mardi 27 septembre 2022

Composition des commissions, tiraillements et tensions

Sep 08, 2022

Je me suis levé très tôt avec la ferme intention d’aller assister à la formation du bureau de la commissions Droits et libertés fondamentales.

À 9h 00, je devais aller au Palais du 15, mais mon petit doigt me dit de pas le faire. Alors je me suis dirigé à l’École Nationale d’Administration ( ENA) pour y assister. La veille avec mes amis représentants des médias nous avions décidé d’investir cette commission pour maximiser notre chance d’avoir plus d’influence et d’impact.

10h 15 min je suis là devant le nouvel amphithéâtre. A l’entrée du bâtiment, des participants entourent des personnes assises sur des chaises. Ils vérifient les noms avant d’accorder le laisser-passez pour la salle. Chacun veut passer avant l’autre, les esprits s’échauffent, mais très vite d’autres interviennent pour calmer les choses.

11h 00. Le présidium délègue 3 personnes, composée de Mme Yodané Marie 3ème vice-présidente, M. Ousmane Hissène conseiller et M. Abakar Dangaya carillonneur. Ils disent venir superviser la formation du bureau. Mais dans les faits, ils font le bureau en clamant respecter la note de cadrage de leur hiérarchie.

11h 30 min. Les débats commencent. Un consensus se dégage sur la méthode de formation du bureau. Chaque groupe ou corporation désigne son représentant, il y a plus de 10 groupes pour 5 places.

C’est la pause…

14h 20 min. La liste nominative des choisis est annoncée. Tollé, contestations dans la salle. Les voix montent, les visages se crispent certaines organisations des droits de l’homme font semblant de quitter la salle, d’autres le font. C’est le branle-bas de combats. L’équipe du présidium est dépassée, elle donne l’impression d’être une artillerie légère et mal équipée. Elle est prise en tenaille par les participants mécontents. Le spectacle était d’une bassesse insupportable. Un participant fait valoir son titre et  s’en sert pour influencer la formation du bureau, il est rabroué par un autre qui conteste cette malfaçon de faire. Et clame l’égalité de tous à cette assemblée. La tension monte. Les débats s’enlisent…

Je quitte la salle pour filer vers le palais du 15-janvier afin de toucher du doigt ce qui se passe à l'autre bout  de la ville. Je rentre dans la grande salle de la plénière où se tiennent les échanges de la commission Forme de l’État, constitution et processus électorale. Même ambiance de tiraillements, les échanges sont acrimonieux, les pauvres jeunes du service de protocole sont accusés de donner le micro aux mêmes.

Je rencontre un confrère qui revient du site de Droit et libertés fondamentales. Je l’accroche et lui demande comment cela s’est fini. Il me répond d’un trait, « c’est fini en queue de poisson ». Je lui rétorque « hein ».

L’heure de la prière du « mahgrib » approche. Je fais mes ablutions, ensuite ma prière comme pour m’en remettre au Bon Dieu, mais Allah n’est pas obligé comme dirait un grand romancier africain.

Demain aussi sera une journée, pas tranquille.

Bello Bakary Mana

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