mardi 27 septembre 2022

DNIS: Les esprits s’échauffent

Sep 16, 2022

Les travaux se poursuivent ce vendredi 16 septembre dans la salle du palais du 15 janvier. C’est la suite de la discussion sur la synthèse du rapport de la cohésion de la thématique rapport d’hier. Ialtchad presse suit de près les échanges houleux des participants. Reportage.

Lu hier par le rapporteur générale de la commission thématique 1, la synthèse du rapport de la commission « Paix, Cohésion Sociale et Réconciliation Nationale », les débats se poursuivent aujourd’hui.

Le politico-militaire Assileck Allatha Mahamat met l’accent sur le cas de l’ex-président Hissein Habré. Il indique que pendant les négociations à Doha, le gouvernement a rassuré qu’il en discutera à N’Djamena. Mais, à chaque fois que le sujet est soulevé, c’est le cas des victimes qui est le plus pris en compte dit-il. Il fait un parallèle avec le défunt président Ngarta Tombalbaye qui a aussi fait des victimes sous son règne, mais personne n’en parle. « Il faut rapatrier le corps de Hissein Habré dans son pays et qu’on oubli le passé sinon ça serait une hypocrisie continuelle des hommes politiques », souligne-t-il. Il soutient qu’il est d’accord pour la réhabilitation de la Cour Martiale. Il a appuyé sa thèse avec l’exemple d’une femme enceinte éventré et tous ses biens emportés par les ravisseurs, mais ses bourreaux sont libres de leur mouvement. Au sujet de l’armé, il ajoute que déjà à 60 ans ou  plus, le corps militaire doit aller en retraite et profiter d’une réinsertion sociale de l’État. Aussi, Assileck Allatha Mahamat n’a pas perdu de vue le détournement des derniers publics. Il pointe du doigt  les hauts cadres du pays qui ont détourné le denier public. Il conclut en martelant qu’il faut constituer une commission qui puisse récupérer cet argent ».

Parlant de la promesse du PCMT relatif à l’intégration de 5000 jeunes à la fonction publique, une participante exige une transparente dans les recrutements. Pour elle, il existe beaucoup d’injustice dans le recrutement à la fonction publique. « De grâce intégrer nos enfants qui depuis 10 ans sont à la maison et à notre charge. Nous parents sommes déjà à un pas de la retraite, alors il faudrait y réfléchir ».

Le code des personnes et de la famille à surchauffé les nerfs dans la salle. C’est un sujet qui divise les familles depuis des lustres et qui est classé dans les tiroirs en dépit de son adoption par le gouvernement. D’après la ministre de la Femme Amina Priscille Longoh, 80% des participants qui ont intervenus ce 15 septembre n’ont pas pris connaissance du Code de la famille. Ceux qui ont pris connaissance savent qu’il n’est pas question d’entretenir ou de prendre en compte quoi que ça soit sans l’avis de l’ensemble relate elle.

Un chef de canton du Mandoul évoque le cas de conflit entre Homme et animal. D’après lui les villageois sont victimes des attaques des hippopotames, éléphants dans le canton de Bédaya, précisément dans le Mandoul, puis Kyabé. Mais le Ministère de l’Environnement n’a pas pris en charge ces personnes. Il suggère que le gouvernement pense à mettre sur pied une structure pour la gestion de ces cas. La séance est suspendue pour reprendre dans l’après-midi.

Djénom Josiane

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