festival est placé sous le thème, « le vivre ensemble à travers le cinéma ». 

Interrogé sur les difficultés du cinéma et de ses pratiquants au Tchad, le cinéaste Djaoro souligne qu'il n'y a pas un fond d'aide à la création artistique. « Vous savez, le cinéma est la branche la plus gourmande en matière de fond. Le Niger, le Cameroun par exemple, ont des fonds pour le secteur. Plus parlant encore, le Sénégal est passé de 1 à 2 milliards pour le cinéma ». Il estime qu'il faut de l’aide pour que le cinéma tchadien se développe. « Moi je vois bien que le cinéma tchadien à de l'avenir. Il a de l'avenir et je crois en ça », a-t-il confié à notre micro. Selon lui, le cinéma n'a pas régressé mais plutôt un peu immergé, pense-t-il. « Aujourd’hui des films tchadiens sont en compétition à l’échelle internationale. On le compte par milliers, par exemple au festival de CAN, les films de Mahamat Saleh Haroun, à Dubaï, en Espagne, à Chicago, etc. », dit-il. Il poursuit, « le cinéma tchadien marche mais il faut l'épauler », a-t-il déclaré.

Contrairement au cinéaste Djaoro, Haroun Ben Dono, artiste comédien alias « PASCAL », estime pour sa part qu'il y a d'énormes difficultés dans ce milieu artistique qui se vaut un facteur important pour l'unité et la culture tchadienne. « Le cinéaste tchadien manque d'un réel soutien de la part du politique et du public local », a-t-il confié. Selon lui, les cinéastes n'ont pas d'aide financière et matérielle. « On nous prend pour des prestataires, c'est quand y a un évènement qu'on cherche les artistes pour une prestation pourtant nous sommes des producteurs », a-t-il dit. Il affirme qu'il n'y a pas un seul cinéma digne de ce nom à N'Djamena pour la vulgarisation du cinéma, « c’est bien dommage pour un pays aussi riche en culture comme le nôtre dans cet état », a-t-il lâché. Il ajoute aussi, « par manque d'un réel politique du cinéma au Tchad, aujourd'hui les tchadiens s'intéressent plus aux films étrangers, nos productions ne sont pas consommées », a-t-il relevé. Selon lui, ce problème peut être résolu par la création d'une grande école d'art, de culture et du cinéma et aussi par un appui financier conséquent.

Pour Saleh Mahamat Adoum, Président du comité d'organisation, le cinéma est à la fois un outil de propagande de cultures et des valeurs par excellence et constitue un facteur d'économie rentable. Selon lui, l'exemple du Nigeria ou du Ghana en ont la parfaite illustration. Il a annoncé également que ce festival mettra en compétition une vingtaine de films tchadiens dont les meilleurs seront primés, a-t-il exprimé.

Abderamane Moussa Amadaye

  • AIMEZ / PARTAGEZ AUSSI LA PAGE IALTCHAD PRESSE
    1. Arts & Culture
    2. Musique
    3. Mode-Beauté

    -Vos Annonces sur le site Ialtchad Presse-

    1. Divertissement
    2. Sports
    3. Mon Pays