lundi 26 septembre 2022

DNIS: les commissions présentent leur rapport des travaux

Sep 15, 2022

Les travaux en plénière du dialogue national inclusif ont repris ce 15 septembre. Ils sont axés sur la présentation des rapports des différentes commissions suivies des débats. Ce matin, c’est la commission numéro 1 qui a pour thématique paix, cohésion sociale et réconciliation nationale qui a présenté son rapport. Reportage

Le président du présidium Dr Ngali Ngoté Gata a tout d’abord notifié que le présidium a pu faire quelques ajustements pour le bon déroulement des activités du dialogue. Six autres personnes issues des corporations des associations des droits de l’homme, des médias, des personnes handicapées et des partis politiques viennent s’ajouter aux 21 autres personnes qui composent le présidium. Aussi, les articles 12 et 19 du règlement intérieur du dialogue seront révisés. Ainsi un article du règlement intérieur qui donne droit aux participants de parler en 5mn est réduite à 3mn. Le président du présidium précise également que le présidium décide de la nature du vote et doit mettre en place toutes les dispositions ou cas où il y a nécessité de le faire. Sinon, c’est le consensus qui demeure le mode absolu a-t-il précisé. Ngali Ngoté Gata attire enfin l’attention de la plénière qui raconte qu’il y a eu des projets de recommandation et de résolutions préfabriqués qu’il n’en a pas une.

Après ces notifications, le rapporteur de la commission paix, cohésion sociale et réconciliation nationale présente le rapport de leur travaux. Ce rapport comporte trois parties à savoir, la problématique de la paix et de la cohésion sociale, les causes du problème et les recommandations. Plus de 150 recommandations ainsi que des résolutions ont été formulées.

Quelques participants ont intervenus après la présentation du rapport pour apporter des amendements. Certains participants demandent à ce que les rapports des travaux soient distribués à la veille pour permettre aux participants de bien cerner le rapport. D’autres parlent sur le fond et la forme du document qui ne répond pas. Le débat est ensuite ouvert. Plusieurs voient se lèvent pour dénoncer le nombre exorbitant des généraux qui selon eux fait entrave à la paix, le cumul de fonction, le recadrage des écoles coraniques, la malhonnêteté des magistrats dans la résolution des conflits éleveurs-agriculteurs et l’exode rural.

Pour, Mianadji Tolkom Bertin, il faut se dire la vérité à visage découvert pour que la paix revienne au pays. De son avis, lorsqu’en cas de conflit on saisit abusivement les bœufs d’attelage des jeunes, ils sont obligés de venir en ville. En plus de cela, certains chefs traditionnels vendent des terres cultivables au profit des allogènes laissant ainsi les jeunes bras valides du village dans la désolation. " Ces jeunes constituent une bombe à retardement quand ils n’ont rien à faire, ils n’ont pas d’argent pour subvenir à leur besoin. Ils deviennent des agresseurs et cela constitue l’insécurité dans la ville, ils deviennent aussi des parasites alors l’État doit créer des structures pour maintenir les jeunes dans les provinces", propose-t-il. Il ajoute que ces jeunes sont des bras valides qui abandonnent femmes, enfants et vieillards à la recherche du travail et le spectre de la famine plane sur le village et partant le mal vivre. Il attire enfin l’attention des magistrats qui fixent des amandes arbitraires aux jeunes.

Pour Klamong Sou Niguetor, lorsqu’on fait place aux différences de clivages, des questions religieuses et des mœurs par rapport au bon vivre ensemble, cela crée de problème. Aussi, il faut recadrer l’armée pour qu’il y ait confiance entre les populations civiles et cette dernière qui est censée assurer sa sécurité.

Kouladoum Mireille Modestine

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