lundi 26 septembre 2022

Parlons de la Malnutrition

Aoû 29, 2022

Pour ce numéro de votre chronique santé, nous discutons avec Dr Mickael Ladibé, Médecin-nutritionniste sur la Malnutrition. Il est en exercice à l’unité nutritionnelle thérapeutique de l’hôpital de la mère et de l’enfant.

Dr Mickael Ladibé tient à remercier cette initiative de faire une chronique sur la santé. Cela va dans le sens de sensibiliser et d'éduquer la population sur les questions de santé dans notre pays. Il définit la malnutrition comme étant un déséquilibre entre le besoin de l’organisme en termes de nutriment. Il explique que la malnutrition est une préoccupation de santé publique dans notre société. Il soutient encore qu’une enquête menée en septembre 2021 a relevé que la prévalence de la malnutrition aigüe générale s’élève à 18,5%. La malnutrition entraine des conséquences cognitive et physique à long terme.

Dr Mickael Ladibé affirme qu’il y a plusieurs types de malnutrition : la forme Marasme, Kwashiorkor, Miasme. Il faut faire les dépistages de la malnutrition pour découvrir de quel type, il s’agit, souligne-t-il. Il explique qu’il y a des critères définis, dont les mesures du périmètre, bacille, le rapport poids taille et au cas où elle est inférieure à -3Z score ou - 4Z score pour lui ce sont là les critères d’admission d’un enfant a l’unité nutritionnelle thérapeutique. Le dernier critère c’est la présence ou l’absence des œdèmes ou il soutient qu’au cas où l’enfant présente les signes d’œdèmes automatiquement il est pris en charge, dit-il. Parlant des signes cliniques Dr Mickael Ladibé explique que des enfants présentent parfois des pertes musculaires, amaigrissements où tous les os sont visibles, dessinés sur le corps, les cheveux perdent leurs colorations. Les signes cliniques de Kwashiorkor chez l’enfant présente des œdèmes c’est-à-dire des gonflements au niveau des membres inférieurs, supérieur ou sur la face et ils peuvent aussi être généralisés. Il soutient encore qu’il y a des lésions au niveau de la bouche et les appareils génitaux. Pour le nutritionniste une fois consulté et que ce dernier présente des critères cités ci-haut, automatiquement, il est hospitalisé et pris en charge soutient-il. Au cas où ils sont débordés, ces personnes sont transférées vers les autres unités dans différents hôpitaux ou centre de santé.

Les Traitements

Les traitements d’après Mickael Ladibé sont le F75. Il explique qu’il permet de corriger les complications telles que la diarrhée, les vomissements et bien d’autres. Au-delà du lait thérapeutique pour lui il faut aussi des traitements des antibiotiques à base des ampicillines, amoxicillines, ceptriazones, explique-t-il. Il continue d’expliquer que dès que les complications disparaissent ils font les tests d’appétits et s'ils sont positifs l’enfant est soumis sous PPM appelé communément Pilim Pilim. Parlant des cas enregistrés par jour, le nutritionniste nous laisse entendre qu’a l’heure actuelle c’est une période de pic où par jour il enregistre au-delà de 10 enfants. « Nous avons seulement une capacité de 35 lits d’hospitalisation » déplore Dr Mickael Ladibé.

Les préventions 

Comme dit un dicton d’après le nutritionniste : « prévenir vaut mieux que guérir » entre dans le cadre de prévention de la malnutrition qui est de sensibiliser les mères sur l’importance de l’alimentation des jeunes et nourrissons comme il se doit. Dr Mickael Ladibé expliqué que le bébé doit uniquement consommer le lait pendant 6 mois et ensuite appuyé avec d’autres alimentations explique-t-il. Mais d’après le nutritionniste les mères ne veulent pas donner le lait à leurs progénitures comme il faut. Pour lui dans la norme la mère doit continuer à nourrir le bébé à son lait jusqu’à 2 ans souligne-t-il. D’après Mickael Ladibé, la malnutrition c’est en premier lieu conseillé la mère de l’importance de donner le lait à son bébé. Un élément très bien pour le bébé que beaucoup de mamans négligent. C’est la première quantité de lait qui sort du sein de la mère le cholestustom qui est très important et est constitué des imunos globuline qui aide l’enfant à renforcé son système immunitaire soutient-il. Les consultations prénatales dans le domaine nutritionnel où d’après le nutritionniste l’alimentation de la femme est vraiment révélatrice de l’état de santé de son futur bébé. Il continu de relaté que les maladies diahérique, les maladies infectieuses qui ne sont pas prises en charge à temps peuvent aussi entraîner la malnutrition chez le bébé soutient-il. Raison pour laquelle explique le nutritionniste, les mères doivent se rendre dans les hôpitaux et centres de santé pour faire consulter les enfants aux premiers signes cités ci-haut. L’alimentation familiale est aussi importante explique-t-il dont pour lui il faut équilibrer les nourritures et accompagné de fruit.

Enfin, le nutritionniste soutien qu’il existe de soucis pour les prises en charge dans des conditions normales dans leurs unités. Pour lui, des enfants doivent être suivie gratuitement, mais soutien il arrive qu’il y a rupture des intros au point où les parents sont obligés d’acheter les médicaments pour qu’ils fassent les traitements des enfants. Pour lui, la plupart des patients qu’il accueille sont des couches vulnérables, mais leur prescrire des médicaments pour acheter n’est pas une tâche facile. Pour le nutritionniste son cris d’alarme va à l’ endroit des partenaires pour les appuyés les unités nutritionnelles thérapeutiques afin de prendre en charge les malades.

Djénom Josiane      

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