samedi 26 novembre 2022

Justice : Idriss Youssouf Boy en liberté provisoire

Juil 31, 2022

Le jugement à huit clos et la liberté provisoire accordée à l’ancien secrétaire particulier du PCMT Idriss Youssouf Boy fait réagir plusieurs leaders de la société civile, les hommes politiques et les analystes. Le secrétaire du président de la transition a été accusé de détournement des fonds de la société des hydrocarbures. Reportage.

L’ancien secrétaire particulier et conseiller du PCMT, Idriss Youssouf Boy a comparu hier à huit clos et a obtenu une liberté provisoire. Mais la décision du juge de lui accorder une liberté provisoire a fait réagir les tchadiens.

L’ancien secrétaire du président Mahamat Idriss Deby Itno a été soupçonné de détournement des fonds appartenant à la société des hydrocarbures. Beaucoup attendent souhaitent voir l’ancien secrétaire et conseiller particulier du PCMT, désormais son avocat Me Athanase Mbaigangnon lui a obtenu une mise en liberté provisoire.

Pour le secrétaire général (SG) de la confédération des travailleurs libres du Tchad (CLTT) Brahim Ben Saïd, Idriss Boy est un citoyen qui a été arrêté pour détournement s’il a été jugé et à la fin, il a obtenu la liberté provisoire, l’on ne peut que s’en tenir à la décision du juge. Selon lui, il faut avoir confiance en notre justice et cette liberté provisoire ne fait pas de lui une liberté totale, il peut être rappelé à tout moment pour un autre jugement.

Au sujet du jugement qui ne serait à la hauteur à la charge contre ce dernier, le syndicaliste soutient que ce n’est pas au citoyen lambda de critiquer ou de donner un avis, mais c’est plutôt au juge d’apprécier les charges contre l’accusé. Le SG de la CLTT ajoute que c’est le juge seul qui a habilité de le libérer ou de le condamner et demande aux tchadiens d’avoir confiance en leur justice. Brahim Ben Seïd souligne que le juge a tout le pouvoir et qu’il a jugé l’ancien secrétaire particulier du PCMT avec sa conviction.

De l’avis de l’analyste et enseignant chercheur à l’université de N’Djamena, Evariste Ngarlem Toldé, la procédure est mal engagée parce que la façon dont le secrétaire particulier du PCMT a été débarqué et arrêté n’obéissait pas aux normes et n’était pas conforme. Selon le chercheur, personne ne sait comment il a été interrogé et tout ce qu’on a appris, il aurait remboursé. Il souligne que le prévenu a plaidé non coupable, ensuit un huit clos et maintenant il bénéficie d’une liberté provisoire. Dr Toldé ajoute que dans ce pays quand on dit liberté provisoire, c’est parfois liberté définitive dans la plupart des cas. Il estime qu’on ne peut comprendre que ce soit lui seul qui soit en première ligne, il se pourrait qu’il ait d’autres personnes. L’analyste précise que la façon dont la liberté provisoire a été admise sans que les avocats de l’Etat tchadien ne puissent réagir cache un certain nombre de chose et met mal à l’aise certains citoyens. « On nous dit qu’il bénéficie d’une liberté provisoire, ce n’est pas possible pour quelqu’un qu’on reproche un détournement et les avocats n’aient rien à dire, est quand même difficile », dit-il. Le chercheur pense que la procédure est mal engagée. Selon ce dernier, la façon dont les choses se déroulées laisse beaucoup de tchadiens sur leur soif et affirme que le dossier sera classé comme bien d’autres dossiers bien avant lui.

Jules Doukoundjé   

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