samedi 4 février 2023

Les diplômés sans emploi donne un ultimatum de 72 heures au gouvernement

Déc 12, 2022

Lors d'une Assemblée générale tenue le dimanche,11 décembre à l'école primaire de Chagoua FDAR, la Plateforme des Diplômés en instance d' Intégration à la Fonction publique accorde un délai de 72 au gouvernement de transition de trouver une issue à leur préoccupation. Au cas échéant, les actions de grande envergure seront menées. Reportage.

Interrogé par la rédaction d'Ialtchad, Adissou Dibam, coordonnateur de la plateforme des diplômes en instance d'intégration à la fonction publique dénonce la sourde oreille du gouvernement de transition sur la question de l'intégration des jeunes diplômés depuis plusieurs années. Il affirme que les diplômés sans emploi sont marginalisés par le gouvernement. «  Ce qui se passe à la fonction publique relève de la mafia », dit-il. Il déclare qu’un délai de 72 heures est accordé au gouvernement pour trouver une solution définitive. Si rien n'est fait, les diplômés sans emploi entendent marcher dans les rues de la ville de N'Djamena jusqu'à leur satisfaction totale. Il ajoute que le président de transition Mahamat Idriss Deby a donné des instructions à son Directeur de Cabinet pour que les diplômés sans emploi soient impliqués dans la commission de l'intégration à la fonction publique. Mais rien n'a été fait au moment où le gouvernement a commencé à intégrer les 5000 jeunes, car l'ancien ministre de la Fonction publique n'a pas pris en compte leur doléance a-t-il martelé. «Ils veulent être absolument dans la commission pour la question de transparence après avoir s’être  rendu compte que l'intégration se fait par corruption. Il faut monnayer. Prix : 1 à 2 millions pour être intégré ». C'est, selon eux, ce que le Premier ministre de transition Saleh Kebzabo leur a confirmé lors de leur audience avec lui. «Il y a des gens qui donnent de l'argent pour leur intégration »  a-t-il dit. Cette fois-ci s’il y en a, il faudrait les signaler, car lui-même en question en tant qu'autorité administrative doit donner des leçons aux autres.

M. Adissou Dibam ajoute que si les diplômés en instance d'intégration sont impliqués dans la commission, il y aura des chances pour les autres dont les jeunes sont au chômage depuis 10 à 15 ans. Il poursuit que sur les deux derniers vagues d'intégration, les dossiers qui sont dans les archives n'ont pas été touchés, même les critères d'ancienneté. Après avoir été gelée depuis 5 ans, l'intégration a repris avec la promesse du maréchal du Tchad. Sur les 20.000 personnes, ils ont seulement intégré 7.000. Le collectif dit qu'il en a marre de cette situation et qu'il faudra que les choses changent. Le coordonnateur affirme que les fils des pauvres qui sont dans des provinces doivent également bénéficier de cette intégration, mais lorsqu'elle se fait par des liens familiaux, amicaux ou bien par la corruption, tous ces jeunes des parents pauvres n’ont aucune chance. Il appelle les jeunes à se mobiliser pour arracher ce qui leur revient de droit. Le collectif a accordé un délai de 72 heures au gouvernement de transition. Passé les 72 heures, ils seront prêts à mener des actions de grande envergure en descendant dans les rues. Selon lui, le président a affirmé qu'il faut au moins insérer deux représentants des diplômés sans emploi et deux membres des organisations syndicales dans la commission. Il est surpris de voir la mise sur pied de la commission sans la présence de leur collectif. Ils attendent que le gouvernement revienne à des meilleurs sentiments. Il met en garde « les affairistes » qui vendent l'intégration aux autres. Il ne reste que 1813 parmi le quota d'intégration de 5000 jeunes en 2022. M. Adissou interpelle le chef de l'État en affirmant que des jeunes sont marginalisés, il faut que le président prenne l'affaire en main pour faire entrer les diplômés sans emploi dans cette commission. Il conclut que les administrateurs en charge du métier intègrent les gens qui ont des faux diplômes. Dans sa confidence, il ajoute que «tous les diplômés sans emploi sont déjà mobilisés pour des actions dans les rues en utilisant les moyens légaux». Ils disent attendre la réaction du gouvernement.

Noël Adoum

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